Critiques de Georges Simenon


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    • Livres 5.00/5
    Par Saint-Luc, le 09/06/2011


    Le chien jaune Le chien jaune de Georges Simenon

    "Le chien jaune" est le premier des Maigret de la mer, même si le monde de l'eau, de la rivière, a déjà été mis en scène dans "Le charretier la providence".
    Le style est très Simenon, sobre avec une formidable puissance évocatrice de vent dans les dunes et de brumes montant du port. La pluie vous fouette le soir et le troquet sent la fine et la chaleur des hommes
    Le scénario est également très Simenon: des ratés, trouvant encore plus raté et influençable qu'eux, la lâcheté, la trouille, la petitesse. Un bijou.

    Critique de qualité ? (6 votes positifs)


    • Livres 0.00/5
    Par Aela, le 17/02/2011


    Les Fiancailles de M. Hire Les Fiancailles de M. Hire de Georges Simenon

    Comme dans la plupart des romans psychologiques de Simenon, ce livre dépeint un univers gris dans laquel évoluent des personnages rongés par l'inquiétude et la médiocrité de leur existence.
    Monsieur Hire va rejoindre la cohorte des personnages solitaires, sans défense, montrés du doigt par l'opinion publique.
    Un univers quotidien mais qui n'exclue pas le tragique.
    Monsieur Hire, Hirovitch de son vrai nom, est un Parisien d'origine juive russe, sans attaches ni métier. Lorsqu'on découvre une femme assassinée dans son quartier, tous les soupçons se portent sur lui, homme taciturne et solitaire.
    Lui seul connaît l'identité du meurtrier, Emile, l'amant d'Alice, une jeune femme dont il est amoureux et qu'il épie chaque jour à sa fenêtre..
    Une très belle adaptation cinématographique aussi, avec Michel Blanc dans le rôle de M.Hire.

    Critique de qualité ? (5 votes positifs)


    • Livres 4.00/5
    Par patachinha, le 23/01/2012


    L'ombre chinoise L'ombre chinoise de Georges Simenon

    Il s' agit seulement de la deuxième oeuvre que je lis de Simenon, et je suis admirative de sa plume et de toute cette ambiance qu' il sait créer, j' ai vraiment l' impression qu' il laisse une empreinte spéciale dans ses écrits! Après Concarneau dans Le chien jaune, je découvre Paris et la célèbre place des Vosges, un monde en réduction! Je me souviens d' y avoir fait un saut lors d' une visite scolaire au musée Carnavalet et voici que cette belle place est le théâtre d' un meurtre!



    Maigret est toujours là, impassible, froid, distant, désarçonnant par sa posture, un peu hautain parfois, mais aussi très humain et terriblement drôle. Il observe silencieusement, et se moque plus facilement de ces riches bobos qui croient en leur importance, que d' autres comme cette Ninie qui n' ont pas été gâtés par la vie et qui sont plus francs et authentiques.., Ce sont les vices de toute une société, des plus pauvres aux plus riches que Simenon pointe du doigt dans un milieu qu' il connait bien, puisqu' il y a résidé lui- même dans cette place qui continue à faire parler d' elle...



    Avec un humour pas toujours compris, et un culot méticuleux, il arrache par-ci par-là des bribes de vérité qui l' aideront à reconstituer le fil de l' intrigue. Le dénouement n' était finalement pas si surprenant que celà, mais j' ai vraiment apprécié cette lecture!



    Je crois que Simenon me réserve de belles surprises, je ne compte pas m' arrêter en si bon chemin!

