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EAN : 9782070782369
Gallimard (04/05/2017)
4.06/5   5240 notes
Résumé :
Sous le regard émerveillé de leur fils, ils dansent sur «Mr. Bojangles» de Nina Simone. Leur amour est magique, vertigineux, une fête perpétuelle. Chez eux, il n’y a de place que pour le plaisir, la fantaisie et les amis.
Celle qui donne le ton, qui mène le bal, c’est la mère, feu follet imprévisible et extravagant. C’est elle qui a adopté le quatrième membre de la famille, Mlle Superfétatoire, un grand oiseau exotique qui déambule dans l’appartement. C’est e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1166) Voir plus Ajouter une critique
4,06

sur 5240 notes

Kittiwake
  24 janvier 2016
Un petit bijou de désespoir caché au coeur d'un écrin d'humour!
Ça commence sur un ton léger, celui d'un enfant qui découvre naïvement le fonctionnement de ce monde, sans chercher à le décrypter. La normalité est ce que l'on perçoit d'un univers que l'on découvre. Papa et maman dansent et rient dans le salon, reçoivent des amis, accumulent le courrier sans jamais ouvrir les enveloppes, boivent, boivent et reçoivent encore. L'enfant apprécie cette extravagance tout en étant conscient qu'un autre ordre existe, celui qui fait froncer les sourcils des garde-fous de la socialisation, car, non, l'école, ça ne fonctionne pas à la carte. A l'école, on a toujours le même prénom, et on ne promène pas en laisse un oiseau nommé Mademoiselle Superfétatoire, et on écrit à l'endroit…Une seule solution, pour que ces deux mondes n'entrent pas en conflit ouvert : l'enfant sera instruit par son père.
On se souvient du film de Benigni, qui raconte la tentative désespérée d'un père, qui veut faire croire à son fils que le camp de concertation est un parc d'attraction. le décor est ici celui d'une famille minée par la folie, mais le thème est le même. L'aventure est aussi folle, et vouée à l'échec.
C'est aussi l'histoire d'un amour qui confine à la folie et qui mène la danse au son de Mr Bojangles, une magnifique chanson de Nina Simone.
Le récit est très bien mené, les couleurs vives et chatoyantes qu'évoquent les premiers chapitres se teintent d'un voile qui ternit peu à peu le propos, jusqu'au plus sombre.
Le lecteur bénéficie d'un double discours, qui amène peu à peu vers la triste réalité : le roman se construit sur deux socles, celui des souvenirs d'enfance de l'auteur, relus à l'aune des carnets intimes de son père.
Très belle surprise de cette rentrée d'hiver (bien que la première parution date de décembre 2014), la critique est unanime pour saluer le travail d'Olivier qui signe là son premier roman . Et pour reprendre à l'envers le coup de gueule d'une booktubeuse qui se reprochait de ne pas avoir assez démoli le dernier best-seller de Gilles Legardinier et avec pour conséquence de ruiner le budget serré dune de ses amis étudiante avec un navet, celui-ci vaut l'investissement de 15 euros . A lire et relire pour rire et pleurer, et se réjouir de cette écriture qui restitue si bien les sentiments, dans un univers déjanté que nombre de lecteurs et de critiques associent à JD Salinger revisité par Boris Vian.
Un remarque pour l'éditeur : je ne l'aurais sûrement pas acheté pour avoir craqué pour l'image de couverture.


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Bookycooky
  20 janvier 2016
Deuxième coup de coeur de l'année 2016 !
Liberty Bojangles ! Une femme-enfant, un mari qui l'appelle tous les jours avec un nom différent et un petit garçon intelligent qui vit la vie de ses parents ! Une vie de fêtes et de plaisirs perpétuels....Une histoire loufoque,qui devient très loufoque,trop loufoque ....
Une construction intéressante, une prose fluide.
