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Critiques de Chuck Palahniuk


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    • Livres 4.00/5
    Par Philippe67, le 19/10/2011


    Fight Club Fight Club de Chuck Palahniuk

    "Première règle : on ne parle pas du fight club"
    Je ne dirai donc que : lisez le.

    Critique de qualité ? (76 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par ibon, le 02/11/2013


    Fight Club Fight Club de Chuck Palahniuk

    Récit vif et cruel qui, comme son nom l'indique, parle de combats. A mains nues contre son prochain. Ou avec des moyens plus conséquents contre, cette fois-ci, toute la société de consommation.

    Le catalyseur de cette réaction en chaîne est un type qui travaille passivement dans un bureau et s'ennuie aussi fermement chez lui dans son appartement, parmi des meubles standards, dans une grande ville américaine. Comme il ne parvient pas à changer les choses, qu'il ne vit que pour consommer et qu'il devient insomniaque alors il part en vacances. Sur une plage, il fait la connaissance de Tyler Durden qui va changer sa vie et celle de beaucoup d'autres.

    Palahniuk suggère l'espoir de renaissance d'un monde, le nôtre agonisant, par le moyen de l'autodestruction, le chaos. Avant, sous l'effet des pilules, chacun survit, certains se retrouvent dans des groupes de soutien pour parler de leur maladie (le cancer), mais avec le fight club, c'est le commencement du changement.

    "Le meilleur des mondes" parlait déjà des pilules qui neutralisaient les frustrations. Palahniuk, dans ce récit de science fiction, présente un autre mode opératoire pour faire évoluer l'humanité: l'anarchie.

    Le style haché, parsemé de retours en arrière, parfois illogiques, donne l'impression de lire un écrivain incohérent, sous acide, mais cela se comprend, si si, à la fin.

    Critique de qualité ? (33 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par lehane-fan, le 10/11/2011


    Choke Choke de Chuck Palahniuk

    Choke , sorte de bon petit diable qu'aurait imaginé une Comtesse de Ségur sous acides !

    Palahniuk , je l'ai tout d'abord découvert a travers ses adaptations cinématographiques . Fight Cub auquel j'accordais facilement 4 crepes beurre sucre , systeme de notation exclusivement usité par le Breton de base , gavé de chouchen , mais en passe de révolutionner le systeme de cote mondial ! Puis vint l'heure de visionner Choke : 2 crepes mayo nutella au compteur : moyennement apprécié donc...C'est pourtant courageusement et faisant fi de cette impression mitigée que je décidais de réitérer l'expérience scripturale .

    Au premier abord , il est plutot difficile de résumer une oeuvre d'une telle densité . Au second également...
    Victor est un personnage complexe . Complexe de par l'éducation reçue , étant enfant , d'une mere qui lui a appris à casser tous les codes sociaux possibles et inimaginables .
    Aujourd'hui , ses journées ne tendent plus que vers un but , récolter le plus d'argent possible afin d'assurer à sa man-man , désormais internée pour cause de folie furieuse , la possibilité de délirer en toute tranquillité dans cet établissement sélect coté 4 entonnoirs au guide zinzin .
    Pour ce faire , tous les moyens sont bons ! Le légal qui lui permet d'assurer son role de figurant peu prestigieux dans un musée vivant . Le plus discutable : écumer les restaurants , simuler l'étouffement ( choke ) pour , finalement , etre sauvé par une bonne ame préalablement choisie en fonction du prometteur parfum friqué qu'elle dégage , s'aliener ce désormais bienfaiteur afin d'en soutirer le plus d'argent possible pour couvrir les frais médicaux maternels...Regle d'or : ne jamais manger deux fois dans le meme resto ! Probleme d'argent , certes , auquel viennent se greffer deux autres menues complications : une légere addiction au sexe ! Sa devise : tout le temps et partout . Assouvir une pulsion , ne pas s'attacher . Heureusement , "Coco " Denny , son pote , également " sex addict " , collectionnant des pierres à ses heures perdues , n'est jamais bien loin pour l'épauler...
    Dernier souci et non des moindres , résoudre ce satané probleme identitaire , coté paternel , en tentant de faire parler une mere qui ne le reconnait plus . Sinon , tout va bien...

    Palahniuk a l'art de décrire un joyeux bordel avec des mots simples . Des phrases courtes empreintées à l'américain moyen qui permettent une identification immédiate . Certes , le propos , tout comme les propos , peuvent paraitre crus , faciles mais la finalité est beaucoup plus complexe que cela . Victor , sous des dehors d'etre frustre et égoiste , parvient cependant à réveler l'humain en le rendant sinon meilleur , en tout cas plus heureux . L'auteur , à l'instar d'un Bukowski ou d'un Selby Jr , ne laisse pas indifférent . Tenter l'expérience Palahniuk , c'est se projeter dans un univers original , audacieux et à la " folie " contagieuse . C'est découvrir une galerie de personnages à la normalité toujours discutable . Sortes de catalyseurs à emmerdes , d'aimants à tares...

