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Un bûcher sous la neige de
Susan Fletcher
Quand même j'ai un réconfort. Il est petit, mais je l'ai, ce réconfort, je me le chuchote au creux de mes mains. Des gens sont en vie grâce à moi. C'est vrai. Il sont en vie parce que je les ai sauvés, parce que j'ai écouté la voix de mon âme, la chanson de mes os, les paroles de la terre.J'ai écouté mes entrailles, mon ventre, ma poitrine. Mon instinct.
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Par Lwenn, le 21/12/2010
Un bûcher sous la neige de
Susan Fletcher
Un sombre endroit... Oui, pour un temps. Un temps, c'est ça qu'on en dira, et on secouera la tête. Un temps, les gens n'iront pas là-bas, ou s'ils y vont ils traverseront le glen en hâte et sans lever les yeux vers ses hauteurs à l'air libre. Mais l'ombre ne fait que passer. Avant que l'ombre vienne, il y a de la lumière, et après c'est derechef la lumière, car l'ombre pourrait-elle exister autrement? Si la lumière n'existait pas ?
Alors, un sombre endroit ? Pour le moment. Mais Glencoe brillera toujours.
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Par Marsup, le 17/10/2010
Un bûcher sous la neige de
Susan Fletcher
"Tout ce que j'aimais m'entourait, rivières, rochers. Les bêtes. Les bruits du vent. Et je leur en étais reconnaissante. J'étais reconnaissante, car parmi eux je pouvais guérir les blessures en moi, les pertes, le chagrin. Ce que mon âme avait de meurtri, je pouvais le soigner et le nourrir dans ma cabane, ou sur les hauteurs, et qui en fait autant? De nos jours, qui prend le temps de soigner son âme?"
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Par Nadael, le 12/04/2011
Un bûcher sous la neige de
Susan Fletcher
La manière de mourir peut nous faire peur. Nous pouvons craindre la douleur, je la crains, tellement fort... Mais le mot mort, c'est comme ailleurs, il parle d'un autre endroit, l'endroit où sont les autres. A dire le moins, monsieur, il y a cette vérité : une vie laisse toujours des traces. Des enfants, des récits, des paroles sorties de la bouche de cette personne. Les noms qu'elle a donnés à des endroits. Les empreintes qu'elle a laissées dans la terre, les marques sur une écorces. Les gens qu'elle a aimés, et à qui elle l'a dit.
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Par Marsup, le 15/10/2010
Un bûcher sous la neige de
Susan Fletcher
« On estime que durant les trois siècles précédents, ce sont plus de cent mille femmes – pour la plupart instruites, indépendantes, âgées ou ayant leur franc-parler – qui furent traduites en justice, accusées de sorcellerie. La torture était couramment pratiquée pour obtenir des aveux. En Europe, le nombre de ces meurtres se monte à quarante mille. »
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Par kathel, le 26/12/2010
Avis de tempête de
Susan Fletcher
L’eau grise, immense. L’eau sans cesse agitée, avec des pointes blanches sur les vagues grises. Il y avait des ferries, et des bouches d’aération. Des pies de mer, avec leurs becs orange, debout dans les criques. Les phoques clignaient de l’œil, les herbes tremblaient, et le soir le phare de Caldey Island faisait lentement tourner son œil pâle.
Une côte d’écume et de lumière. Avec une maison que je vois encore : battue par les vents, usée par le sel. Ses haies de prunelliers, se porte d’entrée verte. Les ajoncs du chemin côtier débordaient sur le jardin, et des goélands argentés, toute une rangée, étaient perchés sur le toit, gris, debout sur une patte. Tu te rappelles ? Ils blottissaient la tête sous l’aile, rayaient les tuiles de blanc. A deux prés de là, il y avait des chevaux. Les jours de tempête, ils dressaient la queue et prenaient la fuite.
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Par Marsup, le 15/10/2010
Un bûcher sous la neige de
Susan Fletcher
« Je marche là où elle marche, je vois ce qu’elle voit. Quel don ! J’écris ceci dans ma chambre, comme toujours. Mais elle parle avec tant d’éloquence de sa vie sauvage, dans la bruyère et parmi les rochers, que je m’y sens plongé. Est-ce de la sorcellerie ? Ce don ? Ses propos s’incrustent en moi. »
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Par Nadael, le 12/04/2011
Un bûcher sous la neige de
Susan Fletcher
Le monde respirait autour de moi, se dépliait, se déployait, et que demander de plus ? Qu'y a-t-il de mieux ? Que tenir cette petite place dans le monde ? Je posais cette question en regardant le givre couvrir les pentes, où la fumée monter de mon feu. Il n'y a rien de mieux, je me disais.
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Par Aifelle, le 30/11/2010
Un bûcher sous la neige de
Susan Fletcher
"Est-ce que je n'ai pas eu la chance de vivre au grand vent ? Mon coeur me parlait et je l'entendais. Je le laissais chanter sa chanson, je me fiais à moi-même et j'avais foi dans le monde, car pourquoi n'aurions-nous pas foi en lui ? Puisqu'une petite graine peut devenir un arbre avec le temps, et que les oiseaux se rappellent où sont leurs vieux nids, et qu'une jument comprend nord-ouest et va, et que la lune fait monter et descendre les flots argentés de la mer, est-ce que çà ne mérite pas notre foi ?".
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Par Marsup, le 15/10/2010
Un bûcher sous la neige de
Susan Fletcher
"Une femme sans entrave est cause de grands désordres."