> Marie-Claire Pasquier (Traducteur)

ISBN : 2259206484
Éditeur : Plon (2008)


Note moyenne : 3.69/5 (sur 26 notes) Ajouter à mes livres
Après le succès international de son premier roman, La Fille de l'Irlandais, Susan Fletcher revient avec un deuxième livre encore plus réussi. Moïra, vingt-huit ans, est au chevet de sa jeune s?ur, Amy, qu'une terrible et inexplicable chute a plongée dans le coma depuis... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Melopee, le 11 juin 2011

    Melopee
    Moïra approche la trentaine et débute le récit en se confiant à sa soeur, d'une dizaine d'années plus jeune. Tout semblerait normal voire banal excepté le fait que son interlocutrice, Amy (sa soeur) ne répond pas, et pour cause, puisqu'elle se trouve plongée dans le coma depuis quatre ans, à la suite d'une chute.
    Moïra se livre et dévoile des pans de sa vie à ce corps inerte qui ne réagit pas. Elle confie ses années de jeunesse, le sentiment de trahison éprouvé lors de la naissance d'Amy, sa solitude, ses abandons.
    Ce livre est un flash-back sur l'errance d'une jeune femme qui a du mal à trouver sa place, sur les difficiles relations qui s'instaurent entre sœur et sœur.
    En toile de fond l'environnement est puissamment poétique, il suggère de multiples émotions : c'est au bord de la mer que tout se trame, c'est au creux des vagues que filent les mots.
    Que je me sens petite et maladroite face à une telle oeuvre ! J'ai été secouée par ce livre qui a une force considérable. Que l'auteur est jeune ! Comment est-il possible qu'elle cerne si bien les difficultés d'être, de paraître et de transmettre? Ce livre est une grosse claque car lorsqu'on plonge dans le récit on sent tour à tour l'écume de la mer, le plancher qui craque, le vent qui fouette notre visage.
    L'auteur alterne entre le "je" et le "elle" dans son récit, pour montrer toute la difficulté d'être soi entièrement, comme si certains épisodes mériteraient de la distance et du discernement.
    C'est beau, c'est frais... je suis sous le charme !
    Un gros, gros coup de coeur ! Rien à redire pour ce livre si ce n'est "lisez-le !"
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    • Livres 4.00/5
    Par kathel, le 26 décembre 2010

    kathel
    Si vous cherchez un roman battu par les vents, sur la côte du Pays de Galles, qui soit aussi une histoire de famille, pleine d'incompréhension et de culpabilité, ce roman est pour vous… Une jeune femme, Moïra, se rend tous les jours au chevet de sa jeune sœur plongée dans le coma depuis un accident dont on ne sait rien. Pourquoi Moïra se sent coupable, on l'ignore aussi, et c'est au lecteur de reconstituer, petit à petit, une histoire de famille somme toute assez simple. L'aînée a onze ans, quand ses parents lui annoncent une future naissance, et, se sentant dépossédée de leur amour, elle choisit un pensionnat éloigné où elle peut continuer ses études après l'école communale. Elève brillante, mais fière et peu sociable, elle vit assez mal ses années de pension. La partie au pensionnat, quoique intéressante, semble intemporelle, j'ai eu du mal à croire que cela se passait à la fin des années 80, et donne une légère impression de déjà-lu.
    Mais au-delà de l'histoire, c'est le style qui marque et qui reste en mémoire : poétique, plein d'images très belles et musical en même temps, il déroule des paysages, bords de mer, marais et falaises, petits villages et prairies, comme j'ai rarement eu l'occasion d'en voir entre les mots ! Alors, quelques longueurs à peine, ou c'est moi qui n'étais pas assez patiente, mais une écriture superbe et des personnages attachants malgré ou à cause de leurs défauts, il s'en est fallu d'un rien que ce soit un coup de cœur !

    Lien : http://lettres-expres.over-blog.com/article-susan-fletcher-avis-de-t..
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    • Livres 4.00/5
    Par lapublivore, le 26 décembre 2011

    lapublivore
    Voilà un texte empreint de mélancolie, émouvant, plein de tact, malgré une héroïne qui n'a rien d'une héroïne : bancale, décalée, surdouée, maigrichonne, et associale. Elle relate sa vie à sa soeur endormie, à qui elle dévoile son amour bien tardivement, éprouvant tant de culpabilité à l'avoir si longtemps rejettée : se sentant trahie par ses parents au moment de la naissance de cette petite dernière, elle l'a toujours profondément jalousée. Bénéficiant d'une bourse, elle part en internat, lui permettant de fuir les siens. Rejettée par ses camarades, elle se plonge dans les sciences à la bibliothèque, se rassure dans une profonde solitude. Elle vivra ensuite une vie de femme à laquelle elle n'était pas destinée, et en fera la narration à sa soeur commateuse.
    Voilà une écriture pointue, mais d'une certaine tristesse (ou sagesse ?), où les dernières pages sont particulièrement belles. Les passages durs sont vite balayés, en quelques lignes d'autant plus puissantes.
    MON AVIS COMPLET SUR MON BLOG POUR LES CURIEUX !

