Critiques de John Banville


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    • Livres 3.00/5
    Par Cath36, le 12/12/2011


    Infinis Infinis de John Banville

    Quand les dieux anciens reviennent remplir l'absence laissée par Dieu... Quand Zeus, tout à ses fredaines, revient séduire de jolies mortelles, les trompant en prenant l'apparence du mari trompé. Quand un vieil homme, entre la vie et la mort, nous fait part de ses pensées...
    Au jeu des faux-semblants et des apparences (trompeuses, bien sûr) John Banville est très fort. Si, derrière la déraison se cachait la raison ? Si derrière le non-sens se cachait le sens, et de notre mortelle condition l'énigme ?
    Et bien, bon courage pour décrypter. Fort déconcertée et quelque peu agacée j'ai failli fermer ce livre à la page 66 (chiffre presque fatidique). Et puis je me suis laissée prendre au jeu de cette histoire assez délirante, où les caprices divins se jouent de nos destinées comme de la plume au vent.
    Entre Camus et Saramago, Banville se situe dans cette lignée d'écrivains qui, faisant de l'absurde le secret de la condition humaine, essaie de redonner à la vie l'humour et la légèreté de son apparente déraison.
    Cela dit, on a l'impression de tourner en rond du début à la fin, tel Sisyphe poussant son rocher. Mais n'est-ce pas le propre (j'allais dire le privilège !!) des dieux que de s'ennuyer ?

    Critique de qualité ? (10 votes positifs)


    • Livres 1.00/5
    Par moustafette, le 12/02/2011


    Infinis Infinis de John Banville

    Réunion de famille pour un huis clos funèbre à Arden, propriété des Godley où le père, Adam, mathématicien célèbre pour ses recherches sur l'infinité des infinis, est en train de s'éteindre. Ursula, sa femme, Adam, son fils aîné accompagné de sa belle épouse Helen, et Petra la cadette au psychisme fragile, attendent le dernier souffle du maître des lieux. L'arrivée de deux hommes, apparemment un ancien collaborateur et le pseudo petit ami de Petra, complètent le tableau. Jusqu'ici rien que de très banal mais cependant alléchant.

    Sauf que le narrateur se nomme Hermès, le fils de Zeus, observateur et acteur des curieux événements qui vont agiter les membres de cette famille. Pendant que l'esprit comateux du vieil Adam remonte le temps et divague vers son passé, les dieux s'amusent à brouiller les sens des vivants selon le mythe de l'Amphitryon qui tente de trouver ici une résonnance avec les théories mathématiques du vieil homme.

    Bon, autant le dire d'emblée, ce roman m'a profondément ennuyée. En lectrice consciencieuse, je me suis infligée cette farce jusqu'à la dernière page. Cela n'aura servi à rien, j'espérais un sursaut final et réconciliateur qui n'a pas eu lieu.

    Ma déception est à la hauteur de l'enthousiasme qu'avait suscité chez moi "La Mer". Le registre est certes bien différent mais même si l'on retrouve parfois des envolées poétiques qui faisaient tout le charme du précédent roman de Banville, celui-ci est vite rompu par le retour à une narration parfois à la limite du trivial ou, à l'autre extrême, sophistiquée lorsque l'auteur s'amuse à parsemer son texte de mots pompeux.

    A l'exception peut-être de Petra qui n'en finit pas de liquider son Oedipe et d'Ursula à la fragilité secrète, les personnages n'engagent pas à la sympathie. Quant aux dieux facétieux et leur ton condescendant, ils m'ont aussi prodigieusement agacée de par leurs interventions intempestives qui viennent régulièrement briser un récit prêt à emporter le lecteur vers une veine plus dramatique et plus proche de mes attentes.

    Bref, mon imaginaire s'est lamentablement heurté au mur de Planck.
    Et un mauvais point à l'éditeur qui surfe sur le succès de "La Mer" et nous ressert une couverture splendide et tentatrice mais qui a peu à voir avec le sujet.

    Critique de qualité ? (7 votes positifs)


    • Livres 4.00/5
    Par maevedefrance, le 11/07/2010


    Les disparus de Dublin Les disparus de Dublin de John Banville


    Whaou ! Une fois le livre refermé, on reste sonné par ce roman noir ! Un vrai brûlot pas très catholique, en effet au regard du sujet auquel il s'attaque. Bien davantage qu'un simple roman policier, Benjamin Black, pseudonyme volontaire de John Banville (dont il ne s'est jamais caché) écrit un livre bien ficelé qui démonte l'Eglise toute puissante des années 50 en Irlande et la haute société irlando-américaine. Un roman d'amours tragiques, sur fond de trafic de bébés, de meurtres, d'histoires de "famille" bien alambiquées à l'irlandaise .

