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Le Chevalier d'Eon :« Une vie sans queue ni tête » de
Evelyne Lever
"J'avais deux personnalités", dira-t-il plus tard. Il aurait aimé se retirer dans une thébaïde au milieu des livres, tout en voulant connaître l'ivresse des combats et le fracas des armes.
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Par Madaven, le 09/01/2013
Marie Antoinette de
Evelyne Lever
Depuis que Louis XVI est monté sur le trône, Marie-Antoinette, à la différence des reines qui l'ont précédée, concentre sur sa personne tout l'intérêt que l'on portait jadis aux maîtresses royales. Et comme le roi manque singulièrement de prestance et de brio, la reine joue un rôle représentatif d'autant plus fort. De ce fait, on lui prête un pouvoir qu'elle ne détient pas, et elle donne l'impression de régner alors que son influence réelle - on le sait - demeure jusque-là assez faible. Mais rien de plus trompeur que les apparences, dans le miroir déformant de la cour. Marie-Antoinette ne rêve pas de gouverner, comme l'imaginent les observateurs les plus sérieux, elle ne manifeste qu'une seule volonté, vivre selon son bon plaisir, mais son bon plaisir futile et capricieux est rarement compatible avec le "métier de reine". Le sentiment qui perce déjà le plus en elle est son désir ou plutôt sa volonté décidée d'être absolument indépendante. Elle ne veut être ni gouvernée ni dirigée, ni même guidée par qui que ce soit. C'est le point sur lequel toutes ses réflexions paraissent jusqu'à présent s'être concentrées. Hors de là, elle ne réfléchit encore guère, et l'usage qu'elle a fait jusqu'ici de son indépendance le prouve assez, puisqu'il n'a porté que sur des objets d'amusement et de frivolité.
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Par Madaven, le 15/01/2013
Marie Antoinette de
Evelyne Lever
Pour la première fois, Robespierre évoqua le sort de la reine dans un important discours prononcé à la Convention le 27 mars. Lançant un vibrant appel au peuple contre tous les ennemis de l'intérieur et de l'extérieur, il annonça que le "moment était venu pour les patriotes de reprendre dans toute son énergie cette haine vigoureuse et immortelle dont ils s'étaient montrés animés pour le nom des rois... La punition d'un tyran obtenue après tant de débats odieux, sera-t-elle donc le seul hommage que nous ayons rendus à la liberté et à l'égalité? Souffrirons-nous qu'un être non moins coupable, non moins accusé par la nation et qu'on a ménagé jusqu'ici comme par un reste de superstition pour la royauté, souffrirons-nous qu'il attende tranquillement ici le fruit de ses crimes?"
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Par leanekomi, le 16/04/2011
Madame de Pompadour de
Evelyne Lever
Un vrai plaisir de lire une nouvelle fois Evelyne Lever. Elle nous permet de découvrir le personnage de Jeanne-Antoinette Poisson, qui deviendra une des favorites les plus célèbres de France, la marquise de Pompadour. L’auteur réussi le pari difficile de rendre fluide et très intéressante la lecture d’une biographie des plus documentée au niveau historique, avec des nombreuses sources citées. Le propos est clair pédagogue.
J’ai appris énormément sur l’histoire de France, et plus spécifiquement sur ce XVIIIe siècle si passionnant. On découvre dans ce livre une femme qui s’est hissé au plus haut rang de la société par ses talents et son intelligence. Madame de Pompadour reste dans les cœurs comme une grande protectrice des lettres et des arts, ce qui lui donne ce statut si particulier. On assiste également à la prise de pouvoir de la favorite, notamment le rôle prépondérant qu’elle a tenu aux côté de Louis XV dans la politique française et européenne.
A recommander à toute personne n’ayant pas l’habitude de lire des biographies historiques, pour faire découvrir et aimer ce genre.
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Par Madaven, le 07/01/2013
Marie Antoinette de
Evelyne Lever
Quand à l'empereur, fulminant contre sa soeur, il écrivit à son intention la plus sévère des remontrances :
" Vous vous mêlez d'une infinité de choses d'abord qui ne vous regardent pas, que vous ne connaissez pas et pour lesquelles des cabales et des alentours qui vous flattent et qui savent exciter tantôt votre amour-propre ou envie de briller ou même entretenir une certaine haine et rancune vont vous faire faire une démarche après l'autre, propre à troubler le bonheur de votre vie...