    Lien : http://lapublivore.wordpress.com/2011/12/26/avis-de-tempete-susan-fl..
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    • Livres 3.00/5
    Par SD49, le 12 mars 2011

    SD49
    Moïra raconte sa vie à Amy sa jeune soeur dans le coma depuis quelques années. On ne sais pas très bien quel âge a sa soeur, les informations arriveront petit à petit.
    Les deux soeurs ont de nombreuses années d'écart et Moïra a pris l'arrivée d'Amy comme une trahison de la part de ses parents, d'ailleurs elle leur en veut pendant de très nombreuses années mais maintenant Moïra se reproche le comportement qu'elle a eu envers sa soeur.
    Elle lui raconte donc sa vie pour exorciser tout cela.
    J'ai un avis mitigé sur ce livre. J'ai bien aimé toute la partie de la jeunesse et de l'adolescence de Moïra, c'est une fille brillante mais qui ne connaît pas grand chose de la vie notamment à l'adolescence. Elle part en pension après l'école primaire loin de chez elle. Elle s'éloigne progressivement de sa famille, ses parents voudraient pourtant garder le contact avec elle.
    J'ai beaucoup moins aimé la partie après le mariage de Moïra, je l'ai trouvé moins intéressante et cela traînait un peu en longueur, c'est cette partie qui fait que mon avis sur le livre est plutôt moyen.
    Je vais certainement lire La fille de l'Irlandais du même auteur car il est dans ma PAL et j'avais déja lu et aimé Un bûcher sous la neige.


    Lien : http://pages.de.lecture.de.sandrine.over-blog.com
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    • Livres 5.00/5
    Par claire50, le 23 novembre 2011

    claire50
    Encore un bon livre de Susan Fletcher. Moira est au chevet de sa soeur Amy, dans le coma et lui raconte sa jeunesse, son adolescence et sa vie de jeune femme. le langage est à nouveau enivrant et tragique quant il s'agit pour Moira d'avouer qu'elle a été une horrible soeur avec Amy et cela depuis le jour de sa naissance. A lire
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Citations et extraits

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  • Par kathel, le 26 décembre 2010

    L’eau grise, immense. L’eau sans cesse agitée, avec des pointes blanches sur les vagues grises. Il y avait des ferries, et des bouches d’aération. Des pies de mer, avec leurs becs orange, debout dans les criques. Les phoques clignaient de l’œil, les herbes tremblaient, et le soir le phare de Caldey Island faisait lentement tourner son œil pâle.
    Une côte d’écume et de lumière. Avec une maison que je vois encore : battue par les vents, usée par le sel. Ses haies de prunelliers, se porte d’entrée verte. Les ajoncs du chemin côtier débordaient sur le jardin, et des goélands argentés, toute une rangée, étaient perchés sur le toit, gris, debout sur une patte. Tu te rappelles ? Ils blottissaient la tête sous l’aile, rayaient les tuiles de blanc. A deux prés de là, il y avait des chevaux. Les jours de tempête, ils dressaient la queue et prenaient la fuite.
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  • Par Melopee, le 11 juin 2011

    Est-ce que tu entends, seulement? Ce que je te dis? On nous dit que oui. Tu dors, mais ce n'est pas le sommeil que je connais. Tu fais très peu de mouvements, jamais tu ne t'étires. Ton sommeil est à moitié vrai, il atteint jusqu'à l'âme, et peut-être est-il froid, comme sous des voûtes ou dans une pièce humide, ou alors c'est un vaste paysage désert dans lequel tu es seule. Ou bien tu es sous la glace, et tu frappes.
    Ou alors tu es enterrée. Et c'est comme ça que j'en suis venue à te voir au cours de ces quatre années : enfermée, muette. Ensevelie au plus profond de la terre.
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  • Par lapublivore, le 26 décembre 2011

    Les rêves, Amy. Les rêves que j’ai faits, au cours de ces quelques semaines. Til n’avait pas tort. On n’échappe pas aux rêves, on ne peut pas les laisser sur les draps de son lit quand n se réveille. On peut essayer. Mais ils vous suivent à pas feutrés. Ils respirent, et vous le sentez. Et cela fait peur, ma petite chérie. Ils ne contiennent ni baume ni douceur. Les rêves, si inoffensifs qu’ils paraissent, donnent un sentiment de malaise, quand on se les remémore. On se retourne pour les voir. On en sent les abîmes.
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  • Par lapublivore, le 26 décembre 2011

    Et puis je voulais te dire une chose, avant de repartir ce soir : je crois que le monde est tel que nous choisissons de le voir. Ce n’est pas plus compliqué que ça. Au bout du compte, notre bonheur dépend de nous, et de personne d’autre. […] Mais je crois que si nous voulons nous rendre malheureux, nous y parvenons. Si nous voulons être seuls, nous le sommes, tôt ou tard.
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  • Par lapublivore, le 26 décembre 2011

    C’était Pâques. Je m’en souviens. Car de Stackpole avait été apporté dans le train un sachet d’oeufs en chocolat, et sur le panneau d’affichage de l’église en haut de la rue, on pouvait lire Il est ressuscité. « Encore ! » avait dit Amy, en soupirant. Et secouant la tête : « Est-ce qu’Il n’est pas déjà ressuscité ? ».
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