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Par Cath36, le 19/12/2011
Inverno de
Hélène Frappat
Dans l'ennui, le temps cesse d'être une énigme. Il devient substance molle, informe, que chaque jour, semblablement, on traverse, oublieux du labyrinthe de mystères que les journées offraient à notre imagination d'enfant.
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Par effraction de
Hélène Frappat
Dans la cohue désordonnée et bruyante, personne, à l'exception de A. ne remarqua la silhouette qui s'était faufilée, à contre-courant des camarades qui la bousculaient sans la voir vers la sortie du lycée.
Avant d'en apercevoir son ombre furtive, seule élève desendant les marches du vieil escalier que toutes les élèves remontaient à la hâte, A. savait. Durant le récit de Claire, elle avait écouté une jeune fille étrangement silencieuse, en retrait.
A. s'était introduite au fond de son âme, en cette zone trsansparente où ne survit aucune ombre, où la langue universelle des émotions, seule et sans miroir, sans reflets et sans masques, ne ment jamais.
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Par Cath36, le 19/12/2011
Inverno de
Hélène Frappat
Ainsi marchons-nous en exil, sur des trottoirs qui ne nous appartiennent pas, accompagnés par une foule indifférente et anonyme, regrettant le lieu où nous ne sommes pas, magnifiant les époques défuntes, à l’affût d'une étincelle de nostalgie qui, en auréolant les promesses non tenues du passé d'une lumière illusoire, plonge le présent qui n'existe déjà plus dans l'ombre.