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> Jean Bonnefoy (Traducteur)

ISBN : 2070416151
Éditeur : Gallimard (2000)


Note moyenne : 3.86/5 (sur 246 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
L'humour est, il faut l'avouer, assez rare en SF. Douglas Adams a relevé le défi en publiant, à partir d'un feuilleton radiophonique, une série de romans drôles, du moins pour ceux qui goûtent un certain type d'humour anglais. Lorsque d... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par colimasson, le 19 juin 2012

    colimasson
    Armés de leur Guide du Voyageur Galactique, notre équipage constitué d'Arthur, de Ford Prefect, de Zaphod, de Trillian et de Marvin, reprend sa route. Equipe hautement bigarrée puisqu'elle comprend, je vous le rappelle, un astrostoppeur (Ford), le Président de la Galaxie en fuite (Zaphod), un androïde dépressif (Marvin) et deux terriens rescapés de la destruction de leur planète. D'ailleurs, Arthur, qui fait partie des miraculés de cet anéantissement enrageant (il faut rappeler que la Terre a été détruite pour permettre la construction d'une voie rapide intergalactique), a du mal à concevoir qu'il ne puisse plus jamais poser le pied sur son territoire d'origine. Toutefois, cette destruction n'est pas totalement une mauvaise chose pour lui… Sans cela, qu'est-ce qui aurait pu le pousser à s'arracher de sa planète natale sur laquelle il ne trouvait rien de mieux à faire que de s'ennuyer royalement ? A présent, le voilà contraint à vadrouiller de galaxie en galaxie, aussi simplement que lorsqu'il allait autrefois faire ses petites courses chez l'épicier du coin.
    - D'ailleurs, une petite bouffe au resto pour le dîner, cela vous tente mon cher Arthur ?
    Après avoir dépassé les stades du Comment (comment manger ?) et du Pourquoi (pourquoi manger ?), se pose la question du Où (où va-t-on bien déjeuner ?). Le dernier restaurant avant la fin du monde s'impose comme une évidence même si, pour le coup, la question du « où » se double de la question du « quand ». Au voyage galactique à travers les différentes contrées célestes s'ajoute la dimension temporelle, ce qui explique que le restaurant se situe aux derniers instants avant la fin du monde… de quoi éprouver tous les frissons inhérents à l'idée de consommer ici son dernier repas avant que le ciel n'explose en un magnifique Gnab Gib (qui n'est rien de plus que l'inverse du Big Bang). Notre équipage ne restera heureusement pas jusqu'à cette échéance et s'éclipsera de son festin avant de finir lui-même digéré par la gloutonnerie de la fin des temps.
    A travers cieux et à travers temps, ce deuxième tome de la série s'amuse des anachronies et des loufoqueries provoquées par les discordances temporelles. le style, déjà déjanté dans le premier tome, conserve tout son caractère halluciné. Tous les clichés propres au thème du voyage temporel sont évoqués, détournés et transcendés par l'imagination et le comique absurde de Douglas Adams. Au-delà de cette réappropriation des codes propres au genre, il insère également des trouvailles ébouriffantes qui constituent autant de thèses farfelues à des questions cruciales comme l'émergence d'une vie intelligente sur Terre, les origines de l'humanité, les mythes religieux ou l'identité du maître de l'Univers. de quoi faire chauffer les méninges sans ménager la mécanique du rire.
    Ainsi, suite à un retour dans le passé, Arthur retrouve avec émotion sa bonne vieille planète Terre du temps où homo sapiens et hommes de Neandertal partageaient encore la même fricassée terrestre. Avec en tête l'idée d'éviter la destruction de la Terre –prévue pour deux milliards et demi d'années plus tard-, Arthur se donne comme mission de catalyser le développement intellectuel de ses habitants en les initiant au Scrabble. Manque de pot, Arthur confond homo sapiens et hommes de Neandertal. de toute façon, le futur comme le passé sont figés et rien de ce qu'Arthur n'aurait pu entreprendre n'aurait modifié l'avenir de la Terre.
    Le voyage temporel, combiné au voyage spatial, offre une impartialité et une objectivité des regards telles qu'aucun vieux mythe terrestre n'y résiste, et permet des divagations absurdes sur les questions du langage, de la communication et des pratiques culturelles.
    Enfin, j'évoque le point crucial de la série H2G2 : a-t-on trouvé la question qui correspond à la réponse à la Grande Question sur la vie, l'univers et le reste ? Nous aurions pu penser la frôler en rencontrant le maître de l'Univers. Mais celui-ci, gâteux et fou de son minou, ne semble pas la connaître mieux que vous et moi…
    Quel bon prétexte pour poursuivre la lecture de cette série… !


