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Par Canaju, le 01/02/2012
Le Turquetto de
Metin Arditi
Au moment de nouer ses bras autour du coup d'Elie, Zeytine prit l'habitude de se serrer contre lui, et ce geste bouleversait tant Elie qu'à son tour il serrait Zeytine dans ses bras, à la fois pour lui rendre sa tendresse, et parce que, en le tenant ainsi ( Zeytine avait alors le menton posé sur l'épaule d'Elie), il lui cachait ses larmes.
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Par Canaju, le 01/02/2012
Le Turquetto de
Metin Arditi
Cent fois dans la journée Elie avait tenté de dire à Zeytine : "L'envie de peindre me saisit à tout instant. Elle me pénètre de partout. Je la sens en moi comme un dard planté dans ma chair. puis elle s'évanouit sans crier gare. Et je ressens la honte qu'éprouve un homme lorsqu'il a envie d'une femme et qu'il reste impuissant
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Par kathel, le 13/12/2009
Loin des bras de
Metin Arditi
Au café de dix heures, les petits faits du quotidien acquéraient une sorte d’aval officiel sans mesure avec leur vrai dimension. De temps à autre, un échange au café sur les grands problèmes internationaux donnait aux professeurs l’illusion d’être en prise directe sur le monde.
Ainsi la vie de l’Institut était l’objet d’une agitation fictive qui adoucissait la solitude de chacun et lui donnait le sentiment de vivre une vraie vie.
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Par litolff, le 10/01/2012
Le Turquetto de
Metin Arditi
Dans sa vanité, notre Eglise fait passer sa renommée avant ses bienfaits !
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Par luocine, le 09/12/2009
Loin des bras de
Metin Arditi
Une blessure écoute toujours plus infiniment qu’une oreille
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Par kathel, le 12/09/2010
L'imprévisible de
Metin Arditi
Quelqu’un me prend la main. C'est une main d'homme, chaude et sèche. J'aurais mieux aimé une main de femme. J'aurais beaucoup aimé qu'une femme m'embrasse. N'importe quelle femme. Un baiser mouillé. J'aurais encore plus aimé que mon père me caresse les cheveux. Qu'il pose sa main sur ma tête, comme il le faisait. Longuement. On aurait dit qu'il voulait effleurer mes pensées. Il la descendait ensuite sur ma joue et ma bouche venait se coller à sa paume. Ma mère lui disait toujours : Mais, comment tu le caresses, ton fils ? Je le caresse comme un père caresse un fils formidable, répondait mon père. Il prenait un air offusqué, sourcils froncés, me regardait, et disait : "Vero, Guido ?" Puis d'un coup il me souriait, de son sourire immense qui l'éclairait tout entier. En ces moments-là, mon père n'était rien d'autre que cette lumière, destinée à moi et à moi seul.
- Vous aurez une valve aortique toute neuve.
La table d'opération est si étroite que je me tiens raide comme au garde-à-vous. Une main soulève ma blouse. Comme elle est nouée au cou, on la retrousse depuis le bas. Je ferme les yeux, honteux d'être ainsi dévoilé. Pas un mot de prononcé. Après de longues secondes, le tissu est rabattu
J'entends deux infirmières qui vont et viennent. Elles parlent comme si je n'étais pas là.
- Comment il s'appelle ?
- Gianotti. Guido Gianotti. Je crois qu'il est professeur.
- Prof ? Tu es sûre ?
- Pas de médecine. Prof d'histoire, ou d'art, quelque chose comme ça.
- Franchement, je préfère. Elle rit.
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Par caro64, le 17/01/2012
Le Turquetto de
Metin Arditi
Elie avait représenté les douze apôtres sous les traits des plus grands peintres de Venise. Titien apparaissait deux fois. A l'extrême gauche du tableau, il était peint dans le vieil âge qu'il avait désormais, en dialogue avec le Véronais, sous l'œil attentif des frères Bellini. A l'autre extrémité du tableau, il était représenté en pleine jeunesse, les yeux tournés vers le personnage situé tout à droite. Ce dernier, l'air inquiet, regardait le spectateur, le bras gauche, écarté vers le sol. Sa main enserrait une bourse de cuir rouge. C'était Judas. Elie l'avait représenté sous ses propres traits. [...] Le premier choc passé, les qualités de la toile apparaissaient mieux encore. Elie avait utilisé des huiles très fines, et cela lui avait permis de peindre en transparence, par couches superposées. Pour les carnations, il avait choisi un blanc de Saint-Jean très dilué, et cela donnait aux visages un effet nacré d'une grande douceur. A la beauté des couleurs s'ajoutait la précision du trait. Les personnages étaient vivants, vibrants, prêts à surgir de la toile. Le tableau montrait l'art du Turquetto à son sommet.
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Loin des bras de
Metin Arditi
Quand on veut éviter de passer à la trappe, trahir ou se trahir, c'est kif-kif bourricot.
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Le Turquetto de
Metin Arditi
Il travaillait à la plume,au pinceau,à la mine d'argent,utilisant mille couleurs donnant des effets d'ombre et de clair-obscur,en un mot, il dessinait selon son bon vouloir.Il était,enfin,maître de sa vie.
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La Pension Marguerite de
Metin Arditi
On ne refait pas le passé. On le digère comme on peut.