    Quirke est un héros attachant. Il n'est pas policier mais médecin légiste. C'est l'anti-héros par excellent. Un picoleur au grand coeur, mais un coeur blessé et pas trop fier de son passé. Un Irlandais orphelin de surcroît, comme beaucoup de gosses de sa génération. Il a épousé Délia au lieu d'épouser Sarah, la femme qui s'est finalement donné à Malachy, son faux frère, médecin des vivants, alors que lui est le médecin des morts... Pourtant il va faire ressurigir le passé pas très glorieux d'une certaine Irlande des années 50...

    Au fil des pages, le lecteur croise des personnages abîmés par la vie, les femmes du peuple en particulier : cette pauvre Claire Stafford, infertile et malheureuse mère adoptive de la petite Christine au triste sort, la pauvre Moran qui finira mal également, cet abruti d'Andy Stafford qui ne sait pas consoler bébé Christine qui pleure... Et c'est justement par ce mystérieux bébé qu'est hanté tout le livre. Quirke et le lecteur sont entrainés par une spirale infernale et irrémédiable. La condition féminine en Irlande, le rôle de l'Eglise et de la haute société catholique sont étalés au grand jour et ce n'est pas joli à voir. De plus, même la justice est pourrie... alors où va-t-on ? C'est la question que l'on se pose en refermant le roman alors que Quirke remet à l'inspecteur Hackett le journal secret tenu par la Moran, témoin gênant pour la haute société : "Ca va produire beaucoup de poussière si on abat les piliers de cette société. Beaucoup de poussière, de briques et de gravats. Il serait sage de se tenir à distance." déclare le policier. Ca promet...

    Heureusement qu'il y a Phoebe, la pseudo-nièce de Quirke (oui, parce que rien n'est simple) : elle représente la jeunesse, l'avenir et la modernité. Une jeune femme de 20 ans qui pose un regard dur sur la génération de ses parents (qui l'ont empêché d'épouser son protestant d'amoureux alors qu'eux ont fait des choses pas franchement "clean").

    Ce roman, paru en France fin 2009 mais écrit en 2006 attend une suite en cours de traduction, que personnellement j'attends avec impatience (encore un série à lire !). Merci à John Banville d'avoir eu l'idée de cette excellente série qui ne mâche pas ses mots (un style brut et sans détour pourtant élégant) et ne lâche pas le lecteur.

    Mon seul reproche concerne la traduction du titre (une fois de plus !). Le titre VO est Christine Falls et il a tout son sens.
    Mais John Banville n'y est pour rien, c'est l'éditeur qui choisi les titres traduits.


    Lien : http://millelectures.canalblog.com

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    • Livres 2.00/5
    Par kathel, le 26/08/2011


    Les disparus de Dublin Les disparus de Dublin de John Banville

    Un roman noir situé à Dublin dans les années cinquante, rien que cela suffit à me convaincre que ce livre va me plaire. Je ne connais pas Benjamin Black, alias John Banville, mais on en dit le plus grand bien. Voyons donc…
    Dans les premiers chapitres, Brenda, une jeune infirmière partant pour Boston se voit confier un bébé, un cadavre de jeune femme disparaît de la morgue où travaille Quirke. Son demi-frère, Malachy Griffin, semble avoir quelque chose à cacher. Les personnages principaux sont donc ces deux frères, ou demi-frères, ou faux frères, en tout cas frères ennemis. L’un est médecin légiste, l’autre médecin accoucheur, ils ont aimé la même femme et épousé deux sœurs, l’un est veuf et sans enfants, l’autre a une famille… L’un est le gentil, l’autre le méchant ! Non, je me moque, ce n’est tout de même pas aussi manichéen, mais pas très loin. Franchement, ce roman n’est pas désagréable à lire, il ne m’est pas tombé des mains, mais il n’est pas d’une grande originalité, et de plus se révèle plutôt lent. Il est intéressant de voir comment tous les irlandais, dans ces années-là, semblent penser à l’Amérique, à quel point l’Irlande leur paraît étriquée et rétrograde. L’enquête n’est pas difficile à suivre, le style rend le roman agréable à lire, mais, je me répète, il ne viendra pas révolutionner le genre…
    A tenter si vous aimer la littérature irlandaise, en lisant d'abord les avis de celles qui ont aimé...


    Lien : http://lettres-expres.over-blog.com/article-benjamin-black-les-disparus-de-du...

