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> Henry D. Davray (Traducteur)
> Norman Spinrad (Préfacier, etc.)

ISBN : 2070308553
Éditeur : Editions Gallimard (2005)


Note moyenne : 3.54/5 (sur 158 notes) Ajouter à mes livres
Je voyais maintenant que c'étaient les créatures les moins terrestres qu'il soit possible de concevoir. Ils étaient formés d'un grand corps rond, ou plutôt d'une grande tête ronde d'environ quatre pieds de diamètre et pourvue d'une figure. Cette face n'avait pas de nar... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par Melisende, le 08 septembre 2011

    Melisende
    Depuis que je m'intéresse davantage à la science-fiction, La guerre des mondes fait partie des classiques du genre que j'avais envie de découvrir. de l'histoire, je ne connaissais que l'adaptation de 2005 de Spielberg avec Tom Cruise. Je savais donc qu'il était question d'une invasion extraterrestre ; en revanche, si je savais - car on m'avait prévenue - que l'adaptation avait pris quelques libertés, je ne m'attendais pas à ça !
    Je ressors de cette lecture surprise par quelques éléments, contente d'avoir découvert ce classique de la SF, mais un peu déçue de ne pas être emballée plus que ça.
    L'Angleterre de cette fin de XIXème siècle se croyait intouchable, en paix et ne donnait foi à aucune des théories annonçant la présence d'une vie sur Mars. Puis les météorites commencent à tomber plusieurs nuits d'affilée. Curieux, les habitants du coin se réunissent en masse autour de la chose tombée du ciel et attendent… Rapidement, le couvercle se dévisse, laissant apercevoir une créature effrayante puis, le « rayon ardent » se met en marche et dévaste tout sur son passage en quelques secondes. L'invasion commence…
    Le résumé donne déjà quelques-uns des éléments qui m'ont surprise, ne m'attendant pas du tout à de tels changements. En effet, chez H.G. Wells, l'invasion se déroule en Angleterre, à la toute fin du XIXème siècle, et non aux Etats-Unis dans les années 2000 comme nous le présente le film. Les voitures derniers cris sont donc remplacés par des charrettes tirées par des chevaux ! L'apparition des tripodes et des martiens très avancés dans le domaine des technologies est d'autant plus impressionnante pour les personnages mis en scène par H.G. Wells.
    Outre ces détails contextuels, j'ai également été surprise par les figures principales évoluant dans cette histoire. Dans le texte, plus de père de famille divorcé veillant sur ses deux enfants alors que la communication est difficile, mais un journaliste marié qui tente de retrouver sa femme, laissée derrière lui, alors que le pays est dévasté. Celui-ci, le personnage principal (et narrateur) nous raconte son aventure : lorsqu'il découvre les extraterrestres pour la première fois, leur façon de se mouvoir et de combattre, les plantes rouges qu'ils ont ramené avec eux et qui envahissent tous les paysages anglais… Intéressant sans aucun doute, mais très (trop) « scientifique », manquant trop d'émotions à mon goût. La plume d'H.G. Wells n'est d'ailleurs pas étrangère à cette froideur…
    En effet, le texte publié pour la première fois en 1898 fait partie des « classiques » et adopte donc un style plutôt formel. J'aime beaucoup les classiques, entendons-nous bien, et certains me procurent de grandes émotions, mais ce ne fut malheureusement pas le cas ici. C'est d'autant plus surprenant que l'auteur emploie la première personne du singulier et la forme du journal, ce qui, habituellement, aide à s'attacher au narrateur. Je regrette vraiment cette froideur toute scientifique qui s'est dégagée de cette lecture car à côté de ça, je concède bien volontiers l'originalité et l'innovation des idées de H.G. Wells (1898, rappelez-vous !).
    En conclusion, même si j'ai aimé le thème de l'ouvrage et l'originalité de celui-ci pour l'époque, je reste mitigée car un peu déçue par le manque d'émotions ressenties lors de ma lecture…

