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Par Malaura, le 03/05/2012
Le grand partout de
William T. Vollmann
Vers où aimerais-je me laisser glisser? Si le reste de ma vie était un été, et si je voyageais vers le Grand Partout, comment le monde s'ouvrirait-il devant moi? Je serais fier de pouvoir écrire, en toute sincérité : Les rails, avec le temps, devinrent pour moi un livre merveilleux.
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Par Malaura, le 02/05/2012
Le grand partout de
William T. Vollmann
Et je les voyais partir, et je voulais partir aussi, comme une pluie d'argent ruisselant d'un pont routier.
Je voulais prendre la Hi-Line et fuir ce monde.
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Par Malaura, le 05/05/2012
Le grand partout de
William T. Vollmann
Pendant qu'ils se forment, les mots établissent une relation de "sincérité" avec leur créateur. Une fois que celui-ci en a terminé avec eux, ils vivent tant qu'ils nous inspirent.
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Par Malaura, le 08/05/2012
Le grand partout de
William T. Vollmann
La vie avait été aussi attirante que des rails menant partout et brillant dans le cadre formé par l'obscurité du wagon où je vivais.
Comment puis-je entrer dans l'image elle-même? Pourtant, dès que je le fais, ou peu de temps après, elle perd sa magie, ce qui explique que je veuille de nouveau voyager.
La magie a-t-elle jamais existé? Qui était responsable de sa destruction : moi ou "le réel"?
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Par le_Bison, le 20/04/2012
La Famille royale de
William T. Vollmann
Domino fit glisser une capote sur le pénis de son client avec la langue, entreprit de le sucer, écarta un instant son visage, cligna de l’œil et dit : C’est le pire chewing-gum que j’ai jamais goûté.
Le type se marra si fort qu’il débanda.
Et voilà le travail, dit Domino. T’es cuit.
Hé, une minute, dit le type. Ils regardèrent tous deux son pénis raplapla, comme s’il était en mesure de les sauver l’un de l’autre, mais rien ne se passa.
Plus de chance la prochaine fois, dit Domino. Merci d’être aussi correct.
Elle se leva et sa jupe retomba sur ses genoux, elle enfila ses talons hauts et s’éloigna à longues enjambées triomphantes tandis que le type restait là incrédule, sa bite à la main.
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Par le_Bison, le 18/04/2012
La Famille royale de
William T. Vollmann
Au bout d’une heure, Béatrice, amère et épuisée, était sur le point de renoncer quand un de ses clients réguliers, un veuf d’une cinquantaine d’années dont la bedaine s’incurvait comme une vieille rotonde d’Union Pacific, se gara le long du trottoir. Elle se précipita vers sa voiture. Ils allèrent au Lonely Island Hotel.
[...] Dans la poubelle, il y avait une capote qui venait de servir et d’où dégoulinait du liquide gluant.
Béatrice se déshabilla, s’allongea sur le matelas instable et moisi, et s’endormit aussitôt. Elle rêva de Tournesol. Le type, qui était quelqu’un de bien, resta là un moment à observer sa grosse et belle putain qui ronflait les jambes écartées sur le lit, en remuant presque imperceptiblement son pelvis marbré d’abcès. Puis il déposa trente dollars sur la table de chevet et sortit, en refermant doucement la porte derrière lui.
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Par lanard, le 10/02/2011
Décentrer la Terre : Copernic et les révolutions des sphères célestes de
William T. Vollmann
Si seulement nous pouvions considérer la chose avec nos deux yeux! Mais la majorité des yeux ne peuvent pas distinguer des étoiles qui sont séparées par moins de quatre minutes d'arc.
Moins nous en savons, plus nous sommes libres de conceptualiser. (Orwell: "L'ignorance c'est la force.") Un écrivain de science-fiction des années 50 amoureux d'exactitude se sentait tout à fait libre d'imaginer Vénus comme un monde de marécages et de jungles; nous ne savions pas à quel point il y faisait chaud. n'ayant pas conscience de l'existence de Neptune, et encore moins de la vitesse des vents équatoriaux sur cette planète, Ptolémée avait toute la liberté de parvenir à une conclusion incorrecte à propos de la rotation atmosphérique de la Terre fondée sur des preuves non pertinentes tirées de l'observation. Un scientifique des années 1550 était tout aussi libre de choisir entre l'héliocentrisme de Copernic et le géocentrisme de Ptolémée. Chacun de ces systèmes est allée très loin pour "sauver les apparences". Les divers échecs et incomplétudes de Copernic, sans parler de la préface modestement rassurante que lui avait imposée Osiander ("Laissons donc à ces nouvelles hypothèses le droit de se faire connaître de concert avec les anciennes, sans qu'elles soient en rien plus vraisemblables que ces dernières"), ont dissimulé en grande partie la menace que la théorie Copernicienne allait sans doute faire peser sur un univers littéraliste tiré des Saintes Ecritures; Pourquoi ne pas croire en même temps à l'héliocentrisme et au Trône de Dieu?
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Par le_Bison, le 19/04/2012
La Famille royale de
William T. Vollmann
Tu ne trouves pas que je suis belle à mourir ? demanda Domino, en proie à une euphorie quasi démentielle.
Ça oui, dit le type.
Tu n’es pas obligé de mourir pour moi. C’est moi qui vais te tuer - ha, ha, ha !
Dans une chambre d’hôtel, le type se masturba lentement, puis éjacula sur son visage. Domino alla se laver au lavabo. Cinq minutes plus tard, elle s’était convaincue que rien ne s’était passé, et l’euphorie revint.
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La Famille royale de
William T. Vollmann
Croire que des choses créées par une suite incalculable de causes peuvent durer éternellement est une grave erreur et s'appelle la théorie de la permanence ; mais c'est également une grave erreur que de croire que des choses disparaissent complètement ; cela s'appelle la théorie de la non-existence.
Les Enseignements de Bouddha
(dès le V° siècle av. J.-C.).
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Par le_Bison, le 19/04/2012
La Famille royale de
William T. Vollmann
Ils t’ont lavé le cerveau, ma chérie, avait dit la Reine à Domino à cette occasion. Tu es une gentille fille. Tu as juste rencontré les mauvaises personnes. Ils se servent de toi pour avoir ton corps. Tu n’es pas obligée de sucer la bite du premier venu juste pour avoir ta dose.
Qui es-tu pour me dire ce que je ne dois pas faire ?
Je suis une prostituée, lui dit la Reine. Tout comme toi. Bon, d’accord, une prostituée en semi-retraite. Je m’occupe à présent de mes filles. Et je dis à toutes mes filles : Si vous voulez sucer une bite, allez-y. Mais faites vous payez pour ça. Si vous voulez votre dose, très bien. Mais vous avez le droit d’acheter la came de votre choix avec votre propre argent et celui de ne pas vous faire arnaquer, tu comprends ?
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