> Freddy Michalski (Traducteur)

ISBN : 207030552X
Éditeur : Editions Gallimard (2005)


Note moyenne : 3.78/5 (sur 79 notes) Ajouter à mes livres
"On peut dire n'importe quoi ici. Lavements, orgies, animaux, confessez jusqu'à la dernière obscénité, et personne n'est jamais surpris." Ainsi parle Victor Mancini, le héros de Choke, le nouveau roman de Chuck Palahniuk, auteur culte de Fight C... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par lehane-fan, le 10 novembre 2011

    lehane-fan
    Choke , sorte de bon petit diable qu'aurait imaginé une Comtesse de Ségur sous acides !
    Palahniuk , je l'ai tout d'abord découvert a travers ses adaptations cinématographiques . Fight Cub auquel j'accordais facilement 4 crepes beurre sucre , systeme de notation exclusivement usité par le Breton de base , gavé de chouchen , mais en passe de révolutionner le systeme de cote mondial ! Puis vint l'heure de visionner Choke : 2 crepes mayo nutella au compteur : moyennement apprécié donc...C'est pourtant courageusement et faisant fi de cette impression mitigée que je décidais de réitérer l'expérience scripturale .
    Au premier abord , il est plutot difficile de résumer une oeuvre d'une telle densité . Au second également...
    Victor est un personnage complexe . Complexe de par l'éducation reçue , étant enfant , d'une mere qui lui a appris à casser tous les codes sociaux possibles et inimaginables .
    Aujourd'hui , ses journées ne tendent plus que vers un but , récolter le plus d'argent possible afin d'assurer à sa man-man , désormais internée pour cause de folie furieuse , la possibilité de délirer en toute tranquillité dans cet établissement sélect coté 4 entonnoirs au guide zinzin .
    Pour ce faire , tous les moyens sont bons ! le légal qui lui permet d'assurer son role de figurant peu prestigieux dans un musée vivant . le plus discutable : écumer les restaurants , simuler l'étouffement ( Choke ) pour , finalement , etre sauvé par une bonne ame préalablement choisie en fonction du prometteur parfum friqué qu'elle dégage , s'aliener ce désormais bienfaiteur afin d'en soutirer le plus d'argent possible pour couvrir les frais médicaux maternels...Regle d'or : ne jamais manger deux fois dans le meme resto ! Probleme d'argent , certes , auquel viennent se greffer deux autres menues complications : une légere addiction au sexe ! Sa devise : tout le temps et partout . Assouvir une pulsion , ne pas s'attacher . Heureusement , "Coco " Denny , son pote , également " sex addict " , collectionnant des pierres à ses heures perdues , n'est jamais bien loin pour l'épauler...
    Dernier souci et non des moindres , résoudre ce satané probleme identitaire , coté paternel , en tentant de faire parler une mere qui ne le reconnait plus . Sinon , tout va bien...
    Palahniuk a l'art de décrire un joyeux bordel avec des mots simples . Des phrases courtes empreintées à l'américain moyen qui permettent une identification immédiate . Certes , le propos , tout comme les propos , peuvent paraitre crus , faciles mais la finalité est beaucoup plus complexe que cela . Victor , sous des dehors d'etre frustre et égoiste , parvient cependant à réveler l'humain en le rendant sinon meilleur , en tout cas plus heureux . L'auteur , à l'instar d'un Bukowski ou d'un Selby Jr , ne laisse pas indifférent . Tenter l'expérience Palahniuk , c'est se projeter dans un univers original , audacieux et à la " folie " contagieuse . C'est découvrir une galerie de personnages à la normalité toujours discutable . Sortes de catalyseurs à emmerdes , d'aimants à tares...
    Choke , ovni christique des temps modernes , ne vous fera peut-etre pas marcher sur l'eau mais étanchera assurément votre soif de curiosité !
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    Critique de qualité ? (14 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par muet-comme-un-carpe-diem, le 26 juillet 2009

