> Henry D. Davray (Traducteur)
> Norman Spinrad (Préfacier, etc.)

ISBN : 2070308553
Éditeur : Gallimard (2005)


Note moyenne : 3.6/5 (sur 201 notes) Ajouter à mes livres
Je voyais maintenant que c'étaient les créatures les moins terrestres qu'il soit possible de concevoir. Ils étaient formés d'un grand corps rond, ou plutôt d'une grande tête ronde d'environ quatre pieds de diamètre et pourvue d'une figure. Cette face n'avait pas de nar... > voir plus
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Critiques et avis

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  • Par Niklos, le 15 mai 2012

    Niklos
    Qui oserait présenter La guerre des mondes aux lecteurs de Galaxies ? Pas moi ! Voilà une question réglée. À défaut, quid d'un rapide (et modeste) survol du monument à travers les âges ?
    1938 — Aldiss a 13 ans. Une émission de radio (réalisée par un Orson Welles qui ne joue même pas de l'homophonie) terrorise les États-Unis. le scénario est fondé sur le roman de H.G. Wells, publié quarante ans auparavant. de quoi l'Amérique a-t-elle donc si peur ? Des fascismes qui fleurissent comme champignons vénéneux depuis presque dix ans ? Ou, pour être plus précis, des impérialismes qui vont bientôt provoquer la Seconde guerre mondiale ? le récit de l'invasion martienne tombe on ne peut mieux dans un tel contexte. Chacun trouve, dans l'émission, matière à nourrir ses angoisses — justifiées, il faut bien le dire. Dans l'inconscient collectif, les Martiens sont en uniforme, croix gammée ou soleil rouge.
    1953 — Spinrad a 13 ans. Byron Haskin projette sur les écrans une Guerre des mondes hollywoodienne, qui transforme les tripodes des Martiens en soucoupes volantes. À nouveau, le scénario, bien que demeurant assez proche du roman de Wells, fait la part belle aux angoisses du moment. de quoi l'Amérique a-t-elle donc si peur ? En ces premières années de guerre froide, de la puissance soviétique et de la bombe atomique. Les Martiens sont assimilés, bien que le film n'y invite pas explicitement, à l'ennemi du moment. La dimension vampirique présente chez Wells n'apparaît pas. Plus curieusement, l'envahissante herbe rouge a également disparu. Mais on peut être indulgent avec ce film vieux de plus de 50 ans, qui a d'ailleurs bien mieux que d'autres résisté à l'outrage du temps.
    1898 — Zamiatine a 13 ans. Sous la plume de Wells, les Marsiens (orthographe retenue par le traducteur et « corrigée », ainsi que d'autres détails, dans les récentes rééditions) envahissent la Terre, détruisant tout sur leur passage, avec l'intention manifeste de s'installer. Mais ils sont finalement vaincus par ce qu'ils n'ont pas pris en compte : en l'occurrence, les bactéries qui leur sont étrangères. Darwin et Huxley (T.H., pas Aldous !) sont passés par là. Fable anticolonialiste, bien sûr, en cette époque où l'Europe n'étouffe pas sous les scrupules. Que seront les « microbes » qui mettront à mal l'aventure coloniale ? le XXe siècle le dira. Wells avait prévenu. Cent ans plus tard, le roman se relit d'une traite : en dépit du décor fin du XIXe, il n'a pas pris une ride.
    2005 — Hélène a 13 ans. On frémit en voyant s'annoncer une version Spielberg du classique de Wells : à quelle sauce hollywoodienne les envahisseurs vont-ils être cette fois mangés ? On a tort de s'inquiéter. Un grand nombre de poncifs sont évités : ni célèbres monuments (américains) détruits, ni politicards corrompus, ni militaires débiles, ni même sages scientifiques qui sauveraient la situation si seulement on les écoutait... le protagoniste, comme le narrateur du roman, est un individu lambda, un man next door qui subit, comme tout le monde. le scénario est très proche de l'original, et l'on reste abasourdi devant son actualité. Inquiétudes, toujours et encore. de quoi l'Amérique a-t-elle donc si peur ? Des terroristes ? Même pas : d'elle-même, de ce qui sort de ses entrailles. Il n'est que de voir le sujet d'Histoire que doit traiter le gamin, sur l'occupation française en Algérie...
    1975 — le soussigné a 13 ans. Un après-midi à la télévision, il découvre ébahi le film de Haskin avant de se précipiter à la bibliothèque de prêt du quartier. Oui, bien sûr, on a La guerre des mondes ici. Et d'autres livres de science-fiction, oui. Ceux qui sont ornés d'une pastille noire sur la tranche. le début d'une longue histoire avec la SF. Tandis que sur les ondes on n'entend plus que 1OCC (« I'm not in love... »), Jeff Waynes commence à travailler à ce qui, trois ans plus tard deviendra, sur le modèle du Journey to the Center of the Earth de Rick Wakeman (le génie en moins, quand même), sa version musicale de The War of the Worlds, opéra-rock d'écoute toujours agréable, trois décennies plus tard (thanks, Emily !).
    2029 — Sikorski a 13 ans. Sur le bandeau de la 43ème réédition du roman de Wells en cimmérien, qui accompagne la 12ème adaptation kurde au cinéma, on peut lire : « toujours imité, jamais égalé ». le slogan est aussi inusable que la vision de « Londres mort ». Les vieux inconditionnels relisent avec délectation la préface de Brian Aldiss (dans l'édition anglaise de 2005), celle de Norman Spinrad (dans l'édition française de 2005), et surtout le travail magistral de Joseph Altairac (auquel le présent papier, par sa forme, rend — involontairement — hommage) : H. G. Wells, parcours d'une œuvre (Encrage, 1998). La guerre des mondes fait un tabac, sur les écrans comme en librairie. Il faut dire que le thème est, tristement, plus que jamais d'actualité, même si aucun envahisseur d'outre-espace n'est encore en vue. Les Martiens colonisateurs de Wells ont été successivement impérialistes anglais, japonais, allemands, soviétiques, américains, chinois, on en passe — et cela continue... de quoi a-t-on donc si peur ? Rien de nouveau sous le soleil. Dessine-moi un mythe.
    Bruno DELLA CHIESA
    dans Galaxies 38
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par odin062, le 12 mars 2012