De quoi vous mêlez-vous ma chère soeur, de déplacer les ministres, d'en faire envoyer un autre sur ses terres, de faire donner tel département à celui-ci ou à celui-là, de faire gagner un procès à l'un, de créer une nouvelle charge dispendieuse à votre cour, enfin de parler d'affaires, de vous servir même de termes très peu convenables à votre situation? Vous êtes-vous demandé par quel droit vous vous mêlez des affaires du gouvernement et de la monarchie française? Quelles études aves-vous faites? Quelles connaissances avez-vous acquises pour oser imaginer que votre avis ou opinion doit être bon à quelque chose?...
Vous, aimable et jeune personne qui ne pensez qu'à la frivolité, qu'à votre toilette, qu'à vos amusements toute la journée; qui ne lisez ni n'entendez parler raison un quart d'heure par mois...
L'impression du moment seule vous fait agir, et les paroles mêmes et arguments que des gens que vous protégez vous communiquent et auxquels vous croyez sont vos seuls guides.
Si jamais une lettre comme celle-là s'égarait, si jamais, comme je n'en doute presque point, il vous échappe des propos et phrases pareilles vis-à-vis de vos intimes confidents, je ne puis qu'entrevoir le malheur de votre vie."
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Par Madaven, le 07/01/2013
Marie Antoinette de
Evelyne Lever
Enivrée par sa toute-puissance, la reine partit avec le roi pour Compiègne, le 5 juin. Le couple royal et la cour s'y reposèrent trois jours avant de se rendre à Reims pour le sacre. Cette cérémonie, qui scellait à jamais l'alliance du roi et de son peuple, revêtait pour Louis XVI une importance capitale. Seule l'onction sainte qu'il s'apprêtait à recevoir pouvait lui donner la force de régner sur le royaume de ses pères. Pour ce jeune prince irrésolu, sincèrement croyant et attaché à la tradition, le sens profond du sacre ne pouvait être remis en question. Il ne comprenait pas que des esprits éclairés vissent là l'expression d'une magie puérile destinée à maintenir les peuples dans l'obéissance. Après le sacre, investi d'une nature surhumaine, il n'aurait plus à répondre de ses actes que devant Dieu seul, et rien ne pouvait le rasséréner davantage. Gravement, pieusement, Louis XVI se préparait depuis longtemps à cette solennité. Il n'en parlait guère à la reine. Pour Marie-Antoinette, le sacre était avant tout une cérémonie un peu contraignante à l'occasion de laquelle elle espérait pouvoir se faire acclamer et jouir peut-être encore davantage de cette popularité dont les manifestations la grisaient plus que tout.
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Par twinkle1, le 18/11/2010
Le Chevalier d'Eon :« Une vie sans queue ni tête » de
Evelyne Lever
Les gazettes se firent un devoir et une joie de commenter l'étrange apparition de Mlle d'Eon. Tous les avis concordaient : on ne pouvait pas prendre pour une femme ce personnage, qui avait l'apparence d'un hideux travesti. Sa démarche incertaine sur des souliers pointus, ses bras velus et musclés, ses gestes brusques, ses cheveux noirs coupés en rond sous un pouf emplumé, sa barbe noire effleurant sous la poudre et le rouge, tout son extérieur démentait son vêtement. "Il est difficile d'imaginer quelque chose de plus indécent que Mlle d'Eon en jupes", notait le baron Grimm. Dans la belle robe de Mlle Bertin, d'Eon avait encore plus l'air d'un homme depuis qu'il était femme.
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Le temps des illusions: Chronique de la Cour et de la Ville, 1715-1756 de
Evelyne Lever
Il semble cependant que l’on frappe à tort et à travers et ce sont les moins coupables qui subissent les châtiments les plus lourds alors que les plus riches négocient, dit-on, avec l’entourage du Régent pour se faire remettre leur amende.
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Par Madaven, le 07/01/2013
Marie Antoinette de
Evelyne Lever
Pour Marie-Antoinette, qui ne s'intéressait à la politique que par le seul biais des personnes, la défense d'un prétendant aux plus hautes charges prenait l'allure d'un jeu dans lequel elle mettait tout son amour-propre à gagner. Peu lui importait les compétences réelles des candidats, du moment qu'elle faisait triompher le sien. Au reste, elle pouvait ensuite s'en désintéresser totalement.
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Par brigetoun, le 23/08/2010
marie-antoinette, d'après sa correspondance de
Evelyne Lever
Y a-t-il une femme plus à plaindre que moi ? Je crois que mon fils se meurt lentement. Mon mari, qui a en charge le plus beau royaume d'Europe, ne parvient plus à le gouverner. Il ne compte que sur moi et j'ai choisi comme principal ministre un homme qui se rend odieux à la nation, malgré ses qualités...