    Lien : http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/la-guerre-des-mondes-de-h-..
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    • Livres 2.00/5
    Par patouche, le 03 février 2012

    patouche
    Ce livre peut paraître désuet ( un peut comme les jules Verne ).
    Je trouve que les personnages ne sont pas assez développés .
    Tout le texte est basé sur l'action , c'est assez simpliste .
    Mais lorsque l'on sait que ce livre à été écrit à la fin du 19ème siècle , on peut supposer qu'il était novateur et qu'il à ouvert la voix à de nombreux auteurs de science-fiction.
    Il faudrait lire ce livre en s'imaginant contemporain de H.G.Wells , ce qui est loin d'être évidant.
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par melusine1701, le 15 août 2010

    melusine1701
    Soyons honnête: ce livre a vieilli, et il faut le remettre en contexte. Aujourd'hui, l'invasion de la Terre par les Martiens apparaît davantage comme une grosse blague. Mais pour l'époque, il faut avouer que la manière dont est conçue la théorie de l'invasion est rigoureusement bien construite et argumentée. L'action et le rythme ne sont pas la priorité de l'auteur, et cela peut créer des longueurs un peu agaçantes et une impression qu'il ne se passe pas grand chose. En réalité, c'est davantage l'impression d'impuissance et de passivité des humains que j'ai ressenti, notamment rendue par le ton de témoignage après-coup, de commentaire réalisé à froid des événements. A la manière d'un journaliste qui commente des événements lointains avec froideur, le narrateur nous raconte l'invasion en même temps qu'il nous l'explique. S'il n'est pas toujours heureux du point de vue de l'intensité dramatique, ce choix narratif a le don de créer un malaise diffus qui ne m'a pas quitté, depuis la tranquille assurance des humains qui contraste avec ce qu'annoncent les journaux, jusqu'à la découverte des paysages calcinés et des squelettes décharnés après le passage des Martiens. On a beaucoup progressé en matière de science-fiction depuis, certes mais les leçons sur la supériorité de l'homme et la fragilité de notre société face à l'ennemi même s'il paraît inférieur, face à la psychose collective, sonnent juste.
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    • Livres 2.00/5
    Par Diasphine, le 22 juin 2008

    Diasphine
    On a du mal à se mettre dans l'ambiance d'une invasion extra-terrestre au milieu des chevaux et des charettes.
    Le style est souvent déroutant et parfois j'ai eu du mal à comprendre s'il s'agissait d'humour ou non.
    Les descriptions sont parfois un peu longues et le physique des martiens un peu trop bof et simpliste.
    La critique du colonialisme est tout de même assez discrète puisque Wells compare toujours les pauvres humains déchus a des animaux plutôt qu'aux peuples terrestres exploités à l'époque. Crainte de la censure ?
    Par contre c'est une sacrée claque pour le sentiment de supériorité et d'invincibilité des occidentaux colonisateurs de l'époque.
    Wells se moque gentiment de son héros qui ne se prend pas pour une merde critiquant allégrement ses contemporains et pourtant lui-même... Chargé d'une mission importante, juste après l'arrivée des marsiens et alors que le narrateur lui-même s'offusque du peu de sérieux dont font preuve la plupart des gens dans cette affaire, voici comment il remplit sa mission : "Je ne rencontrais pas Lord Hilton chez lui, mais j'appris qu'on l'attendait par le train de six heures ; comme il était alors cinq heures un quart, je rentrai chez moi prendre le thé et me rendis ensuite à la gare" Il y a pas mal de passages dans ce goût-là qui m'ont beaucoup amusée.
    D'ailleurs ce "héros" est assez souvent plutôt lamentable.
    A mes yeux ce roman est plus une référence historique et reste intéressant surtout par le regard ironique et moqueur posé sur l'humanité.
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    • Livres 5.00/5
    Par delfina, le 10 octobre 2011

