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Critiques sur La Voleuse de livres (581)
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Zalie
  14 février 2018
Je n'ai pas de mots pour critiquer ce livre. J'en suis restée béate. C'est un roman beau, grand et fort. Un énorme coup de coeur qui m'a laissée remplie de sentiments mêlés : des bons, des mauvais, des doux, des tristes ... Bref, une lecture que je ne suis pas prête d'oublier. Un livre que je relirai encore et encore, seule, et j'espère un jour avec mon fils. Parce que c'est une lecture nécessaire.
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mumuboc
  09 février 2018
Les mots, les livres peuvent-ils vous sauver ?

Il y a des mois que ce livre me nargue, me tourne autour, je ne lisais que des avis positifs sur lui, roman pour jeunes adultes mais aussi roman pour adultes, si si je vous assure. Quand un livre vous interpelle de cette façon, un jour ou l'autre on cède et bien j'ai cédé, j'avais besoin d'un roman d'aventure, un peu long (630 pages) mais que j'ai lu en 2 jours tellement l'histoire, les personnages, les rebondissements mais aussi les sentiments sont forts.

Avez-vous déjà lu un livre dont la narration est faite par la Mort ? Non et bien là elle va être la passeuse de l'histoire en plus d'être la passeuse des âmes. Pas de complaisance, son activité est implacable d'autant plus pendant la deuxième guerre mondiale, en Allemagne, près de Dachau. Là aussi il y a des drames et l'héroïne Liesel Meninger, 9 ans quand on la découvre va connaître les plus durs qu'une enfant de son âge puisse connaître, la perte de sa famille et son arrivée dans une famille d'accueil composée d'Hans et Rosa.

10 parties et un épilogue pour cette histoire d'amour des livres, des mots mais aussi sur l'amour d'une famille d'adoption aux aspects parfois un peu rudes, sur la folie des hommes, des atrocités de la guerre, sur la résistance et l'aide aux persécutés à travers Max, qui vivra plusieurs mois dans le sous-sol et l'amitié-amour de Rudy, le voisin présent, attentionné à sa manière, son confident au milieu de la misère, la faim et la douleur.

Ceux qui n'ont rien ne cessent de se déplacer, comme si leur sort pouvait être meilleur ailleurs. Ils préfèrent ignorer qu'au terme du voyage ils vont retrouver sous une nouvelle forme le vieux problème, ce membre de la famille qu'on redoute d'embrasser.(p33)

Mais la Mort est le témoin de cette histoire, et elle vous déverse les faits de façon froide, cynique, avec des pointes d'humour parfois, d'étonnement et puis un sentiment d'attachement malgré tout pour cette fillette illettrée qui va découvrir le pouvoir des mots, le plaisir de lire et d'écrire.

Or cette fillette vivait dans l'Allemagne nazie. Comme il était important alors qu'elle découvre le pouvoir des mots ! (p175)

Roman pour jeunes adultes est-il dit ! Je pense qu'il peut s'adresser à un public plus large, mois je suis passée par plein d'émotions. Découvrir la guerre à travers celle qui y règne en grande prêtresse : la Mort. N'est-elle pas la mieux placée pour poser le décor, les acteurs de toute obédience : nazi, résistant, juste, traite, adultes, enfants etc.... ? Pour analyser les situations, pour en tirer une certaine philosophie.

On dit que la guerre est la meilleure amie de la mort, mais j'ai une autre opinion là-dessus. A mes yeux, la guerre est comparable à un nouveau patron qui attend de vous l'impossible. Il est là, sur votre dos, à répéter sans arrêt : "il faut que ce soit fait". Alors, vous mettez les bouchées doubles. Et le travail est fait. Pour autant, le patron ne vous remercie pas. Il vous en demande plus encore. (p357)

C'est une terrible histoire mais c'est aussi une très belle histoire. Tout s'entremêle, se mêle, se démêle, avec la narratrice qui met régulièrement son grain de sel, son cynisme, mais avec des figures magnifiques : Hans le père adoptif, Max l'ami secret, le révélateur de la beauté des mots, le poète, Rudy, dont l'idole est Jessie Owens, qui donnerait sa vie pour un baiser, et puis d'autres plus troubles Ilsa Hermann, la femme du maire, partagée entre coeur de mère et engagement.

