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Rose-Marie Makino-Fayolle (Traducteur)
ISBN : 2714443524
Éditeur : Belfond (04/01/2007)

Note moyenne : 4.09/5 (sur 1002 notes)
Résumé :
Dans un avion, une chanson ramène Watanabe à ses souvenirs. Son amour de lycée pour Naoko, hantée comme lui par le suicide de leur ami, Kizuki. Puis sa rencontre avec une jeune fille, Midori, qui combat ses démons en affrontant la vie. Hommage aux amours enfuies, le premier roman culte d'Haruki Murakami fait resurgir la violence et la poésie de l'adolescence.

Œuvre d'une ampleur exceptionnelle, placée sous le parrainage de Salinger et Fitzgerald, La B... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (120) Voir plus Ajouter une critique
latina
18 mars 2017
Va-t-il être possible pour moi de rendre compte de l'ambiance de ce roman génial d'un de mes écrivains- fétiches ?
Ambiance quotidienne qui tout doucement vire à la noirceur, alors que tout à l'extérieur parait lisse.
Ambiance bon enfant qui lentement glisse vers le désespoir.
Murakami n'a pas son pareil pour me faire adhérer à sa réalité. Avec naïveté (enfin, c'est ce qu'il nous fait croire !), sans tralala, il place ses personnages : jeunes étudiants en première année de l'université, ils se croisent et se tendent l'un vers l'autre.
Watanabe, le narrateur, est un garçon sans histoire. Il est cartésien, pas très sociable, mais sans a priori, gentil. Son ami Kizuki aime qu'il l'accompagne alors qu'il sort avec sa copine Naoko.
Et puis un jour...Kizuki se suicide. Watanabe continuera à voir Naoko, qui adopte un comportement pour le moins bizarre. Entretemps, il rencontre Midori, une jeune fille assez excentrique. L'amour, l'amitié, la folie, la solitude, tout va se mêler.
Et peu à peu, je me suis sentie impliquée, une curieuse résonance s'est installée en moi.
Tout doucement. Insidieusement.
Murakami sait comment agir avec ses lecteurs, en tout cas avec moi. Il me prend dans ses rets, d'abord lâches, parce que je ne me méfie pas quand j'assiste à des gestes banals de la vie, puis lentement, il resserre les liens, et quand je me dis que finalement, ce roman n'est pas si spécial...ça y est, je suis piégée, je n'arrive plus à m'en détacher. Je me surprends à penser : « Quelle analyse tellement vraie, tellement juste ! C'est vraiment ça, l'âme humaine ! » . Et plus j'avance, plus j'approche de la fin, plus j'ai le sentiment que Murakami a atteint mes pensées les plus intimes pour les retranscrire.
Les dernières pages m'ont troublée et emportée à la fois.
Avec cette « ballade de l'impossible », j'affirme tout simplement ceci : Murakami, je l'aime.
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Guylaine
09 juin 2013
Comme il est difficile de parler d'un livre qu'on a vraiment aimé...
L'histoire commence dans un avion en partance pour l'Allemagne, le personnage principal, Watanabe, y entend une chanson des Beatles : Norwegian Woods, qui le trouble terriblement, et qui l'entraîne des années en arrière, alors qu'il n'a que 19 ans.
C'est l'époque où il a perdu son meilleur ami, Kizuki, et où il s'est rapproché de la petite amie de celui-ci, Naoko, afin de surmonter ce choc, de s'épauler face à l'innaceptable.
Dans le même temps, il rencontrera également Midori, une jeune femme originale, un peu fofolle et pleine de vie.
Les frontières entre l'amitié et l'amour ne sont pas toujours bien nettes, même si Watanabe essaie d'être fidèle à ce qu'il s'est promis, il entend les désirs de l'une, attend que l'autre guerrisse. C'est un homme de coeur, fidèle et doux.
Si vous ajoutez à tout ceci, la lente écriture de Murakami, son style poétique, aussi délicat qu'une fleur de cerisier, vous comprendrez pourquoi j'ai autant aimé ce livre.
Je voudrais tout de même ajouter qu'il y a quelques scènes sensuelles, voire un peu plus, qui pourraient choquer les plus jeunes.
Enfin, je tiens à remercier manU17, la petite grenouille verte, pour ce cadeau ! :-D
Norwegian Woods :
http://youtu.be/¤££¤13Watanabe20¤££¤
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le_Bison
03 janvier 2014
Un air des Beatles, « Norvegian Woods », mais une forêt japonaise où les cryptomerias s'élèvent au-delà des nuages. Ou presque. Là-bas, cette jeune fille qui y vit reclus. Une institution de santé. Jeunesse déprimée, petit ami suicidé. Watanabe se souvient par cet air pop de son adolescence, cet amour de jeunesse, Naoko et cet ami Kizuki qui a mis fin à ses jours.
Watanabe, fidèle compagnon, fidèle amant. Patience de cet amour impossible. Un nouvel amour, une nouvelle jeune fille, Midori. Non, impossible. La ballade dans les forêts reculées, promenade onirique qui sent bon la sève et l'amour. Déambulation urbaine, à la recherche de l'amour, ou de l'amitié. Un choix à faire. L'honnêteté comme point d'ancrage dans son univers. Alors que la société avance sans cesse, dans cette fin de décennie sixties, lui préfère s'arrêter. Non pas de vivre, ni même pour mourir, mais pour respirer. Et réfléchir. Quelques masturbations, il a le temps, il attend.
Un roman riche en émotions, en plaisir, en sensualité. Il parle de l'amour, de la mort, de l'amitié et de la maladie mentale, de la sexualité et de solitude. Accompagné ou seul, les ballades de Watanabe construise une histoire d'adolescence, une musique s'écoule sur le chemin, jazz et bop, une âme s'élève.
Les cryptomerias forment une allée comme un long tunnel où les rayons de soleil sont filtrés par les feuillages touffus de cette ligne végétale. Quoiqu'il en soit, il faut avancer, pour voir ce qu'il y a de l'autre côté de l'horizon, là où la lumière s'affiche et l'ombre disparait derrière soi. Un peu comme se faire sa légende, en respectant ses principes. Quelques sacrifices, secondaires, et à l'extrémité, l'amour et l'amitié, la sincérité et peut-être même le bonheur. Même si cette allée peut paraître longue et interminable. Principe même du tunnel où l'on ne sait jamais à l'avance quand la lumière reviendra illuminer notre route. Bref, ce roman de Murakami fut d'un bonheur complet, ce genre de sentiment qui te donne envie de partir en forêt, et de t'allonger nu sur les feuilles et la mousse, avec une musique dans la tête et relire quelques passages enivrants de cette balade. Impossible ?
