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Critiques de Chuck Palahniuk


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    • Livres 4.00/5
    Par Philippe67, le 19/10/2011


    Fight Club Fight Club de Chuck Palahniuk

    "Première règle : on ne parle pas du fight club"
    Je ne dirai donc que : lisez le.

    Critique de qualité ? (70 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par ibon, le 02/11/2013


    Fight Club Fight Club de Chuck Palahniuk

    Récit vif et cruel qui, comme son nom l'indique, parle de combats. A mains nues contre son prochain. Ou avec des moyens plus conséquents contre, cette fois-ci, toute la société de consommation.

    Le catalyseur de cette réaction en chaîne est un type qui travaille passivement dans un bureau et s'ennuie aussi fermement chez lui dans son appartement, parmi des meubles standards, dans une grande ville américaine. Comme il ne parvient pas à changer les choses, qu'il ne vit que pour consommer et qu'il devient insomniaque alors il part en vacances. Sur une plage, il fait la connaissance de Tyler Durden qui va changer sa vie et celle de beaucoup d'autres.

    Palahniuk suggère l'espoir de renaissance d'un monde, le nôtre agonisant, par le moyen de l'autodestruction, le chaos. Avant, sous l'effet des pilules, chacun survit, certains se retrouvent dans des groupes de soutien pour parler de leur maladie (le cancer), mais avec le fight club, c'est le commencement du changement.

    "Le meilleur des mondes" parlait déjà des pilules qui neutralisaient les frustrations. Palahniuk, dans ce récit de science fiction, présente un autre mode opératoire pour faire évoluer l'humanité: l'anarchie.

    Le style haché, parsemé de retours en arrière, parfois illogiques, donne l'impression de lire un écrivain incohérent, sous acide, mais cela se comprend, si si, à la fin.

    Critique de qualité ? (33 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par strummer, le 19/02/2013


    Snuff Snuff de Chuck Palahniuk

    Après avoir refermé ce livre, on retrouve un pan de notre adolescence coupable de s'être livré à l'onanisme, coupable mais changé, grandi ?
    Ce livre c'est la transmutation de l'érotisme en porcherie, des stars hollywoodiennes en merdes patentées, du beau en sale.

    Critique de qualité ? (23 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par le_Bison, le 01/06/2012


    Survivant Survivant de Chuck Palahniuk

    Je vais vous raconter une drôle d’histoire sur les Creedish.

    Ne me dites-pas que vous n’avez jamais entendu parler de cette communauté ?

    Non ?

    Bon OK, je reprends depuis le début.

    A l’origine de l’humanité, il y avait un gars qui se prénommait Adam et une nana dont j’étais trop bourré pour me souvenir de son nom.

    Puis plus tard, il y a eu les Amish, les Mormons, les témoins de Jéhovah et toutes ces autres bandes spirituelles avec des déguisements du siècle dernier, des chapeaux de paille et des bretelles pour tenir le futal.

    Bon, vous me suivez ?

    Alors on les oublie tous ceux-là. Trop gentils, trop mièvres, trop « Gloire à mon Seigneur », trop « Ayez pitié de moi ». En somme, trop vivant !

    Là je vous parle d’une communauté qui s’accomplit dans le suicide, à l’instar des Portes du Paradis, de Charles Manson ou du Temple Solaire. Voilà comment on peut remercier son créateur, en fusionnant tous ensemble dans une même mort.

    Il ne doit en rester qu’un !

    A l’origine il y a Adam, creedish mâle à qui on donne une épouse, creedish femelle, que l’on prénommera Biddy. C’est joli, Biddy. Ca fait presque Birdie, ça fait presque oiseau mais sans r et donc sans aile. Pas la peine de l’attacher, femme, tu ne t’envoleras point et tu te soumettras à ton gentil époux Adam.

    Adam et Biddy ont eu des enfants et c’est là que l’histoire se complique. Dans la tradition creedish, le premier fils s’appellera toujours Adam, les autres se prénommeront tous Tender, quand aux nanas, elles porteront toutes par défaut le nom de Biddy. A 17 ans, tous les Tender sont chassés de la communauté, pour devenir des genres de « femmes » de ménage ou « hommes » de maisons chez des gens bien, genre bourgeois qui planifieront quart d’heure par quart d’heure toutes vos tâches à faire pendant des décennies. Les Biddy seront mariées à un Adam, et ainsi de suite, pour des siècles et des siècles, Amen.

