> Hélène Morita (Traducteur)

ISBN : 2714442846
Éditeur : Belfond (2008)

Existe en édition audio



Note moyenne : 3.39/5 (sur 72 notes) Ajouter à mes livres
Jubilatoires, flamboyantes, hypnotiques, ces histoires courtes de Haruki Murakami nous plongent dans un univers délicieusement insolite et drôle, où d'une situation d'apparence anodine peuvent surgir à tout moment le fantastique et l'absurde. Depuis un an, quand on la p... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 18 mai 2011

    brigittelascombe
    Attirée par la dichotomie du Japon, à la fois traditionnel et moderne, poétique et violent,je ne pouvais qu'apprécier le nectar distillé dans ce recueil oscillant entre la lumière et les ténèbres.Vies suspendues, troublants portraits,comme cet homme d'affaires hanté par son premier amour, ou ce couple adultérin qui se réfugie sur une ile grecque, ou cet homme obsédé par les spaghettis ou encore le gardien poursuivi par son propre reflet. Des écrits qui, paradoxe, sont, malgré leur simplicité apparente, une voie d'accés à l'imaginaire débridé d' Haruki Murakami qui sait parler avec délicatesse de la part d'ombre qui existe en chacun de nous, méandres torturés de l'âme humaine. L'auteur, musicien dans l'âme, nous joue une improvisation époustouflante à mi chemin entre le réalisme et le fantastique, l'humour et la détresse.
    Lorsqu'au mot fin j'ai refermé ce livre, un pincement au coeur, j'ai cherché dans l'azur la petite goutte d'eau qui ferait déborder le vase de ma propre normalité, puis j'ai souri, je me sentais encore happée par la plume de haut vol du propre rêve éveillé de l'auteur.
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    Critique de qualité ? (9 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par MissSugarTown, le 07 avril 2012

    MissSugarTown
    La quatrième de couverture était déjà très prometteuse quant aux vingt trois nouvelles qu'enfermaient ces quelques cinq cents pages, et même si je ne suis pas fan de nouvelles d'habitude, avec Murakami je sais que je n'ai rien à craindre, que c'est une valeur sûre !
    Les livres de Murakami sont toujours profonds et merveilleux. Il est profond sans être arrogant, ni lourd, ni difficile. Il est profond et mélodieux ! Il est tellement doué et simple, qu'on se reconnaît forcément dans ses auteurs ! Je suis conquise à chaque fois que je tiens un de ses livres entre mes mains !
    Murakami évoque souvent un ami du lycée mort alors qu'ils étaient encore au lycée... Il avait déjà introduit ce détail dans La Ballade de l'impossible, et là aussi... Alors j'imagine qu'il y a des chances que ce soit passé ainsi également dans sa vie à l'extérieure des livres. C'est ce que j'aime quand on commence à lire plusieurs livres du même auteur, on devient plus intime avec lui.
    Et c'est la deuxième fois aussi où on croise une jeune fille malade dans un hôpital, une fille à l'âme triste
    Il y a des moments où je lis et où je me demande pourquoi je lis au juste ? Comme ça a été le cas ici, et il y a des livres que je lis et je sais parfaitement pourquoi je lis, parce que j'apprends, j'apprends ! J'adore lire pour me divertir mais j'ai absolument besoin d'apprendre des choses nouvelles, c'est le cas avec ce livre ! Je pourrai discuter durant des heures avec cet homme et c'est l'impression que j'ai en lisant ses livres, nous discutons, nous sommes dans un monde à part, déconnectés de tout... Et je pense que c'est la mission de chaque véritable écrivain, lancer un débat universel, discuter en tête à tête avec chacun, tout le monde, et personne à la fois.
    Ce que j'adore chez Murakami, c'est l'absence de prétention. Il dit souvent "j'avais le sentiment de comprendre ce qu'il voulait dire", alors qu'il y a de grandes chances qu'il aie parfaitement compris, mais Murakami est au dessus de tout ça, et sait que deux perceptions ne seront jamais confondues totalement. J'ai un grand respect et une grande admiration pour la sagesse de cet homme. Une trop belle rencontre que cette âme ! Mais je suis peut-être entrain d'exagérer... J'ai tendance à être idéaliste de façon générale.
    Ce qui est sûr c'est que j'adore son monde, il est aussi insensé que la réalité (ou l'irréalité).
    En fait, on dirait qu'il est en méditation permanente, et il retransmet ça par écrit. C'est fabuleux. C'est parfait pour moi. C'est tout ce que je demande.
    Je pense que L'histoire d'une tante pauvre sera ma nouvelle préférée parmi les 23, parce que c'est celle où il est le plus en pleine méditation, la nouvelle est basée sur une très belle métaphore, c'est tout codé, il faut lire entre les lignes et en même temps se laisser aller pour ne pas trouver tout ça insensé, c'est du Murakami quoi... si on est incapable de faire ça, je pense que ce sera difficile d'apprécier.
    En fait, j'adorerai vivre dans un monde de Murakami, être un de ses personnages et vivre avec ses personnages... j'adore son univers, j'adore les dialogues, plein de philosophie et de fantastique. Ils ne parlent jamais pour rien dire, je me demande si les japonais sont vraiment comme ça, où juste dans les livres de Haruki Murakami.
    Oh oui, je vivrai sans problème dans son monde imaginaire, plein de séquences paranormales et improbables, et en même temps tellement réaliste ! Ce qui m'étonne en revanche, c'est que son monde connaisse un tel succès ! Est-ce que ça veut dire que nous nous y reconnaissons tous et nous y plaisons ?? J'avoue que ce serait là une belle surprise pour moi ! Je pourrai croire en l'humanité, again... Excusez-moi, je me disperse.
    Il a en tout cas présenté une panoplie de musiciens jazz dans ce livre, de quoi se constituer un bon recueil pour les fans ou pour découvrir !
    Murakami dit souvent dans ces nouvelles "je la regardais droit dans les yeux", ce qui attire mon attention vu que les japonais d'après ce que j'en sais évitent de faire ça vu que c'est considéré chez eux comme un manque de respect... Tout ça me donne encore plus envie de lire ses livres en japonais, parce que je sais qu'il y a plusieurs expressions japonaises qu'on ne peut pas traduire et qu'on ne peut comprendre que si on parle japonais, mais bon, ce sera difficile pour l'instant.
    Pour résumer, c'est un très bon recueil de nouvelles, 23 nouvelles baignant dans un univers étrange et mystérieux, avec une pointe philosophique à la Murakami, moi je dis oui !

