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Gregory Bouet (Traducteur)
ISBN : 2811202692
Éditeur : Milady (11/02/2010)

Note moyenne : 3.77/5 (sur 253 notes)
Résumé :
Harry Dresden est le meilleur. Techniquement, c'est même le seul dans sa " catégorie " : c'est un magicien, un vrai. Aussi, lorsque la police de Chicago se trouve devant un cas qui dépasse ses compétences, c'est vers lui qu'elle se tourne. Car notre monde de tous les jours regorge en fait de choses étranges et magiques - dont la plupart ne s'entendent pas très bien avec les humains. C'est là qu'Harry entre en scène...
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Critiques, Analyses et Avis (78) Voir plus Ajouter une critique
Alfaric
  31 décembre 2018
"Les Dossiers Dresden" un serial Urban Fantasy très cool et très fun de Jim Butcher déjà connu pour "Le Codex Alera" son feuilleton High Fantasy très cool et très fun… Et force est de constater que les deux séries ont eu chez les éditions Bragelonne des parcours pour le moins compliqué ! Mais la série a rencontré suffisamment de lecteurs et lectrices satisfaits pour être transposé à l'écran outre-atlantique
Harry Dresden de Chicago est un magicien à louer, un vrai par un prestidigitateur ou un illusionniste, mais c'est un avant tout un loser, voire un Foutu Au Berceau (j'ai pas tout lu, mais si j'ai bien compris les forces occultes ont un plan le concernant comme le John Taylor de Simon R. Green sa version anglaise, fils caché de Lilith en guerre contre sa mère) : sans revenir sur son passé aussi triste que tragique, Mister son chat de 15 kilos est le véritable maître du taudis dans lequel il réside, son familier Bob est un obsédé qu'il faut surveiller en permanence sous peine de catastrophe sexuelle imminente, il est dans le collimateur de la Blanche Confrérie et Morgan son contrôleur magique attend la première occasion pour le faire condamner pour infractions aux règles de la sorcellerie, il est dans les petits papiers du parrain Johnny Marcone qui veut le recruter ou s'en débarrasser, il doit sans cesse mentir aux policiers et aux journalistes pour éviter de nouvelles tempêtes d'emmerdes, et c'est aussi un technophobe contraint et forcé qui vit comme un marginal et qui roule dans une voiture poubelle constamment rafistolée… Et le côté loser est renforcé par le fait qu'il côtoient sans cesse des strong independant women sémillantes et/ou entreprenantes, alors que son côté vieux jeu et ses antécédents malheureux il est incapable de draguer voire même de flirter : ah ça on est loin des paranormal romances ou des paranormal pornos ! ^^
* Il y a tout un côté comic, sur le fond et sur la forme, et je me demande parfois si on est pas dans un détournement de "Mandrake le Magicien" : le mentor / la Némésis du héros a des faux airs du Cobra l’archi-ennemi du magicien justicier, toutes les femmes qui lui tournent autour le sauvent plus souvent qu’il ne les sauve, et il y a toute la galerie d’alliés et d’adversaires sauf qu’Harry Dresden n’est pas assisté par Lothar l’homme le plus fort du monde mais pas Mister le chat le plus fort du monde ^^
* Il y a tout un côté serial policier car il est constamment sollicité par les forces de police, sauf qu’avec le women’s lib le flic de choc assisté d’une consultante extérieure a été remplacé par le flic de choc assisté par un consultant extérieur: dans le duo Starsky & Hutch acariâtre Karrin Murphy (petite, ronde, blonde et expertes en armes à feu et en arts martiaux) a hérité de tout le côté action et que le sarcastique Harry Dresden (grand, maigre, brun et absolument pas taillé pour la stonba) a hérité de tout le côté réflexion, avec pour ne rien gâcher la journaliste Susan Rodriguez dans le rôle d’Huggy les bons tuyaux (à moins qu’il ne s’agisse de Tut-Tut du petit peuple ^^)...