    Je vous avez prévenu (Non ?). L’histoire est compliquée, loufoque, surréaliste.


    Lien : http://leranchsansnom.free.fr/?p=1722

    Critique de qualité ? (22 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par Luniver, le 08/05/2013


    Le Festival de la couille et autres histoires vraies Le Festival de la couille et autres histoires vraies de Chuck Palahniuk

    23 nouvelles, 23 histoires vraies, 23 tranches de vies surprenantes : combat annuel de vieilles moissonneuses-batteuses, vie à bord d'un sous-marin, tournoi de lutte, bâtisseurs modernes de châteaux, civil constructeur de fusées, ...

    Palahniuk se cantonne à un rôle d'interviewer et décrit simplement ce qu'il voit et entend, sans faire d'autres commentaires : ça donne des textes réussis dans certains cas, mais mortellement ennuyeux dans d'autres (était-il vraiment nécessaire de décrire l'intégralité des matches entre moissonneuses-batteuses, qui crèvent la roue de qui et quel moteur a lâché avant la fin?).

    J'ai beaucoup apprécié certains textes (comme ces deux personnes qui se déguisent en animaux et se promènent tranquillement en ville, déclenchant des réactions d'hostilité allant des insultes, coups de pied, crainte de menaces terroristes, ...), mais l'ensemble est assez inégal.

    Critique de qualité ? (21 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par Zinaida, le 01/09/2012


    Fight Club Fight Club de Chuck Palahniuk


    Je suis dans mon pieu. Dos au mur. Genoux remontés. Livre posé dessus. Je m'installe tranquille.

    J'éteins le plafonnier. Deux trois bougies. Je suis prête.

    Je lis une deux trois pages, puis quatre cinq six ! Norton est à ma droite ! Sept huit neuf dix ! Pitt me gueule dans l'oreille gauche ! Je ne veux pas de VOUS ! Vingt trente quarante cinquante pages ! Ils sont encore là ! Les jointures de mes doigts sont blanches tant je serre le livre de peur qu'ils ne me l'arrachent des mains. Soixante pages : ils hurlent en cœur « fight club est à nous !!! » Quatre vingt dix pages et quelques coups de coudes dans la tronche plus tard, je suis débarrassée d'eux ! Fallait pas me chercher les mecs ;) Je suis chez Palahniuk, avec Tyler ... Y a Marla pas loin...je continue de m'enfoncer , cent pages, cent dix, j'avance encore. J'ai viré Palahniuk. Je suis chez moi. Je me régale. Je suis Tyler. Je suis moi. J'ai mal partout. Je bois du sang. Je suis fatigué. Je serre gros Bob. On pleure. Je baise Marla. Elle est à moi. Je suis Marla. Je suis une ordure, un déchet d'humanité contagieux, j'ai pas toute ma tête, j'ai peur de m'engager et de me tromper, aussi je refuse de m'engager. Alors je veux crever. Je ne suis plus Marla. Je suis Tyler. Je dois surveiller Marla contre l'avis de Joe les boyaux en spasme. Il me veut. Je veux qu'elle disparaisse. Il la veut. On veut fabriquer du savon. On veut fabriquer des bombes. Je ne possède rien. Ils ne possèdent rien. NOUS ne possédons rien et surtout pas nous même ...

    Je n'ajouterai rien.

    Pourquoi ?

    Parce que ...

    « La première règle du Fight Club c'est qu'il est interdit de parler du Fight Club »

    Et que ...

    « La Deuxième règle du Fight Club c'est QU'IL EST INTERDIT DE PARLER DU FIGHT CLUB ! »

    Alors LISEZ-LE !

    Critique de qualité ? (21 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par lehane-fan, le 10/11/2011


    Choke Choke de Chuck Palahniuk

    Choke , sorte de bon petit diable qu'aurait imaginé une Comtesse de Ségur sous acides !

    Palahniuk , je l'ai tout d'abord découvert a travers ses adaptations cinématographiques . Fight Cub auquel j'accordais facilement 4 crepes beurre sucre , systeme de notation exclusivement usité par le Breton de base , gavé de chouchen , mais en passe de révolutionner le systeme de cote mondial ! Puis vint l'heure de visionner Choke : 2 crepes mayo nutella au compteur : moyennement apprécié donc...C'est pourtant courageusement et faisant fi de cette impression mitigée que je décidais de réitérer l'expérience scripturale .

