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Par Arnaud302, le 08/02/2012
De sang-froid : Récit véridique d'un meurtre multiple et de ses conséquences de
Truman Capote
The village of Holcomb stands on the high wheat plains of western Kansas, a lonesome area that other Kansans call 'out there'.
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De sang-froid : Récit véridique d'un meurtre multiple et de ses conséquences de
Truman Capote
"Le village de Holcomb est situé sur les hautes plaines à blé de l'ouest du Kansas, une région solitaire que les autres habitants du Kansas appellent "là-bas". A quelques soixante-dix miles à l'est de la frontière du Colorado, la région a une atmophère qui est plutôt Far West que Middle West avec son dur ciel bleu et son air d'une pureté de désert. Le parler local est hérissé d'un accent de la plaine, un nasillement de cow-boy, et nombreux sont les hommes qui portent d'étroits pantalons de pionniers, de grands chapeaux de feutre et des bottes à bouts pointus et à talons hauts. Le pays est plat et la vue étonnamment vaste : des chevaux, des troupeaux de bétail, une masse blanche d'élévateurs à grain, qui se dressent aussi gracieusement que des temples grecs, sont visibles bien avant que le voyageur ne les atteigne."
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Par einoha, le 26/10/2010
Petit-déjeuner chez Tiffany de
Truman Capote
Elle tenait toujours son chat. "Pauvre cloche, dit-elle en lui grattant la tête. Pauvre cloche sans nom. C'est un peu embêtant qu'il n'ait pas de nom, mais je n'ai pas le droit de lui en donner un, il faudra qu'il attende jusqu'à ce qu'il appartienne à quelqu'un. On s'est juste rencontrés un jour, près de la rivière, mais on n'appartient pas l'un à l'autre : il est indépendant et moi aussi. Je ne veux rien posséder jusqu'au jour où je saurai que j'ai trouvé l'endroit où je me sentirai vraiment chez moi."
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Par chartel, le 31/08/2007
De sang-froid : Récit véridique d'un meurtre multiple et de ses conséquences de
Truman Capote
J'ai remarqué quelque chose de bizarre: la bourse de Nancy. Elle était sur le plancher, comme ouverte. On a traversé la salle à manger et nous nous sommes arrêtées au bas de l'escalier. La chambre de Nancy est juste en haut. Je l'ai appelée et j'ai commencé à monter, et Nancy Ewalt m'a suivie. Le bruit de nos pas m'effrayait plus que tout, ils étaient si bruyants et tout le reste était tellement silencieux. La porte de Nancy était ouverte. Les rideaux n'avaient pas été tirés, et la chambre était inondée de soleil. Je ne me souviens pas d'avoir crié. Nancy Ewalt dit que si, je criais, criais. Je ne me souviens que de l'ours en peluche de Nancy qui me fixait. Et Nancy. Et que nous sommes parties à la course...
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Par Woland, le 24/10/2010
Cercueils sur mesure de
Truman Capote
[...] ... Jake : Les Roberts n'avaient pas d'enfants. Pas d'ennemis non plus. Tout le monde les aimait bien. Amelia travaillait pour son mari ; elle était sa secrétaire. Ils n'avaient qu'une voiture et, avec, ils se rendaient toujours ensemble à leur travail. Le matin où c'est arrivé, il faisait très chaud. Une chaleur de four. Donc, quand ils sont sortis pour reprendre leur voiture, ils ont dû être surpris de trouver toutes les vitres relevées. Toujours est-il qu'ils sont montés chacun par une portière et, à peine ils étaient dedans - crac ! une flopée de crotales leur a sauté dessus comme l'éclair. On a trouvé neuf gros crotales dans cette bagnole. Tous les neuf piqués aux amphétamines ; ils étaient fous, ils ont mordu les Roberts partout : le cou, les bras, les oreilles, les joues, les mains. Pauvres gens. Leurs têtes étaient énormes, gonflées comme des citrouilles de Halloween peintes en vert. Ils ont dû mourir instantanément. Du moins, je l'espère. Ca, je l'espère vraiment de tout mon coeur.
TC : Les crotales ne sont pas tellement fréquents dans la région. Pas les crotales de ce calibre. On avait dû les amener.
Jake : En effet. D'un élevage de serpents à Nogales, Texas. Mais ce n'est pas le moment de vous dire comment je sais ça. ... [...]
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Par alicejo, le 26/10/2010
De sang-froid : Récit véridique d'un meurtre multiple et de ses conséquences de
Truman Capote
Perry dit : "Est-ce que j'ai des regrets? Si c'est ce que tu veux dire, non. Je ne ressens rien . Je voudrais bien. Mais ça me laisse complétement froid. Une demi-heure après que ce soit arrivé, Dick blaguait et moi, je riais. Peut-être qu'on n'est pas humains. J'suis assez humain pour m'apitoyer sur moi-même. Je regrette de ne pas pouvoir sortir d'ici qu'en tu t'en iras. Mais c'est tout.
