ISBN : 2266152424
Éditeur : Pocket (2005)


Note moyenne : 4.18/5 (sur 974 notes) Ajouter à mes livres
Dans l'immense paysage gelé, les membres des Expéditions Polaires françaises font un relevé sous-glaciaire. Un incroyable phénomène se produit : les appareils sondeurs enregistrent un signal. Il y a un émetteur sous la glace...

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Critiques et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par horline, le 09 juin 2011

    horline
    A travers La nuit des temps, roman terriblement ancré dans les années soixante, Barjavel fait résonner un adage aussi vieux que l'humanité : l'homme est un loup pour l'homme ou comment les instincts de cet animal doué de raison ont le pouvoir de le conduire à sa perte.
    Sous la glace de l'Antarctique, un corps expéditionnaire composés de scientifiques français exhume un trésor : les vestiges d'une civilisation engloutie jusque-là inconnue. Sous l'œil des télévisions du monde entier, cette découverte suscite un enthousiasme et une solidarité inédits au sein des nations et de l'équipe de scientifiques internationale réunie pour étudier ce mystère. Parvenant à réanimer l'un des deux spécimens congelés de cette civilisation _ une femme appelée Eléa _ l'expédition découvre alors une société profondément vertueuse et merveilleuse, organisée selon la technologie la plus perfectionnée pour ressembler à ce qui apparaît pour tous comme une société parfaite mais vieille de plus de neuf cent mille ans !
    En extirpant du cerveau d'Eléa sa mémoire, l'équipée ne découvre pas seulement son passé mais également l'existence d'une formule mystérieuse qui assurerait le bonheur de l'humanité, la fin de la misère, de la famine et de la maladie…le secret de la vie. Seulement cette perspective suscite le réveil des appétits de puissance et de pouvoir chez certains, la solidarité ne se révèle alors qu'éphémère …

    Le passé de l'humanité chez Barjavel n'a rien de commun avec l'image de primates barbares traditionnellement rebattue. Normal il n'existe pas ; l'auteur décrit non seulement un monde reposant sur tous les mythes des sociétés antiques, mais également un monde bien raffiné face à un monde actuel bien laid, sauvage et frénétique. L'auteur n'a de cesse de rappeler cette divergence entre deux mondes en apparence étrangers l'un à l'autre mais au fil du récit si proches. Proches parce que ce mythe de paradis perdu a subi les mêmes fléaux que ceux qui attendent la société de l'époque. Il a disparu à cause des instincts prédateurs et de la folie des hommes, celle-là même qui guette une société belliqueuse retranchée derrière deux idéologies hégémoniques, la Guerre froide. Derrière une vision radicale qui marque l'intensité dramatique, Barjavel décrit un passé qui ne serait alors que le reflet du présent.
    Pour autant cette civilisation d'outre-temps n'avait rien d'un paradis perdu, on découvre peu à peu une société fermée rationalisée à l'extrême, où ne pouvait s'exprimer aucune colère, encore moins celle contestant le pouvoir politique… une société quelle que peu totalitaire.
    En fait, on devine ce paradis perdu à travers les souvenirs lyriques d'Elea, unique rescapée de ce monde. Parce qu'elle éprouvait pour Païkan un amour fou, passionnel, sans concession, elle offre aux yeux du monde entier l'image d'une civilisation enchanteresse, merveilleuse. Chacun de ces souvenirs douloureux éloigne cependant Eléa du présent, de ces hommes qu'elle considère si arriérés, de cette civilisation contemporaine usée et dénuée de toute beauté. Incontestablement cet amour accapare presque tout le récit, soutenu par une écriture quelque peu féminine tant elle est intuitive et résolument portée par les émotions. L'auteur a fait le choix de privilégier cette parenthèse enchantée.
    Ainsi, c'est réellement cette histoire d'un amour inachevé qui donne force au récit, à défaut de projections scientifiques futuristes. La science se révélant impuissante face aux émotions.
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    Critique de qualité ? (27 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Hahasiah, le 26 mars 2012