    Au premier abord , il est plutot difficile de résumer une oeuvre d'une telle densité . Au second également...
    Victor est un personnage complexe . Complexe de par l'éducation reçue , étant enfant , d'une mere qui lui a appris à casser tous les codes sociaux possibles et inimaginables .
    Aujourd'hui , ses journées ne tendent plus que vers un but , récolter le plus d'argent possible afin d'assurer à sa man-man , désormais internée pour cause de folie furieuse , la possibilité de délirer en toute tranquillité dans cet établissement sélect coté 4 entonnoirs au guide zinzin .
    Pour ce faire , tous les moyens sont bons ! Le légal qui lui permet d'assurer son role de figurant peu prestigieux dans un musée vivant . Le plus discutable : écumer les restaurants , simuler l'étouffement ( choke ) pour , finalement , etre sauvé par une bonne ame préalablement choisie en fonction du prometteur parfum friqué qu'elle dégage , s'aliener ce désormais bienfaiteur afin d'en soutirer le plus d'argent possible pour couvrir les frais médicaux maternels...Regle d'or : ne jamais manger deux fois dans le meme resto ! Probleme d'argent , certes , auquel viennent se greffer deux autres menues complications : une légere addiction au sexe ! Sa devise : tout le temps et partout . Assouvir une pulsion , ne pas s'attacher . Heureusement , "Coco " Denny , son pote , également " sex addict " , collectionnant des pierres à ses heures perdues , n'est jamais bien loin pour l'épauler...
    Dernier souci et non des moindres , résoudre ce satané probleme identitaire , coté paternel , en tentant de faire parler une mere qui ne le reconnait plus . Sinon , tout va bien...

    Palahniuk a l'art de décrire un joyeux bordel avec des mots simples . Des phrases courtes empreintées à l'américain moyen qui permettent une identification immédiate . Certes , le propos , tout comme les propos , peuvent paraitre crus , faciles mais la finalité est beaucoup plus complexe que cela . Victor , sous des dehors d'etre frustre et égoiste , parvient cependant à réveler l'humain en le rendant sinon meilleur , en tout cas plus heureux . L'auteur , à l'instar d'un Bukowski ou d'un Selby Jr , ne laisse pas indifférent . Tenter l'expérience Palahniuk , c'est se projeter dans un univers original , audacieux et à la " folie " contagieuse . C'est découvrir une galerie de personnages à la normalité toujours discutable . Sortes de catalyseurs à emmerdes , d'aimants à tares...

    Choke , ovni christique des temps modernes , ne vous fera peut-etre pas marcher sur l'eau mais étanchera assurément votre soif de curiosité !

    Critique de qualité ? (21 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par strummer, le 22/12/2012


    Fight Club Fight Club de Chuck Palahniuk

    Entorse à la règle, je ne lis jamais un bouquin dont j'ai vu l'adaptation. Impossible ici de dissocier Brad et Edward de Tyler. Bon ça c'est mon problème (je sais cela parce que Tyler sait cela.) l'écriture est solide, le rythme impeccable, le scénario est en béton armé, les aphorismes riment avec nihilisme c'est l'orange mécanique version 2.0.

    Critique de qualité ? (16 l'ont appréciée)


    • Livres 5.00/5
    Par greg320i, le 21/02/2014


    Fight Club Fight Club de Chuck Palahniuk

    La critique Bad Boys ! Attention mauvais garçon , méchant livre . prenez un logo -de 18 et flanquer le moi aussi sec par là !

    Ouais quoi , non sans blague, quelle ironie que j'te parle ici du Fight Club.
    Que j'doive déjà déroger à la première règle .
    Alors ramène pas ta fraise si t'aperçois qu' j'enfrain la deuxième.
    CHUT ! Sinon on peut t'castrer dans les règles de l'art. C'est pas bizarre, c'est obligatoire mon gars ! Et on l'a déjà fait...
    Car LES REGLES SONT LES REGLES! Faut les respecter dans ce livre , Le fight Club c'est tout ça:

    Un système mis en place pour contrôler le monde , l'annihiler, le détruire , le posséder, le briser, l'effacer, le neutraliser. Pour s'exprimer correct , on aura direct ta tête en premier lieu de castagne car c'est la troisième règle: il faudra SE BATTRE !
    Prouve que t'es un lecteur endurci et ose relever le défi !
    Alors lis déjà ceci petit...

    Tyler dit que c'est rien que d'la branlette de chercher à s'améliorer dans la société (alors lâche ton Warcraft hein). Même que l'autodestruction est sans doute la solution; bon si t'a pigé ça t'est dans le bon. Continuons .

