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Par leluez, le 03/08/2012
Promenons-nous dans les bois de
Bill Bryson
À un certain moment, vous atteignez une hauteur dépassant le faîte des plus hauts arbres et se détachant sur un ciel clair ; alors votre esprit chancelant s’agite : « Voilà, nous y sommes ! », mais ce n’est qu’une misérable déception. Ce sommet illusoire s’éloigne continuellement, peu importe la distance que vous franchissez, de sorte que chaque fois que la voûte du feuillage s’ouvre pour vous permettre de voir au loin, vous vous apercevez que les cimes des arbres sont aussi éloignées et inaccessibles qu’auparavant. Vous continuez encore en titubant. Que pouvez-vous faire d’autre ?
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Par leluez, le 04/08/2012
Promenons-nous dans les bois de
Bill Bryson
La notion de distance change totalement lorsque vous traversez le monde à pied : 1 km devient une grande distance, 2 km une distance considérable, 20 km une aventure, 100 km une distance hors de toute perception. Vous réalisez que le monde est gigantesque dans une perspective que seul vous, et une petite communauté d’amis randonneurs, connaissez. L’échelle planétaire est votre petit secret. La vie prend aussi un air de grande simplicité. Le temps cesse d’avoir toute signification.
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Par leluez, le 05/08/2012
Promenons-nous dans les bois de
Bill Bryson
L'article citait aussi plusieurs autres personnes qui s’étaient égarées en utilisant leur GPS. Elles pouvaient établir leurs positions, comme 17,48 Ouest, mais elles n’avaient malheureusement pas la moindre idée de ce que cela pouvait signifier étant donné qu’elles n’avaient pas emporté ni cartes, ni boussole, ni de cervelles bien évidemment.
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Par Z3D, le 10/04/2012
Une histoire de tout, ou presque... de
Bill Bryson
Résumons-nous: nous vivons dans un univers dont nous sommes incapables de calculer l'âge, constellé d'étoiles dont nous ignorons l'éloignement, rempli d'une matière que nous n'arrivons pas à identifier, opérant en conformité avec des lois physiques dont nous ne connaissons pas vraiment les propriétés.
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Bill the Kid : Ma fabuleuse enfance dans l'Amérique des années 1950 de
Bill Bryson
En 1950 les Américains n’étaient pas du tout téméraires en matière culinaire ( euphémisme élégant pour ne pas dire qu’ils étaient ignorants, Ndlr) et le plus grand critique gastronomique de l’époque, Duncan Hines, auteur d’un immense best-seller Adventures in Eating, déclara avec fierté qu’il ne mangeait jamais de plat dont le nom avait une consonance française, sauf s’il pouvait l’éviter. En revanche, les habitants de l’Iowa avaient les plus savoureuses pâtisseries, le poulet frit le plus croustillant, les travers de porc les plus charnus et délicieusement salissants, la meilleure junk food et les meilleurs pets après coup de burger au chili con carne de chez George, car le burger ne durait que quelques minutes, mais les pets, eux, ne s’arrêtaient jamais…
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Par iarsenea, le 06/02/2010
Une histoire de tout, ou presque... de
Bill Bryson
Dans le but de mettre au point un vaccin (contre la grippe espagnole), les autorités médicales menèrent des tests sur des volontaires d'une prison militaire de Deer Island, dans le port de Boston. On promettait aux prisonniers des remises de peine s'ils survivaient à une batterie de tests pour le moins rigoureux. Tout d'abord, on injectait aux sujets du tissu pulmonaire infecté pris sur les victimes, puis on leur aspergeait les yeux, le nez et la bouche d'aérosols infectés. S'ils n'étaient toujours pas morts, on leur tamponnait la gorge de sécrétions des malades et des mourants. Si tout cela échouait, on leur demandait de s'asseoir bouche ouverte près d'un malade qu'on faisait tousser.