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    • Livres 1.00/5
    Par Norlane, le 18/01/2012


    La mer La mer de John Banville

    Je n'ai pas su rentrer dans ce livre. "La mer", titre du livre, m'a paru trop loin (je m'attendais à respirer les embruns) et le narrateur très peu attachant. Question d'âge et d'histoire personnelle ? Ce vieil homme qui nous perd dans ses pensées sur le présent, le passé et l'avenir, m'a déplu au point que je n'ai pu aller au bout du livre, malgré le mystère entretenu autour de l'étrange famille qui l'a envoûté lorsqu'il était petit. Bref, je suis passée à côté du chef d’œuvre annoncé par la quatrième de couverture.

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    • Livres 2.00/5
    Par jostein, le 14/02/2011


    Infinis Infinis de John Banville

    Le livre de John Banville est à lire avec une grande concentration.
    Deux personnages (le père et le fils) ont le même nom Adam, les Dieux Hermès et Zeus viennent prendre possession des personnages de la maison. Il faut donc bien suivre pour savoir qui fait ou pense quoi.
    Adam Godley est sur son lit de mort. Il ne bouge pas mais son esprit vagabonde. Il se souvient de sa jeunesse et émet des pensées sur l'amour et sur son travail de mathématicien. Il faut donc suivre aussi le temps (présent et souvenirs).
    On a parfois l'impression que les personnages se dédoublent et s'observent eux-mêmes.
    John Banville a un très beau style littéraire. Il sait allier humour (notamment lors facéties des Dieux) et sentiments ( Adam fils auprès de son père mourant, mal-être de la fille Petra...). Son vocabulaire est d'une grande richesse (j'ai appris beaucoup de mots : taxonomiste, air léporin, suffusion, solipsiste).
    Tous les personnages sont intéressants et bien analysés comme la fille Petra qui souffre dans son âme et son corps, Helen, le belle-fille actrice ou la mère alcoolique. Même la bonne Ivy et le vacher Adrian Duffy ont une vraie place dans l'histoire.
    Mais c'est l'apparition de Benny Grace, un ami d'Adam père et un Dieu lui aussi qui va tout décanter. Sans rien faire, ni dire, il va amener les autres à se dévoiler.


    Lien : http://surlaroutedejostein.over-blog.com/article-infinis-de-john-banville-671...

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    • Livres 5.00/5
    Par moustafette, le 02/01/2011


    La mer La mer de John Banville

    Suite au décès de sa femme Anna, Max revient cinquante ans après sur les lieux de son enfance. Il s'installe aux Cèdres, une maison qu'il a bien connue à l'époque, et qui aujourd'hui est tenue par Melle Vavasour.
    Autrefois "Les Cèdres" était une maison qu'on louait aux vacanciers. La famille Grace est venue y passer quelques semaines durant un été qui marqua à jamais le narrateur.

    Tel le flux et le reflux, le narrateur et le lecteur sont entrainés dans un mouvement incessant de va et vient entre passé et présent, rêve et réalité, calme et tempête, espoir et désespoir. Comme lors d'un véritable travail psychanalytique, les associations s'enchaînent, les évidences s'imposent et les liens se tissent.
    La fin du récit est assénée comme un coup de théâtre et laisse face à l'immensité de l'horizon. Comme quand la vie s'impose devant la mort, il faut malgré tout continuer à naviguer.

    C'est un texte magnifique et d'une richesse telle que l'écriture se dispute à la peinture ces évocations tour à tour tendres et douloureuses de la mémoire.



    Lien : http://moustafette.canalblog.com/archives/2007/06/16/index.html

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    • Livres 0.00/5
    Par InColdBlog, le 09/09/2010


    La mer La mer de John Banville

    En sortant ce roman de ma pile plus d’une année après son achat, je ne savais plus ce qui allait s’offrir à moi, d’autant que, pour entretenir le suspense, j’ai sciemment ignoré avec superbe le texte de la quatrième de couverture.

    Dans un premier temps, j’ai eu du mal à entrer dans ce livre mais j’ai vite compris pourquoi : je plongeais dedans la tête la première, le parcourant à contre-courant, luttant inconsciemment contre le rythme du récit. Dès que je me suis abandonné, j’ai été emporté, balloté au gré de la prose de John Banville, toute de finesse et de douce langueur.
    A l’instar du flux et du reflux de la mer omniprésente dans le roman, le récit passe sans heurts du présent à un passé proche ou plus lointain, ce passé qui « cogne comme un second cœur » en Max : de son retour aux Cèdres, à l’annonce du cancer d’Anna ; de l’été de son enfance, à sa rencontre avec Anna…
    La Mer ne cesse d’aller et venir entre des pôles opposés : le présent et le passé, la réalité et les souvenirs, l’enfance et la vieillesse, la vie et la mort, l’amour et l’intérêt…
    Au cours de son introspection, Max va revisiter son histoire et l’analyser avec clairvoyance. Il va s’interroger sur les véritables motifs de sa fascination pour les Grace (désir profond d’intégrer ce qui représentait pour lui la famille idéale ou occasion inespérée de quitter sa misérable position sociale ?), ou sur l’intensité réelle de ses sentiments pour Anna (la maladie, comme un révélateur photo, a fait apparaître la distance qui s’était indiciblement installée entre eux).
    La Mer est un roman envoûtant dans lequel les sentiments humains prennent toute la place.
    Le style de John Banville est remarquable. La sensualité érotique entre Connie Grace et Max est parfaitement restituée (et riche en odeurs de toutes sortes).

