Autres noms : Calvino, Calvino Italo, Itaolo Calvino, I. Calvino

Note moyenne : 3.89/5 (sur 298 notes)

Biographie et informations

> Lire > Modifier > Historique Nationalité : Italie
Né(e) à : Santiago de Las Vegas (Cuba , le 15/10/1923
Mort(e) à : Sienne (Italie , le 19/09/1985

Biographie :

Italo Calvino est un écrivain et essayiste italien.

Il a passé son enfance et son adolescence en Italie, à San Remo, dans un milieu scientifique, antifasciste et résolument laïque. Après la chute de Mussolini, il interrompt ses études universitaires, prend le maquis et se bat avec les partisans des brigades Garibaldi. Ce contact avec la guerre clandestine, la violence et la mort a eu sur lui une importance déterminante, qui transparaît dans son premier livre Le Sentier des nids d’araignées (Il Sentiero dei nidi di ragno), publié dès 1947.

Calvino est à la fois un théoricien de la littérature, un écrivain réaliste, mais aussi et surtout — pour le grand public — un fabuliste plein d'humour : sa production très riche fait de lui l'un des plus grands écrivains italiens de la période moderne.

D'abord attiré par la veine néoréaliste de l'après-guerre italienne, Calvino s'oriente ensuite vers la littérature populaire, en particulier vers l'univers de la fable, et devient membre de l'OuLiPo.

Dans la trilogie Nos ancêtres qui comprend Le Vicomte pourfendu (1952), Le Baron perché (1957) et Le Chevalier inexistant (1959), il exploite la veine fantastique en mêlant le cadre de la fable et l'allégorique. Il en ressort une morale qui est d’abord une invitation à la nuance, avec même un certain pessimisme dans le dernier roman.

Le romancier continue d'ailleurs à traiter dans ses œuvres de la réalité quotidienne comme dans Marcovaldo, roman en deux parties paru en 1958 et 1963.

Parallèlement à l'écriture littéraire, Italo Calvino a collaboré à divers scénarios pour le cinéma.

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Citations de Italo Calvino


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  • Par brouillard, le 08/11/2009

    Si par une nuit d'hiver un voyageur Si par une nuit d'hiver un voyageur de Italo Calvino

    - Lire, dit-il, c'est cela toujours : une chose est là, une chose faite d'écriture, un objet solide, matériel, qu'on ne peut pas changer; et à travers cette chose on entre en contact avec quelque chose d'autre, qui n'est pas présent, quelque chose qui fait partie du monde immatériel, invisible, parce qu'elle est seulement pensable, ou imaginable, ou parce qu'elle a été et n'existe plus, parce qu'elle est passée, disparue, inaccessible, perdue au royeume des morts...
    - Ou bien parce qu'elle n'existe pas encore, quelque chose qui fait l'objet d'un désir, d'une crainte, possible ou impossible (c'est Ludmilla qui parle) : lire, c'est aller à la rencontre d'une chose qui va exister mais dont personne ne sait encore ce qu'ell sera...
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  • Par Dimitricycle, le 23/06/2010

    Le Baron perché Le Baron perché de Italo Calvino

    Les exploits que forment une obstination intérieure doivent rester secrets; pour peu qu'on les proclame ou qu'on s'en glorifie, ils semblent vains, privés de sens, deviennent mesquins.

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  • Par gwenlaot, le 18/08/2010

    Le Baron perché Le Baron perché de Italo Calvino

    A vrai dire, on nous avait déjà interdit de nous laisser glisser sur les rampes de marbre de l'escalier. Non de peur que nous nous cassions jambes ou bras - nos parents ne se soucièrent jamais de cela, si bien qu'effectivement nous ne nous cassâmes jamais rien - mais parce que, croissant en taille et en poids, nous risquions de renverser les statues d'ancêtres que notre père avait fait placer sur de petites colonnes surmontant les balustres, à chacun des paliers. Côme avait déjà fait dégringoler une fois un trisaïeul évêque, avec sa mitre et tout. Puni, il avait appris à freiner son élan un instant avant d'arriver au palier et à sauter en bas au moment précis où il allait cogner la statue.
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  • Par gwenlaot, le 18/08/2010

    Le Baron perché Le Baron perché de Italo Calvino

    Côme monta jusqu'à la fourche d'une grosse branche, où il pouvait s'installer commodément, et s'assit là, les jambes pendantes, les mains sous les aisselles, la tête rentrée dans le cou, son tricorne enfoncé sur le front.
    Notre père se pencha par la fenêtre:
    - Quand tu seras fatigué de rester là, tu changeras d'idée! cria-t-il.
    - Je ne changerai jamais d'idée, répondit mon frère, du haut de sa branche.
    - Je te ferai voir, moi, quand tu descendras!
    - Oui, mais moi, je ne descendrai pas.
    Et il tint parole.
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  • Par brigetoun, le 18/11/2009

    La spéculation immobilière La spéculation immobilière de Italo Calvino

    Lorsque Quinto montait vers sa villa, qui dominait autrefois ....l'entassement des maisons rongées par les mousses et les moisissures de la vieille ville, puis, entre le versant de la colline au couchant, où l"oliveraie, au dessus des potagers, devenait plus touffue, et le levant, un royaume de villas et d'hôtels aussi verts qu'une forêt, et en dessous, la croupe aride des champs d'oeillets sur lesquels scintillaient les serres, jusqu'au cap : il n'y avait plus rien désormais, il ne voyait qu'une superposition géométrique de parallélépipèdes et de polyèdres, d'angles et de pans de maisons

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