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Corinne Atlan (Traducteur)
ISBN : 226404473X
Éditeur : 10-18 (2007)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.17/5 (sur 2061 notes)
Résumé :
Magique, hypnotique, Kafka sur le rivage est un roman d'initiation où se déploient, avec une grâce infinie et une imagination stupéfiante, toute la profondeur et la richesse de Haruki Murakami. Une œuvre majeure, qui s'inscrit parmi les plus grands romans d'apprentissage de la littérature universelle. Kafka Tamura, quinze ans, fuit sa maison de Tokyo pour échapper à la terrible prophétie que son père a prononcée contre lui. Nakata, vieil homme simple d'esprit, décid... >Voir plus
Critiques, Analyses & Avis (241) Voir plus Ajouter une critique
Eve-Yeshe
Eve-Yeshe19 octobre 2014
  • Livres 5.00/5
Le jour de ses quinze ans, Kafka (c'est le nom qu'il s'est choisi) décide fuguer. Il n'en peut plus de vivre auprès d'un père, sculpteur renommé, qui ne s'intéresse pas à lui et l'a accablé d'une terrible prédiction : un jour Kafka tuera son père, violera sa mère et sa soeur. de quoi plomber un avenir…
Il organise son départ de Tokyo, choisissant la destination avec soin : un endroit où il fait beau pour ne pas avoir trop de vêtements à emporter. Il prépare très bien son voyage, réserve ses billets, prévoit hôtels, nourriture bref tout ce dont il peut avoir besoin.
Pendant le voyage, il fait la connaissance d'une jeune femme, Sakura, qui se dirige aussi vers Takamatsu et il finit par arriver dans une bibliothèque privée appartenant à une riche famille, la bibliothèque Komura. Il se lie avec Oshima, femme qui préfère être un homme et Melle Saeki la directrice.
Pendant ce temps, Nakata, un vieux monsieur, qui a été victime d'un coma quand il était enfant et a perdu définitivement sa mémoire alors qu'il était doué à l'école et a gagné sa vie en faisant des meubles, lui-aussi quitte Tokyo pour se rendre vers Takamatsu en faisant du stop ce qui lui permet de rencontrer yoshimli avec qui il va partager une belle expérience.
Leurs destins vont-ils se croiser ?
Ce que j'en pense :
Ce livre est extraordinaire. Il s'agit du parcours initiatique d'un adolescent en fugue et son voyage dans différents mondes, le notre certes mais aussi la mort, l'imaginaire. On aborde les considérations psychologiques avec l'Oedipe, l'inceste. On voyage dans ses différents mondes avec un plaisir sans fin, car on est embarqué dans l'histoire comme dans une croisière sur le Titanic : on ne sait jamais si on est dans le réel ou dans l'imaginaire, mais on est tellement happé par le récit qu'on ne se pose pas de questions, on tourne les pages entraîné par la plume magique de Murakami, accompagnant Kafka et Nakata dans leur voyage initiatique.
C'est le premier roman de Murakami que je lis et j'ai adoré le style, l'imagination fertile de l'auteur et son amour pour les arts (littérature, musique, mais aussi peinture, car un tableau va jouer un rôle important). L'écriture est magique, car dès que l'on a commencé à lire le roman, il est impossible de s'en détacher malgré tout ce qui peut arriver, malgré les situations ubuesques et improbables, on avance dans la lecture, comme hypnotisé, victime d'un charme. La trame du roman est très structurée, l'auteur ne se disperse pas.
Je pourrais parler de ce livre pendant des heures tellement il m'a bouleversée, fait perdre mes repères, poser des tas de questions. Où commence l'imaginaire ? Une découverte magnifique, un vrai coup de coeur et un désir impatient d'entamer un autre roman de l'auteur. Je connais assez peu la littérature japonaise. J'ai bien aimé KAWABATA, j'aime les contes Zen, et les mangas de Fuyumi SORYO et j'ai rajouté à ma PAL une jeune auteure Yoko OGAWA avec deux de ses livres: "la mer" et "les abeilles".
Tout conseil concernant la littérature japonaise sera le bienvenu et donc, qui sait peut-être un challenge Japon ?
