Critiques de Chuck Palahniuk


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    • Livres 4.00/5
    Par lehane-fan, le 10/11/2011


    Choke Choke de Chuck Palahniuk

    Choke , sorte de bon petit diable qu'aurait imaginé une Comtesse de Ségur sous acides !

    Palahniuk , je l'ai tout d'abord découvert a travers ses adaptations cinématographiques . Fight Cub auquel j'accordais facilement 4 crepes beurre sucre , systeme de notation exclusivement usité par le Breton de base , gavé de chouchen , mais en passe de révolutionner le systeme de cote mondial ! Puis vint l'heure de visionner Choke : 2 crepes mayo nutella au compteur : moyennement apprécié donc...C'est pourtant courageusement et faisant fi de cette impression mitigée que je décidais de réitérer l'expérience scripturale .

    Au premier abord , il est plutot difficile de résumer une oeuvre d'une telle densité . Au second également...
    Victor est un personnage complexe . Complexe de par l'éducation reçue , étant enfant , d'une mere qui lui a appris à casser tous les codes sociaux possibles et inimaginables .
    Aujourd'hui , ses journées ne tendent plus que vers un but , récolter le plus d'argent possible afin d'assurer à sa man-man , désormais internée pour cause de folie furieuse , la possibilité de délirer en toute tranquillité dans cet établissement sélect coté 4 entonnoirs au guide zinzin .
    Pour ce faire , tous les moyens sont bons ! Le légal qui lui permet d'assurer son role de figurant peu prestigieux dans un musée vivant . Le plus discutable : écumer les restaurants , simuler l'étouffement ( choke ) pour , finalement , etre sauvé par une bonne ame préalablement choisie en fonction du prometteur parfum friqué qu'elle dégage , s'aliener ce désormais bienfaiteur afin d'en soutirer le plus d'argent possible pour couvrir les frais médicaux maternels...Regle d'or : ne jamais manger deux fois dans le meme resto ! Probleme d'argent , certes , auquel viennent se greffer deux autres menues complications : une légere addiction au sexe ! Sa devise : tout le temps et partout . Assouvir une pulsion , ne pas s'attacher . Heureusement , "Coco " Denny , son pote , également " sex addict " , collectionnant des pierres à ses heures perdues , n'est jamais bien loin pour l'épauler...
    Dernier souci et non des moindres , résoudre ce satané probleme identitaire , coté paternel , en tentant de faire parler une mere qui ne le reconnait plus . Sinon , tout va bien...

    Palahniuk a l'art de décrire un joyeux bordel avec des mots simples . Des phrases courtes empreintées à l'américain moyen qui permettent une identification immédiate . Certes , le propos , tout comme les propos , peuvent paraitre crus , faciles mais la finalité est beaucoup plus complexe que cela . Victor , sous des dehors d'etre frustre et égoiste , parvient cependant à réveler l'humain en le rendant sinon meilleur , en tout cas plus heureux . L'auteur , à l'instar d'un Bukowski ou d'un Selby Jr , ne laisse pas indifférent . Tenter l'expérience Palahniuk , c'est se projeter dans un univers original , audacieux et à la " folie " contagieuse . C'est découvrir une galerie de personnages à la normalité toujours discutable . Sortes de catalyseurs à emmerdes , d'aimants à tares...

    Choke , ovni christique des temps modernes , ne vous fera peut-etre pas marcher sur l'eau mais étanchera assurément votre soif de curiosité !

    Critique de qualité ? (14 votes positifs)


    • Livres 3.00/5
    Par Philippe67, le 19/10/2011


    Fight Club Fight Club de Chuck Palahniuk

    "Première règle : on ne parle pas du fight club"
    Je ne dirai donc que : lisez le.

    Critique de qualité ? (13 votes positifs)


    • Livres 4.00/5
    Par Philemont, le 01/07/2010


    Fight Club Fight Club de Chuck Palahniuk

    Un jeune homme, le narrateur, dont on ne connait jamais le nom, a tout pour être heureux : un travail dans une société d’assurances, un bel appartement, des journées parfaitement réglées. Seulement voilà, il s’ennuie dans cette routine, jusqu’à en perdre le sommeil. Sa thérapie il la trouve d’abord dans les groupes de soutien aux malades en fin de vie. Mais quand Marla Singer, une jeune femme complètement paumée, droguée et suicidaire semble vouloir participer aux mêmes groupes que lui, il est à nouveau victime d’insomnies. Il se tourne alors vers Tyler Durden, un jeune homme révolté et nihiliste qu’il rencontre par hasard. Avec lui il crée le Fight Club, un groupe d’hommes dans lequel les participants se battent à mains nues, jusqu’à l’autodestruction…