* Il y a tout un côté pastiche de roman noir : une narration Hard Boiled, un détective privé blasé, des demoiselles en détresse par si innocentes que cela, des femmes fatales en veux-tu en voilà, des délinquants d’en haut fricotant avec les délinquants d’en bas, des autorités complices de tout cela sur ordre de l’autoproclamée haute et bonne société, et bien sûr une enquête prétexte à révéler les aspects les moins reluisants de notre société (et tout cela est encore plus vrai quand on jette un coup d’œil au comic scénarisé par l’auteur intitulé "Welcome to the Jungle" qui fait office de préquel dans lequel on voit très bien comment tous ces codes sont mélangés voire intervertis ^^)...
* Il y a tout le côté urban fantasy et donc monster of the week, et c'est peut-être là que le bât peut blesser, car aux États-Unis l'urban fantasy est un genre encore plus stéréotypé que la high fantasy (car pour que les séries se poursuivent il faut élargir l'univers sans l'approfondir donc on passe essentiellement par le renouvellement du bestiaire) : les expériences des Scribblies de Minneapolis et les séries néo-gothiques d'Anne Rice ont été fondu dans la univers des Jeux de Rôles World of Darkness ("Vampire : La Mascarade", "Loup-garou : L'Apocalypse", "Mage : L'Ascension", "Wraith : le Néant", "Changelin : le Songe", "Exterminateur : le Jugement", "Momie : La Résurrection", "Démon : La Chute", "Orpheus") qui sont devenus le tronc commun du genre avant l'arrivée des proto Buffy (qui allaient donner naissance aux paranormal romances et aux paranormal pornos qui inondent le marché depuis pal mal d'années)… Il faut ajouter les ateliers d'écriture qui ont tendance à tout formater, les éditeurs qui ont tendance à tout marketiser, et Jim Butcher qui a toujours davantage été rôliste qu'écrivain (je l'ai pris plusieurs fois en flagrant délit d'inspiration rôlitique) à qui on a demandé de faire une chasseuse de vampire en mec, mais qui a préféré écouté les conseils de son mentor Deborah Chester… Ce n'est ni de la haute ni de la grande littérature, mais on s'en fout : dans un série populaire, il faut des personnages sympathiques, de l'action, du suspens, et des dialogues bien troussés remplis de punchlines de qualité et ça Jim Butcher sait très bien le faire malgré l'inévitable comique de répétition ! (d'ailleurs le plus grand respect à Grégory Bouet qui a dû s'arracher les cheveux ou s'éclater un max avec toutes ces blagues référencées et tous des jeux de mots intraduisibles qui m'ont bien fait rigoler, et j'en profite pour claquer le beignet à ces prétendus fins connaisseurs qui l'ont qualifié de tâcheron sans imagination)

Dans ce tome 1 intitulé "Avis de tempête", Harry Dresden est fauché comme les blés et traîne sa misère quand il est contacté par une mystérieuse mère de famille pour retrouver son mari disparu ce qui l'amène à surveiller une garçonnière du middle-west par les yeux du petit-peuple… Mais il est aussi contacté par l'inspectrice Karrin Murphy des affaires spéciales de la police de Chicago qui a besoin de son expertise pour sur un double meurtre bien gore, sauf que les victimes sont un mafieux et une escort girl qui vont obliger Harry à enquêter du côté du parrain Johnny Marcone et de Bianca St. Claire la Madame Claude vampire… le tout sur fond de guerre des gangs entre trafiquants de drogues, puisqu'un nouvel arrivant sur le marché semble être un sorcier puisqu'il inonde la ville d'une substance surnommé « Troisième Oeil » liée à la magie !