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latina
latina15 décembre 2012
  • Livres 5.00/5
« Kafka développe avec angoisse et ironie un univers labyrinthique et absurde » (extrait de Babelio)
Que vient faire ce grand écrivain tchèque dans ce roman japonais ???
Eh bien, il y a tout à fait sa place !
En effet, le héros a choisi le prénom de Kafka en fuguant de la maison paternelle, et il l'a bien choisi ! Ce jeune Japonais de 15 ans porte en lui une blessure qui le brûle : sa mère l'a abandonné à 4 ans, et son père lui a prédit qu'il le tuerait et qu'il coucherait avec sa mère !
Nous voilà entrainés à la suite de Kafka dans sa fuite, et surtout dans sa recherche de lui-même. Et c'est un véritable labyrinthe ! Et c'est une véritable tragédie grecque !
Rien ne nous est épargné :
Il y a …des meurtres….commis réellement ou pas ? En effet, si l'on rêve qu'on tue, est-ce qu'on tue réellement ? La responsabilité commence-t-elle dans les rêves, dans l'imagination ? La culpabilité est-elle inévitable ?
Il y a …la torture de chats…insoutenable ! Ces chats si sages, pourtant, qui savent comment marche le monde.
Il y a…l'expérience de la solitude, dans la forêt profonde
Il y a … la communion profonde avec la Nature
Il y a …une incursion à l'entrée du Royaume de la Mort
Il y a…un amour fou avec …la mère ?
Il y a …des tas d'autres choses encore, qui me bouleversent, qui me traversent, qui me secouent de fond en comble !
Tout est métaphore dans ce roman. Tout est absurde, tout est ironie et pourtant tout est si vrai !
Je n'oublie pas l'autre personnage important : Nakata, un vieil homme qualifié d'anormal parce que suite à un fait mystérieux passé pendant son enfance, il a perdu totalement la mémoire, ne sait plus lire ni écrire.
Et pourtant ! Qu'il est sage ! Que j'aurais aimé faire quelques pas avec lui ! Un jeune chauffeur de camions, ex-voyou, lui, l'a fait ! Il a compris cette douceur, cette acceptation de la fatalité et en même temps cette lutte contre le mal qui habite le vieil homme. Ce sont des passages tendres et comiques à la fois : la confrontation du bon sens du jeune homme et la sage folie du vieil homme…
J'ai beaucoup acquiescé, j'ai beaucoup souri, aussi, dans ces moments-là !
Et les personnages « secondaires » ! Quelle force ! Quelle puissance dans leur aide !
Et les autres thèmes : la lecture, la musique, la peinture…qui nous rapprochent de la Beauté !
C'est difficile de conclure un roman pareil ! Il me hante, c'est certain ! J'aurais voulu encore dire plein de choses, citer plein d'extraits si percutants (petit clin d'oeil à mon amie Guylaine et ses scotchs colorés ;)
J'aurais voulu….Non, je dois m'arrêter. M'arrêter et savourer, encore, « Kafka sur le rivage », que je porterai en moi longtemps !
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nekomusume
nekomusume18 juillet 2012
  • Livres 5.00/5
Un livre étrange et envoutant à la fois, l'histoire est intrigante, on ne sait pas trop où l'on va mais on n'a pas envie de lâcher le morceau. Deux personnages principaux, Kafka dont on ne connaitra jamais le vrai nom, jeune fugueur de 15 ans avec la malédiction d'Oedipe attachée à son destin et Nakata, vieillard étrange qui parle aux chats. On y croise aussi de nombreux personnages secondaires, particulièrement normaux ou totalement étrange, en passant par toutes les nuances possibles : des vies marquées par la tragédie, des corps étrangement contraints, des esprits torturés, des figures publicitaires qui prennent vie… L'atmosphère est étrange oscillante entre le normal et le surnaturel, très japonais en somme avec l'étrange qui s'immisce dans la vie quotidienne. La description de forêt, une atmosphère étrange, magique, inquiétante, qui me fait penser à Princess Mononoke, où la forêt peut être autant une alliée qu'une ennemie, où elle peut être inquiétante comme dans les temps non civilisés… surtout quand on découvre ce qu'elle referme en son centre.