    Premier roman de Chuck PALAHNIUK, Fight Club est une critique acerbe de notre société de consommation, dans laquelle les hommes ne sont que des pions et qui n’ont d’autres solutions pour se sortir de ce marasme que de se révolter. C’est donc l’anarchie dans ce qu’elle a de plus brut que prône le trio de personnages, le Fight Club n’étant qu’une première étape, individuelle, vers un nouvel ordre, collectif celui-là, baptisé Projet Chaos. La destruction est-elle véritablement une solution ? Aucune réponse à cette question n’est donnée clairement dans le roman ; est toutefois suggéré le fait qu’il s’agit d’une voie royale vers la folie et les troubles dissociatifs de l’identité.

    A cette thématique effroyable est associée une écriture brutale, toute en phrases courtes, images chocs, ellipses et flashbacks. Elle est particulièrement efficace pour mettre en valeur le malaise des trois protagonistes et contribuera à faire de ce roman une lecture qui ne pourra laisser indifférent. Elle contentera à coup sûr les amateurs de l’adaptation cinématographique de David Fincher, qui y trouveront même une violence encore plus extrême. Quant aux autres lecteurs ils sont désormais prévenus de la nature de l’oeuvre.

    Critique de qualité ? (6 votes positifs)


    • Livres 4.00/5
    Par Luniver, le 23/10/2011


    Fight Club Fight Club de Chuck Palahniuk

    Le narrateur est un américain moyen tout ce qu'il y a de plus banal : un bon emploi, un appartement qu'il aménage soigneusement. Il souffre cependant d'insomnies sévères. Son médecin, agacé par ses plaintes, lui conseille pour comprendre ce que c'est la véritable souffrance d'aller voir des groupes de soutien pour des maladies graves. Il devient accro à ces moments de détresse, et ses insomnies disparaissent. Lorsqu'il remarque qu'une femme, Marla, a le même comportement que lui, il lui propose de se partager les groupes. Ces insomnies reprennent alors.

    Il finit par croiser le chemin de Tyler, et s'installe chez lui, son appartement ayant été totalement détruit dans une explosion. Lassés par le monde matérialiste, ils créent le fight club, lieu où les gens peuvent venir se battre à mains nues pour tout oublier. Un peu plus tard, ce mouvement devient le projet Chaos, mouvement nihiliste qui tente d'ébranler les bases du monde.

    L'écriture est simple, les phrases sont brèves et percutantes. Fight Club est un bon livre qui nous fait réfléchir sur l'existence que l'on mène, et nous force à nous demander si la vie qu'on s'est choisie a vraiment du sens.

    Critique de qualité ? (5 votes positifs)


    • Livres 4.00/5
    Par muet-comme-un-carpe-diem, le 26/07/2009


    Choke Choke de Chuck Palahniuk

    Choke de Chuck Palahniuk est à mon sens un ovni littéraire. Je n'avais jamais lu quelque chose de semblable. Après le film You kill me où un tueur à gage d'un gang polonais de Buffalo cotoie les alcooliques anonymes pour essayer de retrouver la possibiilité de descendre autre chose que des bouteilles, lire le récit de Victor Mancini fait considérer que finalement l'assassin professionnel était plutôt sain de corps et d'esprit en comparaison. Raconter ce livre tient de la gageure et c'est la force de l'écriture de Palahniuk de donner une cohérence à ce qui pourrait paraître de prime abord un flirt permanent avec la folie et le non sens - et pour cause - grâce à une écriture qui sait passer de la liste au récit selon les besoins de l'histoire.

    En effet, Victor suit au sein voire aux seins des sexooliques anonymes une thérapie pour venir à bout de ses comportements sexuels compulsifs. Mais cette lutte contre cette addiction interlope n'est finalement qu'un problème parmi d'autres puisque dans le même temps où il s'efforce de noter toutes ses expériences passées pour mettre à jour ce qui est à la source de sa maladie, il va devoir trouver de quoi financer l'hospitalisation de sa mère qui n'a plus toute sa tête et s'avère incapable de reconnaître son propre fils.

    Son salaire de figurant dans le musée vivant de la colonie de Dunsboro où il interprète le rôle d'un serviteur irlandais sous contrat au 18ème siècle en charge du poulailler n'étant pas suffisant élevé pour s'acquitter des factures astronomiques de la résidence St Anthony où est soignée sa mère, Victor arrondit ses fins de mois à l'aide d'un stratagème à couper le souffle si je puis dire.

