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Le Boulevard périphérique de
Henry Bauchau
« Il y a que je suis l’homme sans argent, fragilisé par l’âge, mais dont les mains réchauffent encore. » (p. 173)
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Par zabeth55, le 10/06/2013
Tentatives de louange de
Henry Bauchau
Notre rôle est d'attendre, attentifs devant la porte
qui s'ouvre ou ne s'ouvre pas.
Si tu ne peux plus saluer le soleil avec ton corps
salue-le en sourire
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Par zabeth55, le 04/02/2013
Le Boulevard périphérique de
Henry Bauchau
Finalement l’amour est une lumière, une chaleur, c’est aussi un nœud, un nœud coulant. : ne va pas trop vite, ne va pas trop loin, sinon ça va serrer.
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Par ssab, le 10/11/2010
Oedipe sur la route de
Henry Bauchau
Elle descend dans l'ombre de la falaise et sa froide lumière. Elle voit la barque qui jaillit, très blanche, de l'énorme roche et comment, pendant ces deux jours, ces deux nuits, Œdipe a incarné sa fille Antigone dans la pierre. Autour du front et des longs cheveux que le vent déroule, le mouvement de la pierre a formé une couronne d'écume. C'est donc ainsi qu'Œdipe la pense, qu'il la fait voir, animée d'une beauté qui n'est pas celle de Jocaste ni celle d'Ismène. Une beauté active, résolue, acharnée dans la confiance. Ce visage connaît la menace de la vague, son écrasante pesanteur, mais il ne s'abandonne pas à l'effroi. La pierre l'a voulu éclairée, et solide, comme le corps, qu'elle a sculpté elle-même et retrouve avec étonnement. Ce corps dont Œdipe a accentué la ligne audacieuse qui est à la fois celle d'un garçon vigoureux et d'une jeune fille élancée, plus intrépide que les jeunes filles de Thèbes. Soudé par l'effort aux corps des deux autres rameurs, il soutient avec eux l'entreprise de survivre. Œdipe l'a achevé par le surprenant visage où tout est donné à l'effort, à la respiration juste et dont aucun des traits ne sourit. C'est la tête entière, c'est le corps tout entier qui, comme le petit dieu usé du village, sont animés d'un sourire dont la lumière transparente émane directement de la pierre. Dans ce profil né d'une vision d'Œdipe, ce qui la frappe, ce qui l'émeut surtout c'est la limpidité. C'est donc ainsi, alors qu'elle se sent souvent si troublée, si incertaine, que son esprit et ses mains l'ont aimée. Elle entoure de ses bras le sourire invisible et présent qu'il lui a donné dans la pierre, elle se réconcilie un peu avec elle-même, elle sent qu'elle pourra peut-être, comme le lui a dit Diotine, devenir un jour Antigone.
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Par cicou45, le 26/05/2012
Temps du rêve de
Henry Bauchau
Tout a changé de réalité depuis. Les années qui ont suivi cet amour m'ont fait devenir un grand lecteur et j'ai compris vite, trop vite peut-être, la vérité d'une parole de Tagore : "que le rêve est une réalité aussi importante que la vie."
Extrait de la préface de l'auteur
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Par sylvie, le 27/10/2008
Le Boulevard périphérique de
Henry Bauchau
Ce que j'ai fait de mon enfance, je n'en sais rien, je l'ai perdue en partie, mais il en reste des traces effilochées à tous les buissons, à toutes les ronces de ma vie. Peut-être que quelque chose renaîtra, ce n'est pas mon affaire maintenant. Ce que je vois dans le regard, dans la souffrance de Shadow, c'est peut-être que Stéphane avait gardé sa légèreté d'enfance, n'ayant rien eu d'autre. Ayant sans doute accepté de n'avoir rien d'autre. Alors que Shadow est mort à son enfance, qu'il est tout entier adulte, dans la terrible pesanteur de cet état. Ce qui se croise dans nos regards, c'est notre double pesanteur braquée sur le passage aérien et ferme de Stéphane. Je perçois en même temps la pesanteur effrayante de Shadow. Une pesanteur satanique où tout est puissance, métaux, lourdes matières de l'esprit. Si je pèse peu c'est par rapport à la formidable concentration d'énergie et d'esprit et d'intelligence métallique de Shadow. Moi aussi, je pèse lourd avec ma cargaison d'espoirs, de désirs, d'amours en regard de la petite barque et de la grande voile blanche de Stéphane. Tous deux sont allés bien plus loin que moi dans la réalité, Shadow dans la pesanteur, dans la dure complexité du monde, Stéphane dans l'allègement, dans une allégresse blessée par la vie, dans un soulèvement de plante qui sort de la terre sans savoir encore s'il y a un soleil.
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Par Cath36, le 03/09/2012
Temps du rêve de
Henry Bauchau
Maman entre sans bruit pour me border, elle s’éloigne sur la pointe des pieds.
Du fond de mon sommeil j'entends son pas qui résonne, décroît, comme les notes d'argent d'une musique très précieuse, très ancienne... Je suis un enfant.
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Par Cath36, le 06/05/2012
Journal du Regiment Noir de
Henry Bauchau
"Guérison est un mot honnête, bien éclairé qui laisse voir sa frange d'ombre et son poids d'effort journalier. On ne guérit pas seul, on guérit par l'autre et peut-être pour lui..."
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Par mariech, le 21/03/2012
L'Enfant rieur, tome 1 de
Henry Bauchau
je crois pouvoir résumer ma jeunesse dans cette lutte constante pour sortir par la lecture du moule de la famille et du collège , et quand je dis ' lutte ' c'est bien le mot , car si mon père était relativement indifférent à ce que nous lisions , la plupart des abbés qui officiaient dans les églises et le collège où nous allions pensaient que les mauvaises lectures , les mauvais amis , l'oisiveté sont mères de tous les vices ;
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Par MissG, le 29/04/2013
Le Boulevard périphérique de
Henry Bauchau
Je n'avais jamais vraiment pensé à la vieillesse et voilà qu'elle approchait. La mort, utile aux autres, ne me faisait pas peur, du moins je le croyais, mais le vrai courage, la vraie lutte, celle contre l'affaiblissement, la diminution physique, la perte de mémoire, les maladies de l'âge, cela je ne l'avais pas envisagé et voici que c'était là à ma porte.