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Henry Bauchau

Henry Bauchau

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Livre Inter - 2008
  • 27 livres
  • 47 critiques

Note moyenne : 3.89/5 (sur 244 notes) Henry Bauchau

Biographie et informations

Nationalité : Belgique
Né(e) à : Malines , le 22/01/1913

Biographie :

Henry Bauchau est un écrivain — poète, romancier, dramaturge et psychanalyste belge — de langue française. Il vit à Paris depuis 1975.
Sa petite enfance est marquée par l'invasion allemande et l'incendie de la maison maternelle à Louvain. Le romancier évoquera ce drame dans L'Incendie Sainpierre. Il fait des études de droit à la Faculté Saint-Louis, puis à l'université de Louvain. Avant d'être mobilisé en 1939, il exerce des activités dans le journalisme et milite dans des mouvements de jeunesse chrétiens. Pendant la guerre, de juillet 40 à juin 43, il sera responsable du Service des volontaires du travail pour la Wallonie (SVTW), avant de rejoindre un mouvement de Résistance armée. Son action dans le cadre du SVTW sera jugée négativement par un tribunal militaire, à la libération. Déçu, il s'éloignera de son pays et vivra en Suisse et en France.

De 1947 à 1951, Bauchau entreprend une psychanalyse auprès de Blanche Reverchon, l'épouse du poète Pierre Jean Jouve. Cette analyse marquera profondément sa pensée.

C'est en 1958 qu'il publie son premier recueil de poèmes, Géologie, qui obtient le prix Max Jacob. En 1960, Ariane Mnouchkine monte sa pièce Gengis Khan aux Arènes de Lutèce. Jean-Claude Drouot reprendra l'œuvre en 1988. Entre-temps, Henry Bauchau voyage et sa vie se partage entre la France, la Suisse et la Belgique ; entre l'enseignement, la psychanalyse (à Paris, avec Conrad Stein) et l'écriture ; entre succès et difficultés financières. L'Essai sur la vie de Mao lui demande huit ans de travail et est publié en 1982.

Enfin, il commence son cycle mythologique et donne successivement Œdipe sur la route (1990), Diotime et les lions (1991) et Antigone (1997). Parallèlement, la publication de son Journal (1989-1997) éclaire la création, permet de comprendre l'importance que représentent pour l'écrivain la poésie, les rêves, l'inconscient et l'écriture.
> lire la suite Source : Wikipedia.fr
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roman   journal   tragédie   poésie   poèmes   témoignage   amitié   maladie   cancer   mythes   antiquité   psychanalyse   guerre   mythologie   littérature francophone   grèce   belgique   littérature française   littérature belge   contemporain  

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"Déluge" de Henry Bauchau - le coup de coeur du libraire 07/05/2010 Geneviève Bidegain, de la librairie "Matière à lire" dans le 12ème arrondissement à Paris, nous présente son coup de coeur : Déluge de Henry Bauchau.
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Citations de Henry Bauchau

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  • Par sylvie, le 27/10/2008

    Le Boulevard périphérique de Henry Bauchau

    Ce que j'ai fait de mon enfance, je n'en sais rien, je l'ai perdue en partie, mais il en reste des traces effilochées à tous les buissons, à toutes les ronces de ma vie. Peut-être que quelque chose renaîtra, ce n'est pas mon affaire maintenant. Ce que je vois dans le regard, dans la souffrance de Shadow, c'est peut-être que Stéphane avait gardé sa légèreté d'enfance, n'ayant rien eu d'autre. Ayant sans doute accepté de n'avoir rien d'autre. Alors que Shadow est mort à son enfance, qu'il est tout entier adulte, dans la terrible pesanteur de cet état. Ce qui se croise dans nos regards, c'est notre double pesanteur braquée sur le passage aérien et ferme de Stéphane. Je perçois en même temps la pesanteur effrayante de Shadow. Une pesanteur satanique où tout est puissance, métaux, lourdes matières de l'esprit. Si je pèse peu c'est par rapport à la formidable concentration d'énergie et d'esprit et d'intelligence métallique de Shadow. Moi aussi, je pèse lourd avec ma cargaison d'espoirs, de désirs, d'amours en regard de la petite barque et de la grande voile blanche de Stéphane. Tous deux sont allés bien plus loin que moi dans la réalité, Shadow dans la pesanteur, dans la dure complexité du monde, Stéphane dans l'allègement, dans une allégresse blessée par la vie, dans un soulèvement de plante qui sort de la terre sans savoir encore s'il y a un soleil.
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  • Par saphoo, le 13/05/2010