    Assimilez les premier degrés de vicissitude , d'attitudes politiquement incorrect mon pote ? Alors viens par là que j't'apprenne le savon par le cours de biologie .
    Fight Club c'est cela aussi : chimie poussé-ou comment fabriquer ta propre T.N.T- et l'extrémisme du terrorisme .
    Héé! NON c'est pas le piratage de ta télé tsss.. rien à voir avec le râteau sur le toit pour capter + de chaines, alala faut tout leur rappeler à ces novices .

    Bref, dans notre club tu va passer de sales quart d'heure , tu d'viendra bourreau mon beau , note que t'en voudra encore toute ' façon ... C'est la première leçon.
    Prêt au combat ? Alors abrège et engage toi vissa pour le reste , si t'est pas déjà en miettes haha.
    Le monde de Tyler, ton Monde , le mien, il commence ici , demain, ou là ,maintenant, n'importe où . Tu n'est pas ton nom , tu n'est pas ton métier, T'es devenu l'esclave de ce roman mon grand !

    Choqué(e) ? Ouais, c'est vrai ?Sans blague, Sc'use la façon de parler, mais les dents en moins, la bouche troué de cicatrices et la pale figure aux yeux pochés qui assiste au résultat donné par le final de ce carnage ça peut donner ce reflet cassé, fracassé :
    - Pendant toute cette fricassée de phrases de 291 pages underground t'endure pire,, tu perdure , alors regarde plus la peinture de c'te critique spasmodique, atomique.

    Ton Fight Club ? Perdu au bord du gouffre depuis l'ouverture de ta lecture , les phrases vont éclater à ton nez, se défiler, te sauter dessus , tu l'aura voulu , tu l'aura lu, tu l'aura EU !!

    Allez Salut !

    Critique de qualité ? (14 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par claudia_tros_cool, le 21/12/2012


    Fight Club Fight Club de Chuck Palahniuk

    [ attention spoilers, cette critique peut heurter la sensibilité de ceux qui n'ont ni lu le livre, ni vu le film.]
    Lire Fight Club après avoir vu l'extraordinaire film de David Fincher, est-ce intéressant ? Pour être passée a côté du film à cause du salubre et de la violence, je me devais une autre approche et franchement je ne suis pas déçu.
    Fight Club c'est un univers à part dans lequel l'auteur nous plonge des les premières lignes. L'écriture est simple, assez fluide, Palahniuk utilise un style directe qui rappelle la violence et la confusion mentale du narrateur.
    Fight club c'est bien plus qu'une simple histoire violente, c'est une réflexion sur la société et sur la place de l'homme dans celle-ci. Le livre condamne une société de consommation, un monde au bord du chaos où l'homme n'a plus de valeur, plus rien de propre a lui même, et il vit à travers la consommation. Les gens achètent et dépensent des sommes folles pour ne plus s'ennuyer, pour se rappeler qu'ils existent mais en fait, ils ne sont rien. Alors comment être ? Selon l'incroyable Tyler Durden il faut détruire, il faut toucher le fond, l'autodestruction et la rébellion en sont la réponse.
    Tyler Durden représente par excellence l'anti-conformiste, l'anarchisme, celui qui n'a plus d'hinnibituon et qui veut faire réagir le monde plongé dans sa léthargie.
    Palahniuk aborde aussi la maladie au stade finale, sujet dur qui tend à faire réfléchir. Il n'y a que dans la mort que nous existons, il n'y a que dans la mort que l'on nous écoute, peut-être qu'au bout du compte l'auteur n'a pas tord.
    Ce livre classé dans Science-Fiction est aussi très psychologique, on le voit à travers la narration détachée un peu douteuse et la dualité du personnage de Tyler Durden. Fight club aborde la schizophrénie d'une manière époustouflante, jamais on ne pourrait s'en douter et pourtant si, Tyler Durden n'est que l'autre personnalité du narrateur. En fin de compte on réalise qu'il est a l'origine du projet chaos, du Fight club, de l'usine de savon et tout devient plus claire. La révélation est bien plus percutante quand on ne la connaît pas, cependant le livre m'a permit de capter l'essence même du film ( très très fidèle au livre d'ailleurs) ainsi que l'œuvre de Palhaniuk.
    C'est un livre qui se lit très vite, aucun complexité, cependant deux choses m'ont déplus :
    La narration très détaché, très impersonnelle, trop fade qui est la même dans le film avec la voix-off, rien a faire je ne peux pas m'y faire, pourtant je sais qu'elle est la pour marquer la dualité du personnage.
    La fin ne m'a pas vraiment plu. elle ne laisse pas vraiment supposer que Tyler est mort ni qu'il est vivant, il est comme en Stand-By dans une sorte de paradis psychédélique étrange. De ce côté la, le film est bien mieux.
    Sinon c'est un livre à livre en ayant ou pas vu le film !

