> Marianne Millon (Traducteur)

ISBN : 2742766693
Éditeur : Actes Sud (2007)


Note moyenne : 3.71/5 (sur 76 notes) Ajouter à mes livres
Isolée sur un atoll de l'océan Indien, la fine fleur de la physique mondiale est en quête du Graal. Elle œuvre à un ambitieux projet fondé sur la théorie des cordes, qui permettrait d'ouvrir le temps. S'ils parviennent avec ravissement à contempler le passé de l'humanit... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par lillou, le 02 novembre 2010

    lillou
    Ce livre m'a été fortement conseillé, et pourtant la quatrième de couverture m'a incitée à le reposer plusieurs fois : « la fine fleur de la physique mondiale isolée sur un atoll de l'océan Indien » ne m'attirait pas du tout… Heureusement que j'ai fini par me lancer !
    Au centre du roman, la brillantissime et très belle Elisa Robledo, professeur de physique théorique dans une petite université de Madrid, un parcours professionnel loin d'être à la hauteur de ses capacités exceptionnelles. Enterrée dans ce poste obscur, toujours seule, elle mène une vie d'une terrifiante monotonie et un terrible poids semble peser sur ses épaules. Mais cet ennui latent vole en éclat quand Elisa tombe sur un article qui la terrifie.
    Elle se remémore alors les événements incroyables survenus dix ans auparavant, en 2006, alors que jeune étudiante suivant le séminaire du professeur Blanes, elle avait été recrutée pour intégrer son équipe d'élite et travailler sur la fameuse « théorie des cordes » qui permettrait d'« ouvrir le temps ». L'idée ? Il est impossible de voyager dans le temps mais, grâce à la « théorie du Séquoia », on pourrait obtenir des images du passé. Procédé encore bancal, et surtout dont on ne mesure pas « l'Impact », le choc psychologique à court et moyen terme – et ses conséquences – encouru par celui qui visionne de telles images aberrantes : la crucifixion du Christ pour ne citer qu'un exemple.
    Un terrible drame, sur lequel se lève lentement le voile, force les financiers de ces improbables expériences à interrompre le programme. L'équipe est dispersée et chacun de ses membres doit s'engager à ne jamais contacter l'un des autres participants.
    Ce qu'a appris Elisa par le journal, c'est la mort douteuse de l'un d'eux. Rapidement, pour briser la spirale qui les supprime un à un, elle s'efforce de souvenir de tout, même du plus enfoui, pour comprendre ce qui s'est réellement produit sur cette île perdue, et comprendre aussi les rêves étranges qui la torturent depuis… Aidée de Victor Lopera, son collègue et ancien condisciple à l'université, elle se lance dès lors dans une incroyable enquête, nous révélant lentement ce qu'il s'est passé il y a dix ans.
    Surtout, ne pas s'effrayer devant l'aspect scientifique du roman : certes, les développements à ce sujet son parfois denses, mais l'écriture de José Carlos Somoza les rend tout à fait compréhensibles.
    Quelques petits regrets néanmoins : des personnages souvent caricaturaux (on attend davantage de cet auteur ancien psychanalyste) ; et un « tic » stylistique horripilant, l'usage de « cliffhangers » pour clore certains paragraphes et insister lourdement sur le suspense - tendance à l'insistance qui se retrouve parfois dans une écriture légèrement trop appuyée, comme recherchant l'effet. On oublie toutefois assez rapidement ces bémols.
    Au final, un thriller scientifique aux tendances quasi paranormales très prenant et efficace. Et une belle réflexion sur les limites de la science et de la toute-puissance de l'homme.
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par bibliomanu, le 28 mars 2008

    bibliomanu
    C'est la toute première fois qu'en me lançant dans un bouquin, je me suis fait la réflexion que, tout compte fait, j'aurais préféré ne rien connaître de l'histoire et me laisser ainsi entraîner par la découverte au lieu d'anticiper sur le résumé que j'en avais lu. C'est le problème parfois avec la quatrième de couverture. Elle n'est qu'une fenêtre, une lucarne qui ne laisse pas voir l'étendue d'une aventure et de son traitement, quand on ne la cantonne pas aux sphères de notre imagination. Rien de plus normal, après tout.

    Mon intention n'est pas d'effectuer une pirouette afin d'éviter de me lancer dans un résumé ou de rédiger une chronique trop longue qui vous dissuaderait de la lire en entier ( fainéant, le BiblioMan(u)...hum?), mais plutôt de vous préserver de l'intrigue, qui mérite vraiment d'être explorée de manière tout à fait personnelle.

    A la rigueur, sachez seulement que des canevas romanesques qui auraient pu s'avérer des plus classiques, José Carlos Somozà s'en dédouane aisément en dressant une histoire qui ne va jamais là où l'on aurait pu l'attendre. Il ne s'attarde pas sur des aspects que l'on aurait aimé plus fouillés ? Quand bien même! Il nous emmène dans un ailleurs tout aussi passionnant, pétri de passages réellement haletants.
    Ne serait-ce que pour ces raisons, n'hésitez pas à vous jeter dans La Théorie des cordes, roman érudit et mystérieux par excellence, et de vous y abandonner complètement. Essayez - si c'est à la lampe de chevet c'est encore mieux -, vous m'en direz des nouvelles.
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par chocobogirl, le 14 février 2011