    Choke , ovni christique des temps modernes , ne vous fera peut-etre pas marcher sur l'eau mais étanchera assurément votre soif de curiosité !

    Critique de qualité ? (27 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par strummer, le 19/02/2013


    Snuff Snuff de Chuck Palahniuk

    Après avoir refermé ce livre, on retrouve un pan de notre adolescence coupable de s'être livré à l'onanisme, coupable mais changé, grandi ?
    Ce livre c'est la transmutation de l'érotisme en porcherie, des stars hollywoodiennes en merdes patentées, du beau en sale.

    Critique de qualité ? (23 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par Zinaida, le 01/09/2012


    Fight Club Fight Club de Chuck Palahniuk


    Je suis dans mon pieu. Dos au mur. Genoux remontés. Livre posé dessus. Je m'installe tranquille.

    J'éteins le plafonnier. Deux trois bougies. Je suis prête.

    Je lis une deux trois pages, puis quatre cinq six ! Norton est à ma droite ! Sept huit neuf dix ! Pitt me gueule dans l'oreille gauche ! Je ne veux pas de VOUS ! Vingt trente quarante cinquante pages ! Ils sont encore là ! Les jointures de mes doigts sont blanches tant je serre le livre de peur qu'ils ne me l'arrachent des mains. Soixante pages : ils hurlent en cœur « fight club est à nous !!! » Quatre vingt dix pages et quelques coups de coudes dans la tronche plus tard, je suis débarrassée d'eux ! Fallait pas me chercher les mecs ;) Je suis chez Palahniuk, avec Tyler ... Y a Marla pas loin...je continue de m'enfoncer , cent pages, cent dix, j'avance encore. J'ai viré Palahniuk. Je suis chez moi. Je me régale. Je suis Tyler. Je suis moi. J'ai mal partout. Je bois du sang. Je suis fatigué. Je serre gros Bob. On pleure. Je baise Marla. Elle est à moi. Je suis Marla. Je suis une ordure, un déchet d'humanité contagieux, j'ai pas toute ma tête, j'ai peur de m'engager et de me tromper, aussi je refuse de m'engager. Alors je veux crever. Je ne suis plus Marla. Je suis Tyler. Je dois surveiller Marla contre l'avis de Joe les boyaux en spasme. Il me veut. Je veux qu'elle disparaisse. Il la veut. On veut fabriquer du savon. On veut fabriquer des bombes. Je ne possède rien. Ils ne possèdent rien. NOUS ne possédons rien et surtout pas nous même ...

    Je n'ajouterai rien.

    Pourquoi ?

    Parce que ...

    « La première règle du Fight Club c'est qu'il est interdit de parler du Fight Club »

    Et que ...

    « La Deuxième règle du Fight Club c'est QU'IL EST INTERDIT DE PARLER DU FIGHT CLUB ! »

    Alors LISEZ-LE !

    Critique de qualité ? (23 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par le_Bison, le 01/06/2012


    Survivant Survivant de Chuck Palahniuk

    Je vais vous raconter une drôle d’histoire sur les Creedish.

    Ne me dites-pas que vous n’avez jamais entendu parler de cette communauté ?

    Non ?

    Bon OK, je reprends depuis le début.

    A l’origine de l’humanité, il y avait un gars qui se prénommait Adam et une nana dont j’étais trop bourré pour me souvenir de son nom.

    Puis plus tard, il y a eu les Amish, les Mormons, les témoins de Jéhovah et toutes ces autres bandes spirituelles avec des déguisements du siècle dernier, des chapeaux de paille et des bretelles pour tenir le futal.

    Bon, vous me suivez ?

    Alors on les oublie tous ceux-là. Trop gentils, trop mièvres, trop « Gloire à mon Seigneur », trop « Ayez pitié de moi ». En somme, trop vivant !

    Là je vous parle d’une communauté qui s’accomplit dans le suicide, à l’instar des Portes du Paradis, de Charles Manson ou du Temple Solaire. Voilà comment on peut remercier son créateur, en fusionnant tous ensemble dans une même mort.

    Il ne doit en rester qu’un !

    A l’origine il y a Adam, creedish mâle à qui on donne une épouse, creedish femelle, que l’on prénommera Biddy. C’est joli, Biddy. Ca fait presque Birdie, ça fait presque oiseau mais sans r et donc sans aile. Pas la peine de l’attacher, femme, tu ne t’envoleras point et tu te soumettras à ton gentil époux Adam.

