ISBN : 207036822X
Éditeur : Gallimard (1972)


Note moyenne : 4.39/5 (sur 1098 notes) Ajouter à mes livres
L'origine de 1984 est connue : militant de gauche violemment opposé à la dictature soviétique, George Orwell s'est inspiré de Staline pour en faire son "Big Brother", figure du dictateur absolu et du fonctionnement de l'URSS des années tren... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Woland, le 28 août 2008

    Woland
    Nombreux sont ceux qui ont entendu au moins une fois dans leur vie le nom de Big Brother. Trop nombreux restent ceux qui le confondent avec une espèce d'ordinateur gigantesque qui traque l'intimité de tout un chacun dans un futur à vrai dire si peu lointain que, pour nous, il est déjà du passé : 1984.
    En réalité, Big Brother serait un dictateur issu du Parti socialiste anglais - le Labour de Tony Blair - et dont le physique (grosse moustache noire, yeux noirs, visage inexpressif, solidité terrible de l'ensemble) évoquerait plus ou moins Staline. Si j'utilise le conditionnel, c'est parce que, bien que sa photo et son effigie soient omniprésentes partout en Océania, Big Brother pourrait aussi bien (on s'en rend compte à la fin du roman) n'être qu'une création fantômatique destinée par des gouvernants invisibles à focaliser la ferveur patriotique des Océaniens.
    Au delà de l'ambiguïté des régimes totalitaires connus et enregistrés au XXème siècle - tout particulièrement le nazisme et le stalinisme, seuls cités par Orwell - "1984" passe à la vitesse supérieure et dépeint un totalitarisme qui, si l'on ose dire, touche à une perfection de fin du monde.
    En Océania, il n'y a ni camps de concentration, ni goulags et on ne peut pas parler vraiment de théories racistes. L'ennemi eurasien, par exemple, a certes des traits asiatiques. Mais du jour au lendemain, cet ennemi redevient un allié pur et dur ; mieux : on affirme haut et fort que jamais, au grand jamais, il n'a jamais été l'ennemi de l'Océania. L'ennemi, ce sont les Estasiens - lesquels sont de type européen.
    La lutte des classes n'est pas non plus à l'ordre du jour. La société se répartit en trois groupes : le Parti intérieur (la nomenklatura), le Parti extérieur (une sous-nomenklatura) et les Prolétaires (le tout-venant). Aristocratie, bourgeoisie, capitalisme même ... Ces mots ont de moins en moins de sens. le Parti réécrit sans cesse l'Histoire de façon à effacer tout ce qui l'a précédé - le fameux virage à 180° est ici institutionnalisé.
    Tous ceux qui tentent de résister finissent "vaporisés" - l'humour noir anglais selon Orwell.
    Et lorsque l'ancilangue aura cédé le pas à la novlangue, il n'y aura plus personne pour se rappeler de ce que signifiaient des mots comme "mauvais", "optimiste", etc ... Toute la complexité, toute la richesse du langage - et des idées - seront noyées sous des flots de mots outrancièrement simplificateurs. Ce qui ne sera pas bon sera "inbon", ce qui sera meilleur deviendra "plusbon", les adjectifs pourront servir de verbes, l'ordre des mots deviendra d'ailleurs interchangeable ...
    (Je ne sais pas pour vous, mais moi, ça me fait penser aux technocrates de l'Education Nationale française, avec leurs "espaces transparents", leurs "inappétents scolaires" et leurs "référentiels bondissants aléatoires" ...)
    Avec une puissance incroyable et une amertume glacée qui forcent toutes deux l'admiration, George Orwell préfigure le comble de la société totalitaire mais non égalitaire : le nivellement de la pensée par le bas et, partant, la mise en coupe réglée des masses, populaires ou non. Si le sexe est maintenu, le romancier anglais, avec une lucidité terrible, prévoit que cette fonction ne servira qu'à assurer la survie de l'espèce et que, surtout, il ne sera pas question d'assurer le plaisir à la femme ...
    Bien entendu, la démonstration d'Orwell, pour être efficace, ne pouvait se satisfaire de héros combattifs. Peut-être Julia, la maîtresse de Winston Smith, l'est-elle un peu plus. Mais si peu ... Et elle aussi finit par trahir - par se trahir. En bref, tous deux sont des victimes, des moutons prêts pour le sacrifice et qui donnent parfois l'impression d'y courir avec une sombre délectation.
    C'est là que le bât me blesse un peu, je l'avoue. Dans une superbe crise de désespoir littéraire - la plus achevée que j'aie jamais lue - Orwell nie le facteur humain alors que, curieusement, la société océanienne ne remet pas en cause la possibilité de l'existence d'un Dieu, très loin, quelque part. Orwell nie aussi le grain de sable, cet affreux et génial petit grain de sable qui finit toujours par venir à bout des mécaniques les plus subtiles et les plus démoniaques.
    Or, je sais que les grains de sable existent, j'en ai la preuve. Tandis que Dieu ... Si l'on nie les premiers, il faut nier le second. Sinon, on se retrouve dans la position du croyant qui se refuse à entériner l'existence du Mal ...
    N'empêche, surtout au jour d'aujourd'hui, après le Viêt-nam, après le Cambodge, après les Talibans et avec les fous religieux de toutes sortes, sans oublier les adorateurs planétaires du Veau d'Or, il faut lire "1984." Un homme averti en vaudra toujours deux.
    Si George Orwell n'y avait pas cru, jamais il n'aurait écrit "1984", vous ne croyez pas ? ;o)
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    Critique de qualité ? (33 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Luniver, le 20 octobre 2011

