-
Par Piling, le 10/08/2008
Première phrase du livre
Le Dimanche de Bouvines, 27 juillet 1214 de
Georges Duby
incipit :
L'année 1214, le 27 juillet tombait un dimanche. Le dimanche est le jour du Seigneur. On le lui doit tout entier. J'ai connu des paysans qui tremblaient encore un peu lorsque le mauvais temps les forçait à moissonner un dimanche : ils sentaient sur eux la cooère du ciel. Les paroissiens du XIII° siècle la sentaient beaucoup plus menaçante. Et le prêtre de leur église ne prohibait pas seulement, ce jour-là, le travail manuel. Il essayait de les convaincre de purifier tout à fait le temps dominical, de le garder des trois souillures, celles de l'argent, du sexe et du sang répandu. C'est pourquoi, en ce temps, nul ne maniait volontiers les deniers le dimanche. C'est pourquoi les maris, le dimanche, évitaient, s'ils étaient pieux, d'approcher de trop près leur femme, et les hommes d'armes, s'ils étaient pieux, de tirer l'épée. Or, le dimanche 27 juillet 1214, des milliers de guerriers transgressèrent l'interdit.
> lire la suite
-
Atlas historique mondial de
Georges Duby
Si la force des armes et la vertu d’un traité (Saint-Clair-sur-Epte, 911) sont à l’origine du duché de Normandie, celui-ci se distingue par la vigueur de son particularisme régional, voire ethnique et linguistique. Un même particularisme caractérise toutes les principautés périphériques qui se sont constituées entre 880 et 920 : duchés d’Aquitaine et de Bourgogne ; comtés de Bretagne, de Toulouse et de Flandre.
> lire la suite
-
Par vllc, le 16/12/2011
L'Art et la Société : Moyen Age - XXe siècle de
Georges Duby
C'est durant ce XXe siècle que des peintres ont abandonné, ont refusé la conception dualiste de la peinture, celle qui sépare le fond de la forme, le sujet et la chose peinture, le contenu et le support du contenu. Le style de Georges Duby est l'illustration de cette pensée. Contenu inséparable de la forme, qui ne se fait vraiment tout à fait jour qu'avec la forme.
Pierre Soulages, 1997.
> lire la suite
-
Le Dimanche de Bouvines, 27 juillet 1214 de
Georges Duby
Un conglomérat de noyaux durs que soude les uns aux autres l'amitié de leurs chefs , des hommes du même âge et souvent du même sang : telle est l'ost du roi de France . Les guerriers qui la forment viennent , pour leur plus grande part , des contrées voisines du lieu de bataille , l'Artois , la Picardie , le Soissonnais , le Laonnais , la Thiérache .
De l'Ile-de-France et du Vexin , aucune commune, car il ne fallait pas laisser Paris sans défense , et peu de chevaliers : beaucoup d'entre eux guerroient à ce moment dans le Midi , derrière Simon de Montfort en zone albigeoise , derrière le prince Louis aux lisières de l'Anjou . La chevalerie de Bourgogne est ici , suivant son duc . Celle de Champagne est également présente ; mais son comte ne la conduit pas lui-même : c'est alors un enfant de douze ans .
Les Normands sont peu nombreux , parce que le duché , annexé depuis peu au domaine royal , est encore mal sûr et que ses hommes de guerre pourraient bien tourner bride . Pas un chevalier , pas un sergent , pas un piéton qui soit du Sud de la Loire : ce pays est un autre monde . L'armée royale , à Bouvines , est d'abord celle de la vieille Francia : de fait , c'est l'armée franque .
> lire la suite
-
Par templiers, le 05/03/2009
Le Chevalier, la femme et le prêtre de
Georges Duby
Que sait-on des origines et de l'histoire de l'institution du mariage, à la fois si menacée et si endurante ?
La cellule conjugale, cadre consacré, contrôlé par le clergé, ne s'impose qu'après une longue lutte qui culmine au XIIe siècle, entre les guerriers et l'Église.
C'est l'histoire de ce conflit, long et spectaculaire, contre les prérogatives des seigneurs que retrace ce livre, pour déboucher sur un nouvel équilibre : celui de l'amour conjugal et de l'amour courtois.
> lire la suite
-
Par annie, le 02/12/2012
Georges Duby
« La trace d’un rêve n’est pas moins réelle que celle d’un pas. »
de Georges Duby
-
Par Piling, le 26/08/2008
Première phrase du livre
L'Europe au Moyen Age de
Georges Duby
incipit :
Imaginons. C'est ce que sont toujours obligés de faire les historiens. Leur rôle est de recueillir des vestiges, les traces laissées par les hommes du passé, d'établir, de critiquer scrupuleusement un témoignage. Mais ces traces, celles surtout qu'ont laissé les pauvres, le quotidien de la vie, sont légères, discontinues. Pour des temps très lointains comme ceux dont il est question ici, elles sont rarissimes. Sur elles, une armature peut être bâtie, mais très frêle. Entre ces quelques étais demeure béante l'incertitude. L'Europe de l'an mil, il nous faut donc l'imaginer.
> lire la suite
-
Par Adrienne, le 12/11/2011
Guerriers et paysans (VII-XIIe siècle) : Premier essor de l'économie européenne de
Georges Duby
A la fin du VIe siècle, lorsque se trouve à peu près close en Occident, avec l'établissement des Lombards en Italie et la descente des Basques en Aquitaine, l'ère des grandes migrations de peuples, l'Europe dont il est question dans ce livre - c'est-à-dire l'espace où le christianisme de rite latin s'est progressivement étendu jusqu'à la fin du XIIe siècle - est un pays profondément sauvage. De ce fait, il échappe dans une large mesure à l'histoire. Dans les régions où naguère on employait abondamment l'écriture, l'usage de celle-ci est alors en voie de se perdre.
> lire la suite
-
Par Aela, le 26/01/2011
Histoire de la vie privée. Tome IV. De la Révolution à la Grande Guerre de
Georges Duby
Une fois larié, on ne remet pas en cause la structure conjugale.Le divorce reste marginal. D'après le recensement de 1901, pour 10 000 Français mariés de dix-huit à cinquante ans, on trouve 53 divorcés et pour 10 000 Françaises mariées de 15 à 45 ans,70 divorcées.
L'intimité entre les époux est valorisée. De plus en plus ils dorment dans la même chambre et dans le même lit.
Le discours sur le bien fondé de faire chambre à part disparaît.
> lire la suite
-
Guillaume le Maréchal, ou, Le meilleur chevalier du monde de
Georges Duby
«Lorsqu'on les avait voués à servir Dieu, ils s'élevaient dans les grades ecclésiastiques grâce à l'oncle chanoine, abbé ou évêque ; lorsqu'ils étaient chevaliers, ils partaient combattre dans l'équipe de l'oncle banneret, sûrs de trouver dans son entourage chaude amitié, ferme soutien et les chances les plus assurées de faire fortune.»