    Adam et Biddy ont eu des enfants et c’est là que l’histoire se complique. Dans la tradition creedish, le premier fils s’appellera toujours Adam, les autres se prénommeront tous Tender, quand aux nanas, elles porteront toutes par défaut le nom de Biddy. A 17 ans, tous les Tender sont chassés de la communauté, pour devenir des genres de « femmes » de ménage ou « hommes » de maisons chez des gens bien, genre bourgeois qui planifieront quart d’heure par quart d’heure toutes vos tâches à faire pendant des décennies. Les Biddy seront mariées à un Adam, et ainsi de suite, pour des siècles et des siècles, Amen.

    Je vous avez prévenu (Non ?). L’histoire est compliquée, loufoque, surréaliste.


    Lien : http://leranchsansnom.free.fr/?p=1722

    Critique de qualité ? (22 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par Luniver, le 08/05/2013


    Le Festival de la couille et autres histoires vraies Le Festival de la couille et autres histoires vraies de Chuck Palahniuk

    23 nouvelles, 23 histoires vraies, 23 tranches de vies surprenantes : combat annuel de vieilles moissonneuses-batteuses, vie à bord d'un sous-marin, tournoi de lutte, bâtisseurs modernes de châteaux, civil constructeur de fusées, ...

    Palahniuk se cantonne à un rôle d'interviewer et décrit simplement ce qu'il voit et entend, sans faire d'autres commentaires : ça donne des textes réussis dans certains cas, mais mortellement ennuyeux dans d'autres (était-il vraiment nécessaire de décrire l'intégralité des matches entre moissonneuses-batteuses, qui crèvent la roue de qui et quel moteur a lâché avant la fin?).

    J'ai beaucoup apprécié certains textes (comme ces deux personnes qui se déguisent en animaux et se promènent tranquillement en ville, déclenchant des réactions d'hostilité allant des insultes, coups de pied, crainte de menaces terroristes, ...), mais l'ensemble est assez inégal.

    Critique de qualité ? (21 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par Luniver, le 10/10/2014


    Choke Choke de Chuck Palahniuk

    « Déjanté » n’est pas le mot qui convienne, mais c’est le premier qui vient à l’esprit pour qualifier ce livre. Victor a été élevé par une mère qui partageait son temps entre la prison et l'enlever à ses parents adoptifs. C'est désormais à son tour de s'occuper de sa génitrice, placée à l'asile pour cause de folie dure.

    Pour ce faire, Victor a deux sources de revenus : un boulot minable de figurant dans un musée historique, et un rôle de victime en détresse : en feignant l'étouffement dans un restaurant, il est fort probable que la personne qui vous sauve la vie, ravie de passer du statut de banal quidam à celui d'héros des temps modernes, se sente responsable de vous et vous envoie un petit chèque régulièrement.

    Palahniuk a décidément le don de scruter les âmes, mais plutôt que de décrire les traits généraux que partagent les êtres humains, il décortique les zones de folie, les passions secrètes et les petites manies que l'on préfère généralement cacher pour les montrer au grand jour. Il ne décrira jamais un personnage comme un médecin rêvant de faire le tour du monde mais toujours comme un drogué incapable de passer une journée sans ramener une pierre à la maison pour la rafraîchir au congélateur. Ce voyeurisme peut mettre mal à l'aise, mais si on parvient à passer outre, il reste du récit une réflexion percutante sur la quête de sens dans un monde qui n'en a plus aucun.

    Critique de qualité ? (19 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par strummer, le 22/12/2012


    Fight Club Fight Club de Chuck Palahniuk

    Entorse à la règle, je ne lis jamais un bouquin dont j'ai vu l'adaptation. Impossible ici de dissocier Brad et Edward de Tyler. Bon ça c'est mon problème (je sais cela parce que Tyler sait cela.) l'écriture est solide, le rythme impeccable, le scénario est en béton armé, les aphorismes riment avec nihilisme c'est l'orange mécanique version 2.0.

    Critique de qualité ? (18 l'ont appréciée)


