...nous voilà trimbalés entre temps et espaces, des reflux de la mémoire de l'et de l'amie de l'(personnage principal), et de ses parents et arrières-grand-tantes, des voyages de paragraphe en paragraphe à sauter d'un lieu à l'autre et d'une époque à sa voisine. Techniques d'écriture savamment maitrisées, les mots sont comptés, analysés, comptabilisés. On dirait que tout fut fait, et avec quel brio, pour faire entrer plusieurs mondes voisins dans 130 pages minuscules. C'est du maitrisé de chez maitrisé, de la littérature calculée, fagotée, alambiquée.
Or tout le monde n'a pas le talent de Gaudé, et de une, tout le monde ne sait pas communiquer un émoi en trois mots, et de deux, et puis cette technologie d'écriture est éculée (je relis ce mot – peur d'une lettre en trop), cette façon de composer une histoire par bribes et changements incessants de temps-espace. C'est du déjà vu mille fois…
Quant au style, il n'a rien de bien particulier, des phrases assez sobres, imbrications de propositions qui se renvoient, encore du calcul. Décidément, rien ne semble laissé au hasard dans ce roman, qui fleure trop la naphtaline et la composition. le tout dégage un relent de nostalgie quand même assez communicative, et donne presque envie de pleurer… sur le sort de notre pauvre littérature française…
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