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Citations de Bill Bryson (97)


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  • Par iarsenea, le 06/02/2010

    Une histoire de tout, ou presque... de Bill Bryson

    Dans le but de mettre au point un vaccin (contre la grippe espagnole), les autorités médicales menèrent des tests sur des volontaires d'une prison militaire de Deer Island, dans le port de Boston. On promettait aux prisonniers des remises de peine s'ils survivaient à une batterie de tests pour le moins rigoureux. Tout d'abord, on injectait aux sujets du tissu pulmonaire infecté pris sur les victimes, puis on leur aspergeait les yeux, le nez et la bouche d'aérosols infectés. S'ils n'étaient toujours pas morts, on leur tamponnait la gorge de sécrétions des malades et des mourants. Si tout cela échouait, on leur demandait de s'asseoir bouche ouverte près d'un malade qu'on faisait tousser.
    Sur le chiffre assez surprenant de 300 volontaires, les médecins en avaient sélectionné 62. Aucun d'eux ne contracta la grippe. Le seul à tomber malade fut le médecin, qui passa rapidement de vie à trépas.

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  • Par urbanbike, le 12/01/2009

    Une histoire de tout, ou presque... de Bill Bryson

    Pour nous résumer, si vous avez l'intention de créer un organisme pour veiller sur la vie de notre cosmos solitaire, pour contrôler son destin et conserver une trace de ses origines, il vaudrait mieux confier le boulot à quelqu'un d'autre qu'à Homo sapiens.

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  • Par iarsenea, le 07/02/2010

    Une histoire de tout, ou presque... de Bill Bryson

    Vous dormiriez peut-être moins bien si vous aviez conscience que votre matelas abrite environ 2 millions d'acariens microscopiques qui viennent dans votre sommeil se régaler de vos fluides sébacés et de ces délicieux fragments de peau bien croustillants que vous abandonnez en dormant. Votre oreiller à lui seul peut en abriter 40 000. (Pour eux, votre tête n'est qu'une énorme sucette.) Et ne croyez pas tout changer avec une taie d'oreiller propre: pour les animaux de la taille des acariens, la trame du tissu humain le plus ferme est comme le gréement d'un navire. Si votre oreiller a six ans (ce qui semble être l'âge moyen d'un oreiller), on a estimé d'un dixième de son poids sera constitué « de peau morte, d'acariens vivants, d'acariens morts et de crottes d'acariens », pour citer l'homme qui a effectué le calcul, le Dr. John Maunder du British Medical Entomology Center. (Mais au moins, ce sont vos acariens. Pensez à ce qui se blottit contre vous chaque fois que vous vous allongez sur un lit de motel).

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  • Par claracambry, le 09/09/2010

    Motel Blues de Bill Bryson

    La moyenne des gens du Sud a une élocution qui rappelle celle d’un individu en train d’entrer dans le coma ou d’en sortir.

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  • Par iarsenea, le 08/02/2010

    Une histoire de tout, ou presque... de Bill Bryson

    Nous sommes encore étroitement apparentés aux fruits et aux légumes. Environ la moitié des fonctions chimiques qui s'effectuent dans une banane sont fondamentalement les mêmes que celles dont vous avez l'honneur d'être le siège.

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  • Par iarsenea, le 07/02/2010

    Une histoire de tout, ou presque... de Bill Bryson

    Vos cellules sont un pays de dix millions de milliards de citoyens, oeuvrant chacun à sa manière spécifique à votre bien-être général. Il n'y a rien qu'elles ne feraient pour vous. Elles vous font éprouver du plaisir et former des pensées. Elles vous permettent de tenir debout, de vous étirer et de faire des cabrioles. Quand vous mangez, elles extraient les substances nutritives, distribuent l'énergie et vident les déchets- autant de choses que vous avez dû voir en biologie au collège-, mais elles vous rappellent aussi d'avoir faim et vous en récompensent ensuite par une agréable sensation de satiété, de sorte que vous n'oublierez pas de manger de nouveau. Elles font pousser vos cheveux, cirent vos oreilles, font ronronner votre cerveau. Elles gèrent le moindre recoin de votre être. Elles voleront à votre secours dès l'instant où vous êtes menacé. Elles mourront pour vous sans hésitation- des milliards d'entre elles le font chaque jour. Et pendant toutes ces années, vous n'avez pas pensé une fois à les remercier.

