> Corinne Atlan (Traducteur)

ISBN : 226404473X
Éditeur : 10 (2007)


Note moyenne : 4.18/5 (sur 501 notes) Ajouter à mes livres
Magique, hypnotique, Kafka sur le rivage est un roman d'initiation où se déploient, avec une grâce infinie et une imagination stupéfiante, toute la profondeur et la richesse de Haruki Murakami. Une œuvre majeure, qui s'inscrit parmi les plus grands romans d'apprentissag... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par jcnb68, le 19 août 2011

    jcnb68
    Murakami est tellement au dessus de tout qu'il faudrait relire ses œuvres au moins un millier de fois par chacune de nous vies.
    Je ne me souviens plus des trois quarts du livre, lu il y plus de 4 ans.
    Or, rien qu'en observant la couverture, ma tête s'empreint d'effluves qui dansent dans mon être entre le conscient et l'inconscient, le rêve et la réalité, pour autant qu'il en existe une.
    La trame n'est jamais vraiment importante dans l'œuvre de l'écrivain. Plus que tout autre, ce sont les espaces entre les mots qui semblent amener quelque chose.
    Murakami vous introduit dans une bulle à chaque fois que vous le lisez. Une bulle dans laquelle vous voyagez entre le sang, les veines, les organes, les planètes, les galaxies et autres trous noirs de la conscience cosmique.
    Je ne sais vraiment pas d'où il sort, je doute que lui-même puisse en avoir la moindre idée.
    Mais qu'importe.
    Les bons sorciers sont tout aussi importants que les bons écrivains.
    Sauf qu'en général, ils ne font pas bon ménage.
    Mura arrive sans le moindre effort, en apparence en tous cas, à faire la synthèse des deux. Pour notre plus grand mystère.
    Dans cette œuvre, je crois, il frôle les limites de ce qui me semble pouvoir être conçu à ce niveau.
    La perfection donc.
    Je ne sais pas où le monde nous mènera. Peut-être que dans quelques années plus rien n'existera sur terre pour reconnaitre l'un des plus grands écrivains de ce que l'âme humaine à pu générer.
    Mais son souffle continuera de parcourir l'univers alors même que toutes ses étoiles ne seront plus qu'infime poussière.
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    Critique de qualité ? (26 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par folivier, le 13 novembre 2011

