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Ryan Browne (Illustrateur)
ISBN : 160706846X
Éditeur : Image Comics (18/03/2014)

Note moyenne : 5/5 (sur 1 notes)
Résumé :
Fillmore Press, formerly the maniacal crime lord Madder Red, is trying to protect the city he once terrorized - but what happens when the city turns on itself? No one is safe when a new killer emerges, pulling unseen strings and wreaking chaos on every corner.
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Presence
  13 avril 2015
Ce tome fait suite à Bedlam, volume 1 (épisode 1 à 6) qu'il vaut mieux avoir lu avant pour ressentir tout l'enjeu lié au personnage de Filmore Press. Il contient les épisodes 7 à 11, initialement parus en 2013/2014, tous écrits par Nick Spencer, dessinés et encrés par Ryan Browne, avec une mise en couleurs de Jean-Paul Csuka, et des couvertures de Frazer Irving. Ce tome forme une histoire complète, une deuxième saison.
Il y a 12 ans, Madder Red assassinait froidement John Garland et Hector Ruiz (2 chefs religieux), puis les décapitaient et prenaient leur tête pour les enfiler comme des marionnettes au bout de ses mains et parader en voiture décapotable dans les rues de Bedlam. de nos jours, 4 individus sans aucune relation s'interrompent dans leur action (une professeure dans un amphithéâtre, un conducteur de bus, une réceptionniste, un consommateur dans un bar) et appuie sur un détonateur faisant exploser une bombe à l'endroit où ils se trouvent. L'inspectrice Ramira Acevedo continue de consulter de manière officieuse Filmore Press, sur des enquêtes de meurtre en série. Ces 4 attentats suicides lui permettent de d'officialiser la position de Press en tant qu'auxiliaire. de leurs côtés, Matt Severin (conseiller municipal, candidat à la mairie) et The First (superhéros mystérieux tout de blanc vêtu) continuent d'oeuvrer pour le bien de la communauté, chacun à leur manière.
Nick Spencer conserve donc le principe posé dans le premier tome : Filmore Press (ex-Madder Red, maintenant réhabilité) met ses qualifications inavouables au service de la police, par l'entremise de Ramira Acevedo. Les 4 premiers épisodes commencent par une évocation d'un crime atroce commis par Madder Red, suivi par le récit au présent. Ces atrocités rappellent qui est Filmore Press (empêchant ainsi le lecteur d'oublier le psychopathe qu'il fût, l'empêchant de devenir un gentil), et apportant une information sur ces précédentes rencontres avec un autre personnage (The First par exemple). le lecteur conçoit et ressent ainsi l'empreinte horrifique qu'a laissée Madder Red sur la ville et la population de Bedlam.
Le lecteur sait par avance que Filmore Press démêlera sans difficultés les indices pour dresser un profil psychologique ou deviner les motivations du tueur. Par contre, il ne peut pas prévoir la nature des meurtres, ni leur conséquence, encore moins l'identité du coupable. L'intérêt du récit ne réside pas dans la découverte du coupable, mais plutôt dans l'étendue de sa folie (une fin de chapitre 8 saisissante), et dans ses motivations. le lecteur s'attache malgré tout à Filmore Press (individu aux convictions pacifistes bien arrêtées), en appréciant la forme d'amour timide qu'il éprouve pour Ramira Acevedo. Il découvre les manoeuvres de Matt Severin pour essayer de faire oeuvre de service public, ainsi que le soutien ambivalent que lui apporte sa mère. Il en apprend un peu plus sur The First, symbole de la force physique triomphante, pas si lisse que ça.
Nick Spencer profite pleinement de la liberté qui vient avec le fait qu'il est propriétaire de sa série pour la conduire par des chemins moins empruntés, divertissants, pleins de suspense, inattendus. Derrière l'aspect choc et provocateur des attentats suicides, le lecteur perçoit la faiblesse de l'être humain, avide de croire en quelque chose, prêt à accorder sa confiance en échange d'un peu d'attention.
Malgré un principe mettant le déroulement de l'histoire sur des rails, Nick Spencer parvient à surprendre son lecteur régulièrement, à l'étonner. Malgré un personnage principal ne méritant pas la seconde chance dont il bénéficie, Spencer parvient à retourner le lecteur pour qu'il prenne quand même fait et cause pour lui. Ryan Brown réussit un tour de passe-passe analogue avec ses dessins. En parcourant rapidement les pages, le lecteur en ressort avec une impression d'esquisses pas finies, et pas jolies, avec un encrage imprécis, et des couleurs boueuses.
Pourtant à la lecture, cette impression désagréable disparaît vite, cédant la place à une immersion dans une réalité un peu sale et érodée par le temps, au milieu de personnages difficiles à réduire à un stéréotype. Ces contours imprécis reflètent le fait que ces individus sont complexes et que leur image le temps d'une case ou d'une séquence ne donne qu'une vision imprécise de leur personnalité, en tout cas incomplète. Lors des scènes comportant une dimension horrifique, le dosage est à l'équilibre entre ce qui est montré (un boyau, une flaque de sang, un visage tuméfié, etc.) et ce qui est laissé à l'imagination du lecteur. Il n'y a aucune place pour un doute sur la nature de la souffrance physique, sur la force des coups, sur l'étendue des blessures, sans que cela ne se relève du voyeurisme, du fait des zones imprécises.
Avec cette deuxième histoire de Filmore Press, Nick Spencer reprend le schéma narratif qu'il a construit dans le premier tome : des rappels sur les atrocités commises par Madder Red, et la perspicacité pénétrante de Filmore Press pour distinguer le schéma guidant les actes d'un tueur en série. le lecteur éprouve le confort de se lancer dans un schéma narratif qu'il reconnaît. Pour autant, le récit n'a rien de prévisible dans la nature et l'étendue des crimes commis, et les dessins savent conserver des parts d'ombre, sans rien épargner au lecteur des horreurs.
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Commenter  J’apprécie          20

critiques presse (1)
Sceneario   30 novembre 2015
Le dessin de Browne est adapté à l'intrigue. Il arrive à nous mettre mal à l'aise, ce qui tombe bien !
Lire la critique sur le site : Sceneario
Video de Nick Spencer (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Nick Spencer
Interview de Nick Spencer (en anglais)
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