    Critique de qualité ? (11 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par Suny, le 22/06/2012


    Fight Club Fight Club de Chuck Palahniuk

    À mon avis, ce livre perd beaucoup de son intérêt si on a déjà vu le film, qui est son adaptation quasi exacte, parfois au mot près. C’est tout à l’honneur de son réalisateur, mais c’est malheureux pour le lecteur… enfin, pour moi, en tout cas. Je pense que j’aurais absolument adoré ce livre si je n’avais pas déjà vu le film (au moins deux ou trois fois, d’ailleurs). Son principal intérêt est l’histoire, la rencontre entre le narrateur (dont je ne me rends compte que maintenant qu’on n’apprend jamais le nom, ou alors je l’ai zappé) et Tyler, cet être charismatique aux idées saugrenues et aux ambitions… chaotiques. Mais aussi la surprise de la fin (qui n’a donc pas été une surprise pour moi), l’atmosphère de cette histoire, la plongée dans l’esprit torturé des personnages, dans leur descente aux enfers, dans ce monde en train de se casser la figure et se sombrer dans une violence froide et calculée.
    Mais tout le long du livre je n’ai fait que me rejouer le film dans la tête, impossible de visualiser les personnages et les lieux à ma façon, et ça m’a gâché mon plaisir.

    Objectivement, pas une mauvaise lecture, donc, mais inutile si on a déjà vu l’adaptation cinématographique…


    Lien : http://mariounette.free.fr/wordpress2/?p=378

    Critique de qualité ? (11 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par Philemont, le 01/07/2010


    Fight Club Fight Club de Chuck Palahniuk

    Un jeune homme, le narrateur, dont on ne connait jamais le nom, a tout pour être heureux : un travail dans une société d’assurances, un bel appartement, des journées parfaitement réglées. Seulement voilà, il s’ennuie dans cette routine, jusqu’à en perdre le sommeil. Sa thérapie il la trouve d’abord dans les groupes de soutien aux malades en fin de vie. Mais quand Marla Singer, une jeune femme complètement paumée, droguée et suicidaire semble vouloir participer aux mêmes groupes que lui, il est à nouveau victime d’insomnies. Il se tourne alors vers Tyler Durden, un jeune homme révolté et nihiliste qu’il rencontre par hasard. Avec lui il crée le Fight Club, un groupe d’hommes dans lequel les participants se battent à mains nues, jusqu’à l’autodestruction…

    Premier roman de Chuck PALAHNIUK, Fight Club est une critique acerbe de notre société de consommation, dans laquelle les hommes ne sont que des pions et qui n’ont d’autres solutions pour se sortir de ce marasme que de se révolter. C’est donc l’anarchie dans ce qu’elle a de plus brut que prône le trio de personnages, le Fight Club n’étant qu’une première étape, individuelle, vers un nouvel ordre, collectif celui-là, baptisé Projet Chaos. La destruction est-elle véritablement une solution ? Aucune réponse à cette question n’est donnée clairement dans le roman ; est toutefois suggéré le fait qu’il s’agit d’une voie royale vers la folie et les troubles dissociatifs de l’identité.

    A cette thématique effroyable est associée une écriture brutale, toute en phrases courtes, images chocs, ellipses et flashbacks. Elle est particulièrement efficace pour mettre en valeur le malaise des trois protagonistes et contribuera à faire de ce roman une lecture qui ne pourra laisser indifférent. Elle contentera à coup sûr les amateurs de l’adaptation cinématographique de David Fincher, qui y trouveront même une violence encore plus extrême. Quant aux autres lecteurs ils sont désormais prévenus de la nature de l’oeuvre.

    Critique de qualité ? (11 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par johnowen9, le 23/02/2014


    Monstres invisibles Monstres invisibles de Chuck Palahniuk

    Un livre impossible à résumer, d'une forme intrigante et originale, comme un magazine de mode. Palahniuk est, comme à son habitude, dans le noir, le cynique, le déjanté et le morbide. Le tout est parfois sans queue ni tête, improbable, onirique et même parfois impossible... c'est dommage, mais ce n'est pas grave, tant la critique de la mode, de la "société de la beauté" et de la chirurgie plastique est acerbe et virulente, sèche, mais surtout masquée par un récit intelligent, aux nombreux twists, mais malheureusement parfois trop répétitif.