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Par Woland, le 24/10/2010
Cercueils sur mesure de
Truman Capote
[...] ... Je pris une douche, posai une bouteille de cognac à côté de mon lit, me glissai sous les couvertures, pris le téléphone sur la table de chevet, le calai sur mon estomac et fis le numéro de l'état de l'Oregon que l'on m'avait donné. Le fils de Jake me répondit ; il me dit que son père était sorti, il ne savait pas où il était allé ni quand il rentrerait. Je laissai un message pour Jake, lui demandant de m'appeler quelle que fût l'heure. Je me remplis la bouche de tout le cognac qu'elle pouvait contenir et m'en rinçai le palais comme avec un gargarisme, un remède pour empêcher mes dents de claquer. Puis je laissai le cognac couler doucement au fond de ma gorge. Le sommeil, sous la forme d'une rivière murmurante incurvée, se diffusa dans ma tête ; finalement, c'était toujours la rivière ; tout y revenait. Quinn avait peut-être fourni les crotales, le feu, la nicotine, le fil d'acier ; mais la rivière avait inspiré ses initiatives et maintenant, elle avait revendiqué Addie à son tour. Addie : ses cheveux prisonniers de l'entrelacs des rameaux aquatiques flottaient dans mon rêve, devant son visage noyé, comme un voile de marié.
Un tremblement de terre me réveilla ; ce tremblement était le téléphone vibrant sur mon estomac d'où il n'avais pas bougé depuis que je m'étais assoupi. ... [...]
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Par Spilett, le 11/03/2010
De sang-froid : Récit véridique d'un meurtre multiple et de ses conséquences de
Truman Capote
Ce pauvre Andy, il a balancé longtemps au bout de la corde. Ils ont dû avoir un drôle de nettoyage à faire. Toutes les deux minutes, le médecin venait à la porte et faisait deux pas dehors; il restait là, le stéthoscope à la main. On peut pas dire que son boulot l'amusait, il haletait, on aurait dit qu'il suffoquait, et il pleurait aussi. Jimmy a dit :" Regardez-moi cette tapette." J'imagine qu'il sortait pour que les autres voient pas qu'il pleurait. Puis il revenait écouter si le cœur d'Andy battait encore. On aurait dit qu'il s'arrêterait jamais. En fait, le cœur lui a battu pendant dix-neuf minutes.
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La traversée de l'été de
Truman Capote
Il lui attrapa la main et ils se mirent à courir, jusqu'à une paisible ruelle latérale qu'adoucissait encore une rangée d'arbres.Quand ils s'arrêtèrent essoufflés pour s'appuyer contre un mur, il lui glissa dans les mains un petit bouquet de violettes. Elle n'eut pas besoin de les regarder plour savoir qu'il les avait volées, comme si elle avait assisté à la scène. Les fleurs contenaient l'été tout entier,avec ses ombres et ses lumières gravées dans les feuilles, et elle en pressa toute la fraîcheur contre sa joue.
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Par Caralyre, le 27/03/2011
De sang-froid : Récit véridique d'un meurtre multiple et de ses conséquences de
Truman Capote
Un roman policier qui aura au moins le mérite de sortir des sentiers battus.
De par son style :
Le narrateur est sec, froid, journalistique. Il se contente de relater les faits sans chercher à juger ou à influencer le lecteur. Libre à chacun de se faire sa propre opinion. Personnellement j'ai été autant destabilisé qu'impressionné par la manière dont l'auteur réussit à doucement nous faire ressentir de la compassion voir de l'affection pour un des tueurs.
De par sa construction :
La chronologie n'est pas respecté. On dirait plus un regroupement de coupures de presse qu'un véritable roman. Le narrateur, se permettant parfois - avec ironie et malice - de se spoiler lui même ; en révélant le dénouement ou en donnant un aperçu de ce qui va arriver. De la même manière il n'y a aucun rebondissement. Nulle surprise. Et l'intrigue en elle même - peut être parce qu'elle est tristement réelle - est plus que basique.
Mais :
Un livre pas très agréable à lire. Long, parfois vraiment trop froid-scientifique. Cf les 100 dernières pages et les reprises de longues tirades psychologique ou de plaidoiries rendues mots pour mots. On s'énerve, on s'ennuie, on finit par sauter des pages, pour arriver au bout.
A lire pour sortir des éternels romans policiers/de gare.
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