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Par LydiaB, le 21/03/2013
Chacun sa vérité de
Luigi Pirandello
Madame Frola : Je regrette beaucoup et je vous demande pardon d'avoir jusqu'ici manqué au plus élémentaire de mes devoirs. Vous avez eu, Madame, la bonté de m'honorer d'une visite, alors que c'était à moi de venir la première.
Amélie : Entre voisines, madame, on n'y regarde pas de si près. D'autant plus que vous êtes ici seule, étrangère, et que vous auriez pu avoir besoin...
Madame Frola : Merci, merci, vous êtes trop bonne.
Madame Sirelli : Madame est toute seule ?
Madame Frola : Non, j'ai une fille, mariée, qui est ici depuis peu de temps.
Sirelli : Le gendre de madame est le nouveau conseiller de Préfecture, monsieur Ponza, n'est-ce pas ?
Madame Frola : Oui, précisément. Monsieur le secrétaire général voudra bien m'excuser, j'espère, et excuser également mon gendre.
Agazzi : A vous parler franchement madame, j'avais été un peu froissé.
Madame Frola, l'interrompant : Vous avez mille fois raison, mais il faut l'excuser ! Nous sommes encore tout bouleversés, vous savez, par notre grand malheur.
Amélie : Naturellement, un désastre pareil !
Madame Sirelli : Vous avez perdu des parents ?
Madame Frola : Tous nos parents... tous, madame. Il n'est rien resté de notre petit village ; ce n'est plus qu'un amas de ruines.
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Par annie, le 09/12/2012
Luigi Pirandello
« Il est plus facile d'être héros qu’honnête homme. Héros nous pouvons l'être une fois par hasard ; honnête homme il faut l'être toujours. »
de Luigi Pirandello
Extrait du La Volupté de l'honneur
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Par ballad, le 01/04/2012
Six personnages en quête d'auteur de
Luigi Pirandello
Le Père (presque en sourdine, avec une mielleuse humilité) :
Rien que pour savoir, Monsieur, si vraiment vous, tel que vous êtes actuellement, vous vous voyez… comme vous vous voyez par exemple, avec le recul du temps, celui que vous étiez autre fois, avec toutes les illusions que vous vous faisiez, alors ; avec toutes les choses, au-dedans et autour de vous, telles qu’elles vous paraissaient alors – et elles étaient ainsi, elles l’étaient réellement, pour vous ! Eh bien, Monsieur : en repensant à ces illusion qu’à présent vous ne vous faites plus, à toutes ces choses qui maintenant ne vous « paraissent » plus être comme elles « étaient pour vous jadis ; ne sentez-vous pas s’effondrer, je ne dis pas le plancher de cette scène, mais le sol, le sol lui-même, sous vos pieds, lorsque vous en déduisez que, de la même façon, « celui » que vous avez le sentiment d’être actuellement, toute votre réalité d’aujourd’hui, telle qu’elle est, est destinée à vous paraître une illusion, demain ?
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Par gill, le 12/07/2012
Six personnages en quête d'auteur suivi de la volupté de l'honneur de
Luigi Pirandello
En entrant dans la salle, les spectateurs trouveront le rideau levé, le plateau tel qu'il est pendant le jour, sans portants, ni décors, vide, dans une obscurité presque complète.
Il faut, dès le début, qu'on ait l'impression d'une représentation non préparée.
Le couvercle de la boîte du souffleur est à droite du trou.
A gauche du trou du souffleur, sur le devant de la scène, une table et un fauteuil - dossier tourné vers le public - destinés au directeur.
Deux autres tables, une grande et une plus petite, entourées de quelques chaises éparses, comme pour une répétition.
Par la porte des coulisses entrent les acteurs de la troupe, hommes et femmes, isolément ou par couples, à leur gré. Ils sont huit ou neuf, le nombre qu'il faut pour jouer la comédie de Pirandello : "A chacun son rôle", annoncée par le tableau de répétition....
(extrait du lever de rideau de l'édition de poche parue en 1970)
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Chacun sa vérité de
Luigi Pirandello
S'il nous plait de vivre comme nous le faisons qu'importe!
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Par zazimuth, le 26/08/2010
Un, personne et cent mille de
Luigi Pirandello
Mais est-ce notre faute, à vous et à moi, si les mots, en eux-mêmes, sont vides ?...
Vides. En les prononçant, vous les remplissez du sens qu'ils ont pour vous ; et moi en les accueillant, je les remplis du sens que je leur donne. (p.48)
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Par zazimuth, le 18/09/2010
Six personnages en quête d'auteur de
Luigi Pirandello
Mais tout le mal vient précisément de là ! Il est dans les mots. Nous avons tous un monde en nous, et pour chacun c’est un monde différent. Comment pourrions-nous nous entendre, monsieur, si les mots que je prononce ont un sens et une valeur en rapport avec l’univers qui est en moi, tandis que celui qui m’écoute leur donne inévitablement un sens et une valeur en rapport avec l’univers qu’il porte en lui ? On croit se comprendre, on ne se comprend jamais ! (p26)
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Par zazimuth, le 24/08/2010
Un, personne et cent mille de
Luigi Pirandello
L'homme puise en lui-même ses matériaux et se construit, comme une maison.
Croyez-vous vous connaître, si vous ne vous construisez pas d'une manière quelconque ? Et puis-je vous connaître, si je ne vous construis pas à la mienne ? Et vous moi, si vous ne me construisez pas à la vôtre ?
Nous ne connaissons que ce à quoi nous parvenons à assigner une forme. Mais que vaut cette connaissance ? Cette forme correspond-elle à l'objet lui-même ? (p.60)
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Par monnuage, le 25/08/2009
Six personnages en quête d'auteur de
Luigi Pirandello
Un personnage,monsieur,peut toujours demander à un homme qui il est.Parce qu'un personnage a vraiment une vie à lui,marquée de caractères qui lui sont propres,ce qui fait qu'il est toujours quelqu'un.Alors qu'un homme-je ne parle pas de vous à présent,un homme pris comme ça,en général,peut n'être personne
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Par zazimuth, le 26/08/2010
Un, personne et cent mille de
Luigi Pirandello
Chacun veut imposer à autrui l'univers qu'il porte en lui, comme si cet univers était extérieur, comme si tout le monde devait en avoir une vision conforme à la sienne, et comme si les autres ne pouvaient être différents de l'image qu'il s'en fait. (p.123)