    Luniver
    On cite souvent 1984 et Big Brother à chaque fois que des nouvelles caméras de surveillance sont installées. J'ai l'impression que c'est la seule chose qu'on ait retenu de ce roman : la surveillance constante.
    Pourtant, 1984, c'est beaucoup plus que ça : c'est un condensé de toutes les méthodes qui existent aux quatre coins du globe pour cadenasser la pensée, mise en place à la perfection : la peur constante de la délation, y compris venant de sa propre famille ; la capacité des foules à absorber n'importe quel mensonge pourvu qu'on le lui répète assez longtemps ; la falsification des faits historiques ; l'appauvrissement de la langue pour rendre impossible la formulation de certaines pensées ; la création d'un ennemi commun à haïr ; et la liste peut être encore longue.
    La lecture du roman est dure, on sent que le système est parfait, implacable, que les petites victoires de Winston sont trop simples, trop faciles, et que ça va mal tourner. Et en effet, le petit grain de sable ne grippe pas la machine, mais est renvoyé fermement à sa plage.
    Un livre vraiment marquant, et que je ne suis pas prêt d'oublier.
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    Critique de qualité ? (35 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Lolokili, le 10 décembre 2011

    Lolokili
    Copieusement inspiré du régime totalitaire stalinien à la fin des années quarante, 1984 n'est pas un roman noir, c'est un roman gris. Anthracite. Paysage, personnages, passé, présent, avenir... tout est gris, glauque et misérable. C'est un livre fascinant à bien des égards mais j'avoue en avoir terminé la lecture avec un vrai soulagement, comme on se réveille d'un cauchemar obsédant, espérant que jamais il ne (re)devienne réalité...
    Critique de qualité ? (30 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par annie, le 28 août 2008

    annie
    souvenir de lecture - science-fiction
    lecture en ligne : http://wikilivres.info/w/index.php/1984
    L'origine de 1984 est connue : militant de gauche violemment opposé à la dictature soviétique, George Orwell s'est inspiré de Staline pour en faire son "Big Brother", figure du dictateur absolu et du fonctionnement de l'URSS des années trente pour dépeindre la société totalitaire ultime.
    Mais Orwell n'oublie pas de souligner que les super-puissances adverses sont elles aussi des dictatures...
    Ce qui fait la force du roman, outre son thème, c'est la richesse des personnages, qu'il s'agisse du couple qui se forme, malgré la morale étroite du Parti, ou même du policier en chef qui traque les déviants, ex-opposant lui-même, passé dans les rangs du pouvoir...
    C'est aussi cette "novlangue", affadie et trompeuse, destinée aux "proles", et ces formules de propagande ("L'ignorance, c'est la force") scandées par des foules fanatisées et manipulées.
    1984 est un livre-phare, apologie de la liberté d'expression contre toutes les dérives, y compris celles des sociétés démocratiques.