Tout est prétexte à explorer l'envers fantastique de la métropole de Chicago et à présenter le plus rapidement possible Harry Dresden et les personnages qui vont et viennent dans sa vie mouvementée. Les rebondissements et les cliffhanger sont un peu téléphonés par Warden Morgan qui est l'Épée de Damoclès de la Blanche Confrérie, et les différentes tentative d'assassinats dont il est l'objet, mais le combat contre le Crapaud de l'Enfer, l'attaque du scorpion géant très "Choc des Titans" et l'assaut du labo magique du sorcier dealer valent leur pesant de cacahuètes. Les meurtres gores se poursuivent, et en naviguant d'une investigations à une autre Harry se demande pourquoi celui qui veut le tuer en sait autant sur lui : la péripatétienne experte engagée comme chauffeuse par un vieux couple en sait-elle plus qu'elle ne lui en a révélé ? Les épisodes du serial de Jim Butcher sont résolument courts, donc on pouvait craindre qu'il tourne autour du pot avant de passer à une épiphanie à la Docteur House faisant office de Deus Ex Machina, mais finalement les pièces du puzzle s'emboîtent pas si mal que cela et il n'y a pas de mal à se faire du bien en enchaînant les mésaventures du magicien loser ! ^^

PS: je suis tombé sur la boule de fiel crachée par Cédric Ferrand (ou de son compère blogueur, mais je mets les deux dans le même sac), et je me demande comment on peut être aussi méchant et aussi méprisant (sans doute un énième Odieux Connard sans humour et sans 2e degré)… Déjà en comparant tout ce qui bouge aux plagiats des deux best sellers du genre on sent que la critique va être bien journalistique donc bien à charge et donc bien hypocrite, mais pas de bol pour le dézingueur du dimanche Buffy a été crée après Dresden et sa diatribe croustillante dénichée sur wikipédia fait long feu puisque que c'est Deborah Chester et non Laurell K. Hamilton qu'il a pris comme modèle (et puis visiblement il n'est pas au courant du « grand basculement sexuel » de la série "Anita Blake", donc il veut faire son malin mais il n'y connaît rien)… Mais bon le triste sire a été adoubé par les caïds de cour de récré bien de chez nous donc il doit être fier de lui !

Challenge défis de l'imaginaire (SFFF) 2018
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Yanoune
  22 janvier 2019
Les dossiers Dresden... Ou le bouquin conseillé par un libraire quand je lui ai dis que "franchement j'aime bien Green et son Nightside.." et que lui y m'a dit "Dresden c'est mieux..." ah..
Alors mieux je ne sais pas... pour plein de raisons dont la plus importante sans doute c'est que j'aime beaucoup beaucoup Green.... mais c'est plutôt chouette... Même si c'est différent..
En fait oui, je comprends qu'on compare John Taylor (Green) et Harry Dresden, parce que se sont tous les deux des privés avec un fort taux de scoumoune et que niveau loose ils nagent dans les mêmes eaux, mais pour moi la comparaison s'arrête là assez vite.
Hum un coup de pitch?... ouais allez... sans spoiler?... aussi, on va tacher... surtout que c'est quand même du polard... hardboiled peut être mais du polard quand même, avec enquête et tout et tout...
Et d'ailleurs les codes du polard sont bien respectés, l'enquête est existante, c'est pas juste comme ça, histoire de... la lectrice que je suis enquêtait aussi, avec des théories plus ou moins fumeuses je dois dire... voir des invectivations mentale à Harry "genre mais enfin c'est la belette! c'est toujours la belette méfie toi gars!" ça c'était au début de l'enquête..
Et donc oui c'est plutôt sympa, parce que quand ton cerveau se retrouve à faire des invectivations mentale au héro, c'est que t'es bien dedans quand même..^^
Donc pitch... Chicago, la ville des vents, dans un bureau pouilleux sévi Harry Dresden ( enfin sévi.. pas trop c'est la dèche niveau thunes.. fauché le mec).. Un privé certes mais un mage aussi.. bon rien à voir avec Garcimore... quoi que je le vois bien dire décontrasté aussi...
