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Citations de Hubert Mingarelli (6)


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  • Par le_Bison, le 06/02/2012

    Une rivière verte et silencieuse de Hubert Mingarelli

    Cette nuit, je rêvai à une rivière parce que, dans la dernière ville où nous avions habité, il en coulait une qui semblait verte à cause des algues qui poussaient sur le fond. Elle était silencieuse. Des poissons argentés nageaient sur place, face au courant. Ils ondulaient comme les algues.
    Je ne me souvenais pas beaucoup de cette ville, mais je me souvenais très bien de la rivière.
    Je regrettais beaucoup cette ville à cause de la rivière qui y coulait.
    Le lendemain, tandis que nous nous lavions, je m’apprêtais à demander à mon père si la rivière était bien verte et silencieuse comme dans mon souvenir. Mais à cet instant deux hommes apparurent à la porte...

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  • Par cc, le 11/02/2011

    La lettre de Buenos Aires de Hubert Mingarelli

    elle quitta plus jamais l'endroit paisible de sa tête où beaucoup de choses de trouvaient déjà

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  • Par sylvie, le 10/12/2007

    Marcher sur la rivière de Hubert Mingarelli

    Chacun s'invente une façon de comprendre. Moi je regarde par la fenêtre, comme si les mystères habitaient dehors. Je regarde longtemps, sans rien fixer de précis, mais au bout d'un moment, je renonce à chercher. Alors je prends conscience de ce que mes yeux voient vraiment. "

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  • Par Cadex, le 16/05/2012

    La Source de Hubert Mingarelli

    Une nuit qui en aurait contenu mille, presque belle. Et tandis qu’elle avançait et qu’ils se parlaient, George savait que des nuits comme ça, ils n’en auraient plus. Ils avaient l’air de prendre une dernière inspiration, de se remplir d’air une dernière fois avant de s’enfoncer dans l’eau profonde que serait leur monde au réveil.

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  • Par BVIALLET, le 16/04/2012

    Marcher sur la rivière de Hubert Mingarelli

    Les collines existaient bien, mais pas la rivière. Je veux dire une rivière avec de l’eau, des berges, et tout ce qu’on s’attend à voir autour. Mais il paraît qu’elle avait existé. Je ne savais pas si c’était vrai, j’avais perdu mon opinion. Son existence, on la tenait de gens qui étaient morts maintenant depuis longtemps. Peut-être qu’ils avaient menti. C’était tellement sec là-bas qu’il fallait avoir une grande confiance pour le croire. Il n’y avait pas de différence entre la couleur des collines et ce qui aurait dû être le lit de la rivière.

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  • Par Corboland78, le 25/03/2012

    La lettre de Buenos Aires de Hubert Mingarelli

    Tandis que je visais l’eau entre le quai et la coque du bateau pour jeter ma cigarette, une silhouette s’était détachée des baraques et s’avançait à pas tranquilles sur le quai. L’homme entra dans la lumière de nos feux, fit encore quelques pas et s’accroupit devant le mort. Il lui défit ses chaussures, se redressa et s’en alla avec. Je remarquai alors qu’il était pieds nus. Je jetai un regard en bas vers la coupée, pour voir si l’officier de garde avait aperçu le voleur. Il était retourné et parlait avec les deux plantons. Je voulus l’avertir. Mais l’homme avait déjà rejoint les baraques. Et quoi faire de toute façon.

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