Lien : http://leranchsansnom.free.f..
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andman
13 février 2013
L'adaptation cinématographique de « La ballade de l'impossible » par le réalisateur français d'origine vietnamienne Tran Anh Hung est vraiment une réussite !
La vie estudiantine des années 70 à Tokyo, sur fond de manifestations contestataires et de soirées festives, y est très bien décrite. La bande son s'inspire à merveille du foisonnement musical de l'époque et les paysages de la campagne japonaise sont d'une beauté à couper le souffle. le casting, avec de jeunes acteurs japonais sympathiques, est lui aussi remarquable.
Ce long film, sorti en 2011, est un grand moment de cinéma. Pourtant ce serait, de mon point de vue, une erreur de le visionner avant d'avoir lu le livre. le film occulte en effet le parcours de vie de plusieurs personnages secondaires, si bien relaté par l'écrivain.
Ce roman majeur de Murakami débute alors qu'un jeune étudiant, Watanabe, apprend le suicide de son meilleur ami Kizuki quelques heures seulement après avoir disputé avec lui une partie de billard.
Plusieurs mois plus tard, il croise par hasard Naoko, la petite amie de feu Kizuki. Une relation très forte se noue entre ces deux jeunes au coeur meurtri par l'acte incompréhensible de celui qu'ils aimaient et constitue le fil conducteur du roman.
La personnalité de Watanabe se caractérise par une profonde tolérance dans ses relations avec autrui et le lecteur s'identifie au fil des chapitres à ce personnage attachant.
Sa détresse psychologique cependant s'accentue au point de devenir bouleversante. Jusqu'à la dernière page, le lecteur croise les doigts pour ce jeune homme si durement éprouvé par le destin.
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Lorraine47
12 janvier 2014
Il en est des musiques comme des parfums, elles peuvent par leur force évocatoire vous rappeler certains événements marquants de votre vie.
Pour notre jeune héros Watanabe, c'est une chanson écrite par John Lennon: Norvegian Wood qui brutalement l'aspire vingt ans plus tôt à Tokyo auprès de Noako son amour de jeunesse. Pour ce jeune garçon cette histoire d'amour est bien complexe, son élue étant la petite amie de son meilleur ami Kizuki.
Un "Jules et Jim" à la nippone, où les sentiments exacerbés de jeunes sortant à peine de l'adolescence peuvent conduire au suicide.
Haruki Murakami, nous entraîne dans ce Japon de la fin des années 60, dont il décrit l'atmosphère avec la précision de l'orfèvre. La musique y tient une place fondamentale, la nature également. Nous vivons au rythme de l'étudiant japonais Watanabe sur une année fondatrice qui l'entraînera du deuil à la renaissance.
Les scènes érotiques sont belles et tout simplement émouvantes.
Récit grave et profond qui vous poursuit un moment après l'avoir refermé.
La ballade de l'impossible, un aller sans retour...
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Citations & extraits (158) Voir plus Ajouter une citation
jovidalensjovidalens24 avril 2017
"... Je me demande toujours pourquoi les gens ne font pas plus d'efforts. Ils ne font rien et passent leur temps à se plaindre que la vie est injuste."
Je le regardai, sidéré.
"A moi, ils me donnent plutôt l'impression de travailler et de se remuer un maximum, mais peut-être que je me trompe.."
"Dans ce cas, il ne s'agit pas d'efforts mais de travail, rétorqua-t-il simplement. Cela n'a rien à voir avec les efforts dont je parle. Les efforts se font d'une manière plus active et dans un but bien précis."
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jovidalensjovidalens24 avril 2017
Au départ, on est ébloui. Il y en a par exemple qui sont capables de jouer un morceau très difficile dès la première fois qu'ils voient la partition. Et cela assez bien. On en est abasourdi. On a l'impression d'être complètement surclassé. Mais c'est tout. Ils ne vont jamais plus loin. Pourquoi ? Parce qu'ils n'ont pas le courage de continuer. Parce qu'on ne les a jamais obligés à travailler. Ils ont été gâtés. Puisqu'ils ont eu la malchance d'avoir du talent et que depuis qu'ils sont tout petits on ne cesse de leur faire des compliments sur ce qu'ils jouent, même s'ils ne travaillent pas, le travail leur apparaît comme accessoire. Là où les autres mettent trois semaines pour un morceau, il leur faut moitié de temps, alors le professeur, les croyant capables, les fait passer à un autre morceau. Là encore, ils le finissent en moitié moins de temps que les autres. C'est ainsi que, sans avoir jamais connu la difficulté, il leur manque un élément indispensable à la formation de la personnalité humaine. C'est un drame vous savez.
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jovidalensjovidalens24 avril 2017
Sais-tu que dans la vie il y a pas mal de gens qui aiment contraindre les autres ou être contraints ? Et puis ils se mettent à crier sur les toits qu'on les a forcés ou qu'ils ont forcé les autres ! Ils aiment ça. Pas moi. Je le subis parce que je ne peux pas faire autrement.
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VALENTYNEVALENTYNE26 février 2013
Plus on connaissait Nagasawa, plus on le trouvait étrange. J'ai rencontré, j'ai croisé et j'ai connu pas mal de gens bizarres au cours de ma vie, mais aucun ne le fut autant que lui. Pour ce qui est du lecteur passionné qu'il était, je ne lui arrivais pas à la cheville, mais il avait pour principe de ne lire que les auteurs morts depuis au moins trente ans. Il me disait que c'étaient les seuls en qui il avait confiance.