Un parcours initiatique pour le jeune Kafka qui va faire l'expérience de la perte de son père, de l'amour, du sexe, de la solitude et même d'une sorte d'au-delà, ce qui lui permettra de retourner au réel grandit et renforcé. Nakata au contraire est bloqué dans un monde qui ne lui correspond plus : d'élève brillant, suite à un incident, il reste illettré mais capable de dialoguer avec les êtres les plus improbables depuis près de cinquante ans. Tout deux vont se retrouver liés dans une aventure qui les entrainera dans un univers où la frontière entre rêve et réalité est tenue. Tantôt onirique, tantôt inquiétant, tantôt révoltant, Murakami nous entraine dans un monde où les Kamis se mêlent au vivant pour influer le cours des vies….
Une expérience étonnante que j'ai pu vivre grâce à une amie qui me disait que c'était son livre préféré (merci Marianne !), ce qui m'a convaincu de le lire. Un livre que je relirai avec grand plaisir également ce qui n'arrive pas souvent.
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Epictete
Epictete08 septembre 2015
  • Livres 5.00/5
Lors d'une soirée riche en échanges, un ami m'a parlé avec enthousiasme de « Kafka sur le rivage ». Je n'avais pas bien saisi le lien entre Kafka et le thème du livre, mais je me le suis procuré. Il est resté quelques mois sur une étagère (630 pages, c'est un pavé qui mérite que l'on dispose d'une période pendant laquelle on aura un peu de temps à lui consacrer).
C'est fait : je l'ai lu ! Et presque d'une traite.
Il est vrai que l'on met un peu de temps à entrer pleinement dans cet univers, que l'on se demande où on nous emmène ; mais une fois que l'on est dedans, on a du mal à en sortir.
Kafka Tamura (C'est le prénom qu'il s'est choisi), un jeune fugueur de quinze ans va s'éloigner de chez son père, dans un but qu'il ne connaît pas lui-même (sauf qu'il a été abandonné par sa mère à l'age de quatre ans). A cette occasion, il fera de nombreuses rencontres qui vont le faire « grandir », évoluer. Il y a :
- Sakura, une rencontre amicale, féminine, généreuse et accueillante.
- Oshima ; bibliothécaire qui va grandement faciliter la vie de Kafka pendant saa fugue
- Mlle Saeki, directrice de la bibliothèque, belle et mystérieuse,
Et le récit de son périple comme l'histoire sont illustrés par de nombreux personnages secondaires qui ont tous quelque chose à dire, soit en termes de philosophie / sagesse, soit pour épaissir encore certains mystères que frôle ce récit. Ces personnages sont, pour les principaux :
- Nakata, un vieillard rescapé d'on ne sait quelle catastrophe et qui a perdu la mémoire. – Il ne sait plus lire ni écrire –et se considère comme peu intelligent. En réalité, dans la simplicité de ses raisonnements, c'est un sage.
- Hoshimo, un chauffeur routier qui rencontrera Nakata, participera à sa quète et dont la vie va changer à ce contact.
Le style est agréable et la structure du livre, consacrant un chapitre alternativement à chaque personnage entretient encore le suspens et l'envie de découvrir la suite.
Chacun des personnages se voit plus ou moins manipulé soit par ses rencontres, soit par l'ombre d'un destin qui guide leur aventure, qu'ils le veuillent ou non. Chacun d'eux est conduit, par différents moyens, vers un lieu à un moment donné pour y rencontrer sa propre vérité.
Ce livre est empli de métaphores, de poésie et de fantastique, emprunt de culture Japonaise (Politesse, humilité, lenteur, précautions oratoires, etc.)
Et pourtant le style est simple, la lecture est aisée et prenante.
Bref, vous l'aurez compris : J'ai adoré ce livre et je ne l'ai pas rangé trop loin, tant il est évident que l'on ne pourra que le relire un jour !
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Cath36
Cath3627 mai 2013
  • Livres 5.00/5
Comme à son habitude, Murakami nous entraîne dans son univers onirique, très japonais, où on ne sait plus si on rêve ou si on vit, si on est dans ce monde ou dans un univers parallèle (univers dans lesquel les hommes parlent le langage "chat"), si les personnages sont doubles ou uniques, si la mort est un rêve ou si les rêves nous emmènent dans un autre monde. Bref on lit, on s'évade, on doute, on essaie de deviner le destin des héros et finalement on se laisse porter par une histoire initiatique dans lequel le romanesque prend figure de road-movie -je dirai presque d'épopée- symbolique, et on progresse peu à peu dans la connaissance des personnages en quête d'eux-mêmes à travers des destins qui se croisent et finissent par s'entre-mêler.