    S'appuyant sur le désir de tout un chacun de donner un sens à sa vie, de devenir un héros, Victor Mancini feint de s'ettouffer dans un restaurant différent tous les soirs ou presque. Ses "sauveurs" après lui avoir appliqué la technique de Heimlich ne savent pas s'empêcher dans la majorité des cas de continuer à prendre des nouvelles de celui à qui ils pensent avoir éviter l'asphyxie et n'hésitent pas le plus souvent à lui délivrer lorsque Victor leur demande un chèque substantiel pour faire face à de prétendus soucis passagers. Ils le font d'autant plus facilement que cela entretient à leurs yeux l'illusion qu'ils sont utiles, importants.

    Parallèlement, il lui faut également accompagner les solutions complètement farfelues que son meilleur ami Denny met successivement en branle pour résister aux tentations répétées de la veuve poignet : se mettre en infraction systématique avec le règlement du musée vivant qui interdit tout anachronisme afin de se retrouver quotidiennement au pilori puis lorsqu'il en aura été licencié, accumuler dans la maison de Victor les pierres qu'il transporte emmaillotées dans une couverture rose pour les faire passer pour des nourrissons. Cette frénésie à entreposer les pierres qui fait ressembler la maison à la partie basse d'un sablier finira par s'arrêter lorsque Denny en vient à marcher dans les pas du facteur cheval pour transporter ses pierres dans un terrain vague et y bâtir ce qui pourrait "être n'importe quoi".

    Ceci tout en endossant successivement tous les rôles que veulent lui attribuer sa mère et les femmes qui sont internées avec elle afin de soulager leurs délires. Cette attitude quasi christique de Victor est systématiquement contrebalancée par de nouvelles aventures sexuelles avec des femmes tout aussi barrées que lui où il lui tient à coeur de n'éprouver aucun sentiment sauf peut-être avec l'étrange doctoresse Paige Marschall. Certaines scènes sont à se tordre de rire ou de consternation.

    Pour corser le tout le voilà qui plus est atteint d'une occlusion intestinale contractée dans des conditions aussi folles que le reste de sa vie.

    Si quelques pages de ce roman inclassable mettent le feu aux joues ce n'est pas toujours, loin s'en faut, pour les raisons que la maladie de Victor pourrait laisser imaginer car Chuck Palahniuk jalonne ce récit de propos qui oscillent entre la tentation du nihilisme et le désir de donner du sens à l'existence. La chute du livre ne vous apparaîtra pas si imprévisble que cela si vous avez lu ou vu l'adaptation cinématographique de Fight club avec Brad Pitt qui a lui aussi été écrit par Chuck Palahniuk.

    Si vous désirez lire un roman plus conventionnel - encore que - où le geste d'Heimlich a également son importance, je vous recommande Nid de poulets d'Ed Mc Bain


    Lien : http://muet-comme-un-carpe-diem.over-blog.com/article-11868870.html

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    • Livres 0.00/5
    Par thracinee, le 12/01/2009


    A l'estomac A l'estomac de Chuck Palahniuk

    J'ai découvert Chuck Palahniuk grâce au film Fight Club. Voulant vérifier si l'univers du film correspondait au roman, je me suis empressée de découvrir cet écrivain. Ma première rencontre livresque fut Berceuse. J'y retrouvais l'univers dépeint dans le film de David Fincher. Loin d'être déçue, je décidai de lire d'autres romans de cet auteur.

    J'ai plongé littéralement dans l'histoire d'A l'estomac. J'aurais pu le lire d'une traite si mes yeux n'avaient pas souffert de légers picotements au bout de 150 pages. Outre le style, j'ai apprécié le jeu des identités. Dans le premier chapitre, l'identité des protagonistes n'est pas révélée, seuls des surnoms les qualifient : le Chaînon Manquant, Miss America, Saint Descente de Boyaux, Duc des vandales... l'origine de ces surnoms apparaît peu à peu.

    Si je devais qualifier les romans de Chuck Palahniuk, j'utiliserais les termes sarcastique et provoquant. Les situations extrêmes dans lesquelles il place ses personnages peuvent déranger, voire choquer. A ce titre, ce n'est pas un auteur à mettre entre toutes les mains. Cela étant, il reste un de mes auteurs privilégiés actuels.