    Hahasiah
    J'ai découvert La nuit des temps de Barjavel en classe de troisième. Ce roman fait partie des livres que j'aime à relire et à redécouvrir à différentes époques de ma vie. Cette œuvre s'épaissit au fil du temps, les mots utilisés prennent un nouveau sens et les phrases que j'affectionne une nouvelle saveur...Les impressions laissées par la lecture originelle cèdent la place à de nouvelles qui perdent en fraîcheur mais s'étoffent avec le poids des années.
    J'ai beaucoup lu depuis cette dernière année de collège. J'ai été souvent troublée par certaines lectures dans lesquelles le sentiment amoureux et les tourments qu'il procure étaient sublimés voire sacralisés par d'inventives et habiles figures de style. Cependant, je n'ai rarement trouvé une définition de l'amour plus pertinente que celle livrée par Barjavel dans cette œuvre : « Amour. Ce mot que la Traductrice utilise parce qu'elle ne trouve pas l'équivalent du vôtre, n'existe pas dans votre langue. Depuis que je t'ai vue vivre auprès de Païkan, j'ai compris que c'était un mot insuffisant. Nous disons « je l'aime », nous le disons de la femme, mais aussi du fruit que nous mangeons, de la cravate que nous avons choisie, et la femme le dit de son rouge à lèvres. Elle dit de son amant : « Il est à moi. » Tu dis le contraire : « Je suis à Païkan », et Païkan dit : « Je suis à Eléa. »
    Tout est dit dans ces quelques phrases. L'auteur y évoque un amour absolu, sans doute utopique, magnifié par un abandon de soi total. Il réussit à condenser en peu de mots toute la difficulté d'aller vers cet Autre que chacun aspire à rencontrer en respectant son individualité et ses différences.
    Mais au fond, n'est ce pas là le véritable sens du verbe « aimer » ?
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    Critique de qualité ? (32 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par SEcriture, le 09 avril 2010

    SEcriture
    Quand je choisis un livre, je commence par regarder la 1ere de couverture. Ici, un soleil rouge, de la glace grisâtre, l'ombre d'un oiseau au loin, tout ceci sur fond noir. Pas fameux me direz-vous !? Pourtant, ce type de couverture correspond souvent à un livre de science-fiction ou du genre fantastique (ce qui a été le cas !) et les livres de ce type m'attirent plus que les autres. Rajoutez à cela une petite histoire à l'eau de rose et une guerre apocalyptique et vous obtenez non seulement un best-seller mais également une place de choix sur ma bibliothèque. Mais je ne savais pas alors si "La nuit des temps" allait parlerer d'un robot yeti mangeur d'hommes ou d'un esquimau transformé en manchot par la fée des glaces. Cependant, cela s'annonçait être une bonne lecture.

    Vous comprendrez donc qu'au premier abord, ce livre m'a tout de suite plu. Vous imaginerez donc bien que la suite m'a également plu ?! Et bien oui ! Mais nul robot yeti, nul esquimau, juste Simon et Eléa...
    Durant tout son roman, Barjavel amène le lecteur à découvrir le pôle Sud par de nombreuses descriptions. « le soleil ne se couchait plus. Il tournait autour des hommes et des camions, sur le bord de leur monde rond comme pour les surveiller loin et partout. [...] Il découpait autour de la mission un immense disque blanc et bleu de froid et de solitude. » (p.13) Cela plante directement le décor. Nous savons où nous sommes et nous apprenons peu à peu à connaître les personnages : les savants, médecins et autres techniciens qui vont jalonner le récit et évoluer dans ce monde froid surveillé par un soleil rouge.
    La trame principale du récit est pour moi la sorte de lettre ou journal qu'écrit le Docteur Simon. Je dis « sorte de lettre », car, finalement, nous ne savons pas trop de quoi il s'agit : ces passages où Simon s'exprime au présent et à la 1ère personne. Malgré ce petit mystère, je n'envisage pas le récit sans ces coupures en italique. Elles nous permettent de mieux comprendre les sentiments de Simon et de s'approprier ses réactions.
    Ces sentiments sont nettement visibles par la détermination de Simon à déchiffrer le langage d'Eléa. « Elle va mourir, disait-il, elle va mourir parce que nous ne la comprenons pas. [...] Regardez-la, regardez-la bien, vous ne la verrez plus, elle va mourir. [...] Honte à nous. » (p.138) La colère et la déception qu'il ressent m'ont transpercé. Cet instant est d'ailleurs un moment clé pour la suite de l'aventure : comprendre Eléa. Sans cela, comment aurait-elle livré tous les secrets de son histoire passée avec Païkan et Coban ?
    Ce passage clé m'amène à vous parler de l'histoire enchâssée dans le monde froid du roman : l'histoire d'Eléa. Cette femme d'une beauté rare a suscité bien des intérêts auprès de nos scientifiques. Que fait-elle là ? Qui est-elle ? D'où vient-elle ? A-t-elle vraiment existé il y a 900 000 ans ? Toutes ces questions vont avoir leurs réponses au cours du récit et surtout lors des « flash-back » qu'Eléa va partager avec le monde entier. On apprend alors tout ou presque de sa civilisation ancestrale et des coutumes de celle-ci en commençant par le « mariage » des enfants jusqu'à la mise en marche de la sphère en passant par la guerre opposant Enisoraï et Gondawa. Tout ceci m'a beaucoup intéressée. En effet, la narration grâce aux fameux cercles d'or d'Eléa m'a passionnée. J'ai d'ailleurs pensé que ces appareils étranges seraient très utiles de nos jours et même qu'il serait plutôt drôle de s'en servir ! (même si un abus pourrait être néfaste pour la face du monde... !)
    le dernier point positif que j'exprimerais ici est le style de Barjavel. Un style datant de plusieurs décennies mais qui se prête totalement au monde d'aujourd'hui. Un langage simple et compréhensible. Une volonté d'intéresser le lecteur.