    folivier
    Premier roman que je lis de cet auteur et très grande découverte. En même temps, pas mal d'expectative et d'interrogation... Vers où, vers quoi Murakami a t-il voulu m'embarquer ?
    Tout le roman oscille entre le réel, l'imaginaire, le rêve, les métaphores, les symboles, les allégories... dans un brassage permanent de référence à la tragédie grecque, aux philosophes, Hegel, Bergson, à la psychanalyse, à la musique Haydn, Mozart, Beethoven, Schubert,... au cinéma de Truffaut ou aux classiques américain, à la littérature japonaise et occidentale, Kafka, Keats, Techkov,..., on suit le parcours initiatique du jeune Kafka Tamura qui pour devenir un jeune adulte devra traverser des épreuves (réelles ? rêvées ? imaginaires ? métaphoriques ?) toutes reliées à son abandon à l'âge de quatre ans par sa mère et symbolisées par le mythe d'Oedipe (tuer le père, coucher avec sa mère et sa soeur). le roman regorge de "leçon de vie" mis en avant par le questionnement de Kafka auprès de ses "maîtres", Oshima le responsable de la bibliothèque (jeune femme androgyne se sentant homme et homosexuel) , Sakura une jeune fille (sa soeur ?) qui lui donnera sa première expérience sexuelle, Mademoiselle Saeki (sa mère hypothétique) dont il tombe amoureux et avec qui il aura son premier rapport (imaginé ? réel ?).
    On suit également, comme un miroir au jeune Tamura, le parcours de Nakata, vieillard de soixante ans, amnésique et simple d'esprit après un mystérieux évènement en 1944 lorsque enfant il tomba dans le coma en même temps que tous les élèves de sa classe lors d'une promenade pour ramasser des champignons. Nakata part pour un énigmatique voyage accompagné d'un jeune routier, Hoshino, qui devient son aide, assistant et disciple pour finalement rejoindre la bibliothèque où se cache Kafka Tamura. Nakata, parle aux chats, tue Johnnie Walker (effigie du whisky), parle à la "pierre de l'entrée". Son acolyte lui obtient de l'aide du colonel Sanders (effigie de la chaîne KFC !), on baigne dans l'imaginaire et l'onirique.
    Haruki Murakami a écrit un roman gigantesque dans ses multiples renvois et références, dense dans sa réflexion sur le réel, l'imaginaire, la conscience, le destin, le libre arbitre qui parfois frôle l'excessif dans sa volonté d'intellectualisé, énigmatique dans les permanents allers-retour entre le réel, l'imaginaire, le symbolique qui cherche à totalement désorienter et hypnotiser le lecteur. A croire que Murakami cherche à nous entraîner également "jusqu'au bord du monde" seule possibilité pour devenir homme et comprendre que le monde n'est que métaphore. L'entrée de ce monde, symbolisé par une pierre, étant gardée par deux soldats perdus (?) de la seconde guerre mondiale comme les deux gardes de la Flûte Enchantée de Mozart pour l'épreuve de Tamino et Pamina, ou la sentinelle devant la porte de La Loi dans Le Procès de Kafka, mais dans ce dernier cas la porte ne s'ouvrira jamais.
    "Ce ne sont pas les humains qui choisissent leur destin mais le destin qui choisit les humains. La tragédie prend sa source, ironiquement, non pas dans les défauts mais dans les vertus des personnages. (...) Ce ne sont pas leurs défauts, mais leurs vertus qui entraînent les humains vers les plus grandes tragédies. (...) L'ironie donne de la profondeur aux humains et de la grandeur. Elle leur offre le salut, un salut d'un niveau supérieur, et une sorte d'espérance universelle. (...) Nous intégrons l'ironie de la vie grâce à un instrument appelé métaphore" (p 271-272 Ed 10/18).
    Tout au long du roman, Murakami, par petite touche donne les clés de lecture et comprendre l'existence de plusieurs monde parallèle qui parfois communique et que tout est en relation, les hommes, la nature, le monde des rêves, l'imaginaire :
    "L'existence de chaque humain est vouée à une stricte solitude, mais nous sommes reliés les aux autres par des archétypes immémoriaux" (p128 Ed 10/18)
    "La responsabilité commence dans les rêves"
    Malgré le sentiment parfois de passer à côté de certains symboles, références ou métaphores par manque de connaissance j'ai eu beaucoup de plaisir à découvrir cet auteur. Lecture parfois difficile qui demande de revenir en arrière, relire, comparer mais lorsque l'on referme la dernière page du roman on est plein d'interrogation avec une nouvelle lecture de notre monde voulant s'abstraire du rationalisme occidental;
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par Lolokili, le 12 novembre 2011

    Lolokili
    Perplexe. Au vu des abondantes louanges postées jusqu'ici, ce livre me laisse perplexe quant à mon ouverture intellectuelle et ma vivacité d'esprit. Je n'ai pas trouvé le style renversant mais j'ai lu ce livre avec plaisir et en peu de temps, dans ma hâte de découvrir la clé de ces aventures oniriques enchevêtrées les unes aux autres. Mais plus j'avançais, plus je craignais de ne jamais obtenir de réponse à mes questions. Et j'avais raison. Je bloque sur la fin, je reste sur ma faim, agacée, embarrassée, frustrée, avec le sentiment culpabilisant de n'avoir rien compris.
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    Critique de qualité ? (22 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Kittiwake, le 22 décembre 2011

    Kittiwake
    Découverte de l'univers de Murakami au son bien sûr du trio N° 7 de Beethoven