Le narrateur est le petit garçon, et le papa nous interpelle aussi de temps à autre, à travers ses carnets secrets,nous donnant la version adulte de l'histoire de cette étrange famille et de ce qui en adviendra....
Même le plus tragique, l'indicible, est exprimé avec pudeur, douceur et un humour fou !
Des passages extrêmement touchants,émouvants, poétiques,nombreux,pour n'en citer qu'un,-neutre,pour ne pas vous dévoiler l'histoire-,comme celui de la passion du petit garçon pour l'animal domestique de la maison,une grue de Numidie,
-" Il s'était aussi pris d'une touchante passion pour Mademoiselle Superfétatoire, pendant une période il ne l'avait pas lâchée d'une aile. Il la suivait partout, en marchant comme elle, il imitait ses mouvements de cou, essayant de dormir debout et de partager son régime alimentaire. Une nuit, nous les avions retrouvés dans la cuisine se partageant une boîte de sardines, les pieds et les pattes pataugeant dans l'huile ...."-
Je n'en vous dis pas plus pour ne pas gâcher le plaisir de la lecture. C'est une magnifique histoire d'amour,tragique, pétillante d'intelligence,racontée avec beaucoup de tendresse et d'optimisme!
Bravo pour ce premier roman venu au fil de l'écriture,l'auteur ,n'ayant dans la tête ,au début,que l'état d'esprit et les mots de ce roman !( propos de l'écrivain lui-même recueillis durant l'émission La Grande Librairie du 14/1/2016).
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Josephine2
  04 février 2016
CRITIQUE DU 13 JANVIER 2022
L'émotion est toujours là, toujours aussi intense, intacte. Je craignais de ne pas retrouver le bouleversement, l'enthousiasme, l'exaltation, le délire, la passion, l'ivresse qui m'avaient étreinte lorsque j'ai lu pour la 1ère fois ce livre, à sa sortie.
Je suis allée le voir au cinéma. Et quelle ne fut pas ma joie ! le film correspond au livre, même tourbillon de vie, de folie, même tristesse et larmes à la fin.
Alors, alors, une fois rentrée, je me suis dit que j'aillais le relire. Je viens de le refermer. Quel bonheur ! et quelle tristesse et peine également. Les larmes ont encore une fois coulées…
Je jure devant Dieu tout-puissant que toutes les personnes que je suis vous aimeront éternellement ! avait-elle psalmodié, mon menton entre ses mains, pour mieux hypnotiser, de son regard céladon, mes yeux ensorcelés.
Je promets devant le Saint-Esprit d'aimer et de chérir toutes celles que vous serez, jour et nuit, de vous accompagner toute votre vie et de vous accompagner partout où vous irez, avais-je répondu en appliquant mes mains sur ses joues rebondies, gonflées par un sourire débordant d'abandon.
Vous jurez devant tous les anges que vous me suivrez partout, vraiment partout ?
Oui, partout, vraiment partout !
Il n'y a rien à ajouter, tout est dit.

CRITIQUE DU 4 FEVRIER 2016
Waouh !!!! Epoustouflant. Deux mots : lisez-le !
Vous passez du rire aux larmes, de la folie à la raison, à l'inéluctable. Un tourbillon de folie.
Je ne peux en dire plus, ce serait dommage de dévoiler l'histoire.
Chapeau ! C'est le premier roman d'Olivier BOURDEAUT. Il met la barre très haut, tant sur l'histoire que l'écriture. A quand le prochain ? D'emblée, je lui octroi le prix du Meilleur Premier Roman de l'Année 2016 !
Et merci à tous les Babeliot(e)s qui l'ont lu en premier, de m'avoir donné envie de le lire grâce à leurs critiques.