    Critique de qualité ? (4 votes positifs)


    • Livres 5.00/5
    Par NOIRdePOLARS, le 01/12/2011


    Maigret et son mort Maigret et son mort de Georges Simenon

    Le quatrième de couverture est un des plus beaux exemples de « j’m’en foutisme » éditorial. Se contenter de reprendre les premières phrases d’un roman afin de délivrer un résumé éditeur enfonce les barrières habituelles de l’affliction.
    Maigret est appelé au téléphone par un homme terrorisé, se sachant suivi, et qui demande sa protection. Il change souvent de lieu, mais sans s’éloigner des quartiers Chatelet-Marais-Bastille. L’inspecteur que Maigret envoie sur ses traces arrivera trop tard et perdra la trace de l’homme, dont le corps sera retrouvé en pleine nuit, le visage défiguré à coups de masse, et gisant place de la Concorde.
    Donner une identité au cadavre sera le premier travail du commissaire. Lorsqu’il la connaitra, visiter son domicile deviendra aisé. L’homme était bistrot, et cette révélation donnera à Maigret l’idée de rouvrir le Petit Albert, un troquet parigot comme on n’en voit plus que rarement, en y plaçant un de ses inspecteurs. Cette ouverture permettra à la police de se lancer sur la piste de tueurs, et à Maigret de jouer les clients somnolant au fond, derrière le poèle.
    Il s’agit d’un Maigret parisien, un de ceux qui me parlent le plus car j’ai une longue histoire d’amour avec le Marais (ça n’intéresse personne, d’accord).
    Nous avons ici affaire à un roman dont la violence est prégnante, violence ressentie tout au long du roman, violence de bêtes fauves et non de petits malfrats qu’affectionne, en son for intérieur, Jules Maigret. Ce dernier se sent à la fois plus responsable et concerné qu’à l’habitude : concerné parce qu’il s’en veut de n’avoir pas été capable de sauver un homme lui demandant de l’aide ; responsable parce que ces gens là n’ont pas d’âme, parce qu’ils tuent sans hésitation, parce qu’ils tueront encore et toujours.
    C’est en finale un Maigret dans lequel il y a de l’action, beaucoup, contrairement à certaines enquêtes versant dans la pure réflexion. Un Maigret dur, superbe. Rien que la description de la rafle rue du Roi de Sicile vaut qu’on dévore ce livre.

    Critique de qualité ? (4 votes positifs)


    • Livres 0.00/5
    Par xgalaup, le 31/07/2009


    Trois chambres à Manhattan Trois chambres à Manhattan de Georges Simenon

    Nous sommes loin des enquêtes policières du commissaire Maigret. G. Simenon met en scène dans ce roman la rencontre de deux êtres à la dérive, blessés mais avides d'amour, Kay et Franck. Elle est à la rue pour cause d'abandon par ses amis ou amies. Lui est un acteur célèbre en perdition et qui tente d'oublier que son ex-femme l'a quitté pour un jeune homme. Ils s'accrochent désespérément l'un à l'autre tout en se méfiant tout en se repoussant tout en détestant leur lâcheté réciproque. Voici une histoire d'amour désespérante de doutes et de sentiments contradictoires où le lecteur se demande à chaque instant si cela ne va pas mal tourner. Trois chambres a Manhattan est un huis-clos psychologique étouffant où nous ne pouvons qu'admirer à nouveau la finesse d'analyse psychologique de G. Simenon.

    Critique de qualité ? (4 votes positifs)


    • Livres 4.00/5
    Par Seraphita, le 30/12/2011


    Le chien jaune Le chien jaune de Georges Simenon

    Concarneau, novembre. De l’Hôtel de l’Amiral sort un homme ivre. Il fait quelques pas puis tombe à terre, fauché par une balle. Le lendemain, à l’Amiral, un médecin de la ville déjoue une tentative d’empoisonnement, alors que le commissaire Maigret vient d’arriver. Puis un journaliste du coin disparaît mystérieusement. On remarque en ville, traînant autour du café un étrange chien jaune. Concarneau commence à avoir peur…

    Avec « Le chien jaune », je découvrais le commissaire Maigret et avec lui la plume de Simenon. Ce fut une lecture plaisante et agréable.