    Kafka, 15 ans, fuit le foyer paternel pour échapper à la malédiction oedipienne.
    Muni d'un petit sac à dos, il part là où son instinct le guide. Hébergé chez une jeune fille, Sakura, croisée sur le chemin, il est finalement accueilli dans une bibliothèque privée, gérée par Oshima, qui lui fera part dans l'intimité de son secret et Melle Saeki, héritière des lieux. le trivial quotidien bascule sans crier gare dans le fantastique : Kafka se réveille ensanglanté et incapable de se rappeler des dernières heures écoulées, pour apprendre que son père a été tué à plusieurs centaines de kilomètres de là. La prophétie semble s'accomplir en dépit de sa volonté

    On peut sans réserve parler de roman initiatique, chaque personnage croisé jouant un rôle déterminant dans l'accomplissement de ce qui doit être. Si Oshima, Sakura, ou Hoshino sont les catalyseurs, Nakata est le personnage clé sans lequel rien n'est possible. Enfant précoce, un incident étrange au cours d'une excursion scolaire l'a privé de ses facultés d'apprentissage. Arrivé au crépuscule de sa vie, celui qui ne sait pas lire peut néanmoins parler aux chats, ou provoquer des cataclysmes météorologiques dignes des plaies d'Egypte. C'est pour sauver l'un de ces chats confidents livré aux mains d'un personnage démoniaque, que Nakata tuera. le mécanisme fatal est en marche. Nakata doit prendre la route et trouver la pierre. Hoshino, un jeune routier insouciant verra le cours de sa vie profondément modifié par cette rencontre. C'est par lui aussi que le sortilège sera rompu.

    Tous ces personnages en marche sont reliés par des fils invisibles qu'un marionnettiste occulte manipule au gré de son désir. Tour à tour submergé par ses pulsions ou déterminé, Kafka a cependant le choix, ombre ou lumière, vie ou mort. le repli nécessaire pour vivre en pleine conscience prend place au sein d'une forêt
    cathartique, hantée par des soldats déserteurs qui opté pour l'ombre éternelle

    Avec Murakami, l'irruption du fantastique dans le banal quotidien est surprenant la première fois (ai-je bien lu?) mais on s'y fait vite. On en redemanderait même. Comme Nakata, on se laisse guider et on accompagne Kafka dans son cheminement intime, au gré de ses rencontres et de son univers onirique, particulièrement prégnant et influent sur les décisions du héros

    Les figures féminines du roman sont particulières : potentielles mère ou soeur (disparues sans laisser de trace) putain philosophe, androgyne, ou figures oniriques, elles jouent un rôle fondamental dans la construction du héros.
    A noter également les multiples références culturelles mythiques (oedipe), cinématographiques (Truffaut) musicales (Beethoven, Haydn mais aussi les Beatles ou Led Zeppelin, philosophiques (Hegel, Bergson) ou littérature enfantine (Hansel et Gretel).
    J'ai parcouru avec bonheur ces quelques 700 pages de l'édition Poche, et les autres écrits de cet auteur risquent bien d'alourdir ma PAL

    Lien : http://kittylamouette.blogspot.com/2011/12/kafka-sur-le-rivage.html
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    Critique de qualité ? (15 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par cprevost, le 07 septembre 2009

