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> Rose-Marie Makino-Fayolle (Traducteur)

ISBN : 2714443524
Éditeur : Belfond (2007)


Note moyenne : 4.08/5 (sur 626 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Dans un avion, une chanson ramène Watanabe à ses souvenirs. Son amour de lycée pour Naoko, hantée comme lui par le suicide de leur ami, Kizuki. Puis sa rencontre avec une jeune fille, Midori, qui combat ses démons en affrontant la vie. Hommage aux amours enfuies, le pre... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Guylaine, le 09 juin 2013

    Guylaine
    Comme il est difficile de parler d'un livre qu'on a vraiment aimé...
    L'histoire commence dans un avion en partance pour l'Allemagne, le personnage principal, Watanabe, y entend une chanson des Beatles : Norwegian Woods, qui le trouble terriblement, et qui l'entraîne des années en arrière, alors qu'il n'a que 19 ans.
    C'est l'époque où il a perdu son meilleur ami, Kizuki, et où il s'est rapproché de la petite amie de celui-ci, Naoko, afin de surmonter ce choc, de s'épauler face à l'innaceptable.
    Dans le même temps, il rencontrera également Midori, une jeune femme originale, un peu fofolle et pleine de vie.
    Les frontières entre l'amitié et l'amour ne sont pas toujours bien nettes, même si Watanabe essaie d'être fidèle à ce qu'il s'est promis, il entend les désirs de l'une, attend que l'autre guerrisse. C'est un homme de coeur, fidèle et doux.
    Si vous ajoutez à tout ceci, la lente écriture de Murakami, son style poétique, aussi délicat qu'une fleur de cerisier, vous comprendrez pourquoi j'ai autant aimé ce livre.
    Je voudrais tout de même ajouter qu'il y a quelques scènes sensuelles, voire un peu plus, qui pourraient choquer les plus jeunes.
    Enfin, je tiens à remercier manU17, la petite grenouille verte, pour ce cadeau ! :-D
    Norwegian Woods :
    http://youtu.be/¤££¤12Watanabe19¤££¤
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    • Livres 5.00/5
    Par Lorraine47, le 12 janvier 2014

    Lorraine47
    Il en est des musiques comme des parfums, elles peuvent par leur force évocatoire vous rappeler certains événements marquants de votre vie.
    Pour notre jeune héros Watanabe, c'est une chanson écrite par John Lennon: Norvegian Wood qui brutalement l'aspire vingt ans plus tôt à Tokyo auprès de Noako son amour de jeunesse. Pour ce jeune garçon cette histoire d'amour est bien complexe, son élue étant la petite amie de son meilleur ami Kizuki.
    Un "Jules et Jim" à la nippone, où les sentiments exacerbés de jeunes sortant à peine de l'adolescence peuvent conduire au suicide.
    Haruki Murakami, nous entraîne dans ce Japon de la fin des années 60, dont il décrit l'atmosphère avec la précision de l'orfèvre. La musique y tient une place fondamentale, la nature également. Nous vivons au rythme de l'étudiant japonais Watanabe sur une année fondatrice qui l'entraînera du deuil à la renaissance.
    Les scènes érotiques sont belles et tout simplement émouvantes.
    Récit grave et profond qui vous poursuit un moment après l'avoir refermé.
    La Ballade de l'impossible, un aller sans retour...
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    • Livres 4.00/5
    Par marina53, le 27 août 2012

    marina53
    Une ballade enivrante qui me berce encore, après avoir refermé ce petit chef-d'œuvre. Avec ce livre, c'est un véritable aller simple pour le Japon que nous offre Murakami.
    Au cours d'un voyage en avion et au son d'une chanson des Beatles, Watanabe se remémore ses années d'étudiant et ses amours tumultueuses.
    Alors étudiant à Tokyo, élève cultivé et sensible, il fait la connaissance de Kizuki et de Naoko, sa petite amie. Après le suicide de Kizuki, Watanabe et Naoko vont se lier d'une amitié très forte, ambigüe par moments. Entretemps, il fera la connaissance avec Midori, une jeune fille fantasque et pleine d'esprit.
    Tout au long du roman, on les suit les yeux fermés dans les rues de Tokyo, à travers leurs longues balades et leurs rendez-vous romantiques.
    Murakami nous plonge dans un Japon poétique et lyrique. Des moments d'insouciance aux instants plus graves, tout est écrit dans un style d'une grande finesse. Il sait nous décrire aussi ces moments sensuels voire sexuels sans aucune vulgarité.
    L'écriture est transcendante et musicale.
    Laissez-vous emporter par cette ballade au son si mélodieux et mélancolique...
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    • Livres 5.00/5
    Par le_Bison, le 03 janvier 2014