    A maintes reprises au cours de ma lecture, j’ai eu l’impression d’assister à la création d’un tableau qu’un peintre exécuterait devant mes yeux (d’ailleurs, et ce n’est certainement pas un hasard, le roman fourmille de références picturales). Un très beau roman à (re)découvrir à l’occasion de sa sortie en poche ce mois-ci.


    Lien : http://www.incoldblog.fr/?index/oeuvres/La%20Mer

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    • Livres 4.00/5
    Par jmfhcb, le 21/01/2010


    Les disparus de Dublin Les disparus de Dublin de John Banville

    L'auteur, Benjamin Black, est le pseudonyme de John Banville, celui de La mer. Personnellement, j'avais adoré ce livre, si ce n'est adulé (en simplifié pour moi c'est un chef d'oeuvre). J'ai aussi adoré ce livre mais par contre dans ma tête, il est bien clair que Les disparus de Dublin ne joue pas au même niveau. Ici, on a plutôt affaire à un très bon diverstissement.

    Le personnage principal, c'est Quirke (apparemment il sera récurrent dans les livres de Benjamin Black). Il est médecin légiste à Dublin dans les années cinquante. Il est grand, bourru, alcoolique, fumeur ... Irlandais quoi (je suis une fille pleine de préjugés :) ). Niveau famille : il est orphelin, recueillie par Grant Griffin, juge de son état, qui lui-même a un fils Malachy, qui lui même a une femme Sarah. Les deux derniers ont ensemble une fille Phoebe. Quirke est veud de Delia, morte en couche, vingt ans plus tôt. Détail non négligeable c'est la soeur de Sarah.

    Ces histoires amoureuses ont commencé comme ça : Quirke et Malachy sont partis aux Etats-Unis il y a vingt ans pour une année chez un grand amis de Grant : Crawford (le prénom m'échappe, désolée). Celui-ci a deux filles : Sarah et Delia. Quirke veut Sarah mais couche avec Delia (comme quoi les hommes ...)

    Je pense vous avoir situé tous les personnages à part Rose, Andy et Claire et aussi les membres de l'Église irlandaise et bostonienne. Je vous en dévoilerai un peu beaucoup alors.

    Pour ce qui est de l'intrigue : Quirke arrive un jour dans son bureau et trouve Malachy, gynécologue de son état, en train de falsifier un rapport de décès. Celui de Christine Falls, morte d'un embolie pulmonaire. Quirke ne dit trop rien mais s'aperçoit rapidement que cette fille est en réalité morte en accouchant d'une petite fille. La question qu'il se pose est où est la petite fille ? Est-elle morte ou vivante ? Il met alors le doigt dans une histoire glauque d'enlèvements d'enfants (de trafic en réalité avec les États-Unis) par des membres de l'Église irlandais, dont plusieurs membres de sa famille.

    Comme je vous le disais, j'ai passé un excellent moment de lecture. C'est un page-turner si on reprend l'expression de la quatrième de couverture . Il y a plein d'intrigues, de rebondissements. Par contre c'est un roman noir (d'où le pseudo de l'auteur) mais pas un roman policier. Il n'y a pas d'enquête à proprement dit. Par contre, on peut reprocher au livre les défauts des premiers volumes de série ; l'auteur essaye de garder du suspense sur la vie du personnage principal et prend du temps à décrire les personnages qui seront récurrents. Par contre il faut noter le soucis du détail dans les descriptions des personnages (récurrents ou pas) que vous pouvez pratiquement visualiser. Mais là c'est l'auteur de romans et non de romans noirs qui écrit à mon avis.