Donc un privé un mage, mais aussi un consultant freelance pour les flics, quand ils se retrouvent trop dans le noir, ou que là, là non c'est trop étrange... Bah ça paye, et puis l'agent Murphy est plutôt ouverte d'esprit.. elle a pas trop le choix...
Je suis pas sûre que le jour ou commence l'histoire Harry a eu une bonne idée de se lever.. je serais resté au lit...
Parce que oui, certes faut bien payer les factures, la bouffe de Mister le chat, et les ingrédients des potions concoctées avec son familier Bob, une sorte de gros pervers accros au sexe ( m'enfin aussi vu sa position on peut comprendre que ça lui manque), mais quand même... Donc bien sûr qu'il accepte l'enquête pour retrouver un mari perdu dans la nature, et bien sûr qu'il vient donner son avis sur un meurtre assez gore, à la demande expresse de Murphy.. bien sûr...
En plus il a une confrérie de mages au cul, qui n'attend que le faux pas pour l'envoyer adpatres... Les mages ne sont pas réputés pour êtres de joyeux drilles...
enfin ça dépend.. Là ils ont bien un petit (voir gros) côté "vive l'hermétisme... et à bas tout ce qui ne rentre pas dans les lois et qui dépasse..."..Et Dresden y dépasse un peu... faut dire ce qu'y est...
Donc ça va pas être simple pour Harry ces deux enquêtes.. pas si simple que ça.. mais sanglant, oui pas mal....
Alors oui c'était chouette à lire, même si ça reste ultra classique pour le genre. Et tous les genres d'ailleurs polar ou urban fantasy... et en fait (c'est pour ça que j'ai pas mis plein d'étoile) au final, c'est le côté urban fantasy qui pèche pour moi...
j'ai trouvé ce côté-là vraiment en surface, un côté "tiens je vais mettre un coup de bestiaire histoire de valider ce côté-là".. et beaucoup de choses y passent sans vraiment aller dans le fond, ils ont un côté carton pâte... ils sont là sans l'être vraiment... ça creuse pas des masses quoi, sorte de clichés suffisamment ancrés dans la tête du lecteur pour qu'il s'y retrouve ( vampire/mage/fey/outremonde/etc ...) mais qui dans le récit restent au final juste en surface, le côté anecdotique... je trouve que ça manque un peu de chair tout ça..
ça manque un peu de chair?... tu te fous de moi.. t'a vu comment ils y passent?...
je parle pas de l'histoire, de l'action ou du gore.. y a de sacrées scènes de batailles... je parle de la profondeur des persos et des raisons pour que tout ce beau monde soit là.
Et en fait, si je lis de l'urban fantasy c'est pour ce côté-là. Et si je compare Dresden à Taylor... Perso ce côté-là je trouve que Green y arrive mieux, bien mieux.
Avec Dresden je voyais vraiment bien, c'est très cinématographique, paf prends-toi ça dans la face, les images arrivaient sans soucis.. à plein de moments très differents d'ailleurs... j'imaginais que ça pourrait facilement se transposer en séries ou film ( j'ai vu après que ça avait d'ailleurs été fait.. y a une série que j'ai pas (encore) vue)...
Alors que avec Green et son John Taylor pas trop... parce que c'est trop dingue, trop sombre au final peut-être, trop plein de situation impossibles ou qui demanderaient sans doute un gros budget pour arriver à faire quelque chose de correcte visuellement qui ne trahirait pas Green.
Impression de lire au final une histoire vraiment destinée à l'écran dés le départ, et dans ces cas-là il est rare que les auteurs se penchent à fond et creusent, tout simplement parce que ça se voit pas à l'image...
Mais franchement Dresden c'est pas mal foutu, une petite lecture sympa, même si pour moi y a des trucs qui pèchent (de toute façon rien n'est jamais parfait... ou tout du moins c'est très rare..)... C'est pas très grave, on sait bien qu'on ne lit pas un chef d’œuvre, on lit pour se faire plaisir...
