Quelques mots sur les personnages
Ce qui suit dévoile des moments clés de l'intrigue.
Il y a deux groupes bien distincts de personnages dans
La nuit des temps : les personnages du passé et ceux du présent. Les chapitres séparent d'ailleurs les événements passés et les événements présents bien que les deux personnages principaux passent parfois de l'un a l'autre.
Les personnages du passé
Ils ont été "idéalisés" par
Barjavel. Il leur a donné la perfection que nous espérons atteindre dans quelques siècles et a, de ce fait, donné un sens tout particulier à son livre. Il les a séparés en deux clans, les "bons" et les "mauvais".
Gondawa, qui se trouvait à l'emplacement actuel du pôle Sud (cet endroit de la planète était habitable car, selon le roman, la planète était penchée de 40 degrés de plus par rapport à sa position actuelle) et Enisoraï, dont une partie a complètement disparu de la surface de la Terre. Enisoraï était situé à l'emplacement actuel des deux Amériques. Suite à l'utilisation désespérée de "l'Arme Solaire" par Gondawa durant la guerre qui opposa les deux continents, cette partie de terre fondit puis fut engloutie par les océans. La planète toute entière fut ébranlée et se décala de 40 degrés.
Parmi les personnages du passé de Gondawa, il y trois personnages clés importants : Eléa, Païkan et Coban. Enisoraï n'a pas de personnage propre, le continent tout entier représente la sauvagerie, le besoin de conquête, l'expansion illimitée.
Eléa
Elle représente l'amour et l'innocence. Eléa avait été sélectionnée comme étant l'une des femmes les plus parfaites de Gondawa et fut choisie pour entrer dans l'Abri, sorte de capsule de survie qui devait permettre à deux personnes de survivre à l'Arme Solaire.
Avant cela, Eléa était unie à Païkan, son "âme-sœur" et ils s'aimaient d'un amour pur et inébranlable. Seulement, la personne qui devait l'accompagner dans l'Abri n'était pas Païkan mais Coban car lui seul savait toutes ces choses qu'il fallait préserver à tout prix. Elle se retrouva dans "l'œuf" malgré elle et se réveilla neuf cent mille ans plus tard, dans un monde où tout était différent et où Païkan n'existait plus…
Païkan
C'est le personnage "absent" du présent et pourtant il a une grande présence grâce à l'amour qu'Eléa lui porte encore. Il tenta par tous les moyens de la sauver de l'Abri mais, lorsqu'il comprit que c'était finalement l'unique moyen de la sauver, il la persuada d'entrer dans l'"oeuf". Au moment de l'entrée en action de l'Arme Solaire, Païkan se disputa avec Coban, le tua et entra lui-même dans "l'œuf". Cependant,
Païkan avait de graves blessures, il ne pouvait se réveiller et survivre que si Eléa lui apportait son aide. Mais ce fut Eléa qui se réveilla en premier et elle ignorait que la personne l'accompagnant n'était pas Coban…
Coban
Il représente le savoir et la sagesse. C'est le directeur de l'université, le plus reconnu des chercheurs de Gondawa. Voulant protéger, non pas son peuple, mais la vie en général, il fit construire une capsule de survie surprotégée (l'Abri) et y introduisit tout le savoir de Gondawa. 5 femmes et 5 hommes furent séléctionnés pour leurs qualités physiques et mentales pour entrer dans l'abri, mais seul un couple parmi ces 10 individus entrerait dans l'abri. Coban était le n°1. Eléa, n°3, fut choisie par un jeu du sort (la n°1 mourut et la n°2 tomba enceinte). Alors qu'elle était déjà en "sommeil froid", Coban se fit tuer par Païkan et ce fut celui-ci qui prit sa place dans "l'œuf".
Les personnages du présent
Contrairement à la symbolique utilisée pour les personnages du passé,
Barjavel a fait très attention à regrouper toutes les nations pour les personnages du présent. Il a certainement voulu ainsi parler d'"humanité" et non de nation ou de race. Bien sûr, l'histoire a son héros, qui est français, mais c'est son cœur qui est le plus mis en avant et le cœur est le même chez tous les hommes. En choisissant Simon comme "héros",
Barjavel a choisi l'humanité tout entière plutôt qu'une seule personne.
Simon
Il représente la solitude et le désespoir. C'est l'un des premiers à être entré dans l'"œuf" et à avoir posé les yeux sur Eléa. Il était médecin et avait été envoyé au Pôle sud, sur une base de recherches française. Il tombe amoureux d'Eléa au moment même où il pose les yeux sur elle. Même s'il sait qu'Eléa n'aimera jamais personne d'autre que Païkan, Simon lui voue un amour sans limite et la protégera de ceux qui ne la comprennent pas. Eléa le choisit comme étant la personne en qui elle peut avoir confiance. La relation des deux personnages atteindra des dimensions inattendues, mais toujours limitées par l'amour qu'Eléa porte pour Païkan.
Les Nations du Monde / l'Humanité
Les autres personnages forment un tout, séparés les uns des autres, ils n'ont d'ailleurs plus aucune personnalité (contrairement à Simon). Leur présence est indispensable à l'histoire mais ni leur nom, ni leur personnalité n'a une quelconque importance puisque c'est leur nationalité qui importe le plus. Chacun vient d'un pays différent et c'est ce qui fait qu'ils forment un tout. Et même lorsque l'un des pays vole l'Equation de Zoran,
Barjavel a fait attention à ne désigner aucun pays, de sorte que finalement tous les pays fussent coupables. En écrivant son livre ainsi, il a rendu toutes les nations confondues responsables et a, de cette manière, désigné la bêtise humaine comme unique responsable.
Certains personnages font une apparition très brève dans le livre, qui est utilisée pour symboliser la présence du pays. le nom du personnage apparaît alors accompagné d'une virgule et de son pays (ex: "Henckel, l'Allemand se leva"). Certains personnages restent tout au long de l'histoire et prennent une place considérable même si séparés des autres, ils n'auraient plus aucune importance :
Hoover : Les États-Unis, Léonova : La Russie, Hoï-To : le Japon, Lukos: La Turquie, Lebeau, Brivaux et Rochefoux : La France, Moïssov : La Sibérie.
(Une petite histoire d'amour unit Léonova et Hoover mais c'est une fois de plus un symbole. Une alliance entre l'Amérique capitaliste et la Russie communiste, une alliance entre les deux continents perpétuellement en guerre, unis pour sauver Eléa et Coban.)
La Traductrice
Ce n'est qu'une machine mais elle a une grande importance. Chaque personnage porte à son oreille un micro récepteur relié à la dite machine, qui traduit en dix-sept langues ce que disent les gens. Elle parvient même, au bout de beaucoup d'efforts, à traduire la langue d'Eléa. Lorsqu'elle tombera en panne, on comprend alors toute l'importance qu'elle a dans le livre.(wikipédia)