    Lien : http://laculturehajarienne.blogspot.com/2012/04/saules-aveugles-femm..
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  • Par petitepom, le 25 mars 2011

    petitepom
    J'ai découvert cet auteur avec Kafka sur le rivage, j'ai beaucoup aimé la poésie de ce livre et sa touche de fantastique très originale ; la sensibilité face à des phénomène bizarre n'a pas la même perception que l'on soit européen ou asiatique, notre différence de culture en fait, pour nous une découverte.
    Dans ce livre, regroupant plusieurs nouvelles est tout cela à la fois mais dans de multiples histoires ; le lecteur effectue une ballade et à chaque nouveau récit ouvre une porte derrière laquelle il découvre un récit simple avec une touche de surnaturel, parfois sans fin, ou sans conclusion, on se laisse amener par ces histoires qui parlent du quotidien, l'adultère, la mort, le suicide, les rencontres…
    J'ai passé un bon moment avec ce livre, j'ai fait durer le plaisir en prenant le temps de le lire, car je me plais à découvrir ces récits porteurs de plein de choses.
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 2.00/5
    Par lilicrapota, le 02 août 2010

    lilicrapota
    très déçue!!!!
    Au bout de la 3ème ou 4ème nouvelle s'est imposé un constat très simple : Murakami ne maîtrise absolument pas ce genre très particulier qu'est la nouvelle. Certes, il conte très bien, mais il n'y a aucune chute, on a l'impression de tomber dans une histoire, littéralement, c'est-à-dire d'être projeté dans la vie de quelqu'un à un moment donné, et hop, d'en sortir, sans qu'il n'en résulte rien de particulier. A un moment je me suis dit : il a repris les feuilles qu'il avait écrite, les "ratés" de romans, et hop, il en a fait un recueil de nouvelles. Comme par hasard, il y a deux nouvelles, "la luciole" et une autre, qui sont tout simplement des extraits de ses romans : Les amants du Spoutnik pour celle qui parle de la disparition de la femme dans l'île grecque et La Ballade de l'impossible pour la luciole. Surement qu'il y en a d'autres!!! Donc, pour résumer, c'est ce que j'appelle une publication ratée!
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    • Livres 4.00/5
    Par Melopee, le 23 juin 2011

    Melopee
    En huit nouvelles, on plonge dans l'univers de l'emblématique Haruki Murakami. Pour ma part c'est une découverte et je ne suis pas convaincue qu'il faille en rester à ces nouvelles pour avoir une idée représentative de l'œuvre de cet auteur.
    Quoi qu'il en soit, en huit histoires on découvre des personnages sensibles et profondément attachés aux rapports humains. Car les personnages interagissent, discutent, font part de leurs expériences ce qui les amènent à s'interroger sur la vie, sur leur propre identité. Je retiendrai particulièrement l'histoire de "La luciole" qui mêle tout en poésie les états d'âme d'un personnage et la lumière du petit insecte.
    J'ai aimé l'univers étrange de Murakami, la mise en place de situations que tout un chacun peut rencontrer : le deuil d'un être proche (comme dans la nouvelle où une mère revient sur l'île qui a vu disparaitre son fils).
    Le ton est juste et plein de mélancolie, autant dire qu'il faut être dans un état d'esprit relativement serein et concentré. Pour ma part j'ai dû être très attentive à l'écoute sous peine de perdre le fil car les intonations restent sensiblement les mêmes (contrairement à ma précédente expérience de livre-audio sur "Sukkwan Island").
    En conclusion, c'est une invitation à lire du Murakami sur du papier et en version longue !
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Critiques presse (1)