Je ne veux pas me substituer à la Mort pour trop vous en dire plus, je lui laisse le soin de vous raconter les ravages de la guerre dans ce qu'il y a de plus terrible mais avec parfois des petites éclaircies.

C'est bien écrit, réfléchi, construit, on ne se perd jamais, il y est même inséré une magnifique histoire de Secoueuse de mots et d'homme qui se penchait, on s'attache aux personnages et à leur devenir en sachant que la Mort rode et guette les âmes à prendre, si légères dans ses mains. J'aime quand l'auteur change les règles de narration, me surprend, m'emmène, fait des incursions dans le passé, le présent mais de manière habile pour donner envie de dévorer les pages.

Vous l'avez compris énorme coup de coeur..... Si vous voulez vous lancer dans une histoire magnifique, qui a été portée au cinéma (que je n'ai pas vu) mais faites-vous votre propre film..... avec quelques mouchoirs à portée de mains car c'est une histoire de vie mais aussi de mort.

Lien : http://mumudanslebocage.word..
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Lisbei13
  06 février 2018
Liesel Meminger n'est pas une jeune fille comme les autres, même la Mort l'a remarqué ... il faut dire qu'au fil des années, elle l'a côtoyée à plusieurs reprises, et cela n'augure généralement rien de bon pour vous ... la première fois qu'elle l'a croisée, dans un wagon glacial, elle lui a pris son petit frère. C'est donc seule que Liesel est arrivée dans la famille d'accueil qui allait devenir la sienne, en janvier 1939, dans la petite ville de Molching, quelque part en Allemagne, non loin de Munich, et de Dachau.

La famille qui a accueilli Liesel n'est pas riche, loin de là, et pas particulièrement distinguée ... les insultes et les cris viennent plus naturellement aux lèvres de Rosa Hubermann que toute autre chose. Les lèvres de Hans Hubermann, elles, restent le plus souvent closes. C'est pourtant là, rue Himmel (mais bien loin d'un quelconque paradis) que Liesel va grandir, apprendre à lire, apprendre à connaître les êtres humains si sombres et parfois si lumineux et la vie qui s'écoule étonnament paisiblement dans cette Allemagne nazie qui apprend à regagner sa dignité perdue en rabaissant plus bas que terre d'autres êtres humains, à croire que les hommes ne savent se hisser plus haut qu'en piétinant des amoncellements de cadavres ...

Ce livre ne parle pas de la guerre, il parle d'enfants qui deviennent des adultes pendant que d'autres perdent la vie, il parle de la douceur de vivre qui échappe parfois à la misère ambiante, il parle de gens qui rêvent alors qu'autour d'eux le monde se transforme en concentré de cauchemars ... il parle de la vie et du pouvoir des livres, qui délivrent une parole oubliée, qui permettent à un homme enfermé dans une cave pendant des mois d'imaginer la couleur d'un autre ciel, les vies d'autres êtres.

Ce livre est vraiment un livre bouleversant, un livre à lire quel que soit notre âge. Il n'est pas du côté des vaincus, ni du côté des vainqueurs, il est du côté de la vie, de la mort, de ceux qui subissent l'une ou l'autre. Entre les justes et les bourreaux que L Histoire a jugés, il y a une infinie variété d'hommes et de femmes, ceux qui font des bons choix pour de mauvaises raisons, et ceux qui font les mauvais pour de bonnes raisons, ceux qui subissent et ceux qui tentent.

Ce livre est prenant, rempli d'émotions mais aussi de réflexions, sur tant de choses qu'il est difficile de les lister, sur la vie et sur la mort, sur l'amour et la famille, sur ce qui fait l'humanité d'une personne, sur le courage et sur la peur, sur la désobéissance et sur le pouvoir des mots.