    le_Bison
    Un air des Beatles, « Norvegian Woods », mais une forêt japonaise où les cryptomerias s'élèvent au-delà des nuages. Ou presque. Là-bas, cette jeune fille qui y vit reclus. Une institution de santé. Jeunesse déprimée, petit ami suicidé. Watanabe se souvient par cet air pop de son adolescence, cet amour de jeunesse, Naoko et cet ami Kizuki qui a mis fin à ses jours.
    Watanabe, fidèle compagnon, fidèle amant. Patience de cet amour impossible. Un nouvel amour, une nouvelle jeune fille, Midori. Non, impossible. La ballade dans les forêts reculées, promenade onirique qui sent bon la sève et l'amour. Déambulation urbaine, à la recherche de l'amour, ou de l'amitié. Un choix à faire. L'honnêteté comme point d'ancrage dans son univers. Alors que la société avance sans cesse, dans cette fin de décennie sixties, lui préfère s'arrêter. Non pas de vivre, ni même pour mourir, mais pour respirer. Et réfléchir. Quelques masturbations, il a le temps, il attend.
    Un roman riche en émotions, en plaisir, en sensualité. Il parle de l'amour, de la mort, de l'amitié et de la maladie mentale, de la sexualité et de solitude. Accompagné ou seul, les ballades de Watanabe construise une histoire d'adolescence, une musique s'écoule sur le chemin, jazz et bop, une âme s'élève.
    Les cryptomerias forment une allée comme un long tunnel où les rayons de soleil sont filtrés par les feuillages touffus de cette ligne végétale. Quoiqu'il en soit, il faut avancer, pour voir ce qu'il y a de l'autre côté de l'horizon, là où la lumière s'affiche et l'ombre disparait derrière soi. Un peu comme se faire sa légende, en respectant ses principes. Quelques sacrifices, secondaires, et à l'extrémité, l'amour et l'amitié, la sincérité et peut-être même le bonheur. Même si cette allée peut paraître longue et interminable. Principe même du tunnel où l'on ne sait jamais à l'avance quand la lumière reviendra illuminer notre route. Bref, ce roman de Murakami fut d'un bonheur complet, ce genre de sentiment qui te donne envie de partir en forêt, et de t'allonger nu sur les feuilles et la mousse, avec une musique dans la tête et relire quelques passages enivrants de cette balade. Impossible ?

    Lien : http://leranchsansnom.free.fr/?p=6486
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    • Livres 5.00/5
    Par andman, le 13 février 2013

    andman
    L'adaptation cinématographique de « La Ballade de l'impossible » par le réalisateur français d'origine vietnamienne Tran Anh Hung est vraiment une réussite !
    La vie estudiantine des années 70 à Tokyo, sur fond de manifestations contestataires et de soirées festives, y est très bien décrite. La bande son s'inspire à merveille du foisonnement musical de l'époque et les paysages de la campagne japonaise sont d'une beauté à couper le souffle. le casting, avec des jeunes acteurs japonais sympathiques, est lui aussi remarquable.
    Ce long film, sorti en 2011, est un grand moment de cinéma. Pourtant ce serait, de mon point de vue, une erreur de le visionner avant d'avoir lu le livre. le film occulte en effet le parcours de vie de plusieurs personnages secondaires, si bien relaté par l'écrivain.
    Ce roman majeur de Murakami raconte l'histoire d'un jeune étudiant, Watanabe, qui apprend le suicide de son meilleur ami Kizuki quelques heures seulement après avoir disputé avec lui une partie de billard.
    Il va rencontrer par hasard quelques mois plus tard, Naoko, la petite amie de Kizuki. Une relation très forte va se nouer entre ces 2 jeunes, au cœur meurtri par l'acte incompréhensible de leur ami commun, et constituer le fil conducteur du roman.
    La personnalité de Watanabe se caractérise par une profonde tolérance dans ses relations avec autrui et le lecteur s'identifiera au fil des pages à ce personnage attachant.
    Sa détresse psychologique, si justement décrite dans la dernière partie du roman, en devient même bouleversante et le lecteur croisera les doigts jusqu'à la dernière page pour ce jeune homme si durement éprouvé par le destin.
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Citations et extraits