    Lien : http://colimasson.over-blog.com/article-h2g2---tome-2-le-dernier-res..
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    • Livres 4.00/5
    Par Luniver, le 12 août 2012

    Luniver
    Les Vogons ont retrouvé la trace du Cœur-en-Or, dans lequel se trouvent toujours les terriens Arthur et Trillian, l'ex-président de l'univers Zaphod, l'astrostoppeur Ford et le robot dépressif Marvin. Les Vogons font feu, et le Cœur-en-Or se trouve dans l'incapacité de bouger, grâce à Arthur qui a mobilisé toutes les ressources de l'ordinateur pour qu'il lui fasse enfin un thé correct.
    La situation se débloque grâce à une séance de spiritisme, et Zaphod se lance à la poursuite du maître de l'Univers, un peu contre son gré (ou plutôt contre son nouveau gré, puisque l'ancien Zaphod avait tout planifié, puis s'était trépané pour que le nouveau Zaphod n'en sache pas suffisamment pour risquer de faire capoter le plan). le petit groupe visitera également le Vortex à Perspective totale, et prendra un bon repas dans Le dernier restaurant avant la fin du monde.
    J'ai trouvé ce second volume un peu plus décousu que le premier. Les situations loufoques s'enchaînent, mais sans fil directeur évident. D'un autre côté, on pourra me rétorquer que quand on se lance dans cette série, ce n'est pas pour avoir un monde parfaitement articulé et cohérent. À raison ! Je n'ai pas boudé mon plaisir pendant la lecture de ce livre.
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    • Livres 5.00/5
    Par StephaneMei, le 31 juillet 2012

    StephaneMei
    Je viens de finir la lecture du tome 2 de la trilogie en 5 tomes du guide du voyageur galactique. Il me reste donc 3 tomes de la trilogie à lire, n'est-ce pas un peu comme si je n'avais rien lu? Si j'étais un androïde paranoïde, je pense que j'en serais démoralisé au plus haut point, et que j'irais bouder dans mon coin pendant un millénaire ou deux.
    Mais comme je suis un homme singe tout ce qu'il y a de plus stupide, venu d'une planète totalement insignifiante et inoffensive, j'ai bien apprécié.
    Or donc, nous retrouvons le robot Marvin, Arthur, Ford Escort, Trillian et Bibicy dans des aventures palpitantes, que je ne saurais vous narrer. Non que je ne veuille pas déflorer l'intrigue, mais, comment dire?, est-ce que je peux facilement vous parler de la rencontre du maître de l'univers juste après que nos héros eurent assisté à la fin du monde? de la découverte des ancêtres de l'humanité et de l'importance des nettoyeurs de téléphone ? de la méthode pour gagner un procès contre les fabricants de flocons d'avoine ou de pourquoi il ne faut pas demander une tasse de thé à un ordinateur de vaisseau à Générateur d'Improbabilité Infinie ?
    Non.
    Mais il y a pourtant un nombre infini de raisons de lire ce tome 2. Et par infini, s'entend :
    Le Guide du voyageur galactique offre cette définition du mot «infini»:
    Infini: Plus grand que ce que l'on peut trouver de plus grand, et encore. Bien plus grand, même. Pour tout dire: Vraiment incroyablement immense, d'une taille totalement ahurissante. L'infinité est tout bonnement si énorme qu'en comparaison, l'énormité paraît franchement riquiqui. Gigantestesque multiplié par colossal multiplié par vertigineusement vaste: tel est le genre de concept que nous essayons d'évoquer ici.
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    • Livres 5.00/5
    Par leluez, le 24 juillet 2012

    leluez
    Nous retrouvons les personnages du "Guide du routard galactique" à la recherche de l'homme qui dirige l'univers. Leur errance les emmènent à travers l'espace-temps, ce qui donne l'occasion à Adam Douglas de nous imaginer quelques hypothèses croustillantes pour répondre à quelques questions fondamentales. Mais y aura-t-il LA réponse à LA question ? Dois-je le révéler ?
    En fait, cela n'a pas d'importance, c'est vraiment l'imagination débordante de l'auteur qui est réjouissante. Ceci dit, je ne vous donnerai pas la réponse, lisez le !
    Plus j'avance dans cette série, plus je suis curieux de voir ce que donne le film qui en a été tiré … peut être après avoir terminé la série !