    Critique de qualité ? (9 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par Jahro, le 08/03/2013


    Peste Peste de Chuck Palahniuk

    Chuck Palahniuk écrit avec ses pieds, ses récits marchent sur la tête, mais n’ayez crainte, lui l’a bien sur les épaules. Peste est une sorte de condensé de son œuvre passée, un patchwork d’idées déjà développées mais cette fois assemblées en un tout foutraque et solide, un délire rigoureux. Une folie sous contrôle.
    Le familier aura pourtant tôt fait de se repérer dans la nébuleuse. Il y retrouvera le nihilisme survolté de Fight club, l’exploitation sentimentale de Choke, la trash-attitude de Monstres invisibles, l’indestructible foi en soi de Survivant. Mais aussi de nouvelles trouvailles, de l’anecdote innocente à la glaçante, vertigineuse théorie métaphysique.

    Jamais l’auteur n’avait autant ressemblé à son ainé Philip K. Dick. On pouvait croire à un repos du brave, à une fantaisie de mi-carrière – se dire qu’il avait pris ses précautions en installant son récit dans un futur proche, du genre qui autorise tous les glissements. Mais non. Pour ne jamais perdre son lecteur, pour étouffer sa méfiance, il décortique, structure, répond à chaque question subite dans les phrases qui suivent, bâtissant graduellement une thèse hallucinante et nette, un château de cartes instable mais droit. Et s’offre même le luxe de conclure sur un dernier argument décisif.
    Son roman a la forme d’une enquête, un recueil de témoignages après faits qui ne déparerait pas dans les grilles de Planète ou d’Arte. Les protagonistes se rejoignent puis s’opposent, se tempèrent, s’évitent, et à travers eux un décor se dessine, l’intrigue s’épaissit et les pensées fusent.

    Palahniuk est le même, en différent. Plus mature, moins sanguin, dans l’écart moins tranchant et cependant plus serein. De digressions en ellipses, de réflexions en twists, il tisse sa toile, faisant de nous des proies qu’il retient jusqu’au générique de fin. Vivement une sortie en salles.

    4/5

    Critique de qualité ? (8 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par fabdelavega, le 21/01/2013


    Snuff Snuff de Chuck Palahniuk

    Comme beaucoup j'ai découvert Chuck Palahniuk à travers l'adaptation cinématographique de son roman « Fight Club ». Je cherchais un roman décalé, choquant qui sorte de l'ordinaire. J'ai donc hésité entre un "Charles Bukowski, Irvine Welsh et Chuck. Et me voici avec "Snuff" dans les mains.
    Je ne sais pas si c’est le roman, que je devais lire en premier, pour me faire une idée de son talent. Car je n'ai pas été emballé.
    L'histoire se passe dans les coulisses d'un gangbang ou s'entrecroise quatre personnages : trois hommes en "attente" au milieu d'une pièce en compagnie de six cents hommes, des chips, une odeur de crème a bronzé, de transpiration et de pisse, et une femme “Sheila” qui dirige “la scène” avec son marqueur et son chrono. L'actrice principale "Cassie Wright" est peu présente, à part quelques flashback de Sheila en sa compagnie, avant le gangbang et diverses anecdotes hollywoodiennes sans grands intérêts. Comme on peut si attendre les mots sont crus, vulgaire et les situations parfois ennuyeuses. Difficile, il est vrai, de faire un roman sur un tel sujet, on suit l'histoire sans vraiment s'intéresser en attendant un dénouement inattendu, mais malheureusement il ne viendra jamais.
    Je referme ce livre, un peu déçu. Était-il nécessaire d'écrire ce livre ?
    Je me dis que si ce roman avait été celui d'un inconnu, il serait vite tombé dans l'oubli. Mais, j'accorde une seconde chance à l'auteur de me faire découvrir son univers avec un de ses précédents succès, certainement plus intéressant.

    Critique de qualité ? (8 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par Woland, le 26/12/2007


    Berceuse Berceuse de Chuck Palahniuk

    Lullaby

    Traduction : Freddy Michalsky



    Quel drôle de petit roman ! Il part d'une intrigue fantastique : une berceuse qui, chantée à n'importe qui, petit ou grand, a le pouvoir de l'endormir à jamais, pour entraîner son lecteur dans une critique plutôt sombre des Etats-Unis - et, de façon générale, de la société de consommation.