    Lien : http://thracinee.blogspot.com

    Critique de qualité ? (5 votes positifs)


    • Livres 3.00/5
    Par Woland, le 26/12/2007


    Berceuse Berceuse de Chuck Palahniuk

    Lullaby

    Traduction : Freddy Michalsky



    Quel drôle de petit roman ! Il part d'une intrigue fantastique : une berceuse qui, chantée à n'importe qui, petit ou grand, a le pouvoir de l'endormir à jamais, pour entraîner son lecteur dans une critique plutôt sombre des Etats-Unis - et, de façon générale, de la société de consommation.

    Y croit-on ou pas ? Moi, hélas ! je ne suis pas parvenue à y croire.

    A vrai dire, le lecteur est très vite désorienté. A l'origine, il a choisi ce livre parce que l'histoire de la berceuse maléfique et de la quête qui allait s'en suivre le tentait. Mais quand les événements et les personnages partent dans tous les sens, il a beaucoup de mal à se maintenir à leur hauteur.

    Pour y parvenir, mieux vaut peut-être considérer ce roman comme un conte, une fable moderne, dont les personnages - Helen, le narrateur, Mona et Oyster, cette espèce de succédané baroque et vicieux du Christ en personne - sont des symboles et non des êtres vivants.

    Là où ça achoppe, c'est quand on se demande : "Oui, mais que symbolisent-ils, justement ?"

    J'avoue n'avoir pas saisi pleinement où voulait en venir l'auteur. Je le regrette et je ne désespère pas qu'un jour, peut-être ... ;o)

    Critique de qualité ? (5 votes positifs)


    • Livres 5.00/5
    Par michaels, le 23/09/2010


    Peste Peste de Chuck Palahniuk

    Un pur régal ! Ce livre est de la dynamite ! Déjà le style est singulier et atypique ! Palahniuk nous ouvre les portes d'un monde glauque et bien crade par l'intermédiaire de témoignages parfois farfelues, parfois controversés...
    C'est aussi cette capacité chez l'auteur à faire parler une multitude de personnages de manières bien distinctes qui m'a complétement enthousiasmé !
    Peste est un mélange aussi de genre incroyable. Un genre d'"Urban SF" où se mêle l'horreur et donc le fantastique car s'il est question de morsures, de diurnes et de nocturnes, il y a aussi cette histoire de voyages dans le temps et de transferts qui pousse directement le roman dans la science-fiction.
    Vous aurez compris en lisant "Peste", vous risquez de vous embarquez dans un étrange périple ! Et pour sûr, vous n'en sortirez pas indemne mentalement !

    Critique de qualité ? (4 votes positifs)


    • Livres 2.00/5
    Par marcanciel, le 17/05/2010


    Fight Club Fight Club de Chuck Palahniuk

    Bon! Déjà, ça commence mal! Avec un nom pareil, on prend un pseudo quand même! Jamais il aura pensé au pauvre gars qui va devoir faire une critique de son bouquin lui!!!!!! Résultat: j'ai pas fini de galérer à recopier son nom à coucher dehors!!!!! Du coup vais faire la critique de son bouquin en étant mal luné!!! C'est très intelligent, ça je vous jure!!! Bon ben du coup moi je vais faire sa critique en boycottant totalement son nom. Au moins je suis tranquille!


    Lien : http://marcanciel.over-blog.fr/article-fight-club-de-chuck-palahniuk-49624071...

    Critique de qualité ? (4 votes positifs)


    • Livres 5.00/5
    Par johaylex, le 09/08/2011


    Fight Club Fight Club de Chuck Palahniuk

    Essentiel: le monde n'est plus le même après l'avoir lu. On peut ne pas adhérer au propos, mais il a au moins le mérite d'exister et d'être porté par une écriture très pêchue.
    Entouré d'objets, nous devenons des objets: détruisons les objets...détruisons-nous !

    Critique de qualité ? (3 votes positifs)


    • Livres 5.00/5
    Par Happy, le 07/04/2010


    Fight Club Fight Club de Chuck Palahniuk

    Ce livre ... magnifique ! C'est un appel à la rébellion.
    Quand on lit ça, on se dit « En fait, rien n'a d'importance »
    Oui, en quelque sorte.
    L'écriture est spéciale, le livre est spécial, en bref, génial.
    Je me souviens d'une fin assez.... spéciale, également : à lire !

    Critique de qualité ? (3 votes positifs)


    • Livres 3.00/5
    Par tulisquoi, le 07/11/2009


    Le Festival de la couille et autres histoires vraies Le Festival de la couille et autres histoires vraies de Chuck Palahniuk

    Pour qui aime Chuck Palahniuk et ses romans déjantés, il nous démontre que finalement ses livres restent quand même en dessous de la réalité.

