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Par Sesheta, le 14/10/2010
La Dame n°13 de
José Carlos Somoza
Elle tourna soigneusement les pages, penchée en avant, la lumière de la lampe plongeant sur le texte. Elle ne s'arrêtait pas à la beauté des mots, la netteté des strophes, l'importance des poèmes ou de leur possible signification. Ce n'était pas ce qu'elle tentait de capter. Elle voulait qu'un vers la BLESSÂT. Elle voulait découvrir dans un mot des reflets de couteau, le fil de la lame de rasoir, la dureté du diamant. Elle voulait trouver un poignard de syllabes pour le plonger dans la poitrine de Saga. Elle était à la recherche d'une balle en argent, d'une ligne qu'elle pourrait charger dans la chambre de sa bouche afin de la tirer sur Saga entre les deux yeux.
(p.512)
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Par Sesheta, le 14/10/2010
La Dame n°13 de
José Carlos Somoza
La poésie est la maladie du monde, Salomon, la fièvre de la réalité.
(p.448)
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Par Sesheta, le 14/10/2010
La Dame n°13 de
José Carlos Somoza
Parce qu'il y a des choses que l'on ne peut raisonner mais qui sont les plus importantes de toutes. Un cyclone. Un poème. Une vengeance.
(p.503)
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Par Sesheta, le 14/10/2010
La Dame n°13 de
José Carlos Somoza
Puis il comprit que cette apparence était elle aussi une illusion, une illusion friable. Les dames pouvaient être des louves, des guépards, des serpents ou des chouettes. En fait, elles ne possédaient pas une seule forme, c'étaient des choses qui habitaient dans les interstices du langage, des logogriphes profonds.
(p. 496)
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Par Eric75019, le 11/05/2013
La Théorie des cordes de
José Carlos Somoza
Sans qu'elle le sût, il ne restait que douze secondes avant que sa vie toute entière volât en éclats.
(...)
Elle ouvrit le journal à la page centrale, au hasard, et le lissa.
- Imaginez que cette feuille est un plan dans l'espace...
Elle baissa la tête pour séparer la feuille des autres sans abîmer le journal.
Et elle le vit.
L'horreur est très rapide. Nous sommes capables d'être effrayés avant même d'en avoir conscience. Nous ignorons encore pourquoi, et déjà nos mains tremblent, notre visage pâlit ou notre estomac rétrécit comme un ballon dégonflé. Le regard d'Elisa s'était posé sur l'un des gros titres dans l'angle supérieur droit de la feuille et, avant même de vraiment comprendre ce que cela signifiait, une brutale décharge d'adrénaline la paralysa.
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Par Sesheta, le 14/10/2010
La Dame n°13 de
José Carlos Somoza
Une alarme retentit, affolée, engloutissant le bruit de verre brisé. Quelqu'un venait de forcer les portes de ce centre psychologique privé, non pas pour y entrer, mais pour en sortir.
(p.481)
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Par Sesheta, le 14/10/2010
La Dame n°13 de
José Carlos Somoza
Le silence se dilata dans les ténèbres comme une pupille.
(p.210)
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Par Sesheta, le 14/10/2010
La Dame n°13 de
José Carlos Somoza
La réalité était si faible. Comme un fœtus à l'intérieur d'un utérus : c'était ainsi.
(p.454)
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Par Sesheta, le 14/10/2010
La Dame n°13 de
José Carlos Somoza
Il se rappela soudain le regard de l'infirmière, froid comme du liquide enfermé dans deux petits aquariums de glace, et celui du gardien, tellement semblable, tous deux fixés sur lui.
(p.241)
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Par Sesheta, le 14/10/2010
La Dame n°13 de
José Carlos Somoza
Le silence se transforma presque en obscurité. Ce fut un silence très long et très profond, comme si le monde avait cessé d'exister.
(p.424)