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H.G. Wells
Notre vraie nationalité est l'humanité.
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Par Pouchou, le 05/04/2010
La guerre des mondes de
H.G. Wells
Personne n'aurait cru, dans les dernières années du XIXè siècle, que les choses humaines fussent observées, de la façon la plus pénétrante et la plus attentive, par des intelligences supérieures aux intelligences humaines et cependant mortelles comme elles ; que, tandis que les hommes s'absorbaient dans leurs occupations, ils étaient examinés et étudiés d'aussi près peut-être qu'un savant peut étudier avec un microscope les créatures transitoires qui pullulent et se multiplient dans une goutte d'eau. Avec une suffisance infinie, les hommes allaient de-ci de-là par le monde, vaquant à leurs petites affaires, dans la sereine sécurité de leur empire sur la matière. Il est possible que, sous le microscope, les infusoires fassent de même. Personne ne donnait une pensée aux mondes plus anciens de l'espace comme sources de danger pour l'existence terrestre, ni ne songeait seulement à eux pour écarter l'idée de vie à leur surface comme impossible ou improbable. Il est curieux de se rappeler maintenant les habitudes mentales de ces jours lointains. Tout au plus les habitants de la Terre s'imaginaient-ils qu'il pouvait y avoir sur la planète Mars des êtres probablement inférieurs à eux, et disposés à faire bon accueil à une expédition missionnaire. Cependant, par-delà le gouffre de l'espace, des esprits qui sont à nos esprits ce que les nôtres sont à ceux des bêtes qui périssent, des intellects vastes, calmes et impitoyables, considéraient cette Terre avec des yeux envieux, dressaient lentement et sûrement leurs plans pour la conquête de notre monde. Et dans les premières années du XXè siècle vint la grande désillusion.
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La guerre des mondes de
H.G. Wells
C'est comme les hommes avec les fourmis. A un endroit, les fourmis installent leurs cités et leurs galeries ; elles y vivent, elles font des guerres et des révolutions, jusqu'au moment où les hommes les trouvent sur leur chemin, et ils en débarrassent le passage. C'est ce qui se produit maintenant - nous ne sommes que des fourmis. Seulement...
- Eh bien ?
- Eh bien, nous sommes des fourmis comestibles.
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La guerre des mondes de
H.G. Wells
Il y a des tas de gens, gras et stupides, qui prendront les choses comme elles sont, et des tas d'autres aussi se tourmenteront à l'idée que le monde ne va plus et qu'il faudrait y faire quelque chose. Or, chaque fois que les choses sont telles qu'un tas de gens éprouvent le besoin de s'en mêler, les faibles, et ceux qui le deviennent à force de trop réfléchir, aboutissent toujours à une religion du Rien-Faire, très pieuse et très élevée, et finissent par se soumettre à la persécution et à la volonté du Seigneur.
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Par pictura, le 20/01/2013
Enfants des étoiles de
H.G. Wells
- Je ne sais pas si ce genre de choses m'amuse encore beaucoup. (dit la fille)
Ce genre de choses, c'était les roses, les ivresses, le clair de lune, les rossignols : toute l'éternelle poésie de l'amour. Ce genre de choses !
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La guerre des mondes de
H.G. Wells
Ainsi quelque respectable dodo de l'île Maurice aurait pu, de son nid, envisager de cette façon les circonstances et, commentant l'arrivée d'un navire en quête de nourriture animale, aurait dit : nous les mettrons à mort à coups de bec, demain, ma chère !
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Par gill, le 03/06/2012
La guerre des mondes de
H.G. Wells
Dès sa publication, "la guerre des mondes" rencontre un énorme succès.
Le roman s'inscrit dans un "horizon d'attente" déjà constitué par l'actualité : en 1892, l'astronome milanais Schiaparelli observe "les canaux de Mars". Camille Flammarion (1842-1925), vulgarisateur très en vogue, lui emboîte le pas en publiant "Mars et ses conditions d'habitabilité".
En 1893 et 1894, les astronomes américains Lowell, Douglas, Pickering et Slipher dressent la carte complète des fameux canaux.
L'émotion est forte : toute la société occidentale se passionne pour l'hypothèse de l'existence d'une vie intelligente sur Mars.
L'aventure coloniale à peine achevée, Herbert Georges Wells donne avec ce roman une nouvelle dimension au thème de l'extra-terrestre : il ne se réfère plus seulement aux guerres coloniales, mais il décrit une lutte pour la survie aux échos cosmiques.
Les martiens importent sur terre leur écosystème, l'ensemble du vivant est agressé....
(extrait de "La science-fiction, Aux frontières de l'homme" de Stéphane Manfrédo, paru aux éditions "Gallimard" dans la collection "Découvertes littérature" en 2000)
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Par gill, le 19/06/2012
L'Homme invisible de
H.G. Wells
"L'homme invisible" est à la fois un roman réaliste et une étude sur le danger de la toute-puissance donnée à un homme qui n'a pas de frein moral.
"L'homme invisible" marque un progrès très net dans la technique de Wells ; dans le docteur Moreau et dans "la machine à explorer le temps", les thèmes étaient originaux, mais les détails invraisemblables ; mais ici un effort a été fait pour nous montrer comment l'homme invisible serait au moins concevable....
(extrait de "Magiciens et logiciens" d'André Maurois paru chez "Grasset" en 1935)
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L'Île du docteur Moreau de
H.G. Wells
Les créatures que j'avais vues n'étaient pas des hommes, n'avaient jamais été des hommes. C'étaient des animaux - animaux humanisés - triomphe de la vivisection.
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Par gill, le 07/05/2012
Un rêve d'armageddon - La Porte dans le mur de
H.G. Wells
Il y a environ trois mois, par un soir de confidences, Lionel Wallace me raconta l'histoire de la porte dans le mur, et je pensai alors que l'aventure était vraie, en ce qui le concerne tout au moins.
Il y mit une simplicité si convaincante que je ne pus faire autrement que de le croire. Mais le lendemain, je m'éveillai dans une atmosphère différente, et, paressant au lit, je me remémorai ses paroles, dépouillées à présent du charme de sa voix lente et grave.
Il y manquai l'atmosphère indécise qui nous enveloppait, la lumière tamisée que l'abat-jour renvoyait sur les objets luxueux qui couvraient la table, sur l'argenterie, les cristaux et le linge blanc, sur les reliefs du dessert, toutes choses qui formaient un petit monde baigné de clarté et comme retranché de la réalité quotidienne.
Son histoire, à présent, m'apparaissait franchement incroyable.
- Il a voulu me mystifier, - me dis-je - Comme il s'y est pris habilement !...Je ne me serais pas attendu à cela, de lui surtout !...
(extrait de "La porte dans le mur")
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