Bon, je crois que vous l'aurez compris, j'ai vraiment adoré cette lecture, et je vous la recommande chaudement !
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Carteroutiere
  02 février 2018
Remarquable livre !
Nous voila emporté dans une petite ville allemande à travers les yeux d'une fille adoptée par une famille pendant la seconde guerre mondiale. Les joies et les douleurs, les heures de gloire et les heures sombres, l'attitude des uns et des autres face au nazisme et à l'holocauste (entre autres).
Un livre humain, poignant, survolé par la mort.
J'ai beaucoup aimé les personnages en demi-teinte (pas trop caricaturaux) et notamment le père adoptif Hans.
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nilebeh
  28 janvier 2018
Je ne me souviens plus pourquoi j'ai réservé ce livre à la bibliothèque : des critiques alléchantes sur Babelio ? La recommandation du bibliothécaire ? J'ai oublié...

En revanche, ceux que je n'oublierai pas si vite, ce sont les personnages de cette étrange histoire. D'abord la narratrice, qui n'est autre que la Mort. mais ici point de faucheuse grimaçante et armée, pas de squelette tintinnabulant au gré de ses gestes. Non, plutôt une sorte de bonne marraine qui fait son travail en y mettant beaucoup de soin, d'empathie et de douceur. Elle cueille les âmes avec une délicatesse de vendangeuse de raisins tardifs.
Et des âmes à emporter, dans l'Allemagne nazie de 1939- 1942, il n'en manque pas !

A commencer par le tout petit frère de Liesel, mort dans le train qui les amenait, sa maman, lui et Liesel à Molching, près de Munich afin d'être confié avec sa soeur au couple Hubermann, 33 rue Himmel (Un paradis pas si paradisiaque...)

Puis la fillette, toute petite bonne femme de neuf ans qui ne sait pas encore lire et apprendra grâce à son nouveau papa, Hans Hubermann. Elle découvre la magie des mots qui forment des histoires et vous entraînent dans des rondes infinies. Prise d'amour pour les livres, elle commence par en sauver un, son premier, des braises d'un autodafé : le Manuel du Fossoyeur ! Ce livre la sauve de l'ignorance et de la grisaille et lui assure un lien d'amour indéfectible avec son nouveau papa.

Il y a aussi Max, le boxeur juif, que Hans cache dans son sous-sol, avec la complicité de sa femme, la tonitruante Rosa, et de sa petite Liesel. Demander le secret à une si petite personne relève de la folie, mais Liesel est une enfant hors norme !

Et nous suivons leur quotidien avec ravissement et terreur - notamment quand les bottes nazies font vibrer le sous-sol où se terre le juif Max. Rien ne semble vrai, tout est magique et inespéré. Un conte pour enfants dans l'horreur de la barbarie nazie.


Après avoir lu en peu de semaines je ne sais combien de livres se situant dans l'enfer de la seconde guerre mondiale, je respire enfin un peu d'air frais, j'inspire la poésie des mots et j'expire la morosité et la haine : Leslie, la petite voleuse de livres, me fait l'effet d'un renouveau dans mon oxygène mental et affectif, c'est peut-être un brin évaporé mais cela fait un bien fou !

Comme d'autres lecteurs, je ralentis ma lecture pour déguster tout doucement cet ouvrage et en publie la chronique avant de l'avoir terminé : trop peur que cela se termine mal ! A la limite, je suis presque prête à en rédiger la fin moi-même, une fin radieuse, bien sûr !

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MLClerc
  26 janvier 2018
Tout a déjà été dit sur ce livre. Une idée originale et très touchante, de faire parler la Mort, qui est là bien plus humaine que la plupart des humains de ce récit. Et puis une intrigue extrêmement juste, émouvante, que le destin de cette petite Liesel, qu'on suit pas à pas, dans les tourmentes des attaques nazies, des jeunesses hitlériennes, des caches où se terrent les Juifs, des refuges anti-bombardements...
La plume de l'auteur est très juste, poétique, émouvante et on ne ressort pas indemne de cette lecture. J'ai pour ma part trouvé quelques longueurs, et au départ j'ai mis un peu de temps à entrer dans l'histoire et à m'attacher à Liesel. A la fin, j'ai pleuré avec elle.
C'est un très très beau roman, un vrai bijou.
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harisss4
  23 janvier 2018
Ce livre est pas mal.
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Leshayah
  19 janvier 2018
Un roman très original dans sa forme, j'ai trouvé, et qui m'a beaucoup touchée, émue.