    Si la première publication de ce polar date de 1931, je trouve qu’il n’a pas du tout vieilli tant sa force réside dans le fait de camper une atmosphère. Simenon a véritablement écrit un roman d’atmosphère à travers les descriptions sobres et précises qu’il livre au lecteur. Le début notamment est saisissant : la tempête fait rage alors que la marée est haute. Ce temps agité inaugure un drame, le premier qui saisit Concarneau. A d’autres moments, le soleil est éclatant, lavant le ciel d’un bleu azur. Puis le vilain temps revient. Flux et reflux météorologiques, à l’image du cycle des marées. La présence du chien jaune apporte une touche un peu fantastique au récit : qui est cet étrange animal ? Quel est son rôle dans les meurtres ? Qui est son maître ?

    L’enquête est classique mais magistrale, un peu comme dans les polars d’Agatha Christie. Maigret est un commissaire qui ne s’en laisse pas compter, surtout par de jeunes inspecteurs, qui aime à répéter qu’il ne faut jamais déduire, qui se forge secrètement sa propre opinion, puis la livre dans un final éblouissant qui fait éclater une vérité insoupçonnée. Tous les éléments disparates du polar s’emboîtent alors permettant au lecteur d’accéder au sens de l’œuvre.

    Une enquête passionnante, une écriture qui n’a pas vieilli, de belles descriptions qui concourent à camper une atmosphère oppressante d’où surgit au final la vérité.

    Critique de qualité ? (3 votes positifs)


    • Livres 3.00/5
    Par chartel, le 11/07/2011


    La Fenêtre des Rouet (Simenon) La Fenêtre des Rouet (Simenon) de Georges Simenon

    La fenêtre des Rouet est le roman de la solitude de Dominique. Une vieille fille qui passe la majeure partie de son temps à observer le monde depuis la fenêtre de sa chambre du faubourg Saint Honoré et à épier les moindres bruits du jeune couple qui lui loue la chambre voisine. D’un côté, elle a l’image sans le son et se fait un film de ce que les voisins d’en face pourraient se dire, de l’autre, elle a le son sans l’image mais n’en manque pas moins d’imaginer ce qui s’y passe.
    Simenon trompe un peu le lecteur, sans pour autant le décevoir, par une introduction qui s’apparente à du polar avec la mort d’un homme. Pourtant, plus le récit avance, plus le problème central n’est pas la question de cette mort, mais celle de la solitude de Dominique. Georges Simenon nous la dissèque finement dans ses désirs, ses plaisirs et ses souffrances. Une fiction qui en dit autant, sinon plus, qu’un sévère discours de spécialiste.

    Critique de qualité ? (3 votes positifs)


    • Livres 4.00/5
    Par argali, le 26/05/2011


    Pendu de saint-pholien Pendu de saint-pholien de Georges Simenon

    Personne ne s'aperçut de ce qui se passait. Personne ne se douta que c'était un drame qui se jouait dans la salle d'attente de la petite gare où six voyageurs seulement attendaient, l'air morne, dans une odeur de café, de bière et de limonade. Il était cinq heures de l'après-midi et la nuit tombait. Les lampes avaient été allumées mais, à travers les vitres, on distinguait encore dans la grisaille du quai les fonctionnaires allemands et hollandais, de la douane et du chemin de fer, qui battaient la semelle. Car la gare de Neuschanz est plantée à l'extrême nord de la Hollande, sur la frontière allemande. Une gare sans importance. Neuschanz est à peine un village. Aucune grande ligne ne passe par là. Il n'y a guère de trains que le matin et le soir, pour les ouvriers allemands qui, attirés par les gros salaires, travaillent dans les usines des Pays-Bas

    Mon avis :

    L’histoire débute à la frontière hollandaise et l’enquête emmène Maigret à Brême, Reims… et Liège. Ville natale de Simenon.
    On y découvre un Maigret pris de remords devant le suicide d’un jeune homme et cherchant à en comprendre les raisons. On le sent plus humain, plus impliqué dans ce récit que dans d’autres. Au fil de l’enquête minutieuse qu’il mène, il finira par faire resurgir une histoire ancienne qui nous éclairera sur la personnalité de la victime et des personnages du roman. Mais pour bien en saisir tous les aspects, Maigret doit se rendre à Liège où tout a commencé.
    C’est pour l’auteur l’occasion de décrire avec le talent qu’on lui connait, la vie de bohème de ces années-là et quelques rues de la cité ardente à l’ambiance particulière. On se perd dans les impasses et les venelles grouillant d’odeurs et de sensations diverses. On découvre des rues et des magasins aujourd’hui disparus que Simenon prend plaisir à décrire. On le sent chez lui et on se laisse guider.