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  • Par mgeffroy, le 26/03/2008

    Motel Blues de Bill Bryson

    La serveuse arriva. Vous avez choisi ?
    - Excusez-moi, il me faut encore quelques minutes.
    - Sans problème, dit-elle, prenez votre temps.
    Elle disparut de mon champ de vision, compta jusqu’à cinq et revint. Vous avez choisi, maintenant ?
    - Désolé, j’ai vraiment besoin de plus de temps.
    - ça va, dit-elle et elle repartit.
    Cette fois-ci, elle dut bien compter jusqu’à vingt mais j’étais toujours loin d’avoir compris les centaines d’options qui s’offraient à moi, heureux client de la Pizza Hut, quant elle revint prendre la commande.
    - V’s êtes pas du genre rapide, vous ! fit-elle remarquer gaiement.
    J’étais gêné. Désolé, je ne suis plus dans le coup, je… je sors de prison.
    Ses yeux s’agrandirent. Sans blague ?
    - Oui, j’ai assassiné une serveuse qui me bousculait.

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  • Par ivredelivres, le 16/01/2011

    Shakespare Antibiographie de Bill Bryson

    On dit souvent que ce qui distingue Shakespeare c’est sa capacité à mettre au jour les rouages de l’âme, et Dieu sait qu’il fait cela de manière éblouissante. Mais ce qui caractérise vraiment son oeuvre, n’importe quelle partie de son oeuvre, les poèmes, les pièces et même les dédicaces, c’est la jubilation évidente, palpable, que lui cause le pouvoir fascinant du langage

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  • Par iarsenea, le 07/02/2010

    Une histoire de tout, ou presque... de Bill Bryson

    Rarement un homme fut aussi pénétré de sa propre grandeur. Il passait l'essentiel de ses loisirs à rédiger de flatteuses notices autobiographiques, déclarant qu'il n'y avait jamais eu de « plus grand botaniste ou zoologiste », et que son système de classification était « la plus grande réussite du domaine scientifique ». Il suggéra modestement de faire graver sur sa pierre tombale «Ci-gît le prince des botanistes (Princeps Botanicorum). Il vallait mieux ne pas discuter ces généreuses évaluations de soi, sous peine de retrouver une mauvaise herbe affublée de son nom.
    L'autre caractère marquant de Linné était un intérêt sans faille- voire fiévreux - pour le sexe. Il était particulièrement frappé de la similitude des formes entre certains bivalves et les parties génitales féminines. Il appela les constituants d'une espèce de palourde respectivement vulva, labia, pubes, anus et hymen.

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  • Par iarsenea, le 19/01/2010

    Une histoire de tout, ou presque... de Bill Bryson

    Vous risquez de comprendre tout aussi vite que nos cartes du système solaire n'ont jamais été à l'échelle- loin s'en faut. Les cartes de l'espace montrent en général les planètes tournant l'une derrière l'autre à des intervalles assez voisins- les géantes à l'extérieur se font même de l'ombre sur de nombreuses illustrations-, mais c'est une ruse nécessaire pour les faire tenir sur une seule et même feuille de papier. En fait, Neptune ne se trouve pas juste derrière Jupiter, elle est située bien au-delà- cinq fois plus loin de Jupiter que celle-ci ne l'est de nous, si lointaine qu'elle ne capte que 3% de la lumière solaire que reçoit Jupiter.
    En fait les distances sont telles qu'il est impossible dans la pratique de représenter le système solaire à l'échelle. Même en ajoutant des dizaines de feuilles pliées à votre manuel, vous seriez encore loin du compte. Sur une carte à une échelle réduisant la Terre au diamètre d'un petit pois, Jupiter se trouverait encore à plus de 300 mètres de votre livre, et Pluton à 2 km (et de la taille d'une bactérie, de sorte qu'elle serait invisible de tout façon). À la même échelle, Proxima du Centaure, l'étoile la plus proche de nous, se trouverait encore à environ 15 000 km de là. Même en rétrécissant le tout jusqu'à ce que Jupiter soit aussi petite que le point qui termine cette phrase et Pluton pas plus grosse qu'une molécule, celle-ci serait encore éloignée d'une dizaine de mètres.