    Y croit-on ou pas ? Moi, hélas ! je ne suis pas parvenue à y croire.

    A vrai dire, le lecteur est très vite désorienté. A l'origine, il a choisi ce livre parce que l'histoire de la berceuse maléfique et de la quête qui allait s'en suivre le tentait. Mais quand les événements et les personnages partent dans tous les sens, il a beaucoup de mal à se maintenir à leur hauteur.

    Pour y parvenir, mieux vaut peut-être considérer ce roman comme un conte, une fable moderne, dont les personnages - Helen, le narrateur, Mona et Oyster, cette espèce de succédané baroque et vicieux du Christ en personne - sont des symboles et non des êtres vivants.

    Là où ça achoppe, c'est quand on se demande : "Oui, mais que symbolisent-ils, justement ?"

    J'avoue n'avoir pas saisi pleinement où voulait en venir l'auteur. Je le regrette et je ne désespère pas qu'un jour, peut-être ... ;o)

    Critique de qualité ? (8 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par Coriolis, le 10/07/2014


    Fight Club Fight Club de Chuck Palahniuk

    Le Fight Club ou Club La Cogne est un rassemblement clandestin d'hommes insatisfaits de leurs vies et de l'existence en général. Il se propage comme une pieuvre étendant ses tentacules sur le territoire américain et tente de juguler l'american way of life. Chaque fin de semaine, des individus de tous milieux se retrouvent pour donner des coups et surtout en prendre. Parce-que la douleur les rend vivants. Ils sont tous égaux au club avec pour uniques armes leurs poings et leurs pieds nus. Là, en meurtrissant les chairs de leurs adversaires, ils soulagent leur haine. Et les coups, bleus, plaies, sutures, dents perdues deviennent alors des trophées de la guerre qu'ils mènent secrètement contre eux-mêmes. Tyler Durden est celui qui est à l'origine du Fight Club. Tour à tour projectionniste, fabricant de savon, serveur, il exerce ces différentes professions dans une totale anarchie et ne respecte ni la bienséance ni le travail bien fait. Quand il n'intercale pas des scènes pornos sur la pellicule d'un film familial, il éternue ou urine sans vergogne dans l'assiette de Monsieur et Madame de... . Un vrai petit farceur ce Tyler qui manie la nitroglycérine comme un ado sa console de jeux. D'ailleurs, c'est dans le même esprit blagueur qu'il a collé un revolver au fond de la gorge du narrateur et s’apprête à faire sauter un immeuble (des fois que le revolver ne suffise pas, deux précautions valent mieux qu'une!). Vous dire comment ils en sont arrivés là est interdit car « la première règle du Fight Club est qu'on ne parle pas du Fight Club ». Fight Club récompensé aux Etats-Unis en 1996 par le prix de la Pacific Northwest Booksellers est le premier roman de Chuk Palahniuck. Portée par des personnages singuliers dont Tyler Durden en tête en « gourou anarchiste » suivi d'un narrateur désabusé et insomniaque ou encore de la cynique Marla, cette œuvre allie noirceur, violence et grande originalité. Si l'écriture fragmentée peut parfois sembler déconcertante, les thèmes abordés et l'intrigue valent que l'on plonge dans ce roman quitte à s'y noyer un peu. Adapté au cinéma en 1999 par David Fincher et magnifié par un Edward Norton au sommet de son art, Fight Club peut être perçu comme le cri libertaire d'une génération refusant le formatage et les normes sociétales. Le cri d'êtres qui n'exprime leur colère que par les coups.

    Critique de qualité ? (7 l'ont appréciée)


    • Livres 5.00/5
    Par JacobBenayoune, le 30/10/2013


    Fight Club Fight Club de Chuck Palahniuk

    C'est un roman qui vous frappe d'un coup de poing et bouleverse vos idées reçues.
    Je suis de ceux qui ont vu le film avant de lire le roman. Aucune crainte! Le roman garde toujours sa valeur et même les lecteurs à qui importe beaucoup la fin d'un roman, je leur annonce qu'il y a une différence avec l'adaptation. Dans le roman, aussi, il y a plus de détails et d'autres idées qu'on ne trouve pas dans le film.
    Fight Club est un roman subversif. Un roman qui anéantit toutes les conventions communes auxquelles s'attacherait un homme ordinaire, strictement ordinaire, et qui remet en question l'ordre des choses. Un roman au style direct, sans artifice. L'ordre des événements est perturbé (comme le personnage).
    C'est "l'anti-ça-va-pas-la-tête". Tout est possible et permis du moment que ce vieux monde est devenu ce qu'il est. La vie est fragile, pourquoi y tenir? Peut-être aussi que la seule chose à laquelle on peut tenir c'est le fight club....et l'amour de Marla.