    Lien : http://cecile.ch-baudry.com/post/Les-disparus-de-Dublin-de-Benjamin-Black.aspx

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    • Livres 3.00/5
    Par sentinelle, le 19/07/2008


    La mer La mer de John Banville

    Kazuo Ishiguro et John Banville étaient tous deux parmi les finalistes pour le Booker Prize 2005. C’est John Banville qui l’a emporté avec « La mer ». Ayant lu les deux, j’ai nettement préféré le roman « Auprès de moi toujours » de Kazuo Ishiguro. John Banville est réputé comme étant un auteur difficilement accessible, ce qu’il fut effectivement en ce qui me concerne, ce roman ayant bien du mal à trouver un certain écho en moi.

    Tels le flux et le reflux de la mer, Max, qui vient de perdre sa femme, décide de revenir sur les lieux de son passé, tout en alternant les souvenirs d’autrefois et les réflexions du présent et de l’avenir.

    « A présent que c’était fini, quelque chose de nouveau avait commencé pour moi : la délicate affaire d’être le survivant. »

    Quand les expériences du passé éclairent les expériences du présent… voilà le voyage auquel nous convie l’auteur, par l’intermédiaire d’un récit tout en lenteur, tout en finesse mais malheureusement aussi tout en monotonie.

    Porté par une très belle écriture, car c’est là que se situe la grande force de John Banville, ce roman manque de souffle, de puissance, au point où j’ai failli manquer d’énergie à mon tour pour en venir à bout. Mais je ne le regrette pas, dans la mesure où ce sont les toutes dernières pages qui donnent sens au récit.

    Je suis donc assez mitigée quant à cette lecture, suffisamment en tout cas pour ne pas avoir envie d’approfondir l’œuvre de John Banville dans les mois qui viennent.

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    • Livres 0.00/5
    Par MIOP, hier


    La mer La mer de John Banville

    A la mort de sa femme, Max décide de retourner aux Cèdres, propriété du bord de mer et maison de son enfance.
    Tiraillé par le chagrin, la colère et l'insondable douleur du deuil, il se réfugie dans le passé, pour " échapper au présent froid et à l'avenir encore plus froid ". Il y revit ces moments d'enfance, troublé et fasciné par la famille Grace : Constance, la mère séductrice ; Carlo, le père autocrate ; et puis les mystérieux jumeaux, Chloé et Myles, le garçon muet. II y revit aussi ce tragique événement qui marquera au fer rouge le reste de son existence...
    Booker Prize 2005, La Mer est un roman d'une beauté envoûtante, mélancolique et sensuelle, sur l'amour, la perte et le pouvoir de la mémoire.

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    • Livres 4.00/5
    Par jmfhcb, le 16/04/2011


    La double vie Laura Swan La double vie Laura Swan de John Banville

    C’est le deuxième tome des aventures de Quirke que je lis (et le deuxième publié en France), après Les disparus de Dublin. Après une année, la lecture de ce premier tome s’est estompée dans ma mémoire et du coup, les allusions incessantes dans ce deuxième tome m’ont gênée.

    Bien sûr, il n’y a pas d’enquête, plutôt que de roman policier, on parlera de roman noir. Quirke s’est arrêté de boire, essaye de renouer avec sa fille (qu’il a fait élever par sa belle-sœur et son beau-frère et à qui il a avoué la vérité très récemment : pour vous dire comment elle a apprécié). Tout cela, visiblement nuit très sérieusement à ces méninges. Quand un ancien camarade d’université lui demande de ne pas pratiquer une autopsie, il ne pense pas que c’est suspect et qu’il y a quelque chose de louche (il la pratique quand même pour sa défense). Il se laisse porter par la vague. Il ne voit pas sa fille se faire embringuer dans une mauvaise histoire, ne lui porte pas vraiment secours. Il la laisse seule tout en constatant les choses de loin. Il couche avec la femme d’un type qui couche lui même avec la fille de Quirke. Il ne se pose pas vraiment de questions mais rumine dans son coin les éléments qu’il a. Vous aurez compris donc que Quirke traverse une profonde dépression.

    Mais justement, ce serait oublié que Benjamin Black, c’est aussi John Banville et dans ce tome particulier, Benjamin Black écrit comme John Banville : on retrouve les mêmes thèmes (la mort, les relations aux autres, la paternité ; vous me direz comme dans tous les romans mais c’est de la littérature irlandaise et du coup, tout le monde est dépressif) que dans Infinis parus cette année, et surtout traitée de la même manière : d’une manière contemplative et lascive. On se regarde, on constate mais on ne fait rien. C’est pour ça que finalement quand on comprend pourquoi et comment Laura Swan est morte, tout le monde est surpris que quelqu’un est agit (même mal).

    Finalement, donc, c’est l’écriture de John Banville qui m’a apprécié énormément le roman de Benjamin Black, l’histoire n’étant pas extraordinaire : elle raconte l’histoire de gens bringuebalés dans tous les sens par la vie.