    Ce roman prend naissance au cœur d’un fait divers réel.
    En 1922, Joseph Kleine, un jeune peintre âgé de 20 ans, s’est pendu avec son écharpe à la poignée du portail d’entrée de l’église Saint-Pholien, alors qu’il était sous l’emprise de la boisson. Cette nuit-là, le jeune Georges Simenon l’avait soutenu dans les rues de Liège. Ils fréquentaient alors un club d’artistes, « La Claque » situé derrière l’église St-Pholien, dans l’impasse de la Houppe, au-dessus d’un atelier de menuiserie.
    La place de L’Yser, cœur d’Outremeuse, s’étend entre l’église Saint-Nicolas (celle de Simenon) et l’église Saint-Pholien. A l’époque, une forte rivalité opposait les deux paroisses au point que si un jeune de Saint-Nicolas osait s’aventurer près de Saint-Pholien, il risquait d’être pris à partie voire tabassé.

    Un bon Maigret à l’écriture fine et précise ; un style qui, dans la deuxième partie du roman, est plus intimiste, teinté de souvenirs et d’émotion.
    Un récit qui oscille entre le policier et le roman dramatique.

    Critique de qualité ? (3 votes positifs)


    • Livres 0.00/5
    Par frajulu, le 14/04/2011


    Tout Simenon. Tome 1 Tout Simenon. Tome 1 de Georges Simenon

    J'aime toute l'oeuvre de Georges Simenon. Il est le seul auteur que j'ai lu, relu plusieurs fois et que je relirai encore. Il se passe quelque chose de magique pour moi quand je commence un de ses livres; je m'enfonce dans mon fauteuil et tout disparaît autour de moi... je suis complètement happée par l'atmosphère qui se dégage de ses romans écrits en phrases courtes qui décrivent d'une façon parfaite les personnages et leurs peurs, les lieux, le temps qu'il fait. Voilà, j'aimerais bien donner le goût à des gens qui ne le connaissent pas de le lire.

    Critique de qualité ? (2 votes positifs)


    • Livres 3.00/5
    Par aliquis, le 27/02/2011


    Le negre Le negre de Georges Simenon

    Une banale histoire de racisme ordinaire porté par la plume de Simenon. Intéressant.

    Critique de qualité ? (2 votes positifs)


    • Livres 3.00/5
    Par Jenta3, le 21/02/2011


    La neige était sale La neige était sale de Georges Simenon

    Un peu compliquée au début, l'histoire se met bien en place au fil des pages. Très différente des enquêtes de Maigret, cette intrigue est saissante, de par son contexte (la guerre, la cohabitation avec l'occupant et les collabaroteurs) et par le personnage principal (un jeune homme de 18 ans sans sentiment ni remord).


    Lien : http://jenta3.blogs.dhnet.be/archive/2009/08/23/la-neige-etait-sale-de-george...

    Critique de qualité ? (2 votes positifs)


    • Livres 5.00/5
    Par Thoxana, le 21/06/2010


    Maigret : La Nuit du carrefour Maigret : La Nuit du carrefour de Georges Simenon

    Deux voitures ont été échangées dans les garages de 2 maisons. L'affaire pourrait prêter à sourire si, dans l'une d'elles, ne se trouvait un cadavre. Tout se corse lorsque la femme du cadavre se retrouve assassinée à son tour... Encore une fois, Maigret aura fort à faire !
    Un excellent roman !