    De tous les carrefours importants, le visage à la moustache noire vous fixait du regard. Il y en avait un sur le mur d'en face. Big Brother vous regarde, répétait la légende, tandis que le regard des yeux noirs pénétrait les yeux de Winston...
    Au loin, un hélicoptère glissa entre les toits, plana un moment, telle une mouche bleue, puis repartit comme une flèche, dans un vol courbe. C'était une patrouille qui venait mettre le nez aux fenêtres des gens. Mais les patrouilles n'avaient pas d'importance.
    Seule comptait la Police de la Pensée.
    1984 (Nineteen Eighty-four) est le plus célèbre roman de George Orwell, écrit en 1948 et publié l'année suivante.
    Le roman devait s'appeler à l'origine The Last Man in Europe (Le Dernier Homme en Europe), ou encore 1949, l'année de sa parution, mais Orwell se vit opposer un refus de la part de son éditeur.
    Il le renomma ensuite 1984, en inversant les chiffres correspondant à la date d'écriture (1948), et donna une dimension plus futuriste au récit afin qu'il choque moins ses contemporains.
    1984 est communément considéré comme une référence du roman d'anticipation, de la dystopie, voire de la science-fiction en général.
    La principale figure du roman, Big Brother, est devenue une figure métaphorique du régime policier et totalitaire, ainsi que de la réduction des libertés. En 2005, le magazine Time a d'ailleurs classé 1984 dans sa liste des 100 meilleurs romans et nouvelles anglaises de 1923 à nos jours, liste où se trouve La Ferme des Animaux, autre fameux roman d'Orwell tout aussi dystopique.
    Il décrit une Grande-Bretagne postérieure à une guerre nucléaire entre l'Est et l'Ouest censée avoir eu lieu dans les années 1950, où s'est instauré un régime de type totalitaire fortement inspiré à la fois du stalinisme et de certains éléments du nazisme. La liberté d'expression en tant que telle n'existe plus. Toutes les pensées sont minutieusement surveillées, et d'immenses affiches trônent dans les rues, indiquant à tous que « Big Brother vous regarde » (Big Brother is watching you).
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    • Livres 5.00/5
    Par MissSugarTown, le 24 janvier 2012

    MissSugarTown
    Alors, comment dire ? Jamais un livre ne m'aura atteinte comme celui-la. M'atteindre au point de remettre en question ma vie quotidienne et comment je comptais la mener jusque là. Il a réussi à m'arrêter en plein jeu pour me demander de revoir mes cartes et ma stratégie. On en sort pas indemne de cette lecture, surtout si l'on est comme moi. C'est à dire du genre à croire ce qu'on lit. Je suis comme Winston et ceci est le livre.
    Tout en lisant, j'ai eu beaucoup de mal à croire que ce livre a été écrit entre 1944 et 1949, jamais vu un auteur aussi visionnaire, un véritable génie ! Si ce livre a été de la fiction à cette époque, aujourd'hui il ne l'est plus qu'à 20% parce que les 80% sont totalement réels et reflètent notre monde actuel aujourd'hui.
    Ce livre parle d'un monde dirigé par trois grands états à puissance égale, l'Eurasie, l'Estasie et l'Océanie. Trois grands états qui ont décidé de mener une guerre perpétuelle, une guerre où aucun d'eux ne sera jamais ni gagnant ni perdant, parce que la fin de la guerre ne rendrait service à aucun d'eux, et ça me fait penser à la guerre en Palestine, au Sahara marocain et bien d'autres... le monde est arrivé à un stade où il est capable de produire assez pour les habitants de la planète entière, de sorte à ce que la pauvreté n'existe plus, l'ignorance non plus, ni l'illettrisme... etc. mais le confort est synonyme de temps libre pour réfléchir et l'éveil de l'intelligence, et ceci ne les intéresse pas si ça doit s'étaler à l'échelle mondiale. Si tout le monde s'éveille, ils disparaîtraient.
    Orwell décrit un monde dirigé par une minorité. Une minorité dirige, une minorité offre un certain mode de vie privilégié à une petite catégorie, une petite catégorie qui n'en est pas moins abrutie. Une petite catégorie qui vit dans le confort pour servir la partie dirigeante. Une petite catégorie qui, puisqu'elle est la plus proche des dirigeants et doit les servir, est celle qui ne doit jamais se rebeller contre eux. Alors on lui fait un lavage de cerveau, on lui fait croire que le vrai c'est le faux, et le faux c'est le vrai. La double pensée devient la norme, le passé et L Histoire deviennent ce que cette minorité veut qu'ils soient, après tout qui raconte le passé à part eux ? On ne distingue plus rien. Tout va bien. La schizophrénie devient l'état normal des choses.
    Par contre les prolétaires, on s'en fou ! Ils sont assez préoccupés par leur quotidien fait de misère et la lutte quotidienne pour la survie. Ils ne se rebelleront jamais. Ils ont beau être beaucoup plus nombreux, ça n'arrivera jamais.
    Orwell a imaginé des télécrans dans chaque maison, un écran qui permet aux dirigeants de voir et entendre tout ce qui se passe chez vous 24h/24, et ça m'a fait penser à Internet et aux réseaux sociaux.
    Il a imaginé un monde où les enfants sont fascinés par l'espionnage, les guerres et les pendaisons, et ça m'a fait penser à tous ces jeux vidéos de guerre qui fascinent les enfants aujourd'hui et j'en passe...
    Il a imaginé un monde où les alliés deviennent ennemis du jour au lendemain et on ne s'en étonne même pas, comme si ça a toujours été le cas. Hier votre Etat était l'ami d'un autre état et demain il vous annonce qu'ils sont en guerre et le surlendemain ils redeviennent alliés et ça ne surprend personne. le passé est supprimé des mémoires sous un flux incroyable d'informations de toutes parts (les médias) et seul le présent devient vérité absolue. Et ça me rappelle tous ces chefs d'Etats arabes qui étaient amis des Etats-Unis et autres pays et sont devenus leurs ennemis du jour au lendemain, Saddam Hussein, Housni Mubarak, Zine Abidine Ben Ali, Kaddafi... Des personnalités qui étaient accueillies à bras ouverts, à qui l'on serrait la main et qu'on assassine dans un trou le lendemain parce que c'est un ennemi. Oui, il a toujours été notre ennemi. Comment ça non ? 2 + 2 = 5 puisque je vous le dis. Il faut avaler la pilule sans discuter. Éteindre son cerveau et se soumettre au pouvoir.
    Il a aussi imaginé un monde où ces mêmes dirigeants nous font croire que la qualité de vie va en s'améliorant avec les années, en nous gavant de chiffres qu'on ne peut contrôler après tout. Il est même allé plus loin et a imaginé un comité spécialisé dans la réécriture du passé en fonction du présent. L'Histoire ne survit après tout qu'à travers les documents et les mémoires des Hommes, ils s'occupaient des deux. Et ceci m'a fait penser aux différentes versions de la bible.
    A la fin du livre, et après un début de réflexion, je me suis dit qu'en fait on a le choix : accepter le mensonge et vivre en nous convaincant qu'il n'en est pas un, ou résister, ne pas renoncer à la vérité et vivre en luttant toute sa vie, en étant préparé au pire, parce qu'on a toujours mené la vie dure aux défenseurs de la vérité et parce qu'ils ne se lasseront pas de nous brouiller les pistes jusqu'à s'assurer que nous sommes totalement perdus.