    • Livres 2.00/5
    Par petiteplumeblanche, le 14/11/2014


    Damnés Damnés de Chuck Palahniuk

    Flûte de zut et reflûte,je suis terriblement déçue,j'explique:
    Option de réchauffement possiblement attrayante,par ces temps et autres lectures moroses : une bonne petite descente aux Enfers en compagnie de Chuck Palahniuk,notre auteur déjanté qui a eu de tous temps mon estime,ce qui en soit ne vaut pas un clou,mais qui me permettait des instants de lecture jubilatoires,certes parfois perplexes,cependant toujours admiratifs .
    Le quatrième de couv' m'avait bien accrochée,promettant en ce lieu maudit des rencontres avec certains personnages inoubliables,dont le club des 3 J( le torride Jim Morrison,Joplin,Hendrix ) et pas mal d'autres dans mon panthéon personnel ,mais aussi Hitler,le Diable et ses démoniaques acolytes depuis la nuit des temps...et tous les damnés depuis la création du monde.
    Que nenni,mes amis,et je trouve là une certaine forfaiture à racoler les lecteurs et lectrices potentiels de cette façon.
    L'histoire,il y en a une,la jeune Madison pré-ado,trucidée par un demi-frère, arrive en Enfer,et découvre ce lieu empli de miasmes divers et avariés des humeurs corporelles de plusieurs milliards d'humains qui l'y ont précédée ...elle y rencontre bien nos idoles,mais en une phrase(une page?),et s'en va vivre ses aventures ,en compagnie du club des cinq(oui,il y en a des clubs,des clubs de golf,ne me posez pas la question,je ne sais plus,mais je ne crois pas),quatre autre ados qui connaissent déjà les lieux et la briefent sur la meilleure façon de s'intégrer en Enfer... elle trouve même un job,la petite Madison,et on retrouve un peu du Chuck Palahniuk qu'on aime dans certaines péripéties parsemées ça et là...Madison a trouvé sa voie,elle restera en Enfer,où elle trouve une existence plus valorisante que sa vie sur terre,que je vous épargnerai...
    Quelques jolis moments poétiques,telle la transformation des mouches à m.... en leur faisant accoler des grandes ailes bleues...elle met un peu de couleurs dans ce monde gris...
    Et voilà...je ne sais pas si ce livre vaut la peine d'être lu,c'est facile,assez ennuyeux presque tout le temps,voire fastidieux,lourd,ce n'est qu'un avis!!!
    La dernière page indique "A suivre...",non,oh que non,sur ce coup-là,je ne suivrai pas.Dommage,tout de même !

    Critique de qualité ? (16 l'ont appréciée)


    • Livres 0.00/5
    Par fx131, le 26/09/2014


    Fight Club Fight Club de Chuck Palahniuk

    Le film de Fincher est culte , mais ce n'est rien à coté de ce livre fou furieux , qui retourne le lecteur et le laisse ko .
    Pour lecteurs trés avertis !

    Critique de qualité ? (14 l'ont appréciée)


    • Livres 5.00/5
    Par greg320i, le 21/02/2014


    Fight Club Fight Club de Chuck Palahniuk

    La critique Bad Boys ! Attention mauvais garçon , méchant livre . prenez un logo -de 18 et flanquer le moi aussi sec par là !

    Ouais quoi , non sans blague, quelle ironie que j'te parle ici du Fight Club.
    Que j'doive déjà déroger à la première règle .
    Alors ramène pas ta fraise si t'aperçois qu' j'enfrain la deuxième.
    CHUT ! Sinon on peut t'castrer dans les règles de l'art. C'est pas bizarre, c'est obligatoire mon gars ! Et on l'a déjà fait...
    Car LES REGLES SONT LES REGLES! Faut les respecter dans ce livre , Le fight Club c'est tout ça:

    Un système mis en place pour contrôler le monde , l'annihiler, le détruire , le posséder, le briser, l'effacer, le neutraliser. Pour s'exprimer correct , on aura direct ta tête en premier lieu de castagne car c'est la troisième règle: il faudra SE BATTRE !
    Prouve que t'es un lecteur endurci et ose relever le défi !
    Alors lis déjà ceci petit...

    Tyler dit que c'est rien que d'la branlette de chercher à s'améliorer dans la société (alors lâche ton Warcraft hein). Même que l'autodestruction est sans doute la solution; bon si t'a pigé ça t'est dans le bon. Continuons .

    Assimilez les premier degrés de vicissitude , d'attitudes politiquement incorrect mon pote ? Alors viens par là que j't'apprenne le savon par le cours de biologie .
    Fight Club c'est cela aussi : chimie poussé-ou comment fabriquer ta propre T.N.T- et l'extrémisme du terrorisme .
    Héé! NON c'est pas le piratage de ta télé tsss.. rien à voir avec le râteau sur le toit pour capter + de chaines, alala faut tout leur rappeler à ces novices .

    Bref, dans notre club tu va passer de sales quart d'heure , tu d'viendra bourreau mon beau , note que t'en voudra encore toute ' façon ... C'est la première leçon.
    Prêt au combat ? Alors abrège et engage toi vissa pour le reste , si t'est pas déjà en miettes haha.
    Le monde de Tyler, ton Monde , le mien, il commence ici , demain, ou là ,maintenant, n'importe où . Tu n'est pas ton nom , tu n'est pas ton métier, T'es devenu l'esclave de ce roman mon grand !

    Choqué(e) ? Ouais, c'est vrai ?Sans blague, Sc'use la façon de parler, mais les dents en moins, la bouche troué de cicatrices et la pale figure aux yeux pochés qui assiste au résultat donné par le final de ce carnage ça peut donner ce reflet cassé, fracassé :
    - Pendant toute cette fricassée de phrases de 291 pages underground t'endure pire,, tu perdure , alors regarde plus la peinture de c'te critique spasmodique, atomique.

