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ISBN : 2363762517
Éditeur : Walrus (10/11/2014)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 9 notes)
Résumé :
Misère Balkaï n'est pas une chamane de contes de fées ou de légendes africaines : c'est une traceuse, capable de retrouver ceux qui ont disparu en parcourant les paysages tourmentés de la Transoxiane, notre monde intérieur. Ces transes mystiques lui permettent de subsister comme d'autres font de petits boulots. Un endroit abrité pour dormir, quelques grammes de junkfood, un peu d'herbe pour mieux faire glisser son esprit en Transoxiane, Misère n'a pas beaucoup de be... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Aelynah
  07 juillet 2015
Misère Balkaï est une chamane, grande, plutôt carrée elle ne ressemble pas au stéréotype que l'on se fait de ces dernières.
Ce matin-là, elle rend visite à une mère dont la fille a disparu sans laisser de traces deux mois plus tôt. Elle rentrait de l'école, ce jour-là, personne ne sait pourquoi elle rentra à pied ... Ou plutôt elle quitta l'école à pied mais n'arriva jamais à la maison.
Alors Misère va voyager au travers de sa transe pour essayer de retrouver des traces de Maude, de cette jeune fille timide et effacée qui un beau jour, a disparu des cartes.
Misère semble un personnage assez atypique. Elle est chamane, ce qui ne court pas les rues, vit dans une rame de vieux RER à deux étages, désaffectée. Ils sont plusieurs comme elle à vivre là: chacun ses secrets, ses galères ou ses combines.
Ses transes elles-mêmes sont particulières puisqu'elles les passent au travers des yeux et du corps d'Alexei.
Elle fut en l'espace d'une soirée son premier et son dernier amour puisque pour une raison inconnue il ne survécut pas à leur nuit d'amour. Et depuis il revit au travers de ses transes en Transoxiane.
Elle est entourée de Pépé, le vieux de la rame d'à côté et à l'étage sous le sien, de Yakubu, à la fois geek et hacker. Deux personnages complètement différents et à la fois complices. Ils l'aident, la comprennent et la secondent lors de certaines transes singulières.
C'est donc en Transoxiane que Misère va chercher des indices pour retrouver Maude. Car tout ce qu'elle y découvre a, après transposition, un lien avec la vie réelle.
Ce qu'elle va y trouver au travers des aventures d'Alexei est surprenant et assez singulier: un village où tous les enfants ont été enlevés par « le vieux », une montagne creuse en forme de colosse, des personnages atypiques et fantaisistes et un jeu « catch the cat » qui semble être à la base de tout.
Suivre Alexeï et Misère au travers des transes ou de leurs explications dans la vie de tous les jours a été très intéressant et l'avancée des événements va à son propre rythme, jamais languide toujours frôlant l'overdose.
Parfois cependant la lecture est aussi chaotique et embrouillée que le cerveau de Misère après avoir fumé de la beuh pour se jeter dans sa transe.
C'est une lecture psychédélique de bout en bout, parfois le lecteur ne sait plus s'il est dans la transe ou en dehors, les seuls points de repère sont alors les personnages car les situations sont toutes aussi bizarres dehors que dedans.
Misère semble être capable de relier les événements de la transe à ceux du réel ce qui est loin d'être mon cas et parfois je me suis sentie un poil perdue.
Au final je me retrouve fort dépourvue pour vous donner un avis tranché sur cet épisode.
J'ai apprécié ma lecture et en même temps je me suis retrouvée mitigée par mon ressenti. Je ne suis pas capable de dire si j'aime ou je n'aime pas car des passages me paraissent encore abscons mais je ne peux reprocher à l'auteur de n'avoir pas su m'entraîner de bout en bout. le rythme est soutenu, les personnages atypiques et les conclusions hors norme.
C'est donc une découverte particulièrement surprenante que je viens de faire au travers de ce premier roman de Guillaume Vissac.
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eTemporel
  08 août 2015
C'est un ouvrage pour le moins étonnant que celui-ci, une sorte d'ovni dans lequel je me suis lancée sans trop savoir à quoi m'attendre, et en terme de surprise, je n'ai pas été déçue du voyage ! Guillaume Vissac est un jeune auteur réputé pour ses fictions à la fois poétiques et atypiques, et à la lecture de ce premier épisode de Transoxiane, je veux bien le croire. J'ai découvert un auteur à l'univers très particulier, qui nous emmène ici au coeur des transes mystiques d'une chamane sur les traces d'une adolescente disparue.
Misère Balkaï, tel est le nom de notre traceuse, une marginale à la fois à cause de ses transes et de ses voyages en Transoxiane, notre monde intérieur, mais aussi à cause de sa façon de vivre dans une rame d'un RER désaffecté au coeur de la Rouille, et de son caractère direct et entier. Elle est entourée de deux autres paumés comme elle : Yakubu, hacker à la petite semaine, et Pépé, le vieux de la rame d'à côté. Ces trois-là ne sont pas à proprement parler amis, mais ils veillent les uns sur les autres. Mêmes ses transes sont étranges, puisqu'elle les vit à travers les yeux d'Alexeï, l'amour de sa vie qui n'a mystérieusement pas survécu à leur seule et unique nuit.
Dans ce premier épisode, on navigue donc entre la réalité, dans la peau de Misère, et la Transoxiane, dans celle d'Alexei. Ce dernier évolue dans un monde étrange, dont il ne connaît pas les règles, un village dont tous les enfants ont été enlevés et sont retenus prisonniers au coeur d'une gigantesque montagne en forme de colosse. Un voyage un peu psychédélique dont notre chamane tire des indices pour retrouver Maude, l'adolescente disparue. Une lecture qui l'est donc un peu aussi, je ne vais pas prétendre avoir toujours tout compris, d'autant plus que le cerveau de Misère elle-même a son fonctionnement propre : elle fait des liens entre des choses qui n'ont a priori pas grand chose à voir les unes avec les autres.
Difficile d'avoir un avis bien tranché sur cette histoire, très honnêtement. L'univers est étrange, dans le bon sens du terme puisqu'il attise notre curiosité. Misère elle-même est un personnage attachant, elle est un peu bourrue mais profondément humaine, toujours affamée à cause de ses transes qui lui pompent toute son énergie. Alexei dégage une espèce de fragilité qui donne envie d'en apprendre plus sur lui et de le protéger. Mais ce qui prédomine, c'est cette impression de confusion extrême qu'on ressent à passer d'un monde à l'autre, à vivre avec nos héros toutes ces situations très bizarres. L'auteur nous embarque presque de force, et je me retrouve incapable de dire si j'en ai été heureuse ou non. Une curiosité, assurément.
Lien : http://etemporel.blogspot.fr..
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Deidre
  11 décembre 2014
C'est un univers totalement unique que nous propose Guillaume Vissac dans ce livre. A la fois onirique et inquiétant, il prend sa place au milieu d'une ville triste et hostile et fait vraiment toute la force du récit.
Nous sommes là dans un roman d'ambiance. Et cette ambiance est totalement maîtrisée du début à la fin. L'auteur se plaît à brouiller les frontières entre le monde de la transe et le monde réel et accentue la perte de repères par la constante oppression dans laquelle il met ses lecteurs.
Oui, ce fut une lecture éprouvante car totalement immersive. L'écriture de Guillaume Vissac est très évocatrice et son univers est tellement détaillé que je n'ai pu que m'y plonger totalement.
Et malgré tout, les personnages ne sont pas du tout écrasés par l'atmosphère. Chacun d'eux possède une force différente, et tous sont extrêmement bien travaillés. Leurs histoires, leurs caractères et leurs sentiments font qu'on s'y attache immédiatement, et qu'on tremble avec eux. L'auteur prouve là aussi ses très grandes capacités d'écriture.
Bref, un véritable coup de poing pour moi. J'ai été totalement ébahie par le talent de Guillaume Vissac, par son écriture, par son univers qui me correspond bien, et j'ai hâte de connaître la suite des aventures de Misère Balkaï.
Lien : http://www.lavisdedeidre.org..
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nouchema
  20 décembre 2014
Dommage j'ai pas du tout accroché : j'ai pas compris grand chose j'ai du raté l'onirisme omniprésent (peut être trop à mon goût!?).
Pour ceux qui aiment les délires à la "las Vegas parano", foncez!
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
gvissacgvissac   30 novembre 2014
Bien sûr, j’étais en avance. Très près de l’interphone, ma voix sentait l’haleine.