Et d'ailleurs j'ai enchaîné sur le deux... donc quand on enchaîne direct sur le deux, c'est bien que c'est chouette.. Et que le plaisir a été au rendez-vous...
Et franchement c'est tout ce qu'y compte... ^^


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Amaranth
  15 avril 2016
Cela faisait longtemps que je projetais cette lecture, et avec tous les avis positifs lus à son égard, je m'attendais à être éblouie. Je m'imaginais face à un nouveau Kate Daniels : un urban fantasy acclamé, tenant hautement ses promesses. Force est de constater que Dresden ne m'a pas donné la même impression. J'ai été déçue, et ce pour plusieurs raisons, que je vais bien sûr tenter d'argumenter, car je sais que cette série à de nombreux fans que je ne voudrais pas froisser.
La première, qui est loin d'être la plus importante, c'est l'aspect très masculin. Je comprends mieux maintenant que les descriptions de beaux mâles musclés, irrésistibles, provoquant frissons et chaleurs incontrôlables aux demoiselles, puisse agacer les lecteurs hommes (à vrai dire, elles ont tendance à m'agacer moi aussi). Alors quand on se retrouve avec le pendant masculin : belles femmes plantureuses, lascives, qui titillent les hormones de notre personnage, eh bien… ça me tape carrément sur le système.
Du côté des arguments un peu plus sérieux, ce premier tome des aventures de Dresden correspond typiquement à un urban fantasy : petite enquête policière, quelques troubles de l'ordre plus personnel, des créatures magiques, de l'aventure, de l'humour, du flirt… alors puisque j'apprécie ce genre à la base, je devrais en être satisfaite. Mais à force d'en lire, je me suis un peu lassée, et j'attends généralement de mes lectures quelque chose d'un peu plus percutant, voire surprenant si possible. Dans le cas présent, l'intrigue a eu du mal à m'intéresser puisque suit gentiment le sentier balisé, sans s'écarter des routes et plonger un peu dans l'inconnu. Certaines situations, les êtres surnaturels en grande majorité (le démon, la fée) et quelques personnages (Suzanne, le magicien de la Blanche Confrérie, les mafieux) m'ont paru assez caricaturaux. C'est sûrement fait exprès, mais ça ne m'a pas emballée. le fait que j'ai eu du mal à m'attacher à Harry Dresden n'a pas aidé à me faire embarquer. Mais vers le milieu du livre, j'ai commencé à ressentir de la sympathie pour lui (le fait de connaître un peu plus son passé en est en partie responsable, même si je trouve que son personnage manque toujours d'approfondissement). Et l'histoire a fini par me captiver. J'ai aussi apprécié le personnage de Murphy. Donc je n'ai pas passé une mauvaise lecture, la deuxième partie du livre était même plutôt agréable, mais je n'en garde pas non plus un souvenir impérissable.
Une bonne partie de la responsabilité de mon manque d'enthousiasme provient également du contexte de ma lecture, que je ne peux dissocier malheureusement du livre en lui-même. En effet, je l'ai écouté en audio (pour cause de long trajet en voiture), et je ne pense pas retenter l'expérience un jour. La voix donnée à Harry, bien qu'un peu trop grave, avec un ton généralement trop sérieux à mon goût, pouvait passer la plupart du temps. Mais lorsque des personnages féminins étaient supposés parler, le lecteur prenait une voix aiguë assez insupportable qui rendait très difficile de s'imaginer ces personnages, et encore moins de leur donner du sérieux. Surtout lorsqu'ils étaient supposés posséder une voix suave, et que le résultat était plus proche de la sorcière dans blanche neige.
