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Par orbe, le 23/05/2012
Qui a tué Michka ? de
Irène Cohen-Janca
Qui peut m'expliquer pourquoi, depuis que nous habitons notre nouvelle maison, elle ne m'aime plus?
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Les arbres pleurent aussi de
Irène Cohen-Janca
J'ai donné à une petite fille de treize ans, captive comme un oiseau en cage, un peu d'espoir et de beauté. A elle qui, dans sa cachette, rêvait de sentir sur son visage l'air glacé, la chaleur du soleil et la morsure du vent, j'ai donné par mes métamorphoses le spectacle des saisons.
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Arrête de mourir de
Irène Cohen-Janca
Ton regard s'est mis à changer.
Par moments exalté, comme excité par une fièvre qui te brûle de l'intérieur et rend tes yeux trop brillants.
Par moments éteint, absent.
Comme un regard de cendres, qui ne se pose plus sur rien.
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Les arbres pleurent aussi de
Irène Cohen-Janca
Dans les jardins, sur les avenues, dans les cours d’école, nous les marronniers, tenons bien notre rôle. Aux garçons, nous donnons nos marrons durs, lisses et brillants pour qu’ils fassent des batailles, aux vieux pour qu’ils les glissent dans leurs poches contre les méchants rhumatismes, aux touts petits pour qu’ils les peignent, les transpercent, les collent. Aux amoureux nous donnons l’ombre de notre feuillage. A tous ceux qui attendent, nous donnons notre tronc pour qu’ils s’appuient sans avoir l’air trop bête. Aux oiseaux le refuge de nos branches pour qu’ils construisent leur nids et abritent leur chant, au vent notre immense ramure pour qu’il fasse entendre son murmure et son sifflement.
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Quand j'étais déesse de
Irène Cohen-Janca
"Rashmila, Rashmila, pourquoi t'es plus déesse ? Rashmila, quelle bêtise t'as faite ?"
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Quand j'étais déesse de
Irène Cohen-Janca
Sur mes joues, l'eau ruisselle.
Mais ce ne sont pas des larmes.
Une déesse ne pleure jamais.
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Par Ancolie, le 23/04/2012
Le chant de l'innocent de
Irène Cohen-Janca
(...) il est toujours bon de savoir d'où l'on vient. Mais maintenant, petit, travaille à découvrir qui tu veux être.
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Arrête de mourir de
Irène Cohen-Janca
Et puis le reste est venu. Lentement. Insidieusement. Moins marrant.
Comme un poison qui, jour après jour, s'est mis à couler dans ton sang.
Comme un acide qui s'est mis à ronger doucement nos vies.
Comme un bulldozer qui s'est mis à saccager la mienne.
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Par sylbiade, le 21/04/2012
Qui a tué Michka ? de
Irène Cohen-Janca
- Celui qui choisit ce qu'il veut devenir est libre.
Je ne comprenais pas bien comment, redevenu prisonnier d'un enfant, il pouvait être libre.
- C'est un vrai don, a ajouté ma tante dans un souffle.
Je me suis serrée contre elle.
Mais les pas de Michka, qui s'enfonçaient doucement dans la neige tandis qu'il marchait vers la maison de l'enfant malade, s'enfonçaient aussi dans mon coeur.
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Par sylbiade, le 21/04/2012
Qui a tué Michka ? de
Irène Cohen-Janca
- Ecoute, ma poupée, les souvenirs, c'est bien, mais il ne faut pas trop s'encombrer non plus, sinon on étouffe, tu comprends. On n'a plus de place pour accueillir des choses nouvelles ! Tu verras, très vite nous remplirons le grenier !
Décidément, cette nouvelle maison c'était pour elle une vie nouvelle. Et l'ancienne, alors ?