    Un livre qui donne froid dans le dos, du fait d'être trop réel. Je l'ai vécu comme une torture et une grande frustration. Il faut être fort pour pouvoir entendre la vérité et tout le monde ne choisit pas d'être aussi fort.
    "L'Homme n'est pas beau à voir" aurait tout aussi bien pu être le titre de ce livre.
    "Ce que je veux dire, c'est que nous sommes en guerre" dit-il et je sais très bien ce que tu veux dire George, je l'ai moi-même écrit tellement de fois.
    Tout ce que je peux dire devant une aussi grande oeuvre : je m'incline !

    Lien : http://laculturehajarienne.blogspot.com/2012/01/1984-george-orwell.h..
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Citations et extraits

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  • Par brigittelascombe, le 28 janvier 2012

    Je ne parle pas de confession.Se confesser n'est pas trahir.Ce que l'on dit ou fait ne compte pas.Seuls les sentiments comptent.S'ils peuvent m'amener à cesser de t'aimer,là sera la vraie trahison.
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  • Par brigittelascombe, le 28 janvier 2012

    Le souvenir de sa mère le déchirait parce qu'elle était morte en l'aimant,alors qu'il était trop jeune et trop égoïste pour l'aimer en retour.
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  • Par brigittelascombe, le 28 janvier 2012

    Combien de fois,et suivant quel plan,,la Police de la Pensée se branchait-elle sur une ligne individuelle quelconque, personne ne pouvait le savoir.On pouvait même imaginer qu'elle surveillait tout le monde, constamment.Mais,de toute façon, elle pouvait mettre une prise sur votre ligne chaque fois qu'elle le désirait.On devait vivre, on vivait, car l'habitude devient instinct,en admettant que tout son émis était entendu et que, sauf dans l'obscurité,tout mouvement était perçu.
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  • Par brigittelascombe, le 28 janvier 2012

    Les conséquences d'un acte sont incluses dans l'acte lui-même.Il écrivit:
    Le crime de penser n'entraîne pas la mort.Le crime de penser est la mort.
    Maintenant qu'il s'était reconnu comme mort,il devenait important de rester vivant aussi longtemps possible.
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  • Par brigittelascombe, le 28 janvier 2012

    De son poste d'observation,Winston pouvait encore déchiffrer sur la façade l'inscription artistique des trois slogans du parti.
    LA GUERRE C'EST LA PAIX.
    LA LIBERTE C'EST L'ESCLAVAGE.
    L'IGNORANCE C'EST LA FORCE.
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