    Critique de qualité ? (2 votes positifs)


    • Livres 4.00/5
    Par Thoxana, le 21/06/2010


    La Tete D'UN Homme La Tete D'UN Homme de Georges Simenon

    Maigret joue gros et prend le risque de libérer un détenu convaincu de crime. Mais, persuadé de son innocence, il le fait suivre et trouve que celui-ci a un comportement des plus étranges. S'il n'est pas le coupable, qui l'est ? L'enquête s'annonce difficile...

    Critique de qualité ? (2 votes positifs)


    • Livres 0.00/5
    Par liberlibri, le 05/07/2009


    Trois chambres à Manhattan Trois chambres à Manhattan de Georges Simenon

    Deux êtres perdus, en proie à la solitude, se rencontrent dans un bar glauque une nuit. Ils s'épient, observent une marque de rouge à lèvres sur une cigarette, une impatience mal contenue. Ils vont s'agripper l'un à l'autre, traîner de bars en bars, errer dans Manhattan pour repousser la solitude. Finalement, ils trouveront un hôtel, y passeront une nuit, puis deux. Ils se découvriront avec une lucidité douloureuse, sans illusion. Pourtant, si aucun des deux ne semble pouvoir s'éloigner l'autre, le passé ressurgit, les contraignant à se séparer. Le frêle équilibre qui s'était établi entre eux sera menacé par chacune des interventions extérieures. Il est d'une jalousie maladive, elle se plaît à lui raconter des aventures dont on ne sait si elles sont vraies, à lui montrer qu'elle peut plaire encore à d'autres hommes. Ils vont pourtant se construire une histoire, la façonner à force de scotches, de chansons sur des juke-boxes et de petites habitudes prises en commun. Il finira l'emmener chez lui, par lui livrer cette intimité qu'il redoute. Par peur de s'engager, lui risquera de briser cette entente fragile en retournant vers un vieil ami cynique et sans attaches, en tentant des expériences dangereuses qui l'éloigneront un peu plus d'elle. Elle, de son côté, sera confrontée à ses proches, à son ancienne vie. Pourtant, chacun de leurs errements les rapprochera finalement. Ce que Simenon décrit dans ce livre, c'est la découverte de l'autre et la peur de le perdre, la peur de soi-même aussi. Le roman nous embarque également pour une singulière balade dans le New-York de l'après-guerre et livre quelques instantanés sur des familles d'exilés qui tentent de se reconstruire Outre-Atlantique. Simenon a vécu plusieurs années aux Etats-Unis, il y a connu celle qui deviendra sa seconde épouse, Trois chambres à Manhattan constitue un écho romancé de cette rencontre, un récit ayant le souci du détail, relatant à merveille les mille instants des premiers moments d'un couple. Les Simenon sans Maigret gagnent vraiment à être connus.


    Lien : http://www.liberlibri.fr/?p=781

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    • Livres 3.00/5
    Par Rabanet, le 02/06/2009


    L'Enigme de la Marie-Galante L'Enigme de la Marie-Galante de Georges Simenon

    Pas le meilleur de Simenon une simple nouvelle ou un petit roman policier. L'intrigue est évidemment un peu tordue, les personnages pas très nets et l'ambiance "Simenon" est bien là avec une atmosphère lourde, humide. Tout cela sans fioriture.

    Critique de qualité ? (2 votes positifs)


    • Livres 4.00/5
    Par yo, le 22/09/2008


    L'Affaire Saint Fiacre L'Affaire Saint Fiacre de Georges Simenon

    Plongée dans un classique de la littérature policière, avec un bon Maigret de derrière les fagots. Et le charme désuet du personnage de Simenon n’est pas sans me plaire.