    cprevost
    Murakami nous entraîne avec « Kafka sur le rivage » au coeur d'un récit aux mille facettes. La lecture de ce roman nous fait pénétrer avec jubilation dans la réalité la plus brutale du japon d'aujourd'hui et dans une irréalité menaçante d'un passé proche. le roman se déploie en effet dans un univers autant réaliste (les lieux existent) qu'irréel (ici, il peut pleuvoir des maquereaux ou des sangsues, les chats peuvent parler, la forêt peut cacher un monde enfoui).
    Murakami est cependant toujours profondément moderne et universel. Il sait mêler avec brio un monde à la fois très japonais (esthétique des paysages et du récit) et très occidental (nombreuses références à la littérature européenne). Il dit la difficulté d'exister dans la société d'aujourd'hui. « Tout est dans la quête, dit-il. En écrivant des histoires, je cherche mon âme profonde sous la surface ».
    Le roman est extrêmement riche. Il raconte la fugue de Kafka Tamura, jeune adolescent. Sa mère et sa sœur sont parties lorsqu'il était enfant et il fuit un père qui semble totalement l'ignorer. C'est un célèbre et étrange sculpteur qui mange les cœurs et collectionne les têtes coupées des chats dans l'espoir de prendre possession des âmes. Sans attache, Kafka quitte donc Tokyo pour Takamatsu où il trouve refuge dans une très belle bibliothèque privée. L'employé, Oshima, sensible, intelligent et hors normes, le prend sous son aile. La directrice, belle et mystérieuse, est douloureusement hantée par des souvenirs auxquels Kafka est étrangement mêlé …
    Parallèlement, nous suivont Nakata . Après avoir tué quelqu'un, cet homme âgé et analphabète se rend également à Takamatsu. Il a le pouvoir de parler aux chats de Tokyo. C'est un don qui lui est advenu ainsi que sa faiblesse d'esprit, après une perte de connaissance prolongée et inexpliquée. Cela s'est passé durant la Seconde Guerre mondiale alors qu'il était encore enfant. Quelque chose désormais l'habite et le fait sans conscience et sans mémoire. Entre Kafka et Nakata, entre l'enfant perdu et le mage malgré lui, entre le passé et le présent des fils invisibles se nouent peu à peu. Chez Murakami, les mondes parallèles communiquent par le biais des rêves, comme si le songe était un moyen de transport des consciences.
    Les quarante-neuf chapitres du sixième livre traduit d'Haruki Murakami tournent autour des thèmes de la mémoire, de la conscience, des liens entre générations, de la responsabilité. « Je [Kafka] prend un livre sur Le Procès de Karl Adolf Eichmann » : on pense au « Eichmann à Jérusalem » de Arendt ; on pense surtout à l'indispensable « Par-delà le crime et le châtiment », essai de Jean Améry pour surmonter l'insurmontable; surmonter l'insurmontable, c'est ce que tentent de faire les personnages du roman, pris qu'ils sont dans les filets du passé, le leur, celui de leurs proches, celui du Japon de la dernière guerre. « Oshima a laissé une note au crayon. Tout est question d'imagination. La responsabilité commence avec le pouvoir de l'imagination ». Murakami, en nous surprenant sans cesse, stimule la notre …
    C'est un livre magnifique, complexe, plein de rêve, une leçon de vie. Il faudrait parler également des belles pages consacrées à la lecture, au corps, à l'amour, à l'amitié, à la musique … À lire et à relire.
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)

Critiques presse (2)


  • Lecturejeune , le 01 juin 2006
    Lecture jeune, n°118 - Pour partir à la recherche de ses origines, alors qu’il a été abandonné tout petit par sa mère, le jeune Kafka Tamura quitte la maison de son père haï. Sa fugue le conduit « en aveugle » vers le sud, tout au bout d’une presqu’île. Il trouve un havre de paix dans une bibliothèque particulière, s’enivrant de la lecture des classiques du matin au soir. Là, il est pris en amitié par un bibliothécaire androgyne et tombe sous le charme de la maîtresse des lieux, la mystérieuse Saeki, toujours amoureuse du jeune amant qu’elle perdit il y a vingt ans. Kafka échappera-t-il à l’imprécation selon laquelle il tuerait son père, coucherait avec sa mère et sa soeur ? La route de ce jeune OEdipe, premier narrateur de l’histoire, va croiser celle d’un mystérieux personnage, le vieux Nakata — qui parle de lui à la troisième personne —, retardé mental depuis un étrange traumatisme. Durant la guerre, au cours d’une excursion scolaire, des enfants exposés à un rayonnement ont été plongés dans le coma, dont seul Nakata a gardé des séquelles. Depuis, il ne communique plus avec les humains, mais avec les chats dont il est capable de comprendre et de parler le langage. Le récit se déroule au gré de la quête de vérité des personnages. Des énigmes subsisteront, même si chacun, comme dans la tragédie grecque, sera allé au bout de sa destinée. Une profusion de curieux personnages entourent les protagonistes : ils jouent le rôle d’adjuvants du récit, sans vraisemblance psychologique. Pourtant la magie opère, à travers ces deux histoires alternées, et le lecteur sera porté par ce magnifique roman initiatique, au terme duquel Kafka aura atteint l’âge adulte. _ Cécile Robin-Lapeyre
  • Lecturejeune , le 01 juin 2006
    Lecture jeune, n°118 - Il s’agit bien d’un roman initiatique dans lequel le héros nous guide. Pour ce faire, il emprunte des pistes complexes et explore des univers opposés : onirique, voire parfois surnaturel (pluie de maquereaux, dialogues avec des chats…), spirituel mais aussi réaliste puisqu’il est question de survivre à tout un périple. Riche et captivant, servi par une écriture fine et expressive, ce portrait d’adolescent rebelle et opiniâtre nous touche profondément. La puissance narrative de Murakami et le traitement original de la thématique en font un texte remarquable… et inclassable. _ Michelle Charbonnier

