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Par Onclepaul, le 30/01/2011
Guerre sale de
Dominique Sylvain
La caste des hauts fonctionnaires a remplacé la noblesse de Louis XIV, en reprenant les mêmes mauvaises habitudes. On dépense sans compter, on ne se remet jamais en question et on gouverne de haut
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Par Onclepaul, le 30/01/2011
Guerre sale de
Dominique Sylvain
Quand la vie dénichait une victime de choix, elle ne détestait pas s’acharner
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Par BMR, le 11/11/2007
Baka ! de
Dominique Sylvain
[...]
Un futon plié sur les tatamis tenait compagnie à un parapluie en plastique blanc et un vêtement de toile bleue. L'hôtesse expliqua qu'il s'agissait d'un yukata.
Elle lui fit traverser la cour silencieuse depuis que les roulements de tambour avaient cessé, lui montra une salle de bains à l'intéressante odeur d'humus, expliqua son utilisation à grand renfort de phrases roucoulantes qui mêlaient anglais et japonais. Louise comprit qu'il fallait se savonner et se rincer avant de faire trempette dans un énorme baquet fumant. La jeune femme lui remit la clé de sa chambre et s'en alla après un nouveau chapelet de formules aussi chantantes qu'incompréhensibles.
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La nuit de Geronimo de
Dominique Sylvain
– Je crois que j’ai des ennuis, Serge.
– De quel genre ?
– Inédits. J’ai reçu un email anonyme ce matin, titré « Un trop long silence ». Une photo et
une courte phrase. La photo est celle de mon père. Mort il y a vingt-quatre ans.
– Et la phrase ?
– Une question. « Geronimo n’a tué personne, mais qui a tué Geronimo ? »
– Et c’est une bonne question ?
– Le suicide ne fait aucun doute. Mais à part la famille et les proches, personne ne savait
qu’enfant, on le surnommait Geronimo.
– Cet email ne peut donc pas provenir d’un inconnu ?
– C’est bien ce qui me tracasse.
Et Philippine lui raconta cette partie de sa vie, occultée jusqu’à ce matin.
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Par Onclepaul, le 30/01/2011
Guerre sale de
Dominique Sylvain
Quelque chose me dit qu’une rétro commission n’a rien à voir avec le fait de faire ses courses dans les années cinquante, ajouta Ingrid .
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La nuit de Geronimo de
Dominique Sylvain
Un chien nommé Grabuge ne pouvait pas être une bonne nouvelle. Les jappements nerveux
l’avaient réveillée en sursaut ; l’esprit embrumé, Philippine ne reconnaissait pas la pièce aux
ombres étrangères, les draps trop chauds, l’odeur de feuillage humide qui dansait contre sa
peau.
Quelques secondes et elle se souvint. Elle était de retour dans la maison de son enfance, sa
chambre mansardée, son lit à une place, ses draps en pilou. Le cador était celui de son grandpère.
Elle avait trois malles de vêtements à ranger, une cargaison de livres à classer, sa vie à
reprendre à zéro, et pas le début d’un mode d’emploi.
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Par Eskalion, le 01/05/2011
Passage du désir de
Dominique Sylvain
la porte s’ouvrit sur une Lola au visage bouffi et chiffonné, au regard aimable comme un nerf de bluff. La robe de chambre semblait avoir appartenu à Clark Gable dans Autant en emporte le vent
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Par kathel, le 12/07/2011
Passage du désir de
Dominique Sylvain
En ce moment, si souvent, les trottoirs avaient ce gris-noir du macadam mouillé, cette sombre tonalité pailletée de minuscules brillances de quartz. Et dans certains quartiers, aux abords des parcs et des avenues boisées, les feuilles mortes ornaient encore l’anthracite des rues de mille taches d’or. Entre toutes, Ingrid préférait la délicate géométrie des feuilles d’érable, cette façon qu’elles avaient de se répandre en harmonie comme sous l’empire d’une théorie du chaos, un magnifique désordre organisé. Et puis il y avait ce ciel énervé qui emportait d’un seul coup tous ses nuages de plomb pour dévoiler une déchirure bleue. De grises, les façades devenaient blondes, libérée d’une bonne partie de la population montée sur roues la ville chantait de douceur.
Paris se dégustait si bien les dimanches.
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Par gridou, le 19/04/2011
Passage du désir de
Dominique Sylvain
Le prince venait de perdre Shéhérazade et ne savait plus quoi foutre de ses mille et une nuits
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Par Eskalion, le 01/05/2011
Passage du désir de
Dominique Sylvain
Par un processus darwinien déglingué, la sirène s’était mutée lentement en vieux cachalot. Si lentement qu’on n’avait rien vu venir