    Lien : http://allectures.blogspot.fr/2012/07/le-dernier-restaurant-avant-la..
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  • Par nekomusume, le 08 octobre 2012

    nekomusume
    Après un récit plan dans le premier volet de la trilogie en cinq volumes,l'auteur ajoute la dimension TEMPS à son ouvrage: Ainsi après avoir assisté à la fin du monde, nous sommes témoins des premiers pas de l'humanité sur la Terre précédemment détruite (voir début du volume 1) .
    Dans cet ouvrage les chanteurs morts peuvent donner des concerts (mais est-ce vraiment de la science-fiction?).
    Nos amis sont séparés par la distance comme par le temps, si les uns obtiennent enfin la Question (mais est-ce bien l'ultime question?), les autres rencontrent le véritable dirigeant de l'univers, celui qui reste dans l'ombre (c'est peut-être plus raisonnable d'ailleurs) et l'univers semble en de très bonnes mains!
    Toujours aussi déjanté, toujours avec beaucoup de plaisir aussi, une lecture incontournable pour les amateurs de SF et d'humour déjanté.
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Citations et extraits

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  • Par iarsenea, le 26 avril 2010

    L'Univers: Quelques informations pour vous y faciliter la vie.
    1- SUPERFICIE: Infinie.
    Le Guide du voyageur galactique offre cette définition du mot «infini»:
    Infini: Plus grand que ce que l'on peut trouver de plus grand, et encore. Bien plus grand, même. Pour tout dire: Vraiment incroyablement immense, d'une taille totalement ahurissante. L'infinité est tout bonnement si énorme qu'en comparaison, l'énormité paraît franchement riquiqui. Gigantestesque multiplié par colossal multiplié par vertigineusement vaste: tel est le genre de concept que nous essayons d'évoquer ici.
    2-IMPORTATIONS: Néant.
    (Il est impossible d'importer des objets dans un territoire infini, faute d'une zone extérieure d'où faire provenir les susdites importations.
    3-EXPORTATIONS: Néant.
    (Voir importations).
    4-POPULATION: Néant.
    (On sait qu'il existe un nombre infini de mondes, tout simplement parce qu'il existe une quantité d'espace infinie pour les loger. Tous, toutefois, ne sont pas habités. Par conséquent, il doit exister un nombre fini de mondes habités. Un nombre fini divisé par l'infini est si près de zéro que ça compte pour du beurre, si bien que la population moyenne de toutes les planètes de l'Univers peut donc être considérée comme égale à zéro. D'où il découle que la population totale de tout l'Univers est aussi égale à zéro et donc que tout individu que vous seriez susceptible de croiser de temps à autre ne saurait être que le fruit d'une imagination dérangée.)
    5-UNITÉ MONÉTAIRE: Néant.
    En fait, trois monnaies librement convertibles ont régulièrement cours dans la Galaxie, mais aucune vraiment ne compte: le dollar altaïrien s'est récemment effondré, le grain de Pobble Flaninien ne s'échange que contre d'autres grains de Pobble Flaninien, quant au Piou Triganique Ningi, il pose des problèmes bien spécifiques: certes, son cours actuel de neuf Ningi contre un Piou n'est en soi par sorcier, mais comme le Ningi est une pièce triangulaire en caoutchouc de onze mille kilomètres d'arête, personne encore n'a pu en amasser suffisament pour posséder un seul Piou. Les Ningi ne sont pas négociables, les Galactibanques refusant de manipuler des petites coupures. De l'ensemble de ces prémisses, on peut déduire aisément que les Galactibanques sont également le produit d'une imagination dérangée.
    6-ART: Néant.
    (L'art a pour fonction d'être le miroir où se réflète la nature, et aucun miroir n'est de taille suffisante, voir Paragraphe 1.)
    7-SEXE: Néant.
    Bon, pour dire vrai, il y a pas mal de sexe- essentiellement à cause de l'absence totale d'argent, de commerce, de banque, d'art et autres activités susceptibles de tenir occupés tous ces inexistants habitants de l'Univers. Inutile toutefois de s'embarquer dans une longue discussion sur le sujet, tant il peut être effroyablement compliqué. Pour de plus amples informations, on se reportera de préférence aux chapitres sept, neuf, dix, onze, quatorze, seize, dix-sept, dix-neuf, vingt et un, soixante-neuf et quatre-vingt-quatorze inclus du présent Guide- en fait on pourra fructueusement consulter la majeure partie du reste de cet ouvrage.
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  • Par Ione, le 03 mai 2010