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Citations et extraits

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  • Par Neigeline, le 01 mars 2009

    Nous perdons tous sans cesse des choses qui nous sont précieuses... des occasions précieuses, des possibilités, des sentiments qu'on ne pourra pas retrouver. C'est cela aussi vivre. Mais à l'intérieur de notre esprit - je crois que c'est à l'intérieur de notre esprit - il y a une petite pièce dans laquelle nous stockons le souvenir de toutes ces occasions perdues. Une pièce avec des rayonnages, comme dans cette bibliothèque, j'imagine. Et il faut que nous fabriquions un index, avec des cartes de références, pour connaitre précisément ce qu'il y a dans nos coeurs. Il faut aussi balayer cette pièce, l'aérer, changer l'eau des fleurs. En d'autres termes, tu devras vivre dans ta propre bibliothèque.
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  • Par clarinette, le 17 juin 2009

    Parfois, le destin ressemble à une tempête de sable qui se déplace sans cesse. Tu modifies ton allure pour lui échapper. Mais la tempête modifie aussi la sienne. Tu changes à nouveau le rythme de ta marche, et la tempête change son rythme elle aussi. C'est sans fin, cela se répète un nombre incalculable de fois, comme une danse macabre avec le dieu de la Mort, juste avant l'aube. Pourquoi ? parce que la tempête n'est pas un phénomène venu d'ailleurs sans aucun lien avec toi. Elle est toi même et rien d'autre. elle vient de l'intérieur de toi. Alors la seule chose que tu puisses faire, c'est pénétrer délibérément dedans, fermer les yeux et te boucher les oreilles afin d'empêcher le sable d'y entrer, et la traverser pas à pas. Au coeur de cette tempête, il n'y a pas de soleil, il n'y a pas de lune, pas de repère dans l'espace ; par moments, même, le temps n'existe plus. Il n'y a que du sable blanc et fin comme des os broyés qui tourbillonne haut dans le ciel. Voilà la tempête de sable que tu dois imaginer.
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  • Par cruntchy, le 30 mars 2010

    Je suis libre. Je ferme les yeux et réfléchis intensément à cette liberté. Mais je n'arrive pas très bien à comprendre ce que cela signifie. Tout ce que je sais, c'est que je suis seul, dans un endroit inconnu. Un explorateur solitaire qui a perdu sa boussole et sa carte. C'est ça, la liberté ? Je n'en sais rien, et je renonce à poursuivre ma réflexion.
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  • Par bibliophage, le 26 juin 2009

    A l'origine, la forme du labyrinthe s'est inspirée de celle des boyaux. Autrement dit, le principe du labyrinthe existe à l'intérieur de toi. Et il correspond à un labyrinthe extérieur à toi.
    -C'est une métaphore ?
    -Exactement. Une métaphore à double sens. Ce qui extérieur à toi, c'est la projection de ce qui est intérieur, et l'intérieur est la projection de l'extérieur. Souvent, quand tu mets les pieds dans un labyrinthe extérieur, c'est que tu entres aussi dans un labyrinthe intérieur. Dans la plupart des cas, c'est très dangereux.
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  • Par Neigeline, le 01 mars 2009

    Celui qui aime cherche la partie manquante de lui-même. Aussi, quand on pense à l'être dont on est amoureux, on est toujours triste. C'est comme si on entrait à nouveau dans une chambre pleine de nostalgie qu'on a quittée il y a longtemps.
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