-
Ils ne sont pas comme nous de
Jean-Sébastien Blanck
" - Vous croyez qu'ils ont peur ou qu'ils se doutent de quelque chose? demanda Schoënber.
L'autre SS qui avait fini de compter, éclata de rire en fermant bruyamment son registre.
- Ah ! Ah ! Pensez-vous mon colonel ! Ce sont des fous, ils sont comme des animaux. Ils ne comprennent rien, ils ne sentent rien... Ce sont des dégénérés.
- Oui, certainement ... fit Schoënber, pensif.
- Nous rendons service à leur famille... Vous savez, conclut l'officier comptable, ce ne sont pas des humains!
Le colonel SS observait, impassible, ces fantômes apeurés défiler devant lui comme du bétail. On commençait à entendre de plus en plus de pleurs et de grognements. Wolf était déjà loin devant. Il sanglotait : "Mon lapin! Mon lapin!"
- Oui, ce sont des fous, c'est vrai... dit Schoëner toujours songeur. Ils ne sont pas comme nous ! "
> lire la suite
-
Par audrey99, le 28/05/2011
Heureux qui comme Ulysse ou Le premier voyage de
Jean-Sébastien Blanck
Les légendes racontent que des créatures terrifiantes peuplent ce désert.
En vérité, ce sont des monstres bien plus cruels. Ils se nomment Solitude, Silence, Désespoir.
Ces titans sont invisibles et pourtant, ils sont aussi géants que le ciel. Par leur force et de tout leur poids, ils nous aplatissent la mer.
En ce royaume qui est le leur, il n'est pas d'oiseau qui chante.
Il n'est pas de brise qui siffle.
Ces dieux s'amusent de celui qui s'égare autant que d'une fourmi portant une brindille.
Ce qu'ils veulent, c'est une mort lente. Croyez-moi, dans un tel désert, il n'y a qu'un espoir : croiser la chance.
> lire la suite
-
Par saphoo, le 03/02/2010
La Feuille et son Vent de
Jean-Sébastien Blanck
Autrefois si fier, Goliath avait maintenant peur…
Enfin, venu du fond de la nuit noire et du silence, le souffle de la bête fondit sur lui. On ne voyait toujours rien. Etait-ce la fin ? Non. Nulle attaque. Nulle morsure. Nul cri.
Goliath sentit juste le frôlement d’une jambe. Puis une caresse sur son dos, une main ferme et douce.
> lire la suite
-
Par saphoo, le 03/02/2010
La Feuille et son Vent de
Jean-Sébastien Blanck
La feuille se détacha, et, aussitôt, le jeune Vent la rattrapa. Il souffla et tous deux s’élancèrent vers les cieux. Je ne pourrais te raconter, toi qui laboures ton champ toutes leurs aventures.
Car chaque jour en était une et tout, sur leur chemin, était un jeu…
On raconte qu’ils rendirent presque fou un paysan qui brûlait un tas de chaume. Apercevant la feuille, virevoltante, il crut mettre le feu à tout son herbage.
Et alors qu’ils riaient encore, ils allèrent à la ferme voisine.
> lire la suite
-
Par Nanne, le 23/06/2010
Ils ne sont pas comme nous de
Jean-Sébastien Blanck
- Vous croyez qu'ils ont peur, ou qu'ils se doutent de quelque chose ? Demanda Shoënber. L'autre SS, qui avait fini de compter, éclata de rire en fermant bruyamment son registre. - Ah ! Ah ! Pensez-vous, mon colonel ! Ce sont des fous. Ils sont comme des animaux. Ils ne comprennent rien, ils ne sentent rien ... Ce sont des dégénérés. - Oui, certainement ... fit Shoënber, pensif. - Nous rendons service à leur famille ... Vous savez, conclut l'officier comptable, ce ne sont pas des humains !
> lire la suite
-
Par Nanne, le 23/06/2010
Ils ne sont pas comme nous de
Jean-Sébastien Blanck
Quatre et quatre font huit. Huit et huit qui font quinze ... Ah non ! Seize ! Ou dix-huit. Je ne sais plus. Ah ! Bonjour, monsieur ! Je m'appelle Wolf. Vous savez, on m'a emmené ici il y a très longtemps. Mais je me plais bien. On me laisse compter tranquillement. C'est important de compter, vous savez ... Alors ... Trois et trois font six, et six et six font ...
-
Alzabane, l'Oiseau de la Lune de
Jean-Sébastien Blanck
Rien ne bougeait. Tout était fixé. Les étoiles, qui tremblaient et s'agitaient dans le ciel de la terre, ne scintillaient plus. La nuit et le vide sidéral les avaient figées. [...]
En maître absolu, le grand Cosmos faisait régner le silence, la nuit et l'immobilité. Comme les étoiles, le Soleil et la Lune y obéissaient. Alzabane, lui, désobéissait à cette grande loi de l'Eternel. Mais il osa continuer son vol vers la Lune, si irrésistiblement belle.
> lire la suite