    Deluge de Henry Bauchau

    Mais la beauté de notre temps est une beauté foudroyée qu’on ne peut atteindre qu’à travers le noir, toujours plus noir

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  • Par ssab, le 10/11/2010

    Oedipe sur la route de Henry Bauchau

    Elle descend dans l'ombre de la falaise et sa froide lumière. Elle voit la barque qui jaillit, très blanche, de l'énorme roche et comment, pendant ces deux jours, ces deux nuits, Œdipe a incarné sa fille Antigone dans la pierre. Autour du front et des longs cheveux que le vent déroule, le mouvement de la pierre a formé une couronne d'écume. C'est donc ainsi qu'Œdipe la pense, qu'il la fait voir, animée d'une beauté qui n'est pas celle de Jocaste ni celle d'Ismène. Une beauté active, résolue, acharnée dans la confiance. Ce visage connaît la menace de la vague, son écrasante pesanteur, mais il ne s'abandonne pas à l'effroi. La pierre l'a voulu éclairée, et solide, comme le corps, qu'elle a sculpté elle-même et retrouve avec étonnement. Ce corps dont Œdipe a accentué la ligne audacieuse qui est à la fois celle d'un garçon vigoureux et d'une jeune fille élancée, plus intrépide que les jeunes filles de Thèbes. Soudé par l'effort aux corps des deux autres rameurs, il soutient avec eux l'entreprise de survivre. Œdipe l'a achevé par le surprenant visage où tout est donné à l'effort, à la respiration juste et dont aucun des traits ne sourit. C'est la tête entière, c'est le corps tout entier qui, comme le petit dieu usé du village, sont animés d'un sourire dont la lumière transparente émane directement de la pierre. Dans ce profil né d'une vision d'Œdipe, ce qui la frappe, ce qui l'émeut surtout c'est la limpidité. C'est donc ainsi, alors qu'elle se sent souvent si troublée, si incertaine, que son esprit et ses mains l'ont aimée. Elle entoure de ses bras le sourire invisible et présent qu'il lui a donné dans la pierre, elle se réconcilie un peu avec elle-même, elle sent qu'elle pourra peut-être, comme le lui a dit Diotine, devenir un jour Antigone.
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  • Par luocine, le 17/07/2009

    L'enfant bleu de Henry Bauchau

    Vocabulaire du peuple du désastre

    bagarrement baïonnetter Bazardifier
    Bazarder
    bazardement Bazarbouillis
    bazarbouiller Bombardifier
    bombardiser
    bouilloniser brigandorangé bouillantonner Le catastrophié charabiacés
    chauffagiser clocharder débilancolique Débilisé
    Débiléfou
    débilodélirant
    désauvagé Détracté
    Détractement
    détractouiller déstructifié embalbutié emmerdoubler
    ennuiable escarbarbouiller fabricole Gouille-gare Malheurifier
    Le malheurifié
    malheurisant
    maragouiller médiouse orager pachacroute parlerie
    rayonniser renversifier résucrrectifier révolvériser Sauvagé
    sorciérisé
    scandalifiant
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  • Par sentinelle, le 27/03/2010

    Le Boulevard périphérique de Henry Bauchau

    Je voudrais faire l'économie de toutes les morts que j'ai vécues, de celles que je devrai vivre encore. Je ne peux pas, je suis dans ce temps, dans ce monde, il n'y en a pas d'autre.

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  • Par Evie, le 26/09/2009

    L'enfant bleu de Henry Bauchau

    Une oeuvre quand elle est presque finie, on sent une chaleur, un début de rayon pour qu’on ne finisse pas. Moi on est une espèce de presque, de pas fini. Etre comme les autres, est-ce que c’est être fini ? On voudrait et le presque ne veut pas. On souffre pour finir les oeuvres, on aimerait mieux faire des oeuvres brûlées. Toi, Madame, tu es une presque ou une finie ?