    Lien : http://cecile.ch-baudry.com/2011/04/16/la-double-vie-de-laura-swan-de-benjami...

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    • Livres 4.00/5
    Par liratouva2, le 30/10/2010


    Le livre des aveux Le livre des aveux de John Banville

    Je ne suis pas sûre d’avoir aimé cette longue confession d’un tueur cruel et prétentieux, trop bavard, trop égoccntrique, trop froid trop, trop, trop, bref très antipathique. Pas un seul instant je ne me suis attachée à lui! Peu m’importait son sort. J’ai rarement aussi peu ressenti d’intérêt pour un personnage de roman mais en même temps je savais que j’obéissais ainsi au désir de l’auteur.
    C’est ce qui a transformé cette lecture en expérience étonnante : je me suis sentie dominée de bout en bout non par le narrateur mais par l’auteur lui –même, baladée par lui où il voulait. Tout du long j’ai admiré sa façon d’écrire, précise, sèche, très efficace et somptueuse !


    Lien : http://liratouva2.blogspot.com/2010/10/le-livre-des-aveux-de-john-banville.html

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    • Livres 3.00/5
    Par elfe, le 17/07/2009


    La mer La mer de John Banville

    Anna est morte avant l'aube. À dire vrai, je n'étais pas là quand c'est arrivé. J'étais allé sur le perron de la clinique respirer à fond l'air noir et lustré du matin. Et pendant ce moment si calme, si lugubre, j'ai repensé à un autre moment, des années auparavant, dans l'eau, ce fameux été à Ballymoins. J'étais allé nager tout seul, je ne sais pas pourquoi, ni où Chloé et Myles étaient passés ; sans doute étaient-ils partis quelque part avec leurs parents, ce devait être une des dernières balades qu'ils ont faites ensemble, la toute dernière peut-être. " Après la mort de sa femme, Max se réfugie dans le petit village du bord de mer où, enfant, il vécut l'été qui allait façonner le reste de son existence. Assailli par le chagrin, la colère, la douleur de la vie sans Anna, Max va comprendre ce qui s'est vraiment produit, cet été-là. Comprendre pourquoi " le passé cogne en lui, comme un second cœur ".

    Après la mort de sa femme, Max tente d'apaiser son chagrin en se rendant dans le village de vacances de son enfance. Il loue une chambre à l'hôtel qu'occupait alors la famille Grace. Cette famille riche fascinera alors le petit garçon pauvre qu'il était. Et soudain le passé ressurgit...

    La plume de John Banville est assez incroyable. J'ai failli plusieurs fois lacher le livre à cause de longueurs mais à chaque fois l'auteur a réussi à recapter mon attention. C'est un livre au charme certain, qui parle de la mélancolie, du passé et de la nostalgie. Malgré tout je n'en ferai pas un coup de coeur du fait que j'ai décroché quelquefois de l'histoire.

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    • Livres 5.00/5
    Par andreb, le 21/11/2008


    La mer La mer de John Banville

    Ah! quel magnifique roman! Écriture superbe, plongée dans les souvenirs, surprises multiples!

    À relire pour en savourer la beauté!

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    • Livres 5.00/5
    Par Woland, le 21/12/2007


    Le livre des aveux Le livre des aveux de John Banville

    The Book of Evidence

    Traduction : Michèle Albaret



    Voici un livre singulier, présenté sous la forme d'un monologue de plus de trois cents pages, celui d'un aristocrate assassin, Frederick St Jonh Vandeveld Montgomery, parfois appelé "Freddie" par ses proches ou ses amis

    Le style en est tout à fait remarquable : net, travaillé, ciselé même, littéraire (songez donc que, dans la majeure partie des cas, la traductrice s'est vue obligée de respecter l'emploi de l'imparfait du subjonctif ! Wink), très, très dense. L'action y est accessoire : y prime l'analyse des sentiments du héros ainsi que sa façon, très personnelle, de voir le monde.

    Bref, en bonne logique, un livre qui risque fort, dès ses dix premières pages, de faire tomber de sommeil le lecteur lambda.

    D'où vient alors le miracle qui contraint à lire toujours plus loin, à accompagner jusqu'au mot "Fin" un héros qui tient plus de l'anti-héros, et à refermer "Le Livre des Aveux" avec la conviction d'avoir lu un roman rare et excellent ?

    Je l'ignore mais, pour moi, tel fut bien le cas.

    Pour tenter de résumer ce livre étrange, premier volet de la trilogie consacrée par son auteur à l'Art, plaçons au milieu le meurtre d'un personnage tout à fait secondaire - on serait même tenté d'écrire une silhouette si la malheureuse ne passait de vie à trépas dans des conditions aussi sordides. Meurtre stupide, meurtre sans mobile réel, meurtre qui fait basculer le personnage central dans ce qu'il nommera les "dix jours les plus passionnants" de sa vie.

