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> Corinne Atlan (Traducteur)

ISBN : 226404473X
Éditeur : 10-18 (2007)

Existe en édition audio



Note moyenne : 4.16/5 (sur 1503 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Magique, hypnotique, Kafka sur le rivage est un roman d'initiation où se déploient, avec une grâce infinie et une imagination stupéfiante, toute la profondeur et la richesse de Haruki Murakami. Une œuvre majeure, qui s'inscrit parmi les plus grands romans d'apprentissag... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Eve-Yeshe, le 19 octobre 2014

    Eve-Yeshe
    Le jour de ses quinze ans, Kafka (c'est le nom qu'il s'est choisi) décide fuguer. Il n'en peut plus de vivre auprès d'un père, sculpteur renommé, qui ne s'intéresse pas à lui et l'a accablé d'une terrible prédiction : un jour Kafka tuera son père, violera sa mère et sa sœur. de quoi plomber un avenir…
    Il organise son départ de Tokyo, choisissant la destination avec soin : un endroit où il fait beau pour ne pas avoir trop de vêtements à emporter. Il prépare très bien son voyage, réserve ses billets, prévoit hôtels, nourriture bref tout ce dont il peut avoir besoin.
    Pendant le voyage, il fait la connaissance d'une jeune femme, Sakura, qui se dirige aussi vers Takamatsu et il finit par arriver dans une bibliothèque privée appartenant à une riche famille, la bibliothèque Komura. Il se lie avec Oshima, femme qui préfère être un homme et Melle Saeki la directrice.
    Pendant ce temps, Nakata, un vieux monsieur, qui a été victime d'un coma quand il était enfant et a perdu définitivement sa mémoire alors qu'il était doué à l'école et a gagné sa vie en faisant des meubles, lui-aussi quitte Tokyo pour se rendre vers Takamatsu en faisant du stop ce qui lui permet de rencontrer yoshimli avec qui il va partager une belle expérience.
    Leurs destins vont-ils se croiser ?
    Ce que j'en pense :
    Ce livre est extraordinaire. Il s'agit du parcours initiatique d'un adolescent en fugue et son voyage dans différents mondes, le notre certes mais aussi la mort, l'imaginaire. On aborde les considérations psychologiques avec l'Œdipe, l'inceste. On voyage dans ses différents mondes avec un plaisir sans fin, car on est embarqué dans l'histoire comme dans une croisière sur le Titanic : on ne sait jamais si on est dans le réel ou dans l'imaginaire, mais on est tellement happé par le récit qu'on ne se pose pas de questions, on tourne les pages entraîné par la plume magique de Murakami, accompagnant Kafka et Nakata dans leur voyage initiatique.
    C'est le premier roman de Murakami que je lis et j'ai adoré le style, l'imagination fertile de l'auteur et son amour pour les arts (littérature, musique, mais aussi peinture, car un tableau va jouer un rôle important). L'écriture est magique, car dès que l'on a commencé à lire le roman, il est impossible de s'en détacher malgré tout ce qui peut arriver, malgré les situations ubuesques et improbables, on avance dans la lecture, comme hypnotisé, victime d'un charme. La trame du roman est très structurée, l'auteur ne se disperse pas.
    Je pourrais parler de ce livre pendant des heures tellement il m'a bouleversée, fait perdre mes repères, poser des tas de questions. Où commence l'imaginaire ? Une découverte magnifique, un vrai coup de cœur et un désir impatient d'entamer un autre roman de l'auteur. Je connais assez peu la littérature japonaise. J'ai bien aimé KAWABATA, j'aime les contes Zen, et les mangas de Fuyumi SORYO et j'ai rajouté à ma PAL une jeune auteure Yoko OGAWA avec deux de ses livres: "La mer" et "Les abeilles".
    Tout conseil concernant la littérature japonaise sera le bienvenu et donc, qui sait peut-être un challenge Japon ?
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    • Livres 5.00/5
    Par nekomusume, le 18 juillet 2012