    Ton Fight Club ? Perdu au bord du gouffre depuis l'ouverture de ta lecture , les phrases vont éclater à ton nez, se défiler, te sauter dessus , tu l'aura voulu , tu l'aura lu, tu l'aura EU !!

    Allez Salut !

    Critique de qualité ? (14 l'ont appréciée)


    • Livres 5.00/5
    Par mildweather, le 25/10/2014


    Fight Club Fight Club de Chuck Palahniuk

    Vous vous croyez spécial, important aux yeux du monde? Alors lisez ce livre, et vous comprendrez que vous n'êtes rien.

    Une histoire qui tourne en boucle, avec un récit qui vous fera perdre la tête. Le genre de bouquin que vous finissez en vous posant plus de questions que lorsque vous l'aviez commencé. Non des questions sur le livre, mais belle et bien des questions sur vous-même.


    Etre l'idéal que vous rêviez d'être, sans le savoir:
    Courageux. Ambitieux. Fou. Dangereux.
    Ce sont les principales caractéristiques de la deuxième personnalité de Tyler Durden, appelé Tyler Durden. Tout autant que le personnage principal, vous vous perdrez dans ses récits. Un homme qui ne sait pas plus qui il est, que vous savez qui il est.

    A quoi bon vous parlez du Fight Club et de l'emprise qu'il a prit, puisque la première règle est qu'il ne faut pas en parler? Et comment parler du Projet Chaos sans se poser de questions, alors que c'est contraire à la première règle?
    Je vous en parlerais pourtant, puisque Chuck Palahniuk s'est servit du fait que tout les humains sur cette terre, soient égaux, n'ayant pas plus d'utilité les uns que les autres. Au fond, qu'avez vous de plus que votre voisin?
    De cette façon, qu'est ce qu'une des personnalités d'une personne ayant une maladie psychologique cherchant à devenir "spéciale" pourrait bien faire? Chercher à devenir important en partant de la violence au terrorisme.
    Bien que l'auteur ait cherché à faire passer ce problème social par une maladie psychologique, on en comprend bien ses intentions.

    J'admire, plus que tout, l'écriture de ce livre. Recherchée, et relativement représentative de cette maladie mentale. Un homme qui tourne en rond, avec des phrases, des expressions qui sont reprises tout au long du livre. Un homme qui ne sait plus très bien qui il est, qui en devient perdu, même dans la forme de ses phrases, tantôt courtes, tantôt longues.

    Un livre que j'apprécie particulièrement pour sa philosophie cachée !

    Critique de qualité ? (12 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par claudia_tros_cool, le 21/12/2012


    Fight Club Fight Club de Chuck Palahniuk

    [ attention spoilers, cette critique peut heurter la sensibilité de ceux qui n'ont ni lu le livre, ni vu le film.]
    Lire Fight Club après avoir vu l'extraordinaire film de David Fincher, est-ce intéressant ? Pour être passée a côté du film à cause du salubre et de la violence, je me devais une autre approche et franchement je ne suis pas déçu.
    Fight Club c'est un univers à part dans lequel l'auteur nous plonge des les premières lignes. L'écriture est simple, assez fluide, Palahniuk utilise un style directe qui rappelle la violence et la confusion mentale du narrateur.
    Fight club c'est bien plus qu'une simple histoire violente, c'est une réflexion sur la société et sur la place de l'homme dans celle-ci. Le livre condamne une société de consommation, un monde au bord du chaos où l'homme n'a plus de valeur, plus rien de propre a lui même, et il vit à travers la consommation. Les gens achètent et dépensent des sommes folles pour ne plus s'ennuyer, pour se rappeler qu'ils existent mais en fait, ils ne sont rien. Alors comment être ? Selon l'incroyable Tyler Durden il faut détruire, il faut toucher le fond, l'autodestruction et la rébellion en sont la réponse.
    Tyler Durden représente par excellence l'anti-conformiste, l'anarchisme, celui qui n'a plus d'hinnibituon et qui veut faire réagir le monde plongé dans sa léthargie.
    Palahniuk aborde aussi la maladie au stade finale, sujet dur qui tend à faire réfléchir. Il n'y a que dans la mort que nous existons, il n'y a que dans la mort que l'on nous écoute, peut-être qu'au bout du compte l'auteur n'a pas tord.
    Ce livre classé dans Science-Fiction est aussi très psychologique, on le voit à travers la narration détachée un peu douteuse et la dualité du personnage de Tyler Durden. Fight club aborde la schizophrénie d'une manière époustouflante, jamais on ne pourrait s'en douter et pourtant si, Tyler Durden n'est que l'autre personnalité du narrateur. En fin de compte on réalise qu'il est a l'origine du projet chaos, du Fight club, de l'usine de savon et tout devient plus claire. La révélation est bien plus percutante quand on ne la connaît pas, cependant le livre m'a permit de capter l'essence même du film ( très très fidèle au livre d'ailleurs) ainsi que l'œuvre de Palhaniuk.
    C'est un livre qui se lit très vite, aucun complexité, cependant deux choses m'ont déplus :
    La narration très détaché, très impersonnelle, trop fade qui est la même dans le film avec la voix-off, rien a faire je ne peux pas m'y faire, pourtant je sais qu'elle est la pour marquer la dualité du personnage.
    La fin ne m'a pas vraiment plu. elle ne laisse pas vraiment supposer que Tyler est mort ni qu'il est vivant, il est comme en Stand-By dans une sorte de paradis psychédélique étrange. De ce côté la, le film est bien mieux.
    Sinon c'est un livre à livre en ayant ou pas vu le film !