    odin062
    Wells est un mythe vivant, un auteur que j'ai toujours voulu découvrir de par son œuvre, je connaissais le film de Spielberg et c'est donc avec beaucoup d'envie que je me suis jeté sur La guerre des mondes, un roman écrit au XIXe, dur à imaginer !
    En effet, même sans connaitre, dès le départ, le décor est posé : « Personne n'aurait cru, dans les dernières années du XIXè siècle, que les choses humaines fussent observées, de la façon la plus pénétrante et la plus attentive, par des intelligences supérieures aux intelligences humaines et cependant mortelles comme elles. ». Un roman traitant d'une vie extra-terrestre et même plus précisément Martienne. Cela peut nous faire sourire, mais replaçons nous dans le contexte, imaginez un contemporain écrire que nous pouvons aller sur Mars, développer une nouvelle civilisation tandis que dans 20 ans, lorsque nous y serons, l'équipe envoyée ne trouvera aucune trace d'eau sous le sol et donc une invasion impossible de cette planète morte. C'est la même chose ici, Wells, dans ce contexte scientifique en pleine expansion s'est vu à penser à des créatures peuplant des planètes proches ! Rien d'affolant la dedans et même rien de dépassé !
    Oui c'est un livre moderne, j'ai même était frappé par la force de cette modernité, le cadre scientifique jouant un grand rôle dans cet étonnement. D'un côté, l'Angleterre du XIXe et ses omnibus et autres charrettes tirés par de bon vieux chevaux. de l'autre, l'acier, la technologie, la destruction, la force des envahisseurs devant lesquels la toute-puissance humaine est ridicule. Cette puissance humaine qui est d'ailleurs très critiquée durant cet ouvrage et même ridiculisée ! Wells traite de la relation Homme/Animaux dans ce temps où la colonisation est prospère faisant également penser à la domination de l'Homme sur l'Homme encore d'actualité. Il prend également du recul sur cette société et imagine de par ce dialogue de fin avec l'artilleur, particulièrement réussi, les fondements d'une nouvelle société, plus ou moins humaine ou animale.
    Bref, une histoire qui nous est conté par un journaliste. Il y raconte son expérience suite à l'arrivée des martiens mais également le vécu de son frère au cœur de Londres lors de la panique générale. Une histoire passionnante bourrée de rebondissement de de voyages, impossible de s'ennuyer ! Les descriptions sont très complètes et permettent de visualiser parfaitement des choses impossible à se mettre en tête comme ces mains mécaniques ou encore ces larves de martiens sans corps, poussant la description jusqu'à l'anatomie comparée ! Comment peut-on rendre plus réelle cette invasion ?
    Et puis le dénouement (attention spoiler!) que je connaissais déjà via le film de 2005, une fin qui ridiculise la toute-puissance des envahisseurs, de simples et minuscules unicellulaire au pouvoir tellement grand, mettent fin à tout cela. On connait trop bien l'effet des bactéries, virus et autres champignons sur notre organisme, menant parfois aux épidémies, comment peut-on imaginer que les martiens, au milieu de tous ces cadavres humains sur une terre inconnue, puissent survivre ? Et bien il fallait y penser et tout cela replace l'Homme dans l'évolution, se croyant supérieur, Darwin encore malmené à cette époque par une majorité de personne, restant figé sur la classification d'Aristote. Non les unicellulaires ne sont pas moins forts et moins évolués que nous pauvres humains, juste moins complexe et pourtant bien plus efficace.
    Au final, un livre frappant de modernité, je le répète, qui se finit trop rapidement, faisant passé 200 pages de récits pouvant être résumé avec 5 fois moins de pages mais qui passe tout de même extrêmement vite et sans lourdeur. C'est bien là la force de ce livre. Une impression de livre très complet tandis qu'on en redemande !
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    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par brigittelascombe, le 27 mai 2012