  • Lecturejeune , le 17 février 2012
    Lecture Jeune, n°129 - mars 2009 - Une jeune fille promet à son petit copain qu'elle fera l'amour avec lui quand elle aura un mari. Victime d'un singe kleptomane, une jeune femme sent son propre nom lui échapper. Au cours d'une promenade, un médecin ramasse une pierre en forme de rein, qui ferait un bon presse-papiers dans son cabinet. Mais la pierre ne tient pas en place. Un détective « totalement bénévole », que cela « intéresse énormément, sur un plan personnel, de localiser les personnes qui ont disparu », recherche un homme d'affaires volatilisé entre le vingt-quatrième et le vingt-sixième étage de son immeuble. Vainement.
    Singulières, envoûtantes, bien qu'inégales, voici vingt-trois nouvelle du grand Murakami. L'occasion de se laisser ravir par l'art du conteur, par son univers insolite, traversé de hasards et de coïncidences, d'étranges échappées oniriques. Le fantastique de Murakami possède une séduction tenace, un humour désinvolte dignes de Buñuel. Narquois, l'auteur renvoie personnages et lecteurs à leur propre perplexité, sans proposer d'explication : « Des choses qui commencent sans raison s'arrêtent sans raison. Le contraire peut être vrai aussi. » ? Charlotte Plat

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Citations et extraits

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  • Par albisia, le 22 mars 2011

    Peut-être que finalement tu n'as pas de tante pauvre dans ta famille. dans ce cas, toi et moi, nous aurions quelque chose en commun. C'est plutôt bizarre, n'est-ce pas, de partager ça ? Comme une flaque d'eau un matin tranquile. Mais, au moins, tu as certainement rencontré une tante pauvre au mariage de quelqu'un. Exactement comme chaque étagère possède une longue rangée de livres que l'on n'a pas lus, chaque armoire, une robe qui n'a pratiquement pas été portée, à chaque mariage figure une tante pauvre.
    Presque personne ne prend la peine de la présenter aux autres convives. Presque personne ne s'adresse à elle. Personne ne lui demande de faire un discours. Elle a pris place à la table qu'on lui a assignée, mais elle est simplement là - comme une bouteille de lait périmée. Elle avale son consommé à toutes petites cuillerées tristes. Elle mange sa salade avec sa fourchette à poisson. Elle ne parvient pas à attraper tous les haricots. Et c'est la seule qui n'a pas de cuillère quand, au dessert, les glaces sont servies. Et si la chance lui est contraire, il sera abandonné, mis au rebut à l'occasion d'un déménagement en même temps, par exemple, que cette espèce de trophée méconnaissable, couvert de poussière.
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  • Par zorazur, le 16 novembre 2011

    Nous avions un nombre incroyable de sujets à évoquer ensemble. Nous parlions, parlions sans fin, avec un plaisir qui ne se démentait pas. Je comprenais avec une extrême acuité ce qu'elle m'exposait. Et les choses que je parvenais difficilement à expliquer aux autres, à elle, j'arrivais à les lui communiquer parfaitement, à un degré qui me surprenait moi-même... je dirais, de manière empirque, qu'il est rare, voire exceptionnel, de rencontrer quelqu'un à qui l'on puisse transmettre ses sentiments d'une manière aussi parfaite, aussi pleine. Je crois bien que la majorité des gens passent leur vie entière sans faire ce genre de rencontre.
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  • Par brigittelascombe, le 18 mai 2011

    On nous a appris à penser que la seule chose dont nous devons avoir peur dans la vie, c'était la peur elle même, mais je ne le crois pas", dit il. Il laissa s'écouler quelques instants, puis continua:"Oui, la peur est bien là, c'est vrai...Elle se présente à nous sous différentes formes, à des époques différentes de notre vie et elle nous submerge. Mais le plus effrayant que nous puissions faire est de lui tourner le dos, de fermer les yeux. Car, alors, ce que nous avons de plus précieux à l'intérieur de nous, nous le cédons à quelque chose d'autre. Dans mon cas, c'était à la vague."
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  • Par albisia, le 22 mars 2011

    Ils étaient assis l'un en face de l'autre à la table de la cuisine. Hormis les grondements d'un train qui passaient de temps à autre sur les rails non loin de là, l'environnement était trés calme. Parfois même trop calme. Une voie ferrée sans train qui roule dessus produit un silence presque étrange.
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  • Par aligastia, le 21 mai 2011

    Ce que j'avais vu, ce n'était pas un fantôme. Ce que j'avais vu - c'était moi. Je n'oublierai jamais à quel point j'avais suffoqué de terreur cette nuit là. Chaque fois que j'y songe, la même idée me traverse l'esprit: la chose la plus terrifiante au monde, c'est soi même.
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