    Critique de qualité ? (11 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par Suny, le 22/06/2012


    Fight Club Fight Club de Chuck Palahniuk

    À mon avis, ce livre perd beaucoup de son intérêt si on a déjà vu le film, qui est son adaptation quasi exacte, parfois au mot près. C’est tout à l’honneur de son réalisateur, mais c’est malheureux pour le lecteur… enfin, pour moi, en tout cas. Je pense que j’aurais absolument adoré ce livre si je n’avais pas déjà vu le film (au moins deux ou trois fois, d’ailleurs). Son principal intérêt est l’histoire, la rencontre entre le narrateur (dont je ne me rends compte que maintenant qu’on n’apprend jamais le nom, ou alors je l’ai zappé) et Tyler, cet être charismatique aux idées saugrenues et aux ambitions… chaotiques. Mais aussi la surprise de la fin (qui n’a donc pas été une surprise pour moi), l’atmosphère de cette histoire, la plongée dans l’esprit torturé des personnages, dans leur descente aux enfers, dans ce monde en train de se casser la figure et se sombrer dans une violence froide et calculée.
    Mais tout le long du livre je n’ai fait que me rejouer le film dans la tête, impossible de visualiser les personnages et les lieux à ma façon, et ça m’a gâché mon plaisir.

    Objectivement, pas une mauvaise lecture, donc, mais inutile si on a déjà vu l’adaptation cinématographique…


    Lien : http://mariounette.free.fr/wordpress2/?p=378

    Critique de qualité ? (11 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par Philemont, le 01/07/2010


    Fight Club Fight Club de Chuck Palahniuk

    Un jeune homme, le narrateur, dont on ne connait jamais le nom, a tout pour être heureux : un travail dans une société d’assurances, un bel appartement, des journées parfaitement réglées. Seulement voilà, il s’ennuie dans cette routine, jusqu’à en perdre le sommeil. Sa thérapie il la trouve d’abord dans les groupes de soutien aux malades en fin de vie. Mais quand Marla Singer, une jeune femme complètement paumée, droguée et suicidaire semble vouloir participer aux mêmes groupes que lui, il est à nouveau victime d’insomnies. Il se tourne alors vers Tyler Durden, un jeune homme révolté et nihiliste qu’il rencontre par hasard. Avec lui il crée le Fight Club, un groupe d’hommes dans lequel les participants se battent à mains nues, jusqu’à l’autodestruction…

    Premier roman de Chuck PALAHNIUK, Fight Club est une critique acerbe de notre société de consommation, dans laquelle les hommes ne sont que des pions et qui n’ont d’autres solutions pour se sortir de ce marasme que de se révolter. C’est donc l’anarchie dans ce qu’elle a de plus brut que prône le trio de personnages, le Fight Club n’étant qu’une première étape, individuelle, vers un nouvel ordre, collectif celui-là, baptisé Projet Chaos. La destruction est-elle véritablement une solution ? Aucune réponse à cette question n’est donnée clairement dans le roman ; est toutefois suggéré le fait qu’il s’agit d’une voie royale vers la folie et les troubles dissociatifs de l’identité.

    A cette thématique effroyable est associée une écriture brutale, toute en phrases courtes, images chocs, ellipses et flashbacks. Elle est particulièrement efficace pour mettre en valeur le malaise des trois protagonistes et contribuera à faire de ce roman une lecture qui ne pourra laisser indifférent. Elle contentera à coup sûr les amateurs de l’adaptation cinématographique de David Fincher, qui y trouveront même une violence encore plus extrême. Quant aux autres lecteurs ils sont désormais prévenus de la nature de l’oeuvre.