    Le commissaire Maigret, averti par un courrier anonyme, apprend qu’un crime sera commis dans la ville où il a grandi. Il décide donc, de manière officieuse, de se rendre dans le village qu’il a connu enfant pour tirer au clair le contenu de cette lettre. Il retrouve des habitudes qu’il avait perdues, des personnes qu’il avait oubliées, comme Marie l’aubergiste. Et il décide de se rendre à l’église pour assister à la première messe de la journée. C’est à ce moment-là que le crime est commis : on retrouve à la sortie de l’office le corps sans vie de la comtesse de Saint-Fiacre. Le comble, pour Maigret, est qu’il connaît très bien la comtesse et son entourage, car son père était l’ancien régisseur du domaine. Maigret se trouve donc plongé dans une enquête sur un crime sans arme, et dans une ambiance où il doit distinguer l’affectif du professionnel…

    Ce qui est notable dans cet ouvrage, c’est l’ambiance que réussit à mettre en place Simenon : on sent l’humidité qui prend les personnages dès qu’ils passent le pas de la porte, le froid de la chambre de l’auberge où loge Maigret. Il y a une atmosphère très provinciale (l’action se situe dans l’Allier), où on sent l’humus et les chaussures crottées.

    La suite ici : http://livres-et-cin.over-blog.com/article-21928047.html

    Critique de qualité ? (2 votes positifs)


    • Livres 3.00/5
    Par Lune, le 02/06/2008


    Le chien jaune Le chien jaune de Georges Simenon

    Le chien jaune (1931) - Georges Simenon

    Simenon a écrit ceci : "J'ai essayé d'être le plus simple possible, c'est le conseil qui m'a le plus servi dans ma vie. Je dois une fière chandelle à Colette de me l'avoir donné."

    Merci Colette, Merci Simenon de l'avoir suivi car c'est ce qui m'a charmée, ce qui a retenu ma lecture et l'a rendue passionnante. Dès la première page, en quelques coups de "plume", sans fioritures inutiles, sans épanchements alourdis, par la seule magie de la suggestion, vous nous transportez dans un Concarneau de 1930, noirci de pluie et de boue, vous nous ouvrez la porte de l'Hôtel de l'Amiral, nos narines reçoivent les odeurs de tabac, d'alcool, de bière, de repas tristes et gras. Nous épions, tapis sans être vus, une frange misérable de la population, les regards sournois de quelques notables dont nous devinons la laideur sous leur dehors de bien-pensants de petite ville de province où chacun se sourit, se déteste, magouille lâchement. Nous suivons Maigret, nous approuvons sa placidité et sa non-méthode qui, en fin de compte, en est une, la sienne. Nous nous réfugions, inquiets, derrière sa silhouette tutélaire, nous ressentons ce qu'il ressent lorsqu'il observe le sordide qui se cache sous les défroques bourgeoises. Nous sommes touchés lorsqu'il s'émeut discrètement face à l'injustice vécue par les plus simples, les âmes pures que l'on salit. Enfin nous approuvons son geste final, quelle humanité chez ce "flic"! J'aime particulièrement ces ambiances à la "Chabrol", bourgeoisie de province, ombres furtives dans les rues, pluie qui tombe à verse, regards qui fuient, atmosphère étrange... Rien que de l'écrire, le frisson me gagne. J'aime, mais de loin, seulement de loin...

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    • Livres 4.00/5
    Par chapochapi, le 20/01/2012


    L'Affaire Saint Fiacre L'Affaire Saint Fiacre de Georges Simenon

    Je ne répète pas les informations fournies par les autres lecteurs (donc pas de résumé).

    Ce Maigret reprend les thèmes habituels de l'auteur comme cela a été dit, alors où est la nouveauté ?
    Elle tient dans le fait que le commissaire se retrouve sur les lieux de son enfance, et cela semble lui brouiller les esprits ! Elle tient dans le fait qu'il "assiste" impuissant au meurtre puisqu'il était présent à la première messe, parmi les rares personnes présentes, et n'a rien vu de la mort de la comtesse de Saint Fiacre.
    Pour une fois, ce n'est pas Maigret qui a les cartes en main, il observe les événements et les autres personnages, pour laisser l'un d'entre eux tirer les conclusions à sa place. S'il se montre toujours aussi observateur, il ne semble pas capable, cette fois, d'associer les idées afin d'en tirer les conclusions qui s'imposent. Tout occupé à remâché les souvenirs d'enfance, il peine à trouver la piste dans le morne domaine, pourtant si plein d'éclats dans sa jeunesse.
    Simenon fouille la conscience humaine, sans manichéisme, et sans jamais juger.
    Plus Cluedo que jamais, cette enquête est un régal.