L'inconscient et le mythe d'Oedipe joue un grand rôle dans ce récit où un jeune garçon fuit sa ville natale pour échapper à la prédiction que lui a faite son père : le tuer, et avoir des relations incestueuses avec une mère et une soeur qu'il n'a pas connues. Son voyage le conduira à l'intérieur de lui-même au fil de rencontres aussi belles que surprenantes.
Si l'histoire m'a paru quelquefois tirée par les cheveux, notamment à la fin, j'ai vraiment beaucoup aimé la façon dont Murakami laisse vivre ses personnages, portant sur eux un regard bienveillant et profond, à la fois romancier, père, psychanalyste et poète. du grand art, à savourer lentement pour nos esprits occidentaux habitués au rationnel, à l'efficacité immédiate, et à la précipitation,
Et surtout, surtout, prendre le temps de rêver et de méditer une fois le livre refermé.
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Les critiques presse (2)
Lecturejeune01 juin 2006
Lecture jeune, n°118 - Pour partir à la recherche de ses origines, alors qu’il a été abandonné tout petit par sa mère, le jeune Kafka Tamura quitte la maison de son père haï. Sa fugue le conduit « en aveugle » vers le sud, tout au bout d’une presqu’île. Il trouve un havre de paix dans une bibliothèque particulière, s’enivrant de la lecture des classiques du matin au soir. Là, il est pris en amitié par un bibliothécaire androgyne et tombe sous le charme de la maîtresse des lieux, la mystérieuse Saeki, toujours amoureuse du jeune amant qu’elle perdit il y a vingt ans. Kafka échappera-t-il à l’imprécation selon laquelle il tuerait son père, coucherait avec sa mère et sa soeur ? La route de ce jeune OEdipe, premier narrateur de l’histoire, va croiser celle d’un mystérieux personnage, le vieux Nakata — qui parle de lui à la troisième personne —, retardé mental depuis un étrange traumatisme. Durant la guerre, au cours d’une excursion scolaire, des enfants exposés à un rayonnement ont été plongés dans le coma, dont seul Nakata a gardé des séquelles. Depuis, il ne communique plus avec les humains, mais avec les chats dont il est capable de comprendre et de parler le langage. Le récit se déroule au gré de la quête de vérité des personnages. Des énigmes subsisteront, même si chacun, comme dans la tragédie grecque, sera allé au bout de sa destinée. Une profusion de curieux personnages entourent les protagonistes : ils jouent le rôle d’adjuvants du récit, sans vraisemblance psychologique. Pourtant la magie opère, à travers ces deux histoires alternées, et le lecteur sera porté par ce magnifique roman initiatique, au terme duquel Kafka aura atteint l’âge adulte. _ Cécile Robin-Lapeyre
Lire la critique sur le site : Lecturejeune
Lecturejeune01 juin 2006
Lecture jeune, n°118 - Il s’agit bien d’un roman initiatique dans lequel le héros nous guide. Pour ce faire, il emprunte des pistes complexes et explore des univers opposés : onirique, voire parfois surnaturel (pluie de maquereaux, dialogues avec des chats…), spirituel mais aussi réaliste puisqu’il est question de survivre à tout un périple. Riche et captivant, servi par une écriture fine et expressive, ce portrait d’adolescent rebelle et opiniâtre nous touche profondément. La puissance narrative de Murakami et le traitement original de la thématique en font un texte remarquable… et inclassable. _ Michelle Charbonnier
Lire la critique sur le site : Lecturejeune
Citations & extraits (274) Voir plus Ajouter une citation
NeigelineNeigeline01 mars 2009
Nous perdons tous sans cesse des choses qui nous sont précieuses... des occasions précieuses, des possibilités, des sentiments qu'on ne pourra pas retrouver. C'est cela aussi vivre. Mais à l'intérieur de notre esprit - je crois que c'est à l'intérieur de notre esprit - il y a une petite pièce dans laquelle nous stockons le souvenir de toutes ces occasions perdues. Une pièce avec des rayonnages, comme dans cette bibliothèque, j'imagine. Et il faut que nous fabriquions un index, avec des cartes de références, pour connaitre précisément ce qu'il y a dans nos coeurs. Il faut aussi balayer cette pièce, l'aérer, changer l'eau des fleurs. En d'autres termes, tu devras vivre dans ta propre bibliothèque.
