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Pitbull de
Pierre Bourgeade
En Belgique et en France, je ne devrais pas être puni, je devrais être remercié, félicité, décoré ! Je serai condamné, mais pour la forme. Quinze ou vingt ans de réclusion, en additionnant tout. Si j’en prends pour vingt ans, dans la pire hypothèse, grâce au jeu des remises de peine je n’en ferai que dix, à tout casser. J’ai vingt-sept ans, j’en aurai trente-sept maxi quand je sortirai. Je serai jeune, je serai libre, je serai riche.
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Pitbull de
Pierre Bourgeade
Mon affaire ne se présente pas trop mal. Après tout, en faisant ce que j’ai fait, j’ai rendu service à la Société… cette société qui n’ose plus se débarrasser de ses monstres. J’ai fait le ménage pour elle. Je l’ai débarrassée de cette racaille criminelle qui, laissée vivante, lui aurait coûté terriblement cher en fric, pour ne pas dire en vies humaines ! J’ai liquidé un parasite, organisateur de rapt ...
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Pitbull de
Pierre Bourgeade
C’est chez lui que les Rambo du GIGN et du RAID viennent s’équiper en cas de coup dur, car mieux vaut alors avoir entre les mains cette bonne vieille riflette que le sinistre « Clairon » de l’armée française, qui a coûté plus de cinquante milliards aux contribuables, et avec lequel notre champion olympique, Jean-Pierre Amat lui-même, serait incapable de toucher un éléphant dans un couloir.
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Pitbull de
Pierre Bourgeade
Quand les choses se passent dans l’ombre, les gens qu’on désire manipuler gardent une certaine marge de manœuvre, mais lorsque du premier coup ces affaires éclatent au grand jour, comme aujourd’hui, ces mêmes gens sont pris au piège, l’opinion exige qu’ils réagissent immédiatement, ils n’ont pas le temps de contre-attaquer !
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Pitbull de
Pierre Bourgeade
Dans les heures qui suivent, le scoop est repris par les divers médias du monde occidental, pour qui l’absence d’une star à un dîner passe évidemment avant les guerres, massacres, génocides, épidémies, famines et horreurs planétaires en tout genre qui sont devenus le pain quotidien de l’opinion.
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Pitbull de
Pierre Bourgeade
Vous savez, les femmes… elles vivent avec vous… elles couchent avec vous… Est-ce qu’elles vous aiment, est-ce qu’elles vous haïssent ?… Tout ce que je puis dire, c’est que je l’aimais, moi, passionnément. Je l’aimais, je l’aime, je ne pourrai jamais aimer une autre femme.
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Pitbull de
Pierre Bourgeade
Si vous connaissiez le code de déontologie de la chaîne, vous sauriez qu’elle ne dévoile jamais ses sources. Vous pouvez téléphoner à notre rédaction de la cabine qui se trouve dans le hall d’entrée de TF 1, personne ici n’ira vous dénoncer !
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Pitbull de
Pierre Bourgeade
Quand je veux du blé, je m’efforce de rendre un petit service, ici ou là. En 1997, à Paris, ce ne sont pas les occasions qui manquent. Le fric est partout. Pour être fauché, ou même chômeur, il faut vraiment le vouloir !
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Par Juin, le 01/03/2013
Les Ames juives de
Pierre Bourgeade
"- (...) N'avaient-ils pas compris qu'en acceptant l'étoile jaune ils se reconnaissaient comme des sous-hommes que ne protégaient plus aucune loi?...
- Je ne sais pas...
- Non. Ils avaient des yeux, ils ne voyaient pas. Ils avaient des oreilles, ils n'entendaient pas. Ils refusaient de comprendre. Ils n'avaient même pas, comme moi, cherché leur salut dans la fuite. Ils avaient adopté, de toutes les habitudes juives, la plus haïssable, la patience. La patience des Juifs!...Dos courbé, rage rentrée, coeur de caillou!...L'envahisseur passera, mais l'éternal restera! La patience!...Ils avaient patienté, ils avaient enduré, ils avaient attendu. Ils avaient attendu...attendu....attendu...et à force d'attendre, ils avaient vu venir le jour...
- Le jour?...
- Le jour de cendres. Le jour où fut prise cette autre photo"
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Par solasub, le 19/01/2012
La Nature du Roman de
Pierre Bourgeade
La nature du roman est le sexe. Le roman est un acte sexuel. La nature du roman est une femme rousse, dans une salle obscure, qui convoite un acteur de cinéma. « Tout à l'heure, chez moi, Lexington Avenue. » Elle ferme les yeux et s'enfonce les ongles dans les paumes. La nature du roman est un vieil homme, assis sur un pliant, la nuque protégée du soleil par un mouchoir, qui regarde, immobile, le paysage poussiéreux. Il boit une orchiatta, que lui apporte un jeune garçon de café, en qui il croit vaguement se reconnaître, et tirant de sa poche un carnet, il tente de noter un souvenir qui vient de lui traverser l'esprit. Sa main tremble. La nature du roman est la guerre entre le désir et la mémoire, entre l'écriture et le temps. La nature du roman est l'impossible.
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