    Ajoutons à cela un ego invraisemblable, mélange de faiblesse, de lâcheté, de tendresse aussi et d'irresponsabilité absolue, que le monologue rend omniprésent, d'un homme dont on peut douter qu'il ait toute sa raison mais dont on est sûr et certain qu'il n'est jamais parvenu à épurer les relations qu'il entretenait avec ses parents, et notammnent sa mère.

    Situons tout cela - sauf le tout début - dans une Irlande toujours aussi brumeuse et mélancolique, où gin et whisky scandent les rencontres et les retrouvailles.

    ... Et nous n'aurons que les bases très schématiques du "Livre des Aveux."Mais enfin, nous aurons une petite idée du sujet.

    Une lecture que je recommanderai aux lecteurs chevronnés et que les méandres psychologiques et les questions existentielles ne rebutent pas. Les adeptes de l'action à tous prix devraient par contre s'abstenir. Encore que la bizarre fascination de l'ensemble soit capable, à mon sens, de tous les miracles. ;o)

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    • Livres 2.00/5
    Par valeriane, le 08/02/2012


    Les disparus de Dublin Les disparus de Dublin de John Banville

    Premier livre de partenariat Blog-o-book/Robert Laffont-NIL de l'année. Petite déception à la lecture de ce roman. Présenté comme une roman noir (de haut vol -sur le quatrièmre de couv.), je cherche toujours le suspense haletant qui devait me faire tourner les pages. J'ai tourné les pages. Au début, je me suis laissée entrainer dans cette histoire qui commençait assez sombrement. Le héros, Quirke, est médecin légiste dans un hôpital de Dublin. Un passé et un présent embrumés par les volutes de l'alcool. La mort d'une femme, une déclaration de décès falsifiée. Une infirmière envoyée à Boston avec un bébé à confier dans un orphelinat. Tout débute lorsque Quirke surprend Malachy, un gynécologue, avec le dossier de Christine Falls. Saoul, ce n'est que plus tard qu'il se rend compte que le-dit dossier a disparu. On découvre par la suite les liens qui unissent les deux hommes : demis-frères et beaux-frères, ils ne s'apprécient pas beaucoup. Persuadé que Mal n'est pas tout blanc dans cette histoire, Quirke veut découvrir le secret de cette mort. Il va se lancer dans une enquête qui lui causera assez bien d'ennuis. Jusque là, tout va bien. On a des personnages plutôt intéressants, une intrigue qui semble bien ficelée. Mais, selon moi, tout dérape dans les longues digressions de l'auteur autour de cette intrigue. D'un coup, on "sort" de l'intrigue pour se plonger dans l'histoire familiale des deux médecins. D'un coup, on revient sur l'enquête, qui je trouve n'avance pas très vite. Tentée par l'envie d'avancer plus vite, j'ai, à maintes reprises, survolé des passages, trop longs à mon goût, de descriptions. J'allais directement à l'essentiel... à savoir aux dialogues entre les protagonistes. Ok, les descriptions font partie de la création d'un univers dans lequel le lecteur se plonge. Mais dans certains contextes, elle m'apparaissaient plus comme des prétextes à noircir des pages. Pour ma part, elles ne m'apportaient pas grand chose à l'histoire. J'avais envie d'avancer, de dénouer les fils de l'intrigue. J'avais besoin d'éléments pour me tenir en haleine. Quelques rebondissements, pas franchement spectaculaires. Une trame intéressante, sans être extraordinaire. Pour moi, il s'agit plutôt d'une "fresque" romanesque. L'histoire d'une famille qui a son lot de côtés sombres. Apparement, il s'agirait du premier tome d'une série. Ce qui expliquerait que le roman, que j'ai eu du mal à ne pas lâcher, met en place une situation qui va sans doute être développée plus tard. Pour moi, je pense que l'aventure s'arrêtera ici. J'ai passé des bons moments au début. J'ai été un peu lassée par la suite. Un style d'écriture tout de même assez agréable à lire. Même si j'ai diagonalisé certaines pages, je n'ai pas trouvé le style lourd. En bref, une écriture pas désagréable, facile à lire. Une intrigue plutôt lente et pas très explosive. Des personnages bien dépeints et plutôt tordus. Mon coeur penche entre le bof et le moyen... Je n'aime pas être trop sévère...Ma note : 2,75 étoilesLes disparus de Dublin, Benjamin Black, Ed. NIL, janvier 2010, 437 pages On en parle ici : Madame Charlotte,

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    • Livres 3.00/5
    Par helaia, le 05/01/2012


    La mer La mer de John Banville

    Le titre m'a attiré, le résumé m'a séduit mais je ne suis jamais rentrée réellement dans ce livre tel que je l’aurais aimé .

