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ISBN : 2253142921
Éditeur : Le Livre de Poche (2003)


Note moyenne : 3.46/5 (sur 155 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Vendredi 7 novembre.
Concarneau est désert. L'horloge lumineuse de la vieille ville, qu'on aperçoit au-dessus des remparts, marque onze heures moins cinq. C'est le plein de la marée et une tempête du sud-ouest fait s'entrechoquer les barques dans le port. Le vent... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Dionysos89, le 20 juin 2012

    Dionysos89
    Lecture faite pour le collège, Le Chien jaune n'éveille en moi que de bons et beaux souvenirs. Sixième aventure de Maigret écrite par Georges Simenon, elle permet une introduction simple et rapide dans l'univers du célèbre commissaire porté de très nombreuses fois à la télévision.
    Tout d'abord, Le Chien jaune est évidemment un polar local comme le savait si bien en écrire Georges Simenon. Ici, c'est Concarneau, la ville fortifiée, qui est mise en valeur : des petites rues aux quais, nous suivons le commissaire Maigret à la découverte de cette ville embrumée par son climat, mais riche d'une atmosphère particulière. Pour revenir au titre-même de ce roman, Le Chien jaune, c'est aussi et d'abord un témoin particulier des scènes de crime : Maigret doit déjà aiguiser ses talents d'ami des animaux pour dénouer les ficelles de cette affaire. Maigret, d'ailleurs, LE personnage parfait du commissaire bourru, justicier solitaire, qui ne fait appel aux renforts que pour constater sa réussite, figure maintes fois réutilisées depuis : Georges Simenon magnifie son héros par sa simplicité, son esprit et son charisme. Enfin, comme c'est du Georges Simenon, cela se lit avec une relative facilité, tout en y incorporant des procédés stylistiques bienvenus pour rendre notre chère langue française encore plus belle.
    Bref, Le Chien jaune, un roman policier rapide comme tout, qui se fait plutôt illustrateur sous certains côtés, mais vu comment Georges Simenon écrivait vite en ce temps-là (1931), rien de grave là-dedans : une très bonne enquête qui laisse de bons souvenirs finalement.
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    • Livres 4.00/5
    Par araucaria, le 07 décembre 2013

    araucaria
    Un bon policier, bien écrit, captivant, peut-être un peu vieilli... Mais la difficulté lorsqu'on choisi de lire un livre après en avoir vu un film éponyme, c'est d'y coller systématiquement des visages d'acteurs... Je n'ai donc pas lu "Le Chien jaune" avec détachement et la fraîcheur de la découverte, je voyais Maigret sous les traits vieillissants de Jean Richard ou de Bruno Crémer... Un roman qui se lit vite et avec plaisir, quand même. C'était mon premier Simenon, il y en aura d'autres...

    Lien : http://araucaria20six.fr/
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    • Livres 3.00/5
    Par Lune, le 02 juin 2008

    Lune
    Le chien jaune (1931) - Georges Simenon
    Simenon a écrit ceci : "J'ai essayé d'être le plus simple possible, c'est le conseil qui m'a le plus servi dans ma vie. Je dois une fière chandelle à Colette de me l'avoir donné."
    Merci Colette, Merci Simenon de l'avoir suivi car c'est ce qui m'a charmée, ce qui a retenu ma lecture et l'a rendue passionnante. Dès la première page, en quelques coups de "plume", sans fioritures inutiles, sans épanchements alourdis, par la seule magie de la suggestion, vous nous transportez dans un Concarneau de 1930, noirci de pluie et de boue, vous nous ouvrez La Porte de l'Hôtel de l'Amiral, nos narines reçoivent les odeurs de tabac, d'alcool, de bière, de repas tristes et gras. Nous épions, tapis sans être vus, une frange misérable de la population, les regards sournois de quelques notables dont nous devinons la laideur sous leur dehors de bien-pensants de petite ville de province où chacun se sourit, se déteste, magouille lâchement. Nous suivons Maigret, nous approuvons sa placidité et sa non-méthode qui, en fin de compte, en est une, la sienne. Nous nous réfugions, inquiets, derrière sa silhouette tutélaire, nous ressentons ce qu'il ressent lorsqu'il observe le sordide qui se cache sous les défroques bourgeoises. Nous sommes touchés lorsqu'il s'émeut discrètement face à l'injustice vécue par les plus simples, les âmes pures que l'on salit. Enfin nous approuvons son geste final, quelle humanité chez ce "flic"! J'aime particulièrement ces ambiances à la "Chabrol", bourgeoisie de province, ombres furtives dans les rues, pluie qui tombe à verse, regards qui fuient, atmosphère étrange... Rien que de l'écrire, le frisson me gagne. J'aime, mais de loin, seulement de loin...
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    • Livres 4.00/5
    Par Seraphita, le 30 décembre 2011