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marina53
  31 mars 2016
Avant d'être ouvreur de garages, son père, Georges, était chasseur de mouches. Preuve à l'appui: cet harpon ! Sa mère, Louise, qui d'ailleurs ne portait jamais plus de 2 jours le même prénom, ne travaillait pas. C'était bien trop ennuyeux ! Dans le salon, trônait cet oiseau élégant et étonnant, venu tout droit d'un voyage en Numidie, Mademoiselle Superfétatoire. Qui ne servait à rien sauf à crier très fort en glissant sur le parquet. Ses parents dansaient tout le temps. Et partout. En buvant des cocktails colorés. Tous les deux ou avec des amis qu'ils recevaient très souvent dans leur grand appartement. Dont le sénateur, appelé tendrement l'Ordure par son père, qui venait trois nuits par semaine. Parfois, la petite famille se rendait en Espagne, où Georges avait acheté un château avec tout l'argent des garages. Aucune contrainte pour aucun d'eux. le petit garçon ne va d'ailleurs pas à l'école, ses parents n'ouvrent pas le courrier qui s'entasse. Chaque jour est une fête... Nina Simone en musique de fond...
À l'image de cette première de couverture pétillante, ce roman est une ode à la vie et à l'amour. L'on écoute tour à tour le fils, admiratif, devant ses parents qui semblent vouloir faire de leur vie une fête et qui refusent toute sorte de banalité dans leur quotidien, et le père sur un ton plus grave lorsqu'il écrit son journal. Ce couple, hors norme, excentrique et un brin cocasse, se voue un amour particulièrement fort, un amour un peu fou. Olivier Bourdeaut nous emmène dans un roman délicieux, entrainant et savamment orchestré dans lequel on se laisse porter par cette musique tendre et ce tourbillon de bons mots. Un roman à la fois doux-amer, subtil, drôle et mélancolique...
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AudreyT
  19 février 2016
On ne choisit pas sa famille, mais le petit garçon de cette histoire en possède une vraiment particulière ! Une mère fantasque et extravagante, un père qui lui donne autant de prénoms qu'elle possède de personnages, une oiseau exotique sauvé en Afrique et des amis qui viennent faire la fête en permanence. Mais ce qui gouverne cette drôle de famille, c'est l'amour immense qui les unit. Ce sentiment si puissant arrivera-t-il à maintenir le bateau à flots ?
Voilà un roman à l'image de son histoire : drôle, tendre, mais aussi déstabilisant, déroutant et magique. On est au coeur des fêtes et des plaisirs de cette famille atypique, on partage leurs fous rires mais aussi leur lente descente inévitable. On ressent cet amour fou qui leur permet de vivre leur rêve et de garder un esprit libre...
Quel premier roman !!
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critiques presse (7)
LeSoir   12 avril 2021
L’auteur de « En attendant Bojangles » donne chair à Elisabeth, jeune fille prisonnière de son image physique et de son désir de vengeance. Acerbe et drôle ; un régal.
Lire la critique sur le site : LeSoir
LeFigaro   04 mars 2021
L’auteur d’«En attendant Bojangles» raconte l’histoire d’une petite fille élevée dans le culte du corps parfait. Féroce et puissant.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LaLibreBelgique   10 mai 2017
Si certains esprits chagrins pourraient refuser de croire à cette histoire, elle n’en demeure pas moins porteuse d’une précieuse féerie et gonflée d’une sincère affection.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Actualitte   19 octobre 2016
Qui ne succomberait pas à l’entraînement de cette vie déchaînée, au sens physique du terme, libérée des contraintes, avide de simplicité et de passions où le bonheur est source de folie et réciproquement.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LaPresse   22 mars 2016
On plonge dans ce premier roman surprenant aussi rapidement qu'on en sort, avec la sensation d'avoir absorbé une grande bouffée d'air frais.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Telerama   17 février 2016
On rit comme on pleure au rythme de la valse. Quand le fils admiratif prend la parole, on croirait une chanson de Boris Vian, à la fois allègre et humoristique.