Sur le chiffre assez surprenant de 300 volontaires, les médecins en avaient sélectionné 62. Aucun d'eux ne contracta la grippe. Le seul à tomber malade fut le médecin, qui passa rapidement de vie à trépas.
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Par mgeffroy, le 26/03/2008
Motel Blues de
Bill Bryson
La serveuse arriva. Vous avez choisi ?
- Excusez-moi, il me faut encore quelques minutes.
- Sans problème, dit-elle, prenez votre temps.
Elle disparut de mon champ de vision, compta jusqu’à cinq et revint. Vous avez choisi, maintenant ?
- Désolé, j’ai vraiment besoin de plus de temps.
- ça va, dit-elle et elle repartit.
Cette fois-ci, elle dut bien compter jusqu’à vingt mais j’étais toujours loin d’avoir compris les centaines d’options qui s’offraient à moi, heureux client de la Pizza Hut, quant elle revint prendre la commande.
- V’s êtes pas du genre rapide, vous ! fit-elle remarquer gaiement.
J’étais gêné. Désolé, je ne suis plus dans le coup, je… je sors de prison.
Ses yeux s’agrandirent. Sans blague ?
- Oui, j’ai assassiné une serveuse qui me bousculait.
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Par urbanbike, le 12/01/2009
Une histoire de tout, ou presque... de
Bill Bryson
Pour nous résumer, si vous avez l'intention de créer un organisme pour veiller sur la vie de notre cosmos solitaire, pour contrôler son destin et conserver une trace de ses origines, il vaudrait mieux confier le boulot à quelqu'un d'autre qu'à Homo sapiens.
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Par iarsenea, le 07/02/2010
Une histoire de tout, ou presque... de
Bill Bryson
Vous dormiriez peut-être moins bien si vous aviez conscience que votre matelas abrite environ 2 millions d'acariens microscopiques qui viennent dans votre sommeil se régaler de vos fluides sébacés et de ces délicieux fragments de peau bien croustillants que vous abandonnez en dormant. Votre oreiller à lui seul peut en abriter 40 000. (Pour eux, votre tête n'est qu'une énorme sucette.) Et ne croyez pas tout changer avec une taie d'oreiller propre: pour les animaux de la taille des acariens, la trame du tissu humain le plus ferme est comme le gréement d'un navire. Si votre oreiller a six ans (ce qui semble être l'âge moyen d'un oreiller), on a estimé d'un dixième de son poids sera constitué « de peau morte, d'acariens vivants, d'acariens morts et de crottes d'acariens », pour citer l'homme qui a effectué le calcul, le Dr. John Maunder du British Medical Entomology Center. (Mais au moins, ce sont vos acariens. Pensez à ce qui se blottit contre vous chaque fois que vous vous allongez sur un lit de motel).
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Par iarsenea, le 07/02/2010
Une histoire de tout, ou presque... de
Bill Bryson
Vos cellules sont un pays de dix millions de milliards de citoyens, oeuvrant chacun à sa manière spécifique à votre bien-être général. Il n'y a rien qu'elles ne feraient pour vous. Elles vous font éprouver du plaisir et former des pensées. Elles vous permettent de tenir debout, de vous étirer et de faire des cabrioles. Quand vous mangez, elles extraient les substances nutritives, distribuent l'énergie et vident les déchets- autant de choses que vous avez dû voir en biologie au collège-, mais elles vous rappellent aussi d'avoir faim et vous en récompensent ensuite par une agréable sensation de satiété, de sorte que vous n'oublierez pas de manger de nouveau. Elles font pousser vos cheveux, cirent vos oreilles, font ronronner votre cerveau. Elles gèrent le moindre recoin de votre être. Elles voleront à votre secours dès l'instant où vous êtes menacé. Elles mourront pour vous sans hésitation- des milliards d'entre elles le font chaque jour. Et pendant toutes ces années, vous n'avez pas pensé une fois à les remercier.
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