Sans avoir détesté, je n'ai pas été convaincue par Harry Dresden, et ne vais donc pas poursuivre avec cette série. Je l'aurais probablement trouvée plus sympathique si je l'avais lue sans connaître l'urban fantasy, et si j'avais évité l'audio. Mais même sans voix insupportable, l'intrigue reste très classique, et je ne garderai pas un souvenir mémorable de ce premier tome.
Lien : http://amaranth-chroniques.b..
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Archessia
  13 décembre 2010
Ca faisait quelques temps que je lorgnais sur Les Dossiers Dresden, étant très curieuse de ce que ce spitch pourrait donner. Grâce à Mic, me voilà plongée dans le premier tome des aventures de Harry.
Je l'ai lu d'une traite, sans arriver à le fermer avant la fin.

Harry Dresden est un magicien. Attention, pas un de ceux qui font les goûters d'anniversaire ! Un vrai magicien, qui lance des sorts, retrouve des objets perdus, etc ...
Si vous désirez une aide magique dans votre vie, c'est lui qu'il vous faut. Vous n'aurez d'ailleurs pas à chercher trop longtemps, il est dans l'annuaire.
Harry aimerait bien qu'on l'engage un peu plus souvent, les fins de mois sont difficiles, la magie n'étant pas spécialement rentrée dans les moeurs générales, on ne l'appelle qu'assez rarement.
Mais aujourd'hui risque d'être une journée différente.
Une femme vient vers lui en lui demandant d'enquêter sur la disparition de son mari, elle est sûre que la magie est mêlée à tout ça. Après tout, elle paye grassement, et d'avance. Voilà une affaire qui roule !
Au même moment, son contact dans la police lui téléphone pour se rendre sur la scène d'un crime sans aucun doute magique. Etant donné que chaque aide à l'état est rémunérée, il ne va pas s'embêter à refuser.
Pour couronner le tout, il a même un rencard avec une très jolie journaliste !
Décidémment, les jours prochains s'annoncent radieux pour Harry.

Sauf que ... la disparition du mari sent vraiment mauvais, la scène de crime est la plus ignoble qu'il ai jamais vu et relève sûrement d'un magicien incroyablement puissant, et la journaliste ... Ha ! Cette journaliste. Disons que la belle soirée qui s'annonçait ressemble plus à un cauchemar qu'à un doux rêve.
Non, vraiment, Harry a vraiment la poisse.

On fait directement la connaissance de Harry Dresden, et on apprend très vite à le connaître. Bien qu'il affiche la plupart du temps un extérieur calculé de froideur et de puissance, et bien, au naturel, il n'est pas aussi sûr de lui.
Il est maladroit avec les femmes, a une hygiène de vie assez douteuse, n'a pas la meilleure des mémoires, fait de l'humour quand la situation ne s'y prête pas ... bref, il ressemble plus au ringard de la classe qu'au chef de l'équipe de foot.
Tout cela, bien entendu, pour mon plus grand plaisir !
Ces petits défauts le rendent bien plus proche du lecteur qui si il était un héros sans peurs et sans reproches.
Nous avons devant nous un personnage très touchant, grâce à eux, et au final, très "humain".
Je me suis très vite attachée à lui, et ses réflexions m'ont souvent faites éclater de rire !
L'écriture contribue beaucoup à cette ambiance, elle est fluide, très visuelle, et on sent que l'auteur voulait se rapprocher le plus possible de ses lecteurs, ce qu'il réussit avec brio.

Mais attention, cela n'empêche pas le récit d'être adulte, très mature.
Certaines scènes sont assez gores et brutales, il m'est arrivé plusieurs fois de grimacer lors de certaines descriptions.
D'ailleurs, niveau action, nous sommes servis, Jim Butcher arrivant à les distiller tout au long du livre, arrivant à les maîtriser à la perfection.

Il y aurait encore pleins d'éléments dont je voudrais vous parler ! Mais je ne veux pas trop en dévoiler, j'aimerais que vous ayez autant de (bonnes) surprises que moi.