    delfina
    Quand le narrateur, dont on ne connaîtra pas le nom, voit dans le télescope d'un de ses amis une activité sur Mars, il ne s'attend pas à ce qui va arriver peu après. Lorsqu'une météorite percute la Terre pas très loin de chez lui, il s'y rend aussitôt (ainsi que d'autres badauds) pour découvrir un cylindre dont le passager paraît faible…Mais cet état ne va pas durer longtemps et quand d'autres météorites tombent et que les tripodes se réveillent les alentours de Londres vont vivre une véritable extermination… les hommes sont pulvérisés comme des fourmis par le rayon ardent et une fin encore plus atroces attend certains d'entre eux….
    Ce roman de Science Fiction est une pure merveille! H.G. Wells l'a écrit au 19ème siècle et vaut tous les romans de ce genre écrit au 20ème! Il crée une intrigue à couper le souffle… le narrateur est confronté à des choix et à des peurs ancestrales… La place de l'Homme sur Terre est remise en question. L'Homme sera-t-il totalement exterminé? Dieu interviendra-t'il pour le sauver? Ou l'Homme arrivera-t'il à se protéger de quelques façons?
    Ce livre a donc été écrit au 19ème siècle au moment de la colonisation par les grandes puissances de certaines partie du globe… Par ce roman, H.G. Wells ne fait-il pas une critique du monde de l'époque?

    Lien : http://mapetitebibliotheque.wordpress.com/2011/10/10/la-guerre-des-m..
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Citations et extraits

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  • Par Opaline, le 05 avril 2010

    Personne n'aurait cru, dans les dernières années du XIXè siècle, que les choses humaines fussent observées, de la façon la plus pénétrante et la plus attentive, par des intelligences supérieures aux intelligences humaines et cependant mortelles comme elles ; que, tandis que les hommes s'absorbaient dans leurs occupations, ils étaient examinés et étudiés d'aussi près peut-être qu'un savant peut étudier avec un microscope les créatures transitoires qui pullulent et se multiplient dans une goutte d'eau. Avec une suffisance infinie, les hommes allaient de-ci de-là par le monde, vaquant à leurs petites affaires, dans la sereine sécurité de leur empire sur la matière. Il est possible que, sous le microscope, les infusoires fassent de même. Personne ne donnait une pensée aux mondes plus anciens de l'espace comme sources de danger pour l'existence terrestre, ni ne songeait seulement à eux pour écarter l'idée de vie à leur surface comme impossible ou improbable. Il est curieux de se rappeler maintenant les habitudes mentales de ces jours lointains. Tout au plus les habitants de la Terre s'imaginaient-ils qu'il pouvait y avoir sur la planète Mars des êtres probablement inférieurs à eux, et disposés à faire bon accueil à une expédition missionnaire. Cependant, par-delà le gouffre de l'espace, des esprits qui sont à nos esprits ce que les nôtres sont à ceux des bêtes qui périssent, des intellects vastes, calmes et impitoyables, considéraient cette Terre avec des yeux envieux, dressaient lentement et sûrement leurs plans pour la conquête de notre monde. Et dans les premières années du XXè siècle vint la grande désillusion.
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  • Par NathalieYoko, le 14 janvier 2009

    C'est comme les hommes avec les fourmis. A un endroit, les fourmis installent leurs cités et leurs galeries ; elles y vivent, elles font des guerres et des révolutions, jusqu'au moment où les hommes les trouvent sur leur chemin, et ils en débarrassent le passage. C'est ce qui se produit maintenant - nous ne sommes que des fourmis. Seulement...
    - Eh bien ?
    - Eh bien, nous sommes des fourmis comestibles.
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  • Par NathalieYoko, le 14 janvier 2009

    Il y a des tas de gens, gras et stupides, qui prendront les choses comme elles sont, et des tas d'autres aussi se tourmenteront à l'idée que le monde ne va plus et qu'il faudrait y faire quelque chose. Or, chaque fois que les choses sont telles qu'un tas de gens éprouvent le besoin de s'en mêler, les faibles, et ceux qui le deviennent à force de trop réfléchir, aboutissent toujours à une religion du Rien-Faire, très pieuse et très élevée, et finissent par se soumettre à la persécution et à la volonté du Seigneur.
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  • Par NathalieYoko, le 14 janvier 2009

    Ainsi quelque respectable dodo de l'île Maurice aurait pu, de son nid, envisager de cette façon les circonstances et, commentant l'arrivée d'un navire en quête de nourriture animale, aurait dit : nous les mettrons à mort à coups de bec, demain, ma chère !
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