    nekomusume
    Un livre étrange et envoutant à la fois, l'histoire est intrigante, on ne sait pas trop où l'on va mais on n'a pas envie de lâcher le morceau. Deux personnages principaux, Kafka dont on ne connaitra jamais le vrai nom, jeune fugueur de 15 ans avec la malédiction d'Œdipe attachée à son destin et Nakata, vieillard étrange qui parle aux chats. On y croise aussi de nombreux personnages secondaires, particulièrement normaux ou totalement étrange, en passant par toutes les nuances possibles : des vies marquées par la tragédie, des corps étrangement contraints, des esprits torturés, des figures publicitaires qui prennent vie… L'atmosphère est étrange oscillante entre le normal et le surnaturel, très japonais en somme avec l'étrange qui s'immisce dans la vie quotidienne. La description de forêt, une atmosphère étrange, magique, inquiétante, qui me fait penser à Princess Mononoke, où la forêt peut être autant une alliée qu'une ennemie, où elle peut être inquiétante comme dans les temps non civilisés… surtout quand on découvre ce qu'elle referme en son centre.
    Un parcours initiatique pour le jeune Kafka qui va faire l'expérience de la perte de son père, de l'amour, du sexe, de la solitude et même d'une sorte d'au-delà, ce qui lui permettra de retourner au réel grandit et renforcé. Nakata au contraire est bloqué dans un monde qui ne lui correspond plus : d'élève brillant, suite à un incident, il reste illettré mais capable de dialoguer avec les êtres les plus improbables depuis près de cinquante ans. Tout deux vont se retrouver liés dans une aventure qui les entrainera dans un univers où la frontière entre rêve et réalité est tenue. Tantôt onirique, tantôt inquiétant, tantôt révoltant, Murakami nous entraine dans un monde où les Kamis se mêlent au vivant pour influer le cours des vies….
    Une expérience étonnante que j'ai pu vivre grâce à une amie qui me disait que c'était son livre préféré (merci Marianne !), ce qui m'a convaincu de le lire. Un livre que je relirai avec grand plaisir également ce qui n'arrive pas souvent.
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    • Livres 5.00/5
    Par latina, le 15 décembre 2012

    latina
    « Kafka développe avec angoisse et ironie un univers labyrinthique et absurde » (extrait de Babelio)
    Que vient faire ce grand écrivain tchèque dans ce roman japonais ???
    Eh bien, il y a tout à fait sa place !
    En effet, le héros a choisi le prénom de Kafka en fuguant de la maison paternelle, et il l'a bien choisi ! Ce jeune Japonais de 15 ans porte en lui une blessure qui le brûle : sa mère l'a abandonné à 4 ans, et son père lui a prédit qu'il le tuerait et qu'il coucherait avec sa mère !
    Nous voilà entrainés à la suite de Kafka dans sa fuite, et surtout dans sa recherche de lui-même. Et c'est un véritable labyrinthe ! Et c'est une véritable tragédie grecque !
    Rien ne nous est épargné :
    Il y a …des meurtres….commis réellement ou pas ? En effet, si l'on rêve qu'on tue, est-ce qu'on tue réellement ? La responsabilité commence-t-elle dans les rêves, dans l'imagination ? La culpabilité est-elle inévitable ?
    Il y a …la torture de chats…insoutenable ! Ces chats si sages, pourtant, qui savent comment marche le monde.
    Il y a…l'expérience de la solitude, dans la forêt profonde
    Il y a … la communion profonde avec la Nature
    Il y a …une incursion à l'entrée du Royaume de la Mort
    Il y a…un amour fou avec …la mère ?
    Il y a …des tas d'autres choses encore, qui me bouleversent, qui me traversent, qui me secouent de fond en comble !
    Tout est métaphore dans ce roman. Tout est absurde, tout est ironie et pourtant tout est si vrai !
    Je n'oublie pas l'autre personnage important : Nakata, un vieil homme qualifié d'anormal parce que suite à un fait mystérieux passé pendant son enfance, il a perdu totalement la mémoire, ne sait plus lire ni écrire.
    Et pourtant ! Qu'il est sage ! Que j'aurais aimé faire quelques pas avec lui ! Un jeune chauffeur de camions, ex-voyou, lui, l'a fait ! Il a compris cette douceur, cette acceptation de la fatalité et en même temps cette lutte contre le mal qui habite le vieil homme. Ce sont des passages tendres et comiques à la fois : la confrontation du bon sens du jeune homme et la sage folie du vieil homme…
    J'ai beaucoup acquiescé, j'ai beaucoup souri, aussi, dans ces moments-là !
    Et les personnages « secondaires » ! Quelle force ! Quelle puissance dans leur aide !
    Et les autres thèmes : la lecture, la musique, la peinture…qui nous rapprochent de la Beauté !
    C'est difficile de conclure un roman pareil ! Il me hante, c'est certain ! J'aurais voulu encore dire plein de choses, citer plein d'extraits si percutants (petit clin d'œil à mon amie Guylaine et ses scotchs colorés ;)
    J'aurais voulu….Non, je dois m'arrêter. M'arrêter et savourer, encore, « Kafka sur le rivage », que je porterai en moi longtemps !
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    • Livres 5.00/5
    Par Cath36, le 27 mai 2013