    "Non, la difficulté majeure (soulevée par le voyage dans le temps) est essentiellement d'ordre grammatical et l'ouvrage principal à consulter en la matière est le Manuel des Mille et Une Conjugaisons à l'usage du voyageur temporel, par le Dr Guy-Denis Schlin. Il vous indiquera par exemple comment décrire un événement qui a failli vous advenir dans le passé avant que vous ne l'évitiez par un saut de deux jours dans le futur afin d'y échapper. Lequel événement sera décrit différemment selon que vous l'évoquez depuis votre porpre temps naturel, ou à partir d'un futur antérieur, ou bien encore en se plaçant dans un passé antérieur, la chose se compliquant encore du fait qu'il vous est loisible de tenir une conversation tout en vous déplaçant d'un temps à un autre avec l'intention de devenir votre propre père ou mère.
    La plupart des lecteurs vont jusqu'au Passé antérieur surcomposé de subjonctif futur semi-conditionnel plagal 2e forme avant de renoncer : et de fait, dans les éditions récentes de l'ouvrage, toutes les pages au-delà de ce point sont restées blanches pour économiser sur les frais d'impression."
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  • Par colimasson, le 21 juillet 2012

    L’ennui avec la plupart des moyens de transport, songea-t-il, c’est quand certains ne valent pas le dérangement. Sur Terre (lorsque Terre il y avait encore, avant qu’on ne la démolisse pour laisser place à une nouvelle déviation hyperspatiale) le problème s’était posé avec les voitures : les inconvénients engendrés par l’extraction de quantités de pâte collante et noire du sous-sol où elle reposait tranquillement sans gêner personne, aux seules fins de la convertir en goudron pour recouvrir le terrain, le convertir en fumée pour emplir l’air et finalement déverser le reste dans l’océan, semblaient de loin dépasser l’avantage de pouvoir se rendre plus rapidement d’un point à un autre, surtout lorsque (conséquence prévisible de cet état de choses) votre point d’arrivée était devenu fort semblable à celui de départ, c’est-à-dire : recouvert de goudron, rempli de fumée, et cruellement dépourvu du poisson.
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  • Par leluez, le 21 juillet 2012

    Fort naturellement, bien des ascenseurs, devenus imbus de leur intelligence et de leur prescience, en venaient à ressentir quelque trouble frustration à passer stupidement leur temps à monter et descendre, monter et descendre et d’aucuns, après avoir caressé le fugace désir de glisser latéralement, en manière de révolte existentielle, exigeaient d’être partie prenante dans le processus de décision et finissaient par aller occuper les sous-sols. Pour y bouder.
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  • Par colimasson, le 27 juin 2012

    LE GUIDE EST EXACT. LA REALITE EST BIEN SOUVENT ERRONEE.

    Le fait avait conduit à quelques conséquences remarquables : par exemple, lorsque les rédacteurs du Guide avaient été poursuivis par les familles de ceux qui étaient morts pour avoir pris à la lettre l’article sur la planète Tron (dont le libellé était : « Le Hanneton glouton de Tron fait le régal des touristes de passage » quand il fallait lire « Le Hanneton glouton de Tron fait son régal des touristes de passage »), ils avaient argué que la première version de cette phrase leur paraissait esthétiquement plus plaisante, et cité donc en conséquence un poète qualifié pour qu’il vienne témoigner sous serment que la beauté était la vérité et la vérité la beauté, espérant par là même prouver qu’en l’espèce, le véritable coupable était la Vie elle-même, pour avoir failli à se montrer à la fois belle et vraie. Les juges soutinrent ce point de vue et, dans un poignant discours, accusèrent la Vie elle-même d’outrage à la Cour et s’empressèrent donc de la confisquer à tous les membres de l’assistance avant de lever la séance pour aller passer une agréable soirée à l’ultragolf.
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