    brigittelascombe
    "Avancez! de la place! Les Martiens arrivent!"
    La guerre des mondes, l'un des premiers romans culte de science fiction narre (par la voix d'un journaliste qui va se trouver séparé de son épouse) l'arrivée dans la campagne londonienne d'extraterrestres venus de Mars à bord de "cylindres artificiels", leur "balayage" des humains et de leur environnement à l'aide d'un "rayon ardent" qui tue, leur avancée en tripodes comme des "géants en armure de trente mètres de haut" et comble d'horreur: leur absorption de sang humain.
    Le talent de H. G. Wells (auteur de chefs-d'oeuvre tels que L'île du docteur Moreau, La Machine à explorer le temps, L'homme invisible), outre son imagination exacerbée et son sens du fantastique est de mettre en présence deux mondes (deux civilisations différentes et inégales) en présence et de démontrer l'impuissance de l'homme face aux armes chimiques. Les émotions montent crescendo: surprise, curiosité, impatience, surexcitation,horreur,terreur,dégoût,épouvante,panique...
    Les réactions de chacun sont finement étudiées au fil des rencontres. Fuite, déni,courage,espoir, folie..
    H. G. Wells questionne son lecteur au fil des pages: Un tel désastre est-il punition divine? "A quoi sert la religion si elle n'est d'aucun secours quand viennent les calamités?" Qu'en est-il de la puissance de l'homme? Une civilisation plus avancée écrase-telle forcément? Serions-nous capables de tuer pour sauver notre peau? La notion de peuple intervient elle face au danger? le temps (ex: "un siècle d'attente") est-il démultiplié en cas de menace? "A quoi sert-il de vivre?" Peut-on (pouvaient-ils?: ouf!!!) tout prévoir?
    La guerre des mondes, écrit en 1898 est le roman d'un visionnaire qui démontre que l'homme est peu de chose, une seconde suffit pour le balayer!
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    • Livres 3.00/5
    Par Luniver, le 06 mars 2012

    Luniver
    Des phénomènes étranges sont observés à la surface de Mars. Quelque temps plus tard, un cylindre arrive sur Terre. À la stupeur des curieux venus voir ce que c'était, des Martiens, tout en tête en en tentacules, en sortent. Ils ne provoquent qu'un peu de curiosité sur l'instant, paraissant maladroits et incapables de se mouvoir correctement sur Terre. Cependant, ils vont rapidement construire des engins sophistiqués et attaquer sans pitié les humains qui traînent dans leur parage. L'humanité va alors passer de l'agacement à l'énervement contre les autorités qui tardent à écraser ces impudents, puis à la panique complète quand elle se rend compte que les inventions humaines ne peuvent pas lutter contre les envahisseurs.
    La fin de l'histoire m'a beaucoup plu : l'idée que ces Martiens apparemment invulnérables finissent par être défaits par les bactéries humaines, remet un peu l'humain à sa place.
    Je suis partagé par ma lecture : d'un côté, le livre a pas mal vieilli : la planète Mars nous est presque familière maintenant, et pour que des envahisseurs nous fassent encore peur, il faut qu'ils viennent d'une autre galaxie. Les moyens militaires paraissent aussi désuets : charge de cavalerie et tirs de canon. D'un autre côté, il suffirait de changer quelques termes pour en faire un roman parfaitement moderne. On ne peut qu'être admiratif du talent et de l'imagination de l'auteur.
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    Critique de qualité ? (15 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Melisende, le 08 septembre 2011