    Critique de qualité ? (11 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par Coriolis, le 10/07/2014


    Fight Club Fight Club de Chuck Palahniuk

    Le Fight Club ou Club La Cogne est un rassemblement clandestin d'hommes insatisfaits de leurs vies et de l'existence en général. Il se propage comme une pieuvre étendant ses tentacules sur le territoire américain et tente de juguler l'american way of life. Chaque fin de semaine, des individus de tous milieux se retrouvent pour donner des coups et surtout en prendre. Parce-que la douleur les rend vivants. Ils sont tous égaux au club avec pour uniques armes leurs poings et leurs pieds nus. Là, en meurtrissant les chairs de leurs adversaires, ils soulagent leur haine. Et les coups, bleus, plaies, sutures, dents perdues deviennent alors des trophées de la guerre qu'ils mènent secrètement contre eux-mêmes. Tyler Durden est celui qui est à l'origine du Fight Club. Tour à tour projectionniste, fabricant de savon, serveur, il exerce ces différentes professions dans une totale anarchie et ne respecte ni la bienséance ni le travail bien fait. Quand il n'intercale pas des scènes pornos sur la pellicule d'un film familial, il éternue ou urine sans vergogne dans l'assiette de Monsieur et Madame de... . Un vrai petit farceur ce Tyler qui manie la nitroglycérine comme un ado sa console de jeux. D'ailleurs, c'est dans le même esprit blagueur qu'il a collé un revolver au fond de la gorge du narrateur et s’apprête à faire sauter un immeuble (des fois que le revolver ne suffise pas, deux précautions valent mieux qu'une!). Vous dire comment ils en sont arrivés là est interdit car « la première règle du Fight Club est qu'on ne parle pas du Fight Club ». Fight Club récompensé aux Etats-Unis en 1996 par le prix de la Pacific Northwest Booksellers est le premier roman de Chuk Palahniuck. Portée par des personnages singuliers dont Tyler Durden en tête en « gourou anarchiste » suivi d'un narrateur désabusé et insomniaque ou encore de la cynique Marla, cette œuvre allie noirceur, violence et grande originalité. Si l'écriture fragmentée peut parfois sembler déconcertante, les thèmes abordés et l'intrigue valent que l'on plonge dans ce roman quitte à s'y noyer un peu. Adapté au cinéma en 1999 par David Fincher et magnifié par un Edward Norton au sommet de son art, Fight Club peut être perçu comme le cri libertaire d'une génération refusant le formatage et les normes sociétales. Le cri d'êtres qui n'exprime leur colère que par les coups.

    Critique de qualité ? (10 l'ont appréciée)


    • Livres 3.00/5
    Par johnowen9, le 23/02/2014


    Monstres invisibles Monstres invisibles de Chuck Palahniuk

    Un livre impossible à résumer, d'une forme intrigante et originale, comme un magazine de mode. Palahniuk est, comme à son habitude, dans le noir, le cynique, le déjanté et le morbide. Le tout est parfois sans queue ni tête, improbable, onirique et même parfois impossible... c'est dommage, mais ce n'est pas grave, tant la critique de la mode, de la "société de la beauté" et de la chirurgie plastique est acerbe et virulente, sèche, mais surtout masquée par un récit intelligent, aux nombreux twists, mais malheureusement parfois trop répétitif.

    Critique de qualité ? (10 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par Heleniah, le 11/09/2014


    Damnés Damnés de Chuck Palahniuk

    Salut Chuck Palahniuk, moi c’est Heleniah, je viens de finir ton dernier roman, cela signifie donc que je suis encore vivante. J’ai bien compris le message, rassure-toi : la Terre, c’est la Terre, l’Enfer, c’est l’Enfer. Je ne sais pas si je connaîtrais l’heure de ma mort, mais j’essayerai de m’habiller en prévision, des chaussures peu salissantes aux pieds, un jeans pratique, et les poches remplies de bonbons. Je vais essayer aussi de profiter de la vie et même si les temps sont durs, j’attendrais d’être morte pour me lancer dans une carrière de démarchage téléphonique ou de star du porno, j’aurais bien le temps de gagner ma mort de cette manière en Enfer, de toute manière j’y aurais droit, je suis rousse. Néanmoins, mon niveau d’anglais laisse encore à désirer, j’espère que tu me pardonneras, j’ai remarqué que tous les morts, peu importe leur origine, parle tous anglais et se comporte comme de parfaits américains… on dirait bien qu’on se prend pour le nombril du monde ? Et d’ailleurs si le créateur d’un livre crée l’Enfer est-il le Dieu ou le Diable de ces personnage ? Bon malgré toutes ces questions, je te promets de faire de mon mieux une fois que je serais morte, en attendant je vais clore cette introduction semblable aux anaphores qui ouvre chacun des chapitres de ce livre (oui, je connais le mot anaphore, je suis bloggueuse, pas stupide) et commencer ma critique !

    Madison venait d’avoir 13 ans lorsqu’elle est morte. Elle était la fille d’une star de cinéma mondialement connue et d’un producteur milliardaire.