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  • Par liratouva2, le 16/08/2011

    Motel Blues de Bill Bryson

    Comme je l’ai toujours dit à Marcel Proust, il ya trois choses qu’on ne peut pas faire dans la vie: triompher de l’administration, attirer l’attention d’un garçon de café qui a décidé de vous ignorer et partir à la recherche du temps perdu.

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  • Par claracambry, le 09/09/2010

    Motel Blues de Bill Bryson

    Les K-Marts sont une chaîne de magasins à prix réduits et ils vont vraiment déprimants. Ils colleraient une dépression nerveuse à Mère Teresa.

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  • Par iarsenea, le 08/02/2010

    Une histoire de tout, ou presque... de Bill Bryson

    Le bipédisme est une stratégie exigeante et risquée, qui requiert un bassin façonné pour supporter une forte charge et implique donc que le canal de naissance de la femelle soit relativement étroit. Cette étroitesse a deux conséquences immédiates et une troisième à plus long terme. D'abord, elle suppose de violentes douleurs pour la mère en couches et un grand danger de mort pour la mère et l'enfant. Ensuite, pour que sa tête puisse passer à travers un espace aussi étroit, l'enfant doit naître alors que son cerveau est encore petit - c'est-à-dire quand il est encore sans défense. Ce fait implique des soins infantiles plus longs et, en conséquence, des liens solides entre un mâle et une femelle.

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  • Par iarsenea, le 06/02/2010

    Une histoire de tout, ou presque... de Bill Bryson

    On oublie souvent que la vie est, tout simplement. Nous, les humains, tendons à penser que la vie doit avoir un but. Nous avons des projets, des aspirations et des désirs. Nous voulons profiter à fond de l'enivrante existence dont nous avons été dotés. Mais qu'est-ce que la vie pour un lichen ? Pourtant, sa pulsion à exister, à être, est aussi puissante que la nôtre- voire plus. Si l'on venait me dire que je vais passer des décennies sous forme d'excroissance touffue sur un rocher au fond des bois, je crois que je laisserais tomber. Mais pas les lichens. Comme toutes les choses vivantes, ils sont prêts à endurer toutes les privations, à souffrir mille morts pour un instant supplémentaire d'existence. La vie, en bref, veut simplement être. Mais- et c'est là le point intéressant-, pour l'essentiel, elle ne le veut pas tant que ça.

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  • Par mgeffroy, le 26/03/2008

    Motel Blues de Bill Bryson

    Si un Bulgare me demandait de lui donner une idée de la vie quotidienne aux USA, je lui recommanderais sans hésitation de se procurer une pile des suppléments publicitaires du New York Times. Ils vous donnent une idée de la richesse et de la variété de la vie américaine qui dépasse tout ce que les étrangers peuvent imaginer dans leurs rêves les plus fous. Comme pour prouver ce que j'avance, mon numéro contenait un catalogue d'idées cadeaux, publié par la firme Zwingle de New York. Il offrait une gamme incroyable d'objets, de ceux dont on ne soupçonnait pas jusque-là qu'ils fussent indispensables : des embauchoirs musicaux, des parapluies avec radio incorporée dans le manche, des polissoirs à ongles électriques. Quel pays fabuleux ! Mon préféré était une petite plaque chauffante-à-poser-sur-son-bureau-pour-empêcher-son-café-de-refroidir. Une véritable aubaine pour ceux qui souffrent d'un dérangement cérébral qui les pousseraient à partir à l'aventure en oubliant leur boisson. J'imaginais les lettres d'épileptiques reconnaissants, venues du monde entier (Chère Zwingle compagnie, Je ne peux vous dire combien de fois je me suis retrouvé sur le plancher, saisi du grand mal, en train de me dire : « mon Dieu, mon café va encore être froid. » ) Sérieusement, qui donc peut bien avoir l'idée d'acheter ces gadgets, cure-dents argentés, caleçons avec monogramme, miroirs ornés de l'inscription « homme de l'année » ? Si je dirigeais une de ces firmes, je produirais une petite planche d'acajou, avec une plaque de laiton où serait gravé : « les mecs, j'ai dépensé 22 dollars 95 pour cette merde absolument inutile. » Je suis sûr que ça partirait comme des petits pains.