    Cath36
    Comme à son habitude, Murakami nous entraîne dans son univers onirique, très japonais, où on ne sait plus si on rêve ou si on vit, si on est dans ce monde ou dans un univers parrallèle univers (dans lesquel les hommes parlent le langage "chat"), si les personnages sont doubles ou uniques, si la mort est un rêve ou si les rêves nous emmènent dans un autre monde. Bref on lit, on s'évade, on doute, on essaie de deviner le destin des héros et finalement on se laisse porter par une histoire initiatique dans lequel le romanesque prend figure de road-movie -je dirai presque d'épopée- symbolique, et on progresse peu à peu dans la connaissance des personnages en quête d'eux-mêmes à travers des destins qui se croisent et finissent par s'entre-mêler.
    L'inconscient et le mythe d'Oedipe joue un grand rôle dans ce récit où un jeune garçon fuit sa ville natale pour échapper à la prédiction que lui a faite son père : le tuer, et avoir des relations incestueuses avec une mère et une soeur qu'il n'a pas connues. Son voyage le conduira à l'intérieur de lui-même au fil de rencontres aussi belles que surprenantes.
    Si l'histoire m'a paru quelquefois tiré par les cheveux, notamment à la fin, j'ai vraiment beaucoup aimé la façon dont Murakami laisse vivre ses personnages, portant sur eux un regard bienveillant et profond, à la fois romancier, père, psychanalyste et poète. du grand art , à savourer lentement pour nos esprits occidentaux habitués au rationnel, à l'efficacité immédiate et à la précipitation,
    Et surtout, surtout, prendre le temps de rêver et de méditer une fois le livre refermé.
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    • Livres 5.00/5
    Par jcnb68, le 19 août 2011

    jcnb68
    Murakami est tellement au dessus de tout qu'il faudrait relire ses œuvres au moins un millier de fois par chacune de nous vies.
    Je ne me souviens plus des trois quarts du livre, lu il y plus de 4 ans.
    Or, rien qu'en observant la couverture, ma tête s'empreint d'effluves qui dansent dans mon être entre le conscient et l'inconscient, le rêve et la réalité, pour autant qu'il en existe une.
    La trame n'est jamais vraiment importante dans l'œuvre de l'écrivain. Plus que tout autre, ce sont les espaces entre les mots qui semblent amener quelque chose.
    Murakami vous introduit dans une bulle à chaque fois que vous le lisez. Une bulle dans laquelle vous voyagez entre le sang, les veines, les organes, les planètes, les galaxies et autres trous noirs de la conscience cosmique.
    Je ne sais vraiment pas d'où il sort, je doute que lui-même puisse en avoir la moindre idée.
    Mais qu'importe.
    Les bons sorciers sont tout aussi importants que les bons écrivains.
    Sauf qu'en général, ils ne font pas bon ménage.
    Mura arrive sans le moindre effort, en apparence en tous cas, à faire la synthèse des deux. Pour notre plus grand mystère.
    Dans cette œuvre, je crois, il frôle les limites de ce qui me semble pouvoir être conçu à ce niveau.
    La perfection donc.
    Je ne sais pas où le monde nous mènera. Peut-être que dans quelques années plus rien n'existera sur terre pour reconnaitre l'un des plus grands écrivains de ce que l'âme humaine à pu générer.
    Mais son souffle continuera de parcourir l'univers alors même que toutes ses étoiles ne seront plus qu'infime poussière.
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Critiques presse (2)


  • Lecturejeune , le 01 juin 2006
    Lecture jeune, n°118 - Pour partir à la recherche de ses origines, alors qu’il a été abandonné tout petit par sa mère, le jeune Kafka Tamura quitte la maison de son père haï. Sa fugue le conduit « en aveugle » vers le sud, tout au bout d’une presqu’île. Il trouve un havre de paix dans une bibliothèque particulière, s’enivrant de la lecture des classiques du matin au soir. Là, il est pris en amitié par un bibliothécaire androgyne et tombe sous le charme de la maîtresse des lieux, la mystérieuse Saeki, toujours amoureuse du jeune amant qu’elle perdit il y a vingt ans. Kafka échappera-t-il à l’imprécation selon laquelle il tuerait son père, coucherait avec sa mère et sa soeur ? La route de ce jeune OEdipe, premier narrateur de l’histoire, va croiser celle d’un mystérieux personnage, le vieux Nakata — qui parle de lui à la troisième personne —, retardé mental depuis un étrange traumatisme. Durant la guerre, au cours d’une excursion scolaire, des enfants exposés à un rayonnement ont été plongés dans le coma, dont seul Nakata a gardé des séquelles. Depuis, il ne communique plus avec les humains, mais avec les chats dont il est capable de comprendre et de parler le langage. Le récit se déroule au gré de la quête de vérité des personnages. Des énigmes subsisteront, même si chacun, comme dans la tragédie grecque, sera allé au bout de sa destinée. Une profusion de curieux personnages entourent les protagonistes : ils jouent le rôle d’adjuvants du récit, sans vraisemblance psychologique. Pourtant la magie opère, à travers ces deux histoires alternées, et le lecteur sera porté par ce magnifique roman initiatique, au terme duquel Kafka aura atteint l’âge adulte. _ Cécile Robin-Lapeyre
  • Lecturejeune , le 01 juin 2006
    Lecture jeune, n°118 - Il s’agit bien d’un roman initiatique dans lequel le héros nous guide. Pour ce faire, il emprunte des pistes complexes et explore des univers opposés : onirique, voire parfois surnaturel (pluie de maquereaux, dialogues avec des chats…), spirituel mais aussi réaliste puisqu’il est question de survivre à tout un périple. Riche et captivant, servi par une écriture fine et expressive, ce portrait d’adolescent rebelle et opiniâtre nous touche profondément. La puissance narrative de Murakami et le traitement original de la thématique en font un texte remarquable… et inclassable. _ Michelle Charbonnier