— C’est Misère Balkaï, on s’est parlé au téléphone.

Et la mère de la fille disparue m’a ouvert.

— Seizième étage. L’ascenseur est en panne.

De l’autre côté de la porte du hall il y avait une autre série de portes fendues et mille rangées de boîtes aux lettres identiques. Des adolescents en survêtement étaient assis sur les marches d’escalier autour de la cabine d’ascenseur et ils crachaient par terre. Ça sentait la drogue mal coupée, la sueur synthétique et la pornographie. Ils se prêtaient leurs téléphones en les faisant circuler de mains en mains et ils se sont écartés des marches pour me laisser passer. L’un d’entre eux a regardé mes seins lourds comme on regarde un insecte prisonnier dans sa main avant qu’il ne s’envole et, seize étages plus haut, à bout de souffle, le cœur dans la mâchoire, je me suis retrouvée à frapper à la porte 8-C d’une certaine femme aux yeux désespérés. La mère de la fille disparue avait des rides aux coins des paupières et des lèvres gercées. J’ai vite compris, à cause de ses pupilles, qu’elle ne s’attendait pas à découvrir une femme de ma taille et de ma corpulence. Sans doute avait-elle imaginé une femme petite et maigre, emmitouflée sous des couches de vêtements en peau, des nattes pendantes de part et d’autre du visage et des yeux vaporeux ; bref, le portrait type d’une chamane chez ceux qui ne savent pas ce que recouvre exactement ce mot. En réalité j’étais grande, rectangulaire, des cheveux courts très gris et des yeux turcs, presque bridés. Je me suis essuyé la sueur de la nuque avec ma manche. Elle a hésité avant de me laisser entrer. Elle n’avait pas de quoi payer et, de toute façon, elle ne croyait pas à mes histoires d’infra-monde, m’a-t-elle dit.
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AunryzAunryz   27 octobre 2015
La mère de Maude est revenue dans un nuage de fumée blanche. La cigarette appartenait à sa fille. Elle en fumait depuis sa disparition.

http://wp.me/p5DYAB-1xc
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