"Je ne dis pas que je n'ai pas confiance dans la littérature contemporaine. Mais je ne veux pas gaspiller un temps précieux en lisant des œuvres qui n'ont pas reçu le baptême du temps. La vie est courte.

- Quels sont les auteurs que tu aimes ? lui demandai-je.

- Balzac, Dante, Joseph Conrad, Dickens, me répondit-il aussitôt.

- On ne peut pas dire que ce soient des auteurs d'actualité.

- C'est justement pour cela que je les lis. Quand on lit la même chose que tout le monde, on ne peut penser que comme tout le monde. Cela fait péquenaud et vulgaire. Quelqu'un de sérieux ne s'amuse pas à ce genre de chose. Est-ce que tu sais, Watanabe, que dans ce foyer toi et moi sommes les seuls à peu près convenables? Tous les autres sont bons à mettre au panier.

- Comment peux-tu le savoir ? lui demandai-je, surpris.

- Je le sais. C'est comme si nous avions une marque sur le front. Je le vois tout de suite. Et puis nous avons tous les deux lu Gatsby le magnifique!"

Je fis mon calcul dans ma tête.

"Mais cela ne fait que vingt-huit ans que Scott Fitzgerald est mort !

- Deux ans, ce n'est rien du tout, les écrivains comme lui peuvent être en dessous de la moyenne, tu sais" p 43
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clarinetteclarinette30 juin 2008
LA MORT N'EST PAS LE BOUT DE LA VIE,
ELLE EN FAIT PARTIE.

Une fois mis en mots, cela paraît banal, mais à ce moment-là, ce nétait pas sous forme de mots, mais d'une masse d'air que je le ressentais à l'intérieur de mon corps. La mort existait aussi à l'intérieur du presse-papiers, comme dans les quatre boules rouges et blanches alignées sur le billard. Et nous vivions en en inhalant les fines particules à l'intérieur de nos poumons.
Jusqu'alors, j'avais toujours considéré la mort comme une existence indépendante, complètement séparée de la vie. En d'autres termes : "Il arrive un jour où la mort nous prend forcément dans ses bras. Mais en revanche, elle ne nous prend jamais avant le jour où elle le fait." Je trouvais que mon raisonnement était d'une logique à toute épreuve. La vie était de ce côté, la mort de l'autre côté.
Mais à partir de la nuit de la mort de Kikuzi, il ne me fut plus possible désormais de penser à la mort (et à la vie) de façon aussi simple. La mort n'est pas une existence située tout au bout de la vie. La mort faisait déjà partie de ma vie dès le départ,c'est un fait qu'il m'était impossible d'ignorer, que je le veuille ou non. Et la mort venait de s'emparer de moi, au moment même où elle emportait Kikuzi, en cette nuit de mai de ses dix-sept ans
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