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  • Par VALENTYNE, le 26 février 2013

    Plus on connaissait Nagasawa, plus on le trouvait étrange. J'ai rencontré, j'ai croisé et j'ai connu pas mal de gens bizarres au cours de ma vie, mais aucun ne le fut autant que lui. Pour ce qui est du lecteur passionné qu'il était, je ne lui arrivais pas à la cheville, mais il avait pour principe de ne lire que les auteurs morts depuis au moins trente ans. Il me disait que c'étaient les seuls en qui il avait confiance.

    "Je ne dis pas que je n'ai pas confiance dans la littérature contemporaine. Mais je ne veux pas gaspiller un temps précieux en lisant des œuvres qui n'ont pas reçu le baptême du temps. La vie est courte.

    - Quels sont les auteurs que tu aimes ? lui demandai-je.

    - Balzac, Dante, Joseph Conrad, Dickens, me répondit-il aussitôt.

    - On ne peut pas dire que ce soient des auteurs d'actualité.

    - C'est justement pour cela que je les lis. Quand on lit la même chose que tout le monde, on ne peut penser que comme tout le monde. Cela fait péquenaud et vulgaire. Quelqu'un de sérieux ne s'amuse pas à ce genre de chose. Est-ce que tu sais, Watanabe, que dans ce foyer toi et moi sommes les seuls à peu près convenables? Tous les autres sont bons à mettre au panier.

    - Comment peux-tu le savoir ? lui demandai-je, surpris.

    - Je le sais. C'est comme si nous avions une marque sur le front. Je le vois tout de suite. Et puis nous avons tous les deux lu Gatsby le magnifique!"

    Je fis mon calcul dans ma tête.

    "Mais cela ne fait que vingt-huit ans que Scott Fitzgerald est mort !

    - Deux ans, ce n'est rien du tout, les écrivains comme lui peuvent être en dessous de la moyenne, tu sais" p 43
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  • Par clarinette, le 30 juin 2008

    LA MORT N'EST PAS LE BOUT DE LA VIE,
    ELLE EN FAIT PARTIE.

    Une fois mis en mots, cela paraît banal, mais à ce moment-là, ce nétait pas sous forme de mots, mais d'une masse d'air que je le ressentais à l'intérieur de mon corps. La mort existait aussi à l'intérieur du presse-papiers, comme dans les quatre boules rouges et blanches alignées sur le billard. Et nous vivions en en inhalant les fines particules à l'intérieur de nos poumons.
    Jusqu'alors, j'avais toujours considéré la mort comme une existence indépendante, complètement séparée de la vie. En d'autres termes : "Il arrive un jour où la mort nous prend forcément dans ses bras. Mais en revanche, elle ne nous prend jamais avant le jour où elle le fait." Je trouvais que mon raisonnement était d'une logique à toute épreuve. La vie était de ce côté, la mort de l'autre côté.
    Mais à partir de la nuit de la mort de Kikuzi, il ne me fut plus possible désormais de penser à la mort (et à la vie) de façon aussi simple. La mort n'est pas une existence située tout au bout de la vie. La mort faisait déjà partie de ma vie dès le départ,c'est un fait qu'il m'était impossible d'ignorer, que je le veuille ou non. Et la mort venait de s'emparer de moi, au moment même où elle emportait Kikuzi, en cette nuit de mai de ses dix-sept ans
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  • Par HenriMoufettal, le 25 février 2013

    Haruki Murakami – La ballade de l’impossible – Editions 10/18

    Page 89
    -Exactement. C’est un jeu. Je n’ai pratiquement aucun désir de puissance ou d ‘argent. C’est vrai. Je suis peut-être un garçon insignifiant et égoïste, mais ça, je ne l’ai pas. Je suis un être sans égo, ni désirs. J’ai seulement la curiosité.

