> Anne Colin Du Terrail (Traducteur)

ISBN : 2070388484
Éditeur : Gallimard (1994)


Note moyenne : 3.95/5 (sur 57 notes) Ajouter à mes livres
Le rire fut le chant de bienvenue qui annonça l'installation de l'étrange Gunnar Huttunen dans un petit village du nord de la Finlande. Le rire des membres de la coopérative meunière et des paysans qui virent débarquer ce grand gaillard venu du ... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 4.00/5
    Par Pasdel, le 08 mars 2012

    Pasdel
    O magie de la littérature, foin des décalages horaires, il y a deux jours, j'étais encore au Chili avec Sepùlveda, hier soir j'étais à Dharamsala avec Le Dalaï Lama, et aujourd'hui je vous écris de Finlande à propos d'un petit roman plein de cette fraîcheur scandinave.
    Le Meunier hurlant se décompose en deux parties bien distinctes, mais qui sont de qualités complétement inégales. Autant la première est remarquable, autant la seconde est inconstante, alternant de bon passage, voire d'excellent passage avec du superflu qui ne sert qu'à meubler le texte.
    Ce roman traite de la différence entre humain, d'un marginal simplet dans ses sentiments et de sa mise à l'écart progressive et inéluctable de la société. Ce sujet toujours d'actualité est traité dans le plus pur style nordique. C'est carré avec un humour pince sans rire, c'est froid au premier abord, mais peu à peu on pénètre dans l'intimité du texte, des personnages.
    le roman parle d'amour et d'amitié, de la bêtise humaine et de ses conséquences. A noter le dernier chapitre épilogue écrit sous forme de parabole.



    Lien : http://leslecturesdepasdel.over-blog.com/article-le-meunier-hurlant-..
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    Critique de qualité ? (28 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par lilicrapota, le 27 juillet 2009

    lilicrapota
    Gunnar Huttunen retape un vieux moulin au nord de la Finlande. Très proche de la nature, il sait imiter les animaux et parfois même hurle comme un loup. Catalogué comme fou, il est envoyé à l'asile, parvient à s'échapper, puis doit fuir pour qu'on ne l'y remette pas. La fin du roman est à la hauteur ; une autre nous aurait déçus. Très bien écrit, le livre se lit d'un trait. le personnage principal est peu à peu ferré dans le piège du regard des autres, qui vont travestir tous ses actes en leur donnant l'apparence de conduites insensées, parce que Gunnar gêne, il n'est pas dans la norme, pas dans la leur en tout cas (celle des villageois), et ce côté animal de lui (celui que l'humain réfrène au nom de la société, ce côté instinctif, cette façon de montrer ses sentiments ou d'agir sur l'impulsion du moment) dérange au nom du « bon sens ». Il y a là bien deux « esprits » qui s'opposent, deux façons d'habiter le monde : la cohabitation avec la nature ou l'immersion (le « faisant partie de »).
    Très bon roman en bref, qui donne envie de découvrir les autres œuvres de l'auteur.
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par laurentgui, le 29 avril 2012

    laurentgui
    Un roman contant les ennuis d'un meunier dans son village, en Finlande. Celui-ci est déclaré fou par les habitants de son village, parce qu'il a pris la fâcheuse habitude de hurler quand le cœur lui en dit. La situation peu donner à réfléchir sur la rigidité d'une société dans laquelle les différences et les excentricités ne sont pas tolérées et gênent ceux qui se disent ou pensent "normaux". Lecture très touchante et agréable.
    Critique de qualité ? (2 votes positifs)

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Citations et extraits

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  • Par Pasdel, le 07 mars 2012

    Et s’il allait effectivement chez la conseillère horticole discuter jardinage ? Huttunen se dit qu’il avait un bon motif de visite, puisqu’il avait semé ses graines depuis déjà six jours et qu’elles n’avaient donné aucun signe de vie. Il pourrait s’inquiéter de savoir si les sachets n’étaient pas de l’année précédente. Au besoin, il pourrait demander de meilleures semences. Huttunen arriva à la conclusion qu’il avait suffisamment de choses importantes, officielles, presque, à raconter à la conseillère. Personne ne pourrait trouver à redire s’il lui rendait maintenant visite.
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    Citation de qualité ? (11 votes positifs)
  • Par Pasdel, le 08 mars 2012

    La vie de Gunnar Huttunen était arrivée à un sinistre tournant : il n’était plus qu’un meunier sans moulin, un homme sans logis. Les humains l’avaient exclu et il s’était exclu de leur société. Qui sait combien de temps il devrait éviter les villages des hommes.
    Citation de qualité ? (11 votes positifs)
  • Par Pasdel, le 10 mars 2012

    Jouer les fous n’est pas à la portée de n’importe qui. Il faut réfléchir et avoir de la suite dans les idées pour qu’on vous croie. 
    Citation de qualité ? (18 votes positifs)
  • Par Pasdel, le 06 mars 2012

    Peu importe le pantalon, pensa Huttunen tout à son bonheur. Le principal était que la conseillère fût contente. Il se remit à piocher avec tant d’enthousiasme qu’une charrue et des bœufs n’auraient pas fait mieux.
    Citation de qualité ? (9 votes positifs)
  • Par Pasdel, le 16 mars 2012

    Non. C’est impensable. On peut amnistier un criminel, cela ne pose pas de problème, mais comment amnistier un débile mental ?
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Le potager des malfaiteurs ayant échappé à la pendaison Marque-page 01-09-2011











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