    Seraphita
    Concarneau, novembre. de l'Hôtel de l'Amiral sort un homme ivre. Il fait quelques pas puis tombe à terre, fauché par une balle. le lendemain, à l'Amiral, un médecin de la ville déjoue une tentative d'empoisonnement, alors que le commissaire Maigret vient d'arriver. Puis un journaliste du coin disparaît mystérieusement. On remarque en ville, traînant autour du café un étrange chien jaune. Concarneau commence à avoir peur…
    Avec « Le Chien jaune », je découvrais le commissaire Maigret et avec lui la plume de Simenon. Ce fut une lecture plaisante et agréable.
    Si la première publication de ce polar date de 1931, je trouve qu'il n'a pas du tout vieilli tant sa force réside dans le fait de camper une atmosphère. Simenon a véritablement écrit un roman d'atmosphère à travers les descriptions sobres et précises qu'il livre au lecteur. le début notamment est saisissant : la tempête fait rage alors que la marée est haute. Ce temps agité inaugure un drame, le premier qui saisit Concarneau. A d'autres moments, le soleil est éclatant, lavant le ciel d'un bleu azur. Puis le vilain temps revient. Flux et reflux météorologiques, à l'image du cycle des marées. La présence du chien jaune apporte une touche un peu fantastique au récit : qui est cet étrange animal ? Quel est son rôle dans les meurtres ? Qui est son maître ?
    L'enquête est classique mais magistrale, un peu comme dans les polars d'Agatha Christie. Maigret est un commissaire qui ne s'en laisse pas compter, surtout par de jeunes inspecteurs, qui aime à répéter qu'il ne faut jamais déduire, qui se forge secrètement sa propre opinion, puis la livre dans un final éblouissant qui fait éclater une vérité insoupçonnée. Tous les éléments disparates du polar s'emboîtent alors permettant au lecteur d'accéder au sens de l'œuvre.
    Une enquête passionnante, une écriture qui n'a pas vieilli, de belles descriptions qui concourent à camper une atmosphère oppressante d'où surgit au final la vérité.
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    • Livres 4.00/5
    Par NOIRdePOLARS, le 21 février 2012