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Citations et extraits

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  • Par Eve-Yeshe, le 21 octobre 2014

    Sous l’implacable emprise du quotidien, beaucoup de préoccupations, autrefois si chères à nos cœurs, disparaissent de nos consciences comme des étoiles mortes. Il nous faut penser chaque jour à tant de choses, nous familiariser en permanence avec de nouveaux styles, de nouvelles connaissances, de nouvelles techniques, de nouveaux mots… P 127

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  • Par Eve-Yeshe, le 19 octobre 2014

    Dans cent ans, plus une seule de ces personnes - y compris moi – ne sera sur cette terre. Nous serons tous redevenus cendre ou poussière. A cette idée, je me sens bizarre. Tout ce qui m’entoure me semble éphémère, illusoire, prêt à disparaître dans un souffle de vent. J’écarte mes mains et les examine. Pourquoi est-ce que je me donne tout ce mal ? Pourquoi s’efforcer si désespérément de survivre ? P 74
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  • Par clarinette, le 17 juin 2009

    Parfois, le destin ressemble à une tempête de sable qui se déplace sans cesse. Tu modifies ton allure pour lui échapper. Mais la tempête modifie aussi la sienne. Tu changes à nouveau le rythme de ta marche, et la tempête change son rythme elle aussi. C'est sans fin, cela se répète un nombre incalculable de fois, comme une danse macabre avec le dieu de la Mort, juste avant l'aube. Pourquoi ? parce que la tempête n'est pas un phénomène venu d'ailleurs sans aucun lien avec toi. Elle est toi même et rien d'autre. elle vient de l'intérieur de toi. Alors la seule chose que tu puisses faire, c'est pénétrer délibérément dedans, fermer les yeux et te boucher les oreilles afin d'empêcher le sable d'y entrer, et la traverser pas à pas. Au coeur de cette tempête, il n'y a pas de soleil, il n'y a pas de lune, pas de repère dans l'espace ; par moments, même, le temps n'existe plus. Il n'y a que du sable blanc et fin comme des os broyés qui tourbillonne haut dans le ciel. Voilà la tempête de sable que tu dois imaginer.
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  • Par Neigeline, le 01 mars 2009

    Nous perdons tous sans cesse des choses qui nous sont précieuses... des occasions précieuses, des possibilités, des sentiments qu'on ne pourra pas retrouver. C'est cela aussi vivre. Mais à l'intérieur de notre esprit - je crois que c'est à l'intérieur de notre esprit - il y a une petite pièce dans laquelle nous stockons le souvenir de toutes ces occasions perdues. Une pièce avec des rayonnages, comme dans cette bibliothèque, j'imagine. Et il faut que nous fabriquions un index, avec des cartes de références, pour connaitre précisément ce qu'il y a dans nos coeurs. Il faut aussi balayer cette pièce, l'aérer, changer l'eau des fleurs. En d'autres termes, tu devras vivre dans ta propre bibliothèque.
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  • Par latina, le 11 décembre 2012

    La plupart des gens dans le monde ne veulent pas vraiment être libres. Ils croient seulement le vouloir. Pure illusion. Si on leur donnait vraiment la liberté qu'ils réclament, ils seraient bien embêtés. En fait, les gens aiment leurs entraves.

    Moi aussi j'aime mes entraves. Jusqu'à un certain point, naturellement. Jean-Jacques Rousseau disait que la civilisation naît quand les gens commencent à construire des barrières.

    Finalement, dans ce monde, ce sont ceux qui dressent les plus hautes barrières qui survivent le plus sûrement, et si tu nies ce principe, tu seras refoulé vers la brousse.
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