Je ne m'attendais pas à cette fin, et pourtant on sait que l'on doit s'attendre à quelque chose, vu l'identité du narrateur...

Un monde difficile à quitter car l'écriture, le roman, ont fait que je me suis attachée aux personnages, ils étaient réellement palpables.... d'où les 5 étoiles pour moi.

J'ai également aimé le mélange des langues : on a parfois quelques mots d'allemand (ayant étudié cette langue ça ne m'a pas gênée, mais pour les autres, pas d'inquiétude, les mots sont traduits juste après).

Lu en VO et c'est abordable, certains auront quelques soucis de vocabulaire mais le style reste simple.
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galou4020
  07 janvier 2018
Une magnifique lecture.

La seule raison qui me fait mettre une note de 4/5 est qu'il m'a fallu m'accrocher les 100 premières pages.
J'ai failli refermer le livre car je trouvais le rythme trop lent. J'étais séduite par le choix, original, de narratrice : "la mort", mais au delà de cette idée je ne parvenais pas à m'attacher à l'histoire ni aux personnages. J'avais l'impression que rien ne se passait...mais j'ai tenu bon et je ne le regrette pas un seul instant.

Je me suis sentie happée, comme ensorcelée, je ne voulais plus que cela s'arrête. le rythme ne s'est pas vraiment accéléré..il ne se passait pas plus de choses, pas plus d'actions mais je m'étais attachée aux personnages. Je ne voulais plus les quitter.

J'ai aimé la tendresse qui émane du livre. Associer la tendresse à la mort n'est pas banal. C'est même très ambitieux mais cela fonctionne...la preuve ici.
J'ai aimé qu'on montre aussi la guerre côté allemand. ça a déjà été vu mais trop rarement à mon goût. Je trouve qu'on a encore trop tendance à résumé le côté "allemand" au côté des "méchants" mais le monde est bien plus complexe et bien moins manichéens que cela. et heureusement d'ailleurs. J'aime l'idée qu'on montre aussi qu'il y avait des allemands bons, des français mauvais, ...c'est beaucoup plus juste et plus réaliste.

Un livre à lire. Vraiment.
Ce n'est qu'au moment où on referme cette histoire qu'on prend conscience d'à quel point elle nous a marqué.
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iz43
  03 janvier 2018
Minuit, je termine ma lecture et je fond en larmes.
Je pleure longtemps. C'est comme une vanne qui s'ouvre et qui lâche des larmes contenues trop longtemps.

Ne vous m'éprenez pas. J'ai adoré ce livre. C'est de le fermer qui est trop dur. Je crois que je n'ai jamais lu quelque chose d'aussi beau, d'aussi profond, sensible et poétique à la fois.

Je pleure parce que je ne veux pas quitter Liesel la voleuse de livres à laquelle je me suis attachée dès les premières lignes et ses amis et parents de la rue Himmer.

Merci Markus Zusak pour avoir écrit un conte si merveilleux à partir de l'horreur et de l'absurde.

Merci pour m'avoir changée et changé mon regard sur la Mort. Loin des clichés, on découvre la Mort, bienveillante, fatiguée, horrifiée par le comportement des humains, sensible, pleine d'empathie. Me voilà réconfortée et "réconciliée" en quelque sorte avec la mort. Apaisée.

La Mort raconte et se penche sur le destin d'une petite fille de 9 ans qui voit son frère mourir alors qu'elle est conduite chez sa nouvelle famille en pleine Allemagne nazie. Je n'ai pas pu lâcher mon bouquin tellement j'étais inquiète à l'idée de ce qu'elle allait devenir.

Liesel fait la connaissance de sa famille nourricière. J'ai eu un grand coup de coeur pour le papa Hans, un homme bon.

Ce livre à travers le destin de la voleuse de livres m'a permis de découvrir l'Allemagne avant que n'éclate le 2ème guerre mondiale. La pauvreté qui tord les ventres, l'absence de travail pour ceux qui ne rentrent pas dans le parti, les sanctions si on n'entre pas dans la moule, si on aide un juif.

Lecture merveilleuse.
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