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  • Par sylvie, le 27/10/2008

    Le Boulevard périphérique de Henry Bauchau

    sur la route de Paris la banalité du décor trop connu m'écrase. Ce n'est pas vraiment la laideur, la plupart des bâtiments sont assez neufs. Ce qui me frappe c'est le manque. Quelque chose fait défaut qui devrait être là, qui y était encore il y a peu d'années. Je m'efforce de me dégager, de ces regrets, de ces soupirs. Seul compte ce qui est, cela seul est vrai. Tout est lié, le passé, la nature déjà restreinte, déjà blessée, celle qu'ont vue Claude Monet et ses camarades, et ce présent d'immeubles et de station service. Tout est là et dans ce rapport universel je suis pour le moment un point mobile qui va vers un autre momentanément immobilisé et couché avant la guérison ou l'intégration dans des formes nouvelles. Me voilà à la Porte Maillot, je tourne autour du square au milieu de la place et je m'engage sur le périphérique. Pas trop de monde ce dimanche après-midi, ça roule; Il me semble faire à l'ouest et au nord de Paris une sorte de chemin de croix comme on en faisait à l'église dans mon enfance. Mais les stations, cette fois-ci sont des portes. Des portes qui s'ouvrent vers Paris, vers l'encombrement, les bouchons et de l'autre côté vers la gigantesque banlieue, les autoroutes, les routes, et la campagne ruisselante de pluie. J'égrène en roulant les noms des portes comme les grains d'un chapelet. La ville est coupée en deux par ce boulevard, tout ce qui l'environne est marqué d'une sorte de saleté grise comme les gares de mon enfance l'étaient par la suie. Tout est à la fois mesquin et gigantesque, c'est Babylone, mais le regard ne peut se fixer nulle part. Je suis poussé en avant par tous ceux qui m'entourent et qui me suivent. Les choses ne sont pas faites pour être regardées, elles ne sont d'aucune façon accordées à un regard même à quatre-vingt kilomètres à l'heure. Je suis poussé en avant, vers où ? je suis poussé ver l'hôpital et la maladie. C'est là que l'on aboutit en ce lieu et en ce temps, je le ressens avec force.
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  • Par ssab, le 16/01/2012

    Antigone de Henry Bauchau

    Je dis oui à mon enfant, Antigone, c'est un bonheur mais à cause de lui je ne suis plus libre. Créon a le pouvoir de te tuer et moi je vais devoir me taire, comme font les femmes depuis toujours, les femmes qui ont des enfants.

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  • Par lireanimes, le 10/10/2008

    Le Boulevard périphérique de Henry Bauchau

    (...) Je sens que, comme Shadow, je suis en prison, dans une prison soigneusement édifiée par moi-même et dont je ne parviendrai peut-être jamais à sortir. (...) Je vois que je suis bien plus prisonnier que lui et ceux qui sont enfermés là-bas. Comme une araignée tisse sa toile, je n'ai rien fait avec ténacité que de m'emprisonner moi-même. J'ai eu des mouvements de libération, j'ai parfois brisé une porte, scié un barreau, mais je n'ai jamais cessé d'être fidèle à la Loi qui depuis mon enfance me prescrit de bâtir ma prison.

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  • Par TINUSIA, le 13/11/2009

    L'enfant bleu de Henry Bauchau

    Le vent se lève, il amène des bombes de pluviage et la harpe éolienne hennit. Vers le soir le vent tourne à la tempête, la pluie cesse, on sent qu'on ne peut plus retenir ses chevaux blancs. On descend de la maison de l'arbre, les filles ne veulent pas, elles ont peur, mais elles ont plus peur encore de rester seules. On court comme un taureau vers l'arbre, car sa musique est comme la blessure que faisaient les docteurs, quand on était un petit de quatre ans à l'hôpital Broussais.

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    • Le Boulevard périphérique
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    • Oedipe sur la route
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