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Par rolandm1, le 17/06/2013
Anaïs nue de
Pascal Lainé
Anaïs ôta sa jolie robe verte et son slip, et les jeta dans la cheminée. Vincent faillit se lever pour sauver la robe, mais se contenta de regarder douloureusement cette catastrophe. Cela lui rappelait sa propre fortune qui naguère était partie en fumée. Il n'aimait pas l'habitude d'Anaïs de se déshabiller pour un oui ou pour un non.
Debout, les orteils écartés devant l'âtre elle attendait que l'étoffe se fut dispersée en flocons gris.
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Par ballad, le 02/03/2012
La dentellière de
Pascal Lainé
Pomme s’affairait à la vaisselle, très longuement, comme si elle avait eu peur de rester inactive devant lui. Et quand elle avait fini avec la vaisselle, ou bien avec le linge, elle feilletait attentivement des livres de chez Gallimard qu’il lui avait dit de lire. Ses doigts sentaient bon le Paic Citron.
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Par rolandm1, le 01/03/2013
Anaïs nue de
Pascal Lainé
Anaïs apparut, empaquetée dans un peignoir de bain. Ses mains jointes fermaient l'encolure jusqu'à sa gorge. elle faisait des petits pas de Japonaise. Ses pieds humides laissaient des empruntes sur le parquet. Elle s'assit sur le canapé, elle sentait bon.
"Tu as faim,?" demandai-je au bout d'une minute. Elle me sourit, acquiesçant de la tête.
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Par rolandm1, le 27/02/2013
La dentellière de
Pascal Lainé
Et un jour il s'aperçut qu'il ne pouvait plus supporter de l'entendre se laver les dents, ni le contact de ses orteils dans le lit;
Il ne dort pas. Il ne peut plus dormir depuis qu'il la regarde dormir elle. Elle resplendit de son sourire intérieur. Elle ne doit rêver à rien. C'est au néant qu'elle sourit, qu'elle se livre comme à un amant.
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Par ballad, le 02/03/2012
La dentellière de
Pascal Lainé
Pomme, mais parfaitement homogène, d’une extraordinaire densité. Elle devait être ferme et charnue son âme aussi. Ce n’était pas de ces êtres dont la présence se résorbe dans l’abstraction du regard ou de la parole ; ses gestes, ses occupations même les plus futiles la réalisaient dans une sorte d’éternité de chaque instant.
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Par ballad, le 02/03/2012
La dentellière de
Pascal Lainé
Mais en se saisissant de ce personnage, qu’il comparait à un pollen au hasard du vent, minusculement tragique, l’écrivain n’a su faire que l’abîmer. Il n’y a peut-être pas d’écriture assez fine et déliée pour un être si fragile. C’est dans la transparence même de son ouvrage qu’il fallait faire apparaître la « Dentellière » ; dans les jours entre les fils : elle aurait déposé de son âme quelque chose d’infiniment simple, au bout de ses doigts ; moins qu’une rosée, une pure transparence.
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Par ballad, le 02/03/2012
La dentellière de
Pascal Lainé
C’est parce qu’elle avait les joues rondes qu’on l’appelait Pomme. Elles étaient aussi très lisses, ses joues, et quand on en parlait devant elle, de ses joues, tellement elles étaient lisses et rondes, ça les faisait même reluire un peu.
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Par lecassin, le 04/07/2012
La dentellière de
Pascal Lainé
C'est parce qu'elle avait les joues rondes qu'on l'appelait Pomme. Elles étaient aussi très lisses, ses joues, et quand on en parlait devant elle, de ses joues, tellement elles étaient lisses et rondes, ça les faisait même reluire un peu.
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Par rolandm1, le 02/03/2013
Anaïs nue de
Pascal Lainé
Ses jambes très blanches paraissaient extrèmement longues sous le tissu léger de sa jupe qui flottait. Elle allait nus pieds. Elle n'imaginait pas que le directeur l'aurait autorisée à remettre des chaussures. Elle avait noué à la hâte ses cheveux en queue de cheval Anaïs songea qu'elle ne portat pas de chaussures et qu'une mise aussi négligée n'irait surement pas. Prise au dépourvu elle contemplait machinalement ses orteils et les flammes des bougies dont la lueur vacillante faisait flotter dans la nuit les homards et les langoustines
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Derniers jours avant fermeture de
Pascal Lainé
« Combien de millénaires de patiente réflexion, de travail, d’amour, d’énergie, de talent, de pensées sublimes et généreuses pour arriver à ceci : le Journal Télévisé de 20 heures ! ».
« L’amour de l’humanité est le seul bien et la seule richesse des hommes, chacun en détient une pard d’autant plus grande qu’il ne possède rien d’autre ».
« Les esclaves seuls demandent pourquoi ils sont venus sur terre et ils trouvent aussitôt un maître pour le leur expliquer ».
« Les vieux ne se lassaient pas d’entendre les mêmes anecdotes leur apporter la preuve qu’ils avaient existé. … Les vieux ne s’ennuient pas : ils sont occupés à ne pas oublier de vivre. Il n’ont jamais assez de temps. »
« Les soldats des armées modernes glisseront du pied sur les plans d’invations des état-smajors et finiront la campagne en barbotant dans les eaux usées de l’actualité ».
« Comme le temps passe, les amis, et tant de choses, pourtant, n’arrivent pas à passer ! ».
« Une ligne à haute tension filait vers l’horizon, telle une portée musicale que le silence environnant aurait fait ployer entre les barres de mesure ».
« Le bonheur passe trop vite, du simple fait qu’il passe ! ».
« Nous tous qui sentons que nous sommes au monde par mégarde, passons notre vie à chercher un sens au hasard et nous obstinons à exister, dans notre crainte un peu abjecte de laisser le monde durer encore sans nous et sans la moindre trace de notre passage ».
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