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    • Livres 4.00/5
    Par kiki23, le 17/01/2012


    Les Inconnus dans la maison Les Inconnus dans la maison de Georges Simenon

    La bouteille pour seule compagne depuis que son épouse l’a quitté, l’avocat Hector Loursat ne plaide plus, ne parle plus à sa fille qui vit pourtant avec lui dans une grande maison bourgeoise au centre de la ville de Moulins. Il ne vit plus. Et puis un soir…

    Ah l’ambiance d’un Simenon…la petite musique d’un Simenon…
    Rares sont ceux dont les pages rendent si bien l’ambiance feutrée et bourgeoise d’une ville moyenne de province.
    Cette chronique éclipse d’ailleurs l’intrigue policière.
    Ce sont les personnages qui passionnent le lecteur.

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    • Livres 3.00/5
    Par NOIRdePOLARS, le 02/01/2012


    Maigret et l'affaire Nahour Maigret et l'affaire Nahour de Georges Simenon

    Maigret est plus ou moins à l’aise dans les milieux qu’il est amené à fréquenter, Georges Simenon de même semble-t-il, car à aucun moment le souffle que nous aimons tant, l’ambiance qu’il réussit à créer dans presque tous ses romans ne passe vraiment ici. Rassurez-vous, ça reste du Simenon, c’est donc très bien fait, mais la pâte ne lève pas complètement.

    Maigret n’aime pas l’enquête dont il est chargé, c’est visible. Il ne l’aime pas parce qu’il est confronté à deux éléments qu’il juge en négatif. Le milieu d’abord : bourgeois, mais pas le bourgeois qu’il connait, car ici c’est du bourgeois international, insaisissable, du bourgeois qu’il ne connait pas, qu’il n’a jamais approché auparavant. La langue ensuite : ces gens là parlent soit l’arabe, soit l’espagnol, soit le néerlandais, pas facile dans ces conditions de percevoir les nuances, de se convaincre d’instinct.

    Cette enquête, il la maitrise difficilement. Les personnages mentent presque tous, chacun dans leur langue, ou font semblant de ne pas comprendre. Qui a bien pu tuer Félix Nahour, né d’un père banquier mais qui s’est révélé dans le jeu, en a fait sa profession et s’y est enrichi ? Sa femme, un bel objet blond épousé pour s’afficher aux côtés de son maître ? La femme de chambre de cette dernière, qui est moins idiote qu’elle ne l’affiche ? La bonne, fielleuse parigote qui méprise, voire hait, tous ces gens trop riches ? Le frère du mort, banquier lui aussi, qui avait intérêt au décès de son aîné ? L’amant, qui n’en pouvait plus de voir madame Nahour malheureuse ? Le secrétaire du défunt, ombre maléfique de la maisonnée ?

    Cela, vous le saurez en lisant « Maigret et l’affaire Nahour » … Eh bien non, vous ne le saurez pas vraiment, car si la conviction de Maigret est faite, les preuves manquent. D’ailleurs Maigret ne doute-il pas un peu de sa propre conviction ? D’ailleurs, Simenon est-il si sûr de la construction de sa trame romanesque ? C’est là que le bât blesse, ce scénario sent un peu trop le tâtonnement, respire l’indécision du final.

    Ce n’est pas un mauvais livre, parce que rien chez Simenon n’est petit ou mal fait, mais on a connu tellement plus fort !


    Lien : http://noirdepolars.e-monsite.com/pages/noires-critiques/maigret-et-l-affaire...

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