    Madison se retrouve donc en Enfer. Les Enfers, finalement, ce n’est pas si dramatique. Bon, ce n’est pas l’endroit le plus hygiénique qu’il soit, il y traîne tout ce que les vivants rejettent sur terre ou perdent (détritus, mégots, larmes, sang, jusqu’au plus gore, je vous laisse imaginer, ce sont les enfers, n’est-ce pas). Il y a également des démons, tous les anciens dieux du mal de toutes les religions du monde qui se promènent et démembrent avant de dévorer vivant les morts qui se régénèrent par la suite, après tout, ils sont déjà morts.

    Madison adresse une sorte de supplique à Satan à chaque début de chapitre, elle aimerait vraiment le rencontrer. Mais comme elle n’y arrive pas, elle décide de prendre en main sa mort. On assiste donc à des instants de sa vie d’avant, où elle prend les vivants à témoins (notamment parce qu’elle était une jeune ado grosse, mais intelligente), et on en apprend plus sur son mode de vie avec ses parents richissimes qui possédaient une maison dans chaque pays, qui adoptaient un enfant à chaque besoin de coup de pub, sa vie en pensionnat, sa rencontre avec Goran, son dernier frère adoptif.

    On voit aussi sa mort en Enfer, son job là-bas (en Enfer on travaille pour raccourcir sa peine et gagner son Paradis à coup de bonbons et barres chocolatées, d’ailleurs la plupart des sites porno sont tenus par les Enfer et le télé-marketing également). C’est d’ailleurs en faisant du télé-marketing, qu’elle rencontre par téléphone interposé des mourants qu’elle convainc d’aller en Enfer, parce que finalement c’est pas si mal. D’ailleurs, c’est facile d’aller en Enfer (mais pensez à prendre de bonnes chaussures et des vêtements peu salissants) : si vous êtes roux, si vous avez klaxonnez trop souvent, si vous avez jurez trop souvent, si vous êtes journaliste, etc.

    Ce roman est du Palahniuk pur jus. La première partie du roman peut être un peu choquante de part certaines descriptions gore, parfois à connotations sexuelles un peu trop descriptives, il faut vraiment s’y attendre et passer outre, car tout est dit sur un ton cynique. La seconde partie du roman et le twist de fin est vraiment géniale. Non seulement l’histoire se tient et est vraiment originale, mais le style est lui-même assez différents de ce qu’on trouve d’habitude sans en faire trop. Bref, j’ai passé un bon moment, il y a vraiment des passages bien trouvés que se soit sur la définition des Enfers, de la vie, de la mort, de la valeur de la vie et de la façon dont nous la vivons etc.

    Bref, soyez prévenus, ne prenez pas un air choqué en lisant, dépassez la surface parfois boueuse et amusez-vous !


    Lien : http://girlkissedbyfire.wordpress.com/2014/09/11/damnes/

    Critique de qualité ? (9 l'ont appréciée)


    • Livres 4.00/5
    Par Jahro, le 08/03/2013


    Peste Peste de Chuck Palahniuk

    Chuck Palahniuk écrit avec ses pieds, ses récits marchent sur la tête, mais n’ayez crainte, lui l’a bien sur les épaules. Peste est une sorte de condensé de son œuvre passée, un patchwork d’idées déjà développées mais cette fois assemblées en un tout foutraque et solide, un délire rigoureux. Une folie sous contrôle.
    Le familier aura pourtant tôt fait de se repérer dans la nébuleuse. Il y retrouvera le nihilisme survolté de Fight club, l’exploitation sentimentale de Choke, la trash-attitude de Monstres invisibles, l’indestructible foi en soi de Survivant. Mais aussi de nouvelles trouvailles, de l’anecdote innocente à la glaçante, vertigineuse théorie métaphysique.

    Jamais l’auteur n’avait autant ressemblé à son ainé Philip K. Dick. On pouvait croire à un repos du brave, à une fantaisie de mi-carrière – se dire qu’il avait pris ses précautions en installant son récit dans un futur proche, du genre qui autorise tous les glissements. Mais non. Pour ne jamais perdre son lecteur, pour étouffer sa méfiance, il décortique, structure, répond à chaque question subite dans les phrases qui suivent, bâtissant graduellement une thèse hallucinante et nette, un château de cartes instable mais droit. Et s’offre même le luxe de conclure sur un dernier argument décisif.
    Son roman a la forme d’une enquête, un recueil de témoignages après faits qui ne déparerait pas dans les grilles de Planète ou d’Arte. Les protagonistes se rejoignent puis s’opposent, se tempèrent, s’évitent, et à travers eux un décor se dessine, l’intrigue s’épaissit et les pensées fusent.

    Palahniuk est le même, en différent. Plus mature, moins sanguin, dans l’écart moins tranchant et cependant plus serein. De digressions en ellipses, de réflexions en twists, il tisse sa toile, faisant de nous des proies qu’il retient jusqu’au générique de fin. Vivement une sortie en salles.

    4/5

    Critique de qualité ? (8 l'ont appréciée)




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