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Par nath45, le 15/05/2012
Un enfant du pays de
Richard Wright
Que dire de plus alors que Débézed et Gringo ont bien cerné le livre, un livre qui parle de l'injustice, de la condition des noirs dans les années 30…
Bigger, jeune afro-américain d'un ghetto de Chicago, est obligé de postuler chez les Dalton comme chauffeur. Le soir même de son embauche il doit conduire la fille des Dalton, Mary à l’université, mais en fait, elle lui ordonne d’aller prendre son petit ami Jan qui est communiste. Durant la soirée, Mary et Jan lui demandent de leur faire découvrir son quartier, ils l’invitent à dîner. A la fin de la soirée, Jan prend le tram et Bigger raccompagne Mary totalement ivre dans sa chambre, c’est à ce moment que la tragédie commence, Mme Dalton qui est aveugle entre dans la chambre de sa fille, Bigger pour ne pas être surpris en tant que noir dans la chambre d’une jeune fille blanche, empêche Mary de parler en lui mettant un oreiller sur la tête, elle meurt par étouffement. Il met en place un alibi qui ne tiendra pas très longtemps, alors commence la chasse à l’homme, un autre meurtre, un procès qui mènera Bigger à la chaise électrique.
Un roman qui nous interpelle, vraiment à découvrir.
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Par Yuko, le 10/08/2010
Les enfants de l'oncle Tom de
Richard Wright
"Les blancs n'ont jamais laissés une chance ! Jamais ils n'ont laissé la moind' chance à un noi' ! Ils n'vous laissent rien à vous de toute vo' vie. Y vous prennent vot' terre ! Y vous prennent vot' liberté ! Y vous prennent vos femmes ! Et après ça, y vous prennent vot' vie."
Il se tourna vers elle hurlant "Et faut enco' que j'me fasse poignarder dans l'dos par les miens. Quand j'ai les yeux su' les blancs pou' les empêcher de m'tuer, c'est les miens qui viennent me faire un crochepied !
Il retomba à genoux dans la poussière en sanglotant ; au bout d'un petit moment il leva les yeux au ciel, et son visage ruisselait de larmes (...) "Ca n'veut pus rien di' ! Si on s'bat, faut mouri'. Si on s'bat pas, faut mouri' ! D'une façon comme d'un' aut', ça n'veut rien di'... "
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Par Austral, le 14/09/2010
Une faim d'égalité de
Richard Wright
La vie se suffit à elle-même si elle est vécue et sentie directement et avec suffisamment d'intensité, et nous devons, j'aime à le proclamer, nous méfier de ceux qui, prétextant l'urgence d'une situation de crise, tentent d'interposer l'écran étranger et douteux de la soi-disant réalité entre notre regard et les besoins criants d'un monde qu'il est de notre condition de ne voir que de manière trop poignante et trop brève.
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Par -Clea-, le 20/08/2011
Black Boy de
Richard Wright
Je quittais le Sud pour me lancer dans l’inconnu, à la rencontre de situations nouvelles qui m’arracheraient peut-être d’autres réactions. Et si je pouvais trouver une vie différente, alors peut-être pourrais-je, lentement et graduellement, apprendre qui j’étais, et ce que je pourrais devenir. Je quittais le Sud non pour oublier le Sud, mais afin de pouvoir un jour le comprendre, savoir ce que ses rigueurs m’avaient fait, à moi et à tous ses enfants. Je fuyais pour que fonde cette insensibilité consécutive à des années de vie défensive et pour pouvoir sentir (beaucoup plus tard et loin de là) les cicatrices douloureuses laissées par ma vie dans le Sud.
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Par Austral, le 14/09/2010
Une faim d'égalité de
Richard Wright
Elle vint timidement auprès de moi.
- Fais voir, dit-elle.
- Voir quoi ? demandai-je.
- Ce livre.
Je lui donnai le livre. Elle le regarda attentivement. Je vis qu'elle le tenait à l'envers.
- Qu'est-ce qu'y a là-dedans qu'tu lis sans arrêt ? demanda-t-elle.
- Tu ne sais donc pas lire ? interrogeai-je.
- Non, ricana-t-elle. Tu sais bien que j'sais pas lire.
- Tu sais lire un peu, fis-je.
- Non, répondit-elle.
Je la regardai fixement en me demandant ce qu'une vie comme la sienne signifiait dans l'ordre des choses. J'en vins à la conclusion qu'elle ne signifiait absolument rien. Et la mienne ne signifiait rien non plus.
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Par Austral, le 10/09/2010
Le Transfuge de
Richard Wright
Toute sa vie avait été infestée par des relations auxquelles il s'était laissé prendre et dans lesquelles les autres avaient essayé de profiter de lui parce qu'ils pensaient qu'il était faible et naïf.
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Par -Clea-, le 20/08/2011
Black Boy de
Richard Wright
J’avais commencé trop tard à affronter le monde blanc. Il m’était impossible de faire de la servilité une partie machinale de mon comportement. J’étais forcé de considérer et de comprendre le plus insignifiant des incidents d’origine raciale à la lumière du problème général de la race, et à chacun de ces incidents insignifiants, je me consacrais tout entier. Quand je me trouvais devant un Blanc, il me fallait réfléchir à chaque geste que j’allais faire, à chaque mot que j’allais dire. C’était plus fort que moi. Je ne pouvais pas sourire.
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Par -Clea-, le 20/08/2011
Black Boy de
Richard Wright
-Ecoute, mon petit gars, fit-il. Tu es jeune garçon noir et tu tâches de te faire quelques sous. Parfait. Je ne veux pas t’empêcher de vendre ces journaux, si tu tiens à les vendre. Mais ça fait 2 mois que je les lis et je sais ce qu’ils veulent. En les vendant, tu pousses tout simplement les Blancs à te tuer.