    Melisende
    Depuis que je m'intéresse davantage à la science-fiction, La guerre des mondes fait partie des classiques du genre que j'avais envie de découvrir. de l'histoire, je ne connaissais que l'adaptation de 2005 de Spielberg avec Tom Cruise. Je savais donc qu'il était question d'une invasion extraterrestre ; en revanche, si je savais - car on m'avait prévenue - que l'adaptation avait pris quelques libertés, je ne m'attendais pas à ça !
    Je ressors de cette lecture surprise par quelques éléments, contente d'avoir découvert ce classique de la SF, mais un peu déçue de ne pas être emballée plus que ça.
    L'Angleterre de cette fin de XIXème siècle se croyait intouchable, en paix et ne donnait foi à aucune des théories annonçant la présence d'une vie sur Mars. Puis les météorites commencent à tomber plusieurs nuits d'affilée. Curieux, les habitants du coin se réunissent en masse autour de la chose tombée du ciel et attendent… Rapidement, le couvercle se dévisse, laissant apercevoir une créature effrayante puis, le « rayon ardent » se met en marche et dévaste tout sur son passage en quelques secondes. L'invasion commence…
    Le résumé donne déjà quelques-uns des éléments qui m'ont surprise, ne m'attendant pas du tout à de tels changements. En effet, chez H.G. Wells, l'invasion se déroule en Angleterre, à la toute fin du XIXème siècle, et non aux Etats-Unis dans les années 2000 comme nous le présente le film. Les voitures derniers cris sont donc remplacés par des charrettes tirées par des chevaux ! L'apparition des tripodes et des martiens très avancés dans le domaine des technologies est d'autant plus impressionnante pour les personnages mis en scène par H.G. Wells.
    Outre ces détails contextuels, j'ai également été surprise par les figures principales évoluant dans cette histoire. Dans le texte, plus de père de famille divorcé veillant sur ses deux enfants alors que la communication est difficile, mais un journaliste marié qui tente de retrouver sa femme, laissée derrière lui, alors que le pays est dévasté. Celui-ci, le personnage principal (et narrateur) nous raconte son aventure : lorsqu'il découvre les extraterrestres pour la première fois, leur façon de se mouvoir et de combattre, les plantes rouges qu'ils ont ramené avec eux et qui envahissent tous les paysages anglais… Intéressant sans aucun doute, mais très (trop) « scientifique », manquant trop d'émotions à mon goût. La plume d'H.G. Wells n'est d'ailleurs pas étrangère à cette froideur…
    En effet, le texte publié pour la première fois en 1898 fait partie des « classiques » et adopte donc un style plutôt formel. J'aime beaucoup les classiques, entendons-nous bien, et certains me procurent de grandes émotions, mais ce ne fut malheureusement pas le cas ici. C'est d'autant plus surprenant que l'auteur emploie la première personne du singulier et la forme du journal, ce qui, habituellement, aide à s'attacher au narrateur. Je regrette vraiment cette froideur toute scientifique qui s'est dégagée de cette lecture car à côté de ça, je concède bien volontiers l'originalité et l'innovation des idées de H.G. Wells (1898, rappelez-vous !).
    En conclusion, même si j'ai aimé le thème de l'ouvrage et l'originalité de celui-ci pour l'époque, je reste mitigée car un peu déçue par le manque d'émotions ressenties lors de ma lecture…

    Lien : http://bazar-de-la-litterature.cowblog.fr/la-guerre-des-mondes-de-h-..
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Citations et extraits

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  • Par brigittelascombe, le 27 mai 2012

    Il y avait quelque chose de fongueux dans la peau brune huileuse, quelque chose d'inexprimablement terrible dans la maladroite assurance de leurs mouvements.Même à cette première rencontre,je fus saisi de dégoût et d'épouvante.
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  • Par brigittelascombe, le 27 mai 2012

    Quel étrage esprit que celui de l'homme!
    L'espèce entière était menacée d'extermination ou d'une épouvantable dégradation,nous n'avions devant nous d'autre claire perspective que celle d'une mort horrible,et nous pouvions,tranquillement assis à fumer et à boire, nous intéresser aux chances que représentaient ces bouts de cartons peints, et plaisanter avec un réel plaisir.
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  • Par brigittelascombe, le 27 mai 2012

    La contagion d'une terreur aussi invasive était inévitable.
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  • Par brigittelascombe, le 27 mai 2012

    Ca n'est pas une guerre, dit l'artilleur. Ca n'a jamais été une guerre,pas plus qu'il n'y a de guerre entre les hommes et les fourmis.
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  • Par brigittelascombe, le 27 mai 2012

    -Qu'arrive-t-il? demanda le vicaire qui se dressa à côté de moi.
    -Dieu le sait! répondis-je.
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"Ann Veronica" Livre vidéo. Non sous-titré. Non traduit.








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