    chocobogirl
    2015. Elisa Robledo, professeur de physique dans une banale université, découvre un article de journal qui l'effraie au plus haut point. Elle sait tout de suite qu'elle est en danger de mort. Suit une fuite éperdue où elle entraine son collègue et ami, Victor Lopera, troublé depuis toujours par sa sensuelle beauté.
    Flash back en 2006 : Elisa Robledo vient de terminer ses études de physique avec brio. Petit génie de la physique, elle a brillamment été accepté au cours du célèbre scientifique Blanes, qui étudie La Théorie des cordes, susceptible de donner des images du passé.
    Son existence va être irrémédiablement chamboulée quand celle-ci sera recruté par Blanes pour l'aider à poursuivre ses recherches sur une ile de l'océan indien, secrète et sur-protégée. Mais un drame affreux conduit à l'arrêt immédiat des recherches et à l'éclatement du groupe. La vie de chacun se poursuit de façon très perturbée, hanté par des rêves étranges, sexuels, destructeurs et malsains.
    Que s'est-il donc passé sur l'île ? De qui ont-ils peur ? Qui cherche à les éliminer tous ?
    Pavé de plus de 500 pages, le roman emprunte à tous les genres : fantastique, policier, horreur, anticipation, science, philosophie.
    Le monde de la science, très présent dans le roman, peut déstabiliser certains lecteurs.
    La Théorie des cordes existe bel et bien et une bibliographie en fin de roman nous donne même des pistes si vous souhaitez creuser le sujet !
    Pourtant, il n'est pas nécessaire d'être un pro de la physique théorique pour comprendre les thèses développées. Les explications sont relativement claires et suffisantes pour suivre le raisonnement.
    Et même si certains faits nous échappent, ça ne gêne pas la lecture : le principal n'est pas là.
    Les personnages, bien campés, ont tous leur côté obscur (de la force !) mais on s'y attache sans problème.
    Leur malaise constant atteint le lecteur très rapidemment et, comme eux, on attend à chaque instant l'horreur qui est à venir.Suspense haletant d'un thriller qui ne ménage pas ses effets de surprise et frise l'horreur !
    Mais La Théorie des cordes est aussi un roman d'anticipation qui suggère les effets sur le présent d'un retour sur le passé et dénonce les dangers de la science ( hiroshima et la bombe sont même évoqués en 1 phrase). D'ailleurs, on y retrouve aussi le thème de la psychologie de l'inconscient et des répercutions du passé sur le présent de l'individu.
    La question est aussi celle du savoir : la vraie connaissance est-elle celle théorique du scientifique ou celle du profane avec son approche sensible ? Vaste question qui trouve sa réponse (ou pas...) dans le dialogue final.
    Pour moi, c'est un énorme coup de coeur ! j'ai vraiment adoré et n'ai pas eu une minute d'ennui malgré la difficulté des thèses scientifiques développées.

    Lien : http://legrenierdechoco.over-blog.com/article-32761734.html
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    Critique de qualité ? (4 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Melbook, le 12 mai 2009

    Melbook
    Somoza nous entraîne une fois de plus dans un de ses univers fantastiques dont il raffole et dans lequel il nous embarquait avec un certain talent dans ces précédents romans. Ici, la recette est quelque peu échaudée.
    Certes, l'histoire n'est pas sans intérêt, il y a même une vraie excitation à partager avec l'auteur ces questionnements métaphysiques, et l'on se surprend parfois à s'interroger, plus qu'on ne l'aurait voulu !
    Mais mais... le style gâche beaucoup, les formules pour entretenir le mystère et le suspens sont attendues et sans cesse réutilisées. A l'instar d'un mauvais film d'horreur dont on connaît toutes les ficelles.
    Dommage !
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 1.00/5
    Par Sarah_DD, le 02 juin 2008

    Sarah_DD
    Décevant, malheureusement. Les mécanismes d'écriture sont évidents, apparents. La vulgarité n'est pas omniprésente mais est présente tout de même, et inutile, comme souvent. La thématique physique en elle-même est très vaguement abordée, noyée dans l'intrigue, alors que voilà un beau sujet. Arrive tout de même à créer une certaine impression d'étrangeté, de mal aise plutôt, qui va assez bien au décor qu'il plante. J'ai eu du mal à le terminer, rapidement décevant, et le reste jusqu'à la fin.
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Citations et extraits

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  • Par zorazur, le 18 novembre 2011

    Des années plus tard, elle pensa qu'elle aussi à sa façon était responsable de l'horreur.
    Nous avons tendance à nous reprocher les catastrophes qui nous arrivent. Quand la tragédie nous écrase, nous nous replions sur le passé et cherchons une faute que nous avons pu commettre, pour qu'elle l'explique. Une telle réaction pouvait être absurde dans de nombreux cas, mais dans le sien elle lui paraissait appropriée.
    Sa tragédie était écrsante, et sa faute aussi peut-être.
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  • Par zorazur, le 18 novembre 2011

    Certaines peurs sont comme des morts sans profil, des ébauches de morts qui nous dépouillent momentanément de la voix, du regard, des fonctions vitales pendant lesquellesnous ne respirons pas, nous ne pouvons pas penser, notre coeur ne bat pas.
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  • Par Rouska, le 02 juin 2011

    La vérité ne se dit jamais, elle se fait. La seule chose qui a besoin d'être dite est le mensonge.
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Video de José Carlos Somoza

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[José Carlos Somoza : Daphné disparue]
Dans les locaux de la Fondation Deutsch de la Meurthe à la Cité Universitaire Internationale de Paris, Olivier BARROT présente le roman de José Carlos SOMOZA : "Daphné disparue". Dans ce livre, l'écrivain cubain raconte l'histoire d'un écrivain amnésique parti sur la trace d'une femme mystérieuse qu'il croit aimer.








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