    NOIRdePOLARS
    Mostaguen, un notable de Concarneau est grièvement blessé d'un coup de révolver, alors qu'il rentrait paisiblement chez lui, de retour du bar-restaurant-hôtel « L'Amiral » qu'il fréquentait. Seul témoin du meurtre, un chien d'un jaune sale, de la couleur des chiens de personne.
    Appelé sur les lieux, Maigret commence son enquête par ce fameux bar. Les clients en sont aussi des notables, des types semble-t-il à l'aise, des gens du type de ceux qu'on écoute.
    J'ai lu de mauvaises critiques sur ce grand classique de Simenon : l'un trouvait que le livre datait, l'autre regrettait de ne pas retrouver l'ambiance Agatha Christie. Eh oui, ma bonne dame, Simenon n'a (heureusement, de mon point de vue) rien à voir avec l'auteur d'énigmes à la chaine bien connue. Simenon, c'est l'intérieur, l'interne humain, pas le cheveu oublié sur l'oreiller, cheveu qui prouve que, décidemment non, la victime n'était pas chauve !
    J'ai lu aussi parlant de Simenon (elle s'appelle Lune, joli, non ?) « Vous nous ouvrez La Porte de l'Hôtel de l'Amiral, nos narines reçoivent les odeurs de tabac, d'alcool, de bière, de repas tristes et gras. Nous épions, tapis sans être vus, une frange misérable de la population, les regards sournois de quelques notables dont nous devinons la laideur sous leur dehors de bien-pensants de petite ville de province où chacun se sourit, se déteste, magouille lâchement. Nous suivons Maigret, nous approuvons sa placidité et sa non-méthode qui, en fin de compte, en est une, la sienne ». En voilà au moins une qui a tout compris.
    Simenon, ça se mâche, surtout à Concarneau, par la pluie qui remplit ce pot de chambre. Les hommes, leurs défauts, leur lâcheté, leur petitesse, ça se déguste en connaisseur. Ils sont vrais, ni héroïques ni dignes d'admiration, ils existent, tout simplement.
    Autre aspect remarquable du roman, l'opposition entre l'intelligence sensitive de Maigret et la méthode plus « jugulaire-jugulaire » de son adjoint, apprise à l'école de police et répétée sans génie, la méthode à la mode de nos jours, faite d'indices, de preuves matérielles, de matériel tout simplement, qui ne permet pas de comprendre les ressorts d'une affaire mais de remplir les tôles françaises, si accueillantes comme chacun sait…
    Lorsqu'Arletty s'indignait de paraître avoir une gueule d'atmosphère, c'est peut-être (peut-être seulement, hein ?) au « Chien jaune » qu'elle pensait, car ce bouquin, c'est de l'atmosphère mer saline, pluie sale, réflexes petits, trouillards-combinards, c'est de l'atmosphère d'exception, un des très grands écrits du Maître Georges.

    Lien : http://noirdepolars.e-monsite.com/pages/tres-bon-polar/maigret-le-ch..
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Citations et extraits

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  • Par araucaria, le 05 décembre 2013

    Maigret regarda à travers les vitres. Il ne pleuvait plus, mais les rues étaient pleines de boue noire et le vent continuait à souffler avec violence. Le ciel était d'un gris livide.
    Des gens revenaient de la messe. Presque tous avaient Le Phare de Brest à la main. Et tous les visages se tournaient vers l'hôtel de l'Amiral tandis que maints passants pressaient le pas.
    Il y avait certes quelque chose de mort dans la ville. Mais n'en était-il pas ainsi tous les dimanches matin? La sonnerie du téléphone résonna à nouveau. On entendit Emma qui répondait :
    "Je ne sais pas, monsieur... Je ne suis pas au courant... Voulez-vous que j'appelle le commissaire?... Allô!... Allô!... On a coupé...
    - Qu'est-ce que c'est? grogna Maigret.
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  • Par araucaria, le 14 décembre 2013

    Sa promenade à travers les rues tortueuses de la vieille ville accrut sa bonne humeur. Et, quand il arriva devant la porte de la gendarmerie, surmontée du clair drapeau français, il nota que l'atmosphère, par la magie du soleil, des trois couleurs, du mur ruisselant de lumière, avait une allégresse de 14 juillet.

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  • Par dido600, le 31 janvier 2013

    Mais c’était aussi imprécis, aussi flou qu’un film projeté quand les lampes de la salle sont rallumées. Et il manquait autre chose : les bruits, les voix…
    Toujours comme du cinéma : du cinéma sans musique.

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  • Par Megelio, le 22 mars 2013

    Il y avait en elle une humilité exagérée. Ses yeux battus, sa façon de se glisser sans bruit, sans rien heurter, de frémir avec inquiétude au moindre mot, cadraient assez bien avec l’idée qu’on se fait du souillon habitué à toutes les duretés.

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  • Par dido600, le 31 janvier 2013

    Tout est comédie, et toute comédie a eu sa répétition.

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