    Critique de qualité ? (7 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par Chaplum, le 09/02/2013


    Survivant Survivant de Chuck Palahniuk

    Tender Branson a été élevé dans une secte religieuse dont un des grands principes était la délivrance, le suicide plutôt que de devoir renoncer à sa foi. Aujourd’hui, il est l’unique survivant de l’église Creedish mais plus pour longtemps car il est seul à bord d’un boeing 747, qu’il est incapable de piloter et dont le kérosène sera bientôt épuisé. En pilotage automatique à destination de l’Australie, il décide de raconter ce qui l’a amené à détourner cet avion …

    J’avais déjà beaucoup entendu parler de Chuck Palahniuk, l’auteur de Fight Club, comme un des écrivains les plus géniaux mais les plus déjantés actuels. L’histoire de Fight Club ne m’attirait pas spécialement. J’ai choisi ce titre en particulier après avoir appris que les Suicide Girls, communauté de jeunes femmes libres qui refusent les conventions, avaient tiré leur nom de ce roman. Cela dit, le terme n’apparaît qu’au détour d’une phrase et n’éclaire absolument pas sur ce mouvement, mais bon.

    Il est difficile de résumer ce roman et même d’en parler tant il est particulier. De par sa construction tout d’abord, car il se déroule à rebours. Les pages sont numérotées à l’envers et se décomptent. Elles commencent à la page 366 pour se terminer à la première et va du chapitre 47 au chapitre un. C’est original et la première fois que je lisais un roman utilisant un tel procédé. Il faut dire que le roman débute par la fin. Mais Survivant est également déstabilisant dans ce qu’il raconte. Il est impossible de deviner la suite des événements. Chuck Palahniuk réussit à nous transposer dans un monde qui est le nôtre, et qui pourtant nous semble complètement différent. Il nous surprend par des rebondissements inattendus, des situations cocasses et imprévisibles et surtout des personnages hors du commun.

    Avec un humour noir et cynique, l’auteur livre une critique au vitriole de la société américaine plongée dans une consommation effrénée, des dérives sectaires qu’elle engendre, de la crédulité des gens prêts à croire en n’importe quel miracle, de la manipulation des médias, et de bien d’autres maux de notre siècle. Même si le propos peut sembler déstabilisant, on ne peut que saluer la prouesse d’un écrivain atypique qui n’épargne ni son lecteur ni le monde dans lequel il vit. Je n’ai pas eu de coup de cœur pour l’histoire et les personnages ne sont pas attachants mais la dénonciation acerbe à laquelle l’auteur se prête et la folie du récit m’ont beaucoup plu. Être entrainé dans un récit sans deviner quelle direction il va prendre ni quelle invention l’auteur va pouvoir tirer de son imagination est rare et appréciable en littérature.

    Je n’en ai pas fini avec les livres de cet auteur qui n’a pas froid aux yeux.


    Lien : http://www.chaplum.com/survivant-de-chuck-palahniuk-7434

    Critique de qualité ? (7 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par MissAlfie, le 04/01/2013


    Snuff Snuff de Chuck Palahniuk

    Chuck Palahniuk dresse un portrait de personnages que l'industrie du porno a complètement bousillé. Pourquoi Cassie Wright est devenue actrice de porno ? Pourquoi ce projet débile ? Pourquoi ces trois hommes sont-ils là ? Pourquoi la régisseuse accompagne-t-elle le projet ? Tous les personnages ont une histoire derrière le porno et c'est cela que Chuck Palahniuk cherche à décrire. Et derrière tout ça, c'est un pan de la société américaine qu'il décrit, tant urbaine que profondément rurale. De ce côté, c'est réussi même si, même remarque que précédemment, on peut regretter que cette description ne soit pas plus longue, plus approfondie. Il n'empêche que Snuff est un très bon roman, court et rythmé. L'auteur tient son lecteur en haleine de bout en bout en changeant sans cesse de point de vue et de personnage.


    Lien : http://croqlivres.canalblog.com/archives/2012/12/17/25667275.html

    Critique de qualité ? (7 l'ont appréciée)




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