    Page 123
    J’ai toujours eu soif d’affection. J’aurais aimé une fois dans ma vie recevoir de l’amour à satiété. Au point d’en être écœurée et d’en refuser davantage.

    Page 137
    La beauté et le bonheur sont pour moi des mots tellement ennuyeux et compliqués que j’ai fini par me raccrocher à d’autres critères. L’honnêteté, la franchise, ou l’universel, par exemple.

    Page 138
    C’est bien de pouvoir écrire une lettre à quelqu’un. C’est vraiment épatant d’avoir envie de dire ce que l’on pense à quelqu’un, de s’asseoir à son bureau, de prendre la plume et de pouvoir écrire ainsi.

    Page 159
    - Et que se passe-t’il quand on s’ouvre ?
    (…)
    - On guérit !

    Page 175
    (..) N’est-ce pas ton ami Scott Fitzgerald qui a écrit qu’il ne fallait pas croire les gens qui se disaient ordinaires ?

    Page 279
    -Est-ce que tu sais si l’attitude des fonctionnaires des impôts changerait au cas où il y aurait une révolution ?

    Page 295
    Il y a pleins de personnes placés dans certaines situations et qui ont leurs raisons et leurs opinions, et chacun à sa manière, est à la recherche du bonheur et de la justice. Et, à cause de cela, tout le monde se retrouve dans l’impasse. Cela se comprend, n’est-ce pas ? Parce que en principe personne ne peut faire valoir sa propre justice ni son propre bonheur, alors cela conduit à un chaos indescriptible.

    Page 313
    Une société injuste est aussi, à l’inverse, une société où on peut aller jusqu’au bout de ses possibilités.
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  • Par art-bsurde, le 07 avril 2013

    Mais il fallait du temps pour que le visage de Naoko apparaisse ainsi dans ma tête.Et,au fur et à mesure que les mois et les années passaient,cela en nécessitait de plus en plus.C'est triste,mais c'était la vérité.Au début il me fallait cinq secondes,puis dix,puis trente,et enfin une minute.Cela s'allongeait à tout vitesse,comme une ombre au soleil couchant.Je n'allais sans doute pas tarder à me retrouver dans le noir.Oui,mes souvenirs étaient en train de s'éloigner infailliblement de l'endroit où moi même je me tenais autrefois.Et seul ce paysage,ce paysage de prairie d'octobre,défilai inlassablement devant mes yeux,comme la scène particulièrement symbolique d'un film.Et ce paysage ne cessait de cogner dans un coin de ma tête.Allez,réveille-toi,me serinait-il,je suis toujours là,tu sais,réveille-toi et essaie de comprendre la raison pour laquelle je suis toujours là.Ce n'était pas douloureux,pas du tout.Seul un son creux à chaque coup.Ce bruit finirait bien,sans doute,par disparaître.Mais,dans cet avion de la Lufthansa à l'aéroport de Hambourg,il ne cessa de cogner dans ma tête,plus fort et plus longtemps que d'habitude.Réveille-toi,essaie de comprendre.C'est pour cela que j'écris ces lignes.Car je suis le type même de l'homme incapable de comprendre les choses tant qu'il n'a pas essayé de les mettre en mots.
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  • Par Guylaine, le 22 mai 2013

    Il m'arrive de temps en temps de me réveiller la nuit et d'avoir terriblement peur, me dit-elle en se blottissant contre mon bras. J'ai comme l'impression que si je continue à être tordue et si je n'arrive pas à me retrouver comme avant, je vais vieillir et je vais finir par pourrir sur place. A cette pensée, je me glace jusqu'au fond de moi. C'est affreux, tu sais. C'est pénible à supporter, tout ce froid...
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