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clarinetteclarinette17 juin 2009
Parfois, le destin ressemble à une tempête de sable qui se déplace sans cesse. Tu modifies ton allure pour lui échapper. Mais la tempête modifie aussi la sienne. Tu changes à nouveau le rythme de ta marche, et la tempête change son rythme elle aussi. C'est sans fin, cela se répète un nombre incalculable de fois, comme une danse macabre avec le dieu de la Mort, juste avant l'aube. Pourquoi ? parce que la tempête n'est pas un phénomène venu d'ailleurs sans aucun lien avec toi. Elle est toi même et rien d'autre. elle vient de l'intérieur de toi. Alors la seule chose que tu puisses faire, c'est pénétrer délibérément dedans, fermer les yeux et te boucher les oreilles afin d'empêcher le sable d'y entrer, et la traverser pas à pas. Au coeur de cette tempête, il n'y a pas de soleil, il n'y a pas de lune, pas de repère dans l'espace ; par moments, même, le temps n'existe plus. Il n'y a que du sable blanc et fin comme des os broyés qui tourbillonne haut dans le ciel. Voilà la tempête de sable que tu dois imaginer.
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latinalatina11 décembre 2012
La plupart des gens dans le monde ne veulent pas vraiment être libres. Ils croient seulement le vouloir. Pure illusion. Si on leur donnait vraiment la liberté qu'ils réclament, ils seraient bien embêtés. En fait, les gens aiment leurs entraves.

Moi aussi j'aime mes entraves. Jusqu'à un certain point, naturellement. Jean-Jacques Rousseau disait que la civilisation naît quand les gens commencent à construire des barrières.

Finalement, dans ce monde, ce sont ceux qui dressent les plus hautes barrières qui survivent le plus sûrement, et si tu nies ce principe, tu seras refoulé vers la brousse.
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latinalatina05 décembre 2012
Je choisis un volume des "Mille et Une Nuits", avec une belle couverture, et l'emporte dans la salle de lecture. La bibliothèque vient d'ouvrir, et la salle de lecture est déserte. Je peux profiter seul de cette pièce élégante, haute de plafond, vaste et chaleureuse.
Parfois, un souffle d'air pénètre par la fenêtre ouverte, agitant silencieusement les rideaux blancs. Le vent sent la marée. Il n'y a rien à redire au confort du canapé. Un vieux piano droit occupe un coin de la pièce.
J'ai tout à fait l'impression d'être en visite chez des amis.
Ce salon est exactement l'endroit que je cherchais depuis longtemps. Un endroit secret, tapi dans un creux du monde. Je ferme les yeux, inspire profondément, et il s'installe doucement en moi, comme un doux nuage.
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cruntchycruntchy30 mars 2010
Je suis libre. Je ferme les yeux et réfléchis intensément à cette liberté. Mais je n'arrive pas très bien à comprendre ce que cela signifie. Tout ce que je sais, c'est que je suis seul, dans un endroit inconnu. Un explorateur solitaire qui a perdu sa boussole et sa carte. C'est ça, la liberté ? Je n'en sais rien, et je renonce à poursuivre ma réflexion.
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Videos de Haruki Murakami (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Haruki Murakami
Evénement ! Après trente-sept ans, Haruki Murakami autorise enfin la publication de ses deux premiers romans, "Écoute le chant du vent", lauréat du prestigieux prix Gunzo 1979, suivi de "Flipper, 1973", tous deux jusqu'ici inédits en France. Enfin traduits et réunis en un seul volume, précédés d'une préface de Murakami qui en explique la genèse, ils composent les deux premiers tomes de la « trilogie du Rat », que clôt "La Course au mouton sauvage".
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