Lire la critique sur le site : Telerama
Liberation   08 février 2016
L’histoire fabuleuse d’une femme fantasque, flamboyante et folle, qui vacille avec grâce sur un air de Nina Simone.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (584) Voir plus Ajouter une citation
CetsakCetsak   18 janvier 2022
Le problème avec le nouvel état de Maman, c’est qu’il n’avait pas d’agenda, pas d’heure fixe, il ne prenait pas rendez-vous, il débarquait comme ça, comme un goujat.
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CetsakCetsak   18 janvier 2022
Le problème c’est qu’elle perdait complètement la tête. Bien sûr, la partie visible restait sur ses épaules, mais le reste, on ne savait pas où il allait.
Commenter  J’apprécie          60
JoaimelireJoaimelire   15 janvier 2022
Après un silence d'une éternité, l'orchestre avait démarré et mes parents avaient commencé à danser doucement en se tournant autour, la tête légèrement baissée et les yeux dans les yeux, comme s'ils étaient en train de se chercher, de s'apprivoiser. Pour moi, c'était beau et angoissant à la fois. Puis la grande dame en rouge et noir se mit à chanter, les guitares s'énervèrent,les cymbales se mirent à frétiller, les castagnettes à claquer, ma tête à tourner et mes parents à voler. Ils volaient mes parents, ils volaient l'un autour de l'autre, ils volaient les pieds sur terre et la tête en l'air, ils volaient vraiment, ils atterrissaient tout doucement puis redécollaient comme des tourbillons impatients et recommençaient à voler avec passion dans une folie de mouvements incandescents.
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CetsakCetsak   13 janvier 2022
Son comportement extravagant avait rempli toute ma vie, il était venu se nicher dans chaque recoin, il occupait tout le cadran de l’horloge, y dévorant chaque instant. Cette folie, je l’avais accueillie les bras ouverts, puis je les avais refermés pour la serrer fort et m’en imprégner, mais je craignais qu’une telle folie douce ne soit pas éternelle. Pour elle le réel n’existait pas. J’avais rencontré une D’on Quichotte en jupe et en bottes, qui chaque matin, les yeux à peine ouverts et encore gonflés, sautait sur son canasson, frénétiquement lui tapait les flancs, pour partir à l’assaut de ses lointains moulins quotidiens. Elle avait réussi à donner un sens à ma vie en la transformant en un borderline perpétuel. Sa trajectoire était claire, elle avait mille directions, des millions d’horizons, mon rôle consistait à faire suivre l’intendance en cadence, à lui donner les moyens de vivre ses démences et ne se préoccuper de rien.
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CetsakCetsak   12 janvier 2022
- Mon petit, dans la vie, il y a deux catégories de personnes qu’il faut éviter à tout prix. Les végétariens et les cyclistes professionnels. Les premiers, parce qu’un homme qui refuse de manger une entrecôte a certainement dû être cannibale dans une autre vie. Et les seconds, parce qu’un homme chapeauté d’un suppositoire qui moule grossièrement ses bourses dans un collant fluorescent pour gravir une côte à bicyclette n’a certainement plus toute sa tête. Alors, si un jour tu croises un cycliste végétarien, un conseil mon bonhomme, pousse-le très fort pour gagner du temps et cours très vite et très longtemps !
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En mélangeant les genres, Virginie Efira fait partie de ce cercle d'actrices pour qui l'interprétation est une seconde nature. Incarnant des rôles-titres que l'on a vu passer dans Adieu les Cons ou encore Benedetta, Virginie Efira enchaîne les expériences cinématographiques.
Dans « En attendant Bojangles » de Régis Roinsard, la comédienne incarne une jeune mère de famille, Camille, qui se révèle être un personnage jouant sur les deux extrêmes. On y découvre une famille fantasque, où la réplique du père est donnée à Romain Duris, le mari « retraité » d'un couple pas comme les autres. Entre folie et fantaisie, c'est un rôle particulier que nous décrit l'actrice où elle aborde sa préparation au rôle, le roman d'Olivier Bourdeaut, ses premières et dernières Claque cinéma et séries… de quoi tout savoir sur cette comédienne au sommet de son art !
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