    On a dans ce livre 23 petites histoires qui commencent comme des sortes de mini-reportages sur des aspects ahurissants de l'Amérique d'aujourd'hui, puis on rentre dans des aspects plus intime sur la vie de Palahniuk lui-même. Au passage, on a aussi des rencontres très intéressante avec des personnages comme Marylin Manson.

    Au final, on se dit que tout cela ne peut pas être vrai, qu'il a dû en rajouter un peu pour faire quelque chose de plus croustillant, mais il semblerait que non.

    On a donc encore quelques bons romans en perspectives...


    Lien : http://www.tulisquoi.net/le-festival-de-la-couille-chuck-palahniuk

    Critique de qualité ? (3 votes positifs)


    • Livres 2.00/5
    Par bibliophage, le 08/08/2009


    Choke Choke de Chuck Palahniuk

    En quelques mots : cruel, déjanté, sexoolique (la comparaison des cabines de toilettes en avion est succulente... ;-)), triste, subversif...

    Critique de qualité ? (3 votes positifs)


    • Livres 3.00/5
    Par Alienor, le 23/01/2009


    A l'estomac A l'estomac de Chuck Palahniuk

    Vingt-trois personnes intriguées par la même annonce décident d’y répondre, et se retrouvent plongées en enfer. Vingt-trois écrivains en herbe qui s’imaginent avoir trouvé l’occasion de se consacrer uniquement à l’écriture durant trois mois, isolés du monde, et qui vont en fait être enfermés, privés de tout, y compris des besoins de première nécessité.

    Voilà un bien étrange roman ! Les nouvelles qui le constituent, par lesquelles nous découvrons qui sont les héros de cette histoire, sont tout simplement terrifiantes et propres à donner la nausée. Certaines sont même difficiles à lire, tant elles s’inscrivent dans l’unique registre de la scatologie. C’est gore, dégoûtant… et pourtant si bien raconté qu’on ne peut lâcher ce livre.
    Je suis plus réservée sur le sens de la démarche de l’auteur, le message qu’il a voulu délivrer. L’homme est ici au premier sens du terme un loup pour son prochain, et le geôlier n’est finalement pas le personnage le plus horrible de cette histoire. Le comportement et les réactions de ces êtres humains sont souvent peu crédibles, car n’ayant en fait plus grand-chose d’humain. Ce sont eux qui se privent de chauffage, de nourriture, d’eau…et tout cela dans l’espoir que cette aventure fera d’eux des gens célèbres !
    Quelle est la morale de tout cela ? Pourquoi les victimes finissent-elles par devenir leur propre bourreau ? Tout cela n’est pas très clair et me laisse sur une impression mitigée. Je dirais presque me laisse sur ma faim, mais ce serait un trait d’humour douteux.


    Lien : http://tassedethe.unblog.fr

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    • Livres 3.00/5
    Par le_Bison, le 30/01/2012


    Survivant Survivant de Chuck Palahniuk

    Je vais vous raconter une drôle d’histoire sur les Creedish.

    Ne me dites-pas que vous n’avez jamais entendu parler de cette communauté ?

    Non ?

    Bon OK, je reprends depuis le début.

    A l’origine de l’humanité, il y avait un gars qui se prénommait Adam et une nana dont j’étais trop bourré pour me souvenir de son nom.

    Puis plus tard, il y a eu les Amish, les Mormons, les témoins de Jéhovah et toutes ces autres bandes spirituelles avec des déguisements du siècle dernier, des chapeaux de paille et des brettelles pour tenir le futal.

    Bon, vous me suivez ?

    Alors on les oublie tous ceux-là. Trop gentils, trop mièvres, trop « Gloire à mon Seigneur », trop « Ayez pitié de moi ». En somme, trop vivant !

    Là je vous parle d’une communauté qui s’accomplit dans le suicide, à l’instar des Portes du Paradis, de Charles Manson ou du Temple Solaire. Voilà comment on peut remercier son créateur, en fusionnant tous ensemble dans une même mort.

    Il ne doit en rester qu’un !

    A l’origine il y a Adam, creedish mâle à qui on donne une épouse, creedish femelle, que l’on prénommera Biddy. C’est joli, Biddy. Ca fait presque Birdie, ça fait presque oiseau mais sans r et donc sans aile. Pas la peine de l’attacher, femme, tu ne t’envoleras point et tu te soumettras à ton gentil époux Adam.