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    • Livres 4.00/5
    Par maevedefrance, le 08/08/2011


    La double vie Laura Swan La double vie Laura Swan de John Banville

    J'avais découvert l'an dernier Les disparus de Dublin qui m'avait absolument enchanté. Il me fallait donc absolument lire ce deuxième tome des aventures du médecin légiste Quirke, publié en France au printemps dernier. Il faut avoir lu le premier pour mieux comprendre le deuxième car certaines allusions y font référence assez souvent. Cela dit, l'intrigue est totalement indépendante.

    Deux années ont passé depuis Les disparus de Dublin. Phoebe a maintenant 23 ans et elle ne pardonne pas à Quirke ce qu'il lui a caché pendant si longtemps. Et elle s'agace particulièrement lorsque celui-ci s'intéresse à sa vie privée. Or Dublin est une petite ville en ces années 50. Les gens s'y croisent facilement. D'autant plus lorsqu'on est coquette et que l'on fréquente parfois un institut de beauté dont la propriétaire a été retrouvée noyée... Et tel père, telle fille, ou telle fille tel père ! Le mari de la victime n'est autre qu'un ancien camarade de classe de Quirke. Il vient le lui demander de ne pas autopsier sa pauvre défunte épouse. Ainsi, père et fille vont s'embarquer, chacun à leur façon et chacun de leur côté, sur une délicate affaire qui les mènera plus loin qu'ils ne l'imaginaient.

    Par un subtil aller-retour présent-passé, l'écrivain dévoile peu à peu la vie que menait la victime, une jeune femme en apparence bien tranquille : Deirde Hunt. Mariée à Billy pour s'échapper du sinistre quartier des Flats de Dublin et à un père un brin incestueux, elle ne voit pas de piège lorsque l'étrange Leslie White lui propose de s'associer à elle pour monter un institut de beauté : The Silver Swan (titre original du livre, d'ailleurs). Pensez donc, un univers de beauté, quand on vient des Flats, ça ne se refuse pas si facilement ! Seulement Leslie n'est peut-être pas aussi white qu'il le dit et il va lui faire faire de ces choses... oh ! my godness !

    Les fils narratifs des différentes intriguent se lient peu à peu, dans une évidence implacable. Le lecteur devine le noeud de l'histoire mais dans une sorte de déni, ne veut pas y croire... Et pourtant !

    C'est avec beaucoup d'humour caustique, d'ironie ravageuse que John Banville promène ses personnages dans ce roman noir aussi sombre que la Guinness, tout en jouant à merveille avec une thématique bien classique que je ne peux pas révéler sous peine d'en dire trop. Il manipule à merveille le lecteur et ce pauvre Quirke au grand coeur. L'inspecteur Hackett pensait également qu'il avait "une vision moins rose des êtres humains et de leurs actions". Nous aussi et on s'est laissé berner !

    Un roman noir sans doute moins fouillé d'un point de vue historique que le premier volume mais John Banville/Benjamin Black reste un conteur hors pair qui nous fait avaler ce pavé de 403 pages d'une traite sans pouvoir le lâcher avant de connaître le fin mot de l'histoire. Ses personnages sont si attachants, en plus, qu'on en redemande ! Vivement la suite des aventures de Quirke ! Je l'adore ce gros nounours solitaire qui sait si bien nous promener dans Dublin !




    Lien : http://millelectures.canalblog.com

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    • Livres 1.00/5
    Par livr-esse, le 24/01/2010


    Les disparus de Dublin Les disparus de Dublin de John Banville

    L'histoire :

    Un soir, tandis qu'il est un peu émêché, Quirke, médecin légiste, surprend son beau-frère, gynécologue, à la morgue.
    Apparemment, ce dernier était en train de falsifier le dossier d'une jeune fille récemment morte.
    Le lendemain, Quirke, plus frais que la veille, ne trouve ni le dossier ni le cadavre.

    Essayant de reconstituer les événements de la nuit dernière, il met la main dans un drôle d'engrenage.
    Ces premières recherches lui montrent que cette jeune fille est morte en mettant au monde un bébé.

    Une dificile enquête commence alors pour retrouver le bébé.


    Mon avis :

    J'appelle ça un coup pour rien. Une lecture sans odeur sans saveur ...


    Lien : http://www.livr-esse.com/article-les-disparus-de-dublin-43393732.html

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