Mais en tout cas, c'est un gros coup de coeur pour moi, à peine le livre était-il fermé que j'en voulais encore !
Vivement que je puisse avoir la suite entre les mains.
Un excellent urban fantasy, équilibré et addictif.
Lien : http://archessia.over-blog.c..
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Tatooa
  18 janvier 2014
Un excellent moment de lecture "détente" comme je les aime. J'ai trouvé le style et les tournures de phrases plutôt bons, la traduction est efficace. On s'amuse pas mal alors que c'est une sorte de polar noir fantastique.
Harry est à la fois héros et anti-héros, ce qui est tout à fait étonnant. C'est ce qu'on pourrait appeler un "honnête homme". Il est pourtant dans le collimateur des hautes instances de la Magie car il a été obligé de se défendre contre un autre magicien et de le tuer grâce à la magie, ce qui est interdit dans son monde. le fait que la magie détraque les objets usuels est bien vu, j'ai aimé ce pendant négatif à être magicien, c'est bien trouvé.
Murphy est somme toute assez agaçante, même si Dresden lui trouve toutes sortes d'excuses, très gentiment. le fait qu'elle n'aide pas, voire qu'elle l'enfonce un peu plus, ajoute à l'effet "lone ranger" du personnage de Harry, qui se retrouve toujours "seul contre tous". Et il s'en sort plutôt bien !
On sent que c'est écrit par un homme, et ça fait du bien, je trouve, ça change ! Pas de sentimentalisme (ni d'ailleurs de sexe, pour l'instant), juste ce qu'il faut de remarques de "genre" mais sans plus.
A connaître pour les amateurs du genre urban-fantasy !
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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
MorgouilleMorgouille   10 octobre 2010
Le téléphone sonna.
Je le fixai avec une pointe de colère : les magiciens sont des types sombres et terrifiants. Je décrochai à la troisième sonnerie, le temps d’effacer tout désespoir de ma voix.
—Dresden.
—Oh ! Je suis bien chez Harry Dresden ? Le… heu… magicien ?
On avait l’impression que mon interlocutrice s’excusait d’avance, au cas où elle m’aurait offensé.
Non, pensai-je. Je suis Harry Dresden le, hum, caniche nazi. Harry le magicien, c’est l’étage du dessous.
Un des principaux commandements du mage lambda est de ronchonner.
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MorgouilleMorgouille   10 octobre 2010
—Bonjour, répondit une voix d’enfant.
—Bonjour, je voudrais parler à Monica, s’il vous plaît.
—Qui c’est ?
L’affaire devant rester discrète, j’improvisai un mensonge.
—Son cousin germain, Harry, du Vermont.
—D’accord, ne quittez pas, dit le gosse avant de hurler, sans lâcher le combiné : MAMAN, TON COUSIN HARRY DU VERMONT À L’APPAREIL !
Les enfants sont merveilleux.
Je les adore.
Avec un peu de sel et une tranche de citron, ils sont parfaits…
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AlfaricAlfaric   06 septembre 2018
- J'avais fait pleurer une vampire ! Magnifique. Je me sentis dans la peau d'un vrai superhéros. Harry Dresden, le type qui brise le cœur des monstres.
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TatooaTatooa   16 janvier 2014
Si un type sinistre ne s'est jamais approché de vous avec une épée longue de deux kilomètres dans les mains, tout ça sous le ciel étoilé du lac Michigan, croyez-moi sur parole, ça fout une trouille atomique. Et si ça vous est déjà arrivé, allez voir un psychiatre.
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StregaStrega   02 mars 2010
Moi ? Paranoïaque ? Peut-être. Mais ce n'est pas parce qu'on est paranoïaque qu'un démon invisible n'est pas prêt à vous arracher la gueule...
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Video de Jim Butcher (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jim Butcher
The Dresden Files - Jim Butcher - Interview (en anglais)
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