    Adam et Biddy ont eu des enfants et c’est là que l’histoire se complique. Dans la tradition creedish, le premier fils s’appellera toujours Adam, les autres se prénommeront tous Tender, quand aux nanas, elles porteront toutes par défaut le nom de Biddy. A 17 ans, tous les Tender sont chassés de la communauté, pour devenir des genres de « femmes » de ménage ou « hommes » de maisons chez des gens bien, genre bourgeois qui planifieront quart d’heure par quart d’heure toutes vos tâches à faire pendant des décennies. Les Biddy seront mariées à un Adam, et ainsi de suite, pour des siècles et des siècles, Amen.

    Je vous avez prévenu (Non ?). L’histoire est compliquée, loufoque, surréaliste.


    Lien : http://leranchsansnom.free.fr/?p=1722

    Critique de qualité ? (2 votes positifs)


    • Livres 4.00/5
    Par baloo, le 05/10/2011


    Fight Club Fight Club de Chuck Palahniuk

    N'ayant pas été fan du film, j'ai longtemps hésité à entreprendre la lecture du livre.
    Et pourtant, l'aspect idéologie y est bien plus développé que les scènes de baston.
    Initialement, j'avais regardé le film, qui ne m'avait pas du tout conquis, un pseudo mouvement anarchiste qui organisait des tournois de baston.

    Le livre est bien plus passionnant, l'idéologie est bien plus développée, ce n'est pas un livre de scènes de combats.

    Extrait : "C'est le projet Chaos qui va sauver le monde. Un âge glaciaire culturel. Un âge des ténèbres prématurément induit. Le projet Chaos va forcer l'humanité à se mettre en sommeil ou en rémission suffisamment longtemps pour que la Terre récupère de ses maux [..]
    C'était là le but du projet Chaos, a dit Tyler, la destruction totale et immédiate de la civilisation".

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    • Livres 5.00/5
    Par grisette, le 22/06/2010


    Fight Club Fight Club de Chuck Palahniuk

    j'ai adoré ce livre mais encore plus aimée le film... bizarre d'habitude c'est l'inverse, j'aime un livre et je suis déçu par le film ( ex : je pense au parfum, mais je crois qu'il était difficile de faire mieux que le livre).

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    • Livres 3.00/5
    Par tulisquoi, le 14/03/2010


    A l'estomac A l'estomac de Chuck Palahniuk

    Palahniuk ne prend pas de gants quand il décrit les maux de notre société actuelle. C'est cru, vulgaire parfois, à la limite de l'écoeurant, mais il touche juste. En plein dedans à chaque fois.

    Dans ce roman, il se livre à un petit huit-clos qui met en scène treize paumés, venus là soi-disant pour écrire un chef-d'oeuvre, mais qui ne cherchent finalement qu'à se cacher de leur passé. Une fois à l'intérieur, plutôt que de se lancer et de tenter la moindre ligne, ils préfèrent tout bonnement endosser le costume de la victime et vont donc se laisser mourir de faim, s'entretuer, s'entredévorer afin d'offrir le meilleur récit possible de leur supposé captivité lorsqu'ils seront enfin libérés. Mais ils ne sont bien sûr captifs que de leurs propres peurs, leurs propres limites.

    (lire la suite ...)


    Lien : http://www.tulisquoi.net/a-lestomac-chuck-palahniuk

    Critique de qualité ? (2 votes positifs)


    • Livres 5.00/5
    Par nours, le 07/09/2008


    Peste Peste de Chuck Palahniuk

    "Chuck Palahniuk est une des figures majeures de la littérature américaine contemporaine : l'univers noir et extrême de ses romans, parfois portés avec succès à l'écran comme Fight Club, ont fait de lui un auteur culte.
    (...)
    Dans ce roman, sorte d'éloge funèbre chanté par un choeur composé d'amis, de voisins (...), Palahniuk explore les tréfonds de la vie moderne (...). Evangile subversif et grotesque où le rire donne la réplique à l'horreur, Peste décrit un monde qui marche sur la tête, où la vie est à mourir d'ennui et la mort positive et créatrice."

    Critique de qualité ? (2 votes positifs)


    • Livres 5.00/5
    Par johaylex, le 09/08/2011


    Choke Choke de Chuck Palahniuk

    Plus peut-être que "fight club", c'est le roman à lire de Chuck Palahniuk. Foncez, vous ne serez pas déçus, vous me remercierez sans doute ;)

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