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  • Par liratouva2, le 16/08/2011

    Motel Blues de Bill Bryson

    celui de retourner au pays de (son) enfance et de faire, ce qu’on appelle dans les prières d’insérer, un voyage de découverte. Pris par cette nostalgie qui vous envahit à mi-parcours de votre vie quand vous prenez conscience qu’en partant votre père a emmené une partie de vous-même.»
    «Un des buts de mon voyage était de trouver la ville idéale. J’ai toujours eu la conviction que, quelque part en Amérique, cette ville doit exister."

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  • Par iarsenea, le 18/07/2011

    A Walk in the Woods de Bill Bryson

    In 1996 the Wall Street Journal ran a splendid article on the nuisance of satellite navigation devices, cellphones and other such appliances in the wilderness. All this high-tech equipment, it appears, is drawing up into the mountains people who perhaps shouldn't be there. At Baxter State Park in Maine, the Journal reported, one hiker called up a National Guard Unit asked them to send a helicopter to airlift him off the Mount Katahdin because he was tired. On Mount Washington, meanwhile, ' two very-demanding young women ', according to an official there, called the mountain patrol HQ and said they couldn't manage the last mile and a half to the summit even though there were still four hours of daylight left. They asked them for a rescue team to come and carry them back to their car. The request was refused. A few minutes later, they called again and demanded in that case that a rescue team bring them some torches. That request was refused also. A few days later, another hiker called them because he was a day behind schedule and was afraid he would miss an important business meeting. The article also described several people who had got lost with satellite navigation devices. They were able to report their positions as 36.2 degrees north by 17,48 degrees west or whatever, but unfortunately didn't have the faintest idea what that meant as they hadn't brought maps or compasses or, evidently, brains.

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  • Par iarsenea, le 14/07/2011

    A Walk in the Woods de Bill Bryson

    For nearly its whole lenght through the Smokies, the AT marks the boundary between North Carolina and Tennessee. I liked it very much- the idea of being able to stand with my left foot in one state and my right foot in the other whenever I wanted, which was often, or to choose at rest breaks between sitting on a log in Tennessee and a rock in North Carolina, or to pee across state lines, or many other variations.

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  • Par iarsenea, le 14/07/2011

    A Walk in the Woods de Bill Bryson

    But consider this. In 1991, as its trees were dying, its buildings crumbling, its visitors being turned away from campgrounds it could not afford to keep open, and its employees being laid off in records numbers , the National Park Service threw a seventy-fifth anniversary party for itself in Vail, Colorado. It spent $500 000 on the event. That may not be quite as moronically negligent as tipping hundreds of gallons of poison into a wilderness stream, but it is certainly in the right spirit.

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  • Par iarsenea, le 14/07/2011

    A Walk in the Woods de Bill Bryson

    At the time of our hike, the Appalachian Trail was fifty-nine years old. That is, by American standards, incredibly venerable. The Oregon and Santa Fe trail didn't last as long. The old coast-to-coast Lincoln Highway, a road that brought transforming wealth and life to hundreds of little towns, so important and familiar that it became known as 'America's main street' didn't last as long. Nothing in America does. If a product or entreprise doesn't constantly reinvent itself it is superseded, cast aside, abandoned without sentiment in favour of something bigger, newer and, alas, always, always uglier. And then, there is the good old AT, still quietly ticking along after six decades, unassuming, splendid, faithful to its founding principles, sweetly unaware that the world has quite moved on. It's a miracle really.

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