    muet-comme-un-carpe-diem
    Choke de Chuck Palahniuk est à mon sens un ovni littéraire. Je n'avais jamais lu quelque chose de semblable. Après le film You kill me où un tueur à gage d'un gang polonais de Buffalo cotoie les alcooliques anonymes pour essayer de retrouver la possibiilité de descendre autre chose que des bouteilles, lire le récit de Victor Mancini fait considérer que finalement l'assassin professionnel était plutôt sain de corps et d'esprit en comparaison. Raconter ce livre tient de la gageure et c'est la force de l'écriture de Palahniuk de donner une cohérence à ce qui pourrait paraître de prime abord un flirt permanent avec la folie et le non sens - et pour cause - grâce à une écriture qui sait passer de la liste au récit selon les besoins de l'histoire.
    En effet, Victor suit au sein voire aux seins des sexooliques anonymes une thérapie pour venir à bout de ses comportements sexuels compulsifs. Mais cette lutte contre cette addiction interlope n'est finalement qu'un problème parmi d'autres puisque dans le même temps où il s'efforce de noter toutes ses expériences passées pour mettre à jour ce qui est à la source de sa maladie, il va devoir trouver de quoi financer l'hospitalisation de sa mère qui n'a plus toute sa tête et s'avère incapable de reconnaître son propre fils.
    Son salaire de figurant dans le musée vivant de la colonie de Dunsboro où il interprète le rôle d'un serviteur irlandais sous contrat au 18ème siècle en charge du poulailler n'étant pas suffisant élevé pour s'acquitter des factures astronomiques de la résidence St Anthony où est soignée sa mère, Victor arrondit ses fins de mois à l'aide d'un stratagème à couper le souffle si je puis dire.
    S'appuyant sur le désir de tout un chacun de donner un sens à sa vie, de devenir un héros, Victor Mancini feint de s'ettouffer dans un restaurant différent tous les soirs ou presque. Ses "sauveurs" après lui avoir appliqué la technique de Heimlich ne savent pas s'empêcher dans la majorité des cas de continuer à prendre des nouvelles de celui à qui ils pensent avoir éviter l'asphyxie et n'hésitent pas le plus souvent à lui délivrer lorsque Victor leur demande un chèque substantiel pour faire face à de prétendus soucis passagers. Ils le font d'autant plus facilement que cela entretient à leurs yeux l'illusion qu'ils sont utiles, importants.
    Parallèlement, il lui faut également accompagner les solutions complètement farfelues que son meilleur ami Denny met successivement en branle pour résister aux tentations répétées de la veuve poignet : se mettre en infraction systématique avec le règlement du musée vivant qui interdit tout anachronisme afin de se retrouver quotidiennement au pilori puis lorsqu'il en aura été licencié, accumuler dans la maison de Victor les pierres qu'il transporte emmaillotées dans une couverture rose pour les faire passer pour des nourrissons. Cette frénésie à entreposer les pierres qui fait ressembler la maison à la partie basse d'un sablier finira par s'arrêter lorsque Denny en vient à marcher dans les pas du facteur cheval pour transporter ses pierres dans un terrain vague et y bâtir ce qui pourrait "être n'importe quoi".
    Ceci tout en endossant successivement tous les rôles que veulent lui attribuer sa mère et les femmes qui sont internées avec elle afin de soulager leurs délires. Cette attitude quasi christique de Victor est systématiquement contrebalancée par de nouvelles aventures sexuelles avec des femmes tout aussi barrées que lui où il lui tient à coeur de n'éprouver aucun sentiment sauf peut-être avec l'étrange doctoresse Paige Marschall. Certaines scènes sont à se tordre de rire ou de consternation.
    Pour corser le tout le voilà qui plus est atteint d'une occlusion intestinale contractée dans des conditions aussi folles que le reste de sa vie.
    Si quelques pages de ce roman inclassable mettent le feu aux joues ce n'est pas toujours, loin s'en faut, pour les raisons que la maladie de Victor pourrait laisser imaginer car Chuck Palahniuk jalonne ce récit de propos qui oscillent entre la tentation du nihilisme et le désir de donner du sens à l'existence. La chute du livre ne vous apparaîtra pas si imprévisble que cela si vous avez lu ou vu l'adaptation cinématographique de Fight Club avec Brad Pitt qui a lui aussi été écrit par Chuck Palahniuk.
    Si vous désirez lire un roman plus conventionnel - encore que - où le geste d'Heimlich a également son importance, je vous recommande Nid de poulets d'Ed Mc Bain


    Lien : http://muet-comme-un-carpe-diem.over-blog.com/article-11868870.html
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    Critique de qualité ? (5 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par mil_bel, le 28 janvier 2012

    mil_bel
    L'auteur chamboule nos repères passant de la vulgarité à la tendresse, de l'addiction au détachement, de l'escroquerie à l'amitié et du sexe sans lendemain à l'amour platonique.
    L'histoire part dans tous les sens, abordant des sujets tels que Jésus, les extra-terrestres, des "Sex and Love Addicts Anonymous ",la vieillesse, la tromperie, le pardon et j'en passe et des meilleurs...
    Impossible pour moi à résumer.
    Ne laisse pas indifférent... mais je ne sais toujours pas quoi en penser ! On aime, on déteste ... ou pas !

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    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par bibliophage, le 08 août 2009

    bibliophage
    En quelques mots : cruel, déjanté, sexoolique (la comparaison des cabines de toilettes en avion est succulente... ;-)), triste, subversif...
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    • Livres 5.00/5
    Par johaylex, le 09 août 2011

    johaylex
    Plus peut-être que "fight club", c'est le roman à lire de Chuck Palahniuk. Foncez, vous ne serez pas déçus, vous me remercierez sans doute ;)
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Citations et extraits

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  • Par Lellia, le 09 juillet 2011

    J'admire les drogués. Les accros. Dans un monde où tout un chacun attend quelque désastre aveugle, aléatoire, ou quelque maladie soudaine, le drogué a le confort de savoir ce qui l'attend avec le plus de probabilité au bout de sa route. Il assure une certaine maîtrise sur sa destinée ultime, et son addiction empêche la cause de sa mort d'être une totale surprise. D'une certaine manière, être drogué c'est anticiper. Une bonne addiction enlève à la mort tout son jeu des devinettes. c'est pour de vrai qu'on planifie sa propre échappée. Et, sérieusement, c'est tellement un truc de gonzesse que de penser qu'une vie humaine devrait se poursuivre indéfiniment.
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  • Par Spilett, le 14 mai 2010

    La magie du sexe, c'est l'appropriation sans le fardeau de la possession. Peu importe le nombre de femmes que vous ramenez à la maison, il n'y a jamais de problème de stockage.
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  • Par Spilett, le 17 mai 2010

    Les lois qui nous maintiennent en toute sécurité, ces mêmes lois nous condamnent à l'ennui.
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  • Par Lellia, le 09 juillet 2011

    Ensuite, elle allume la télévision, un feuilleton à rallonge quelconque, vous savez, ces trucs où de vrais individus de la vraie vie prétendent être des individus bidons avec des problèmes fabriqués de toutes pièces sous les regards attentifs de vrais individus de la vraie vie qui essaient d'oublier leurs vrais problèmes de la vraie vie.
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  • Par bibliophage, le 08 août 2009

    Avertissement du traducteur : "to choke" : bloquer la respiration par serrage ou obstruction de la trachée.
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