    Evidemment, un livre ne serait pas un livre s'il n'avait pas quelques points négatifs !
    Pourtant, ce qui m'a déplu dans ce livre peut se résumer en quatre petits mots : la trahison de Lukos. En effet, pourquoi ce revirement de situation ? Je trouve que cela a amené de nombreuses questions mais pas énormément de réponses... Lukos se suicidera même pour ne rien révéler ! Et puis ces deux hommes dans leur sous-marin miniature, était-ce utile d'en parler ? En bref : je n'aime pas beaucoup les questions restant sans réponse et le fait de ne pas savoir le pourquoi du comment de cette affaire c'est une de ces questions sans réponse qui me déplait.

    A la fin d'une lecture, j'aime à tenter de trouver un rapprochement avec une autre oeuvre. Pourtant, ici, je ne saurais dire quel livre ou quel film se rapproche de l'univers créé par Barjavel tant cet univers est singulier. Je dirais plutôt que quelques films ou œuvres littéraires se rapprochent d'un moment précis de cet univers...
    Prenons l'histoire d'amour pour commencer : elle peut faire penser à « Roméo et Juliette », et leur amour passionné mais tortueux ; notamment au moment de l'empoisonnement d'Eléa, tuant ainsi Païkan sans le vouloir... Mais tout en s'approchant vaguement de l'amour de ces deux amants, cela reste un rapprochement très lointain.
    Quant au reste du récit, j'ai longuement réfléchi, cherchant dans ma bibliothèque ou sur Internet. J'ai ainsi trouvé le livre « Magie des neiges » de Graham Masterton qui raconte la prochaine aire glacière sur fond de malédiction en Alaska ou encore le film « Sphère » réalisé par Barry Levinson où la marine découvre une sphère parfaite à plus de 3000 mètres au dessous du niveau de la mer : des extraterrestres ? Pourtant, cela n'a en rapport que quelques petits passages de l'œuvre de Barjavel.
    C'est alors que j'ai pensé à « Stargate SG1 » la série télévisée créée par Jonathan Glassner et Brad Wright en 1997 à partir du film du même nom réalisé par Roland Emmerich en 1995. Cette série, ce monde imaginaire et fantastique réunit, à lui seul, plusieurs thèmes de « La nuit des temps ». Que l'on parle de cryogénisation, d'immortalité, d'un pôle glaciaire, de scientifiques venus d'ailleurs ou même de tension entre les pays du monde... tout ceci se retrouve dans un ou plusieurs épisodes, dans une ou plusieurs saisons de la série. le thème du froid et du pôle (ici Nord), a d'ailleurs été repris dans la série dérivée « Stargate Atlantis ».

    Pour finir, je dirais que « le Nuit des temps » est un très bon livre, un livre à lire au moins une fois dans sa vie, idem pour les autres livres de Barjavel (comme « L'Enchanteur », « Une rose au paradis », etc...)

    Lien : http://s.ecriture.over-blog.com/article--la-nuit-des-temps-de-barjav..
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    Critique de qualité ? (16 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par annie, le 18 août 2008

    annie
    Quelques mots sur les personnages
    Ce qui suit dévoile des moments clés de l'intrigue.
    Il y a deux groupes bien distincts de personnages dans La nuit des temps : les personnages du passé et ceux du présent. Les chapitres séparent d'ailleurs les événements passés et les événements présents bien que les deux personnages principaux passent parfois de l'un a l'autre.
    Les personnages du passé
    Ils ont été "idéalisés" par Barjavel. Il leur a donné la perfection que nous espérons atteindre dans quelques siècles et a, de ce fait, donné un sens tout particulier à son livre. Il les a séparés en deux clans, les "bons" et les "mauvais".
    Gondawa, qui se trouvait à l'emplacement actuel du pôle Sud (cet endroit de la planète était habitable car, selon le roman, la planète était penchée de 40 degrés de plus par rapport à sa position actuelle) et Enisoraï, dont une partie a complètement disparu de la surface de la Terre. Enisoraï était situé à l'emplacement actuel des deux Amériques. Suite à l'utilisation désespérée de "l'Arme Solaire" par Gondawa durant la guerre qui opposa les deux continents, cette partie de terre fondit puis fut engloutie par les océans. La planète toute entière fut ébranlée et se décala de 40 degrés.
    Parmi les personnages du passé de Gondawa, il y trois personnages clés importants : Eléa, Païkan et Coban. Enisoraï n'a pas de personnage propre, le continent tout entier représente la sauvagerie, le besoin de conquête, l'expansion illimitée.
    Eléa
    Elle représente l'amour et l'innocence. Eléa avait été sélectionnée comme étant l'une des femmes les plus parfaites de Gondawa et fut choisie pour entrer dans l'Abri, sorte de capsule de survie qui devait permettre à deux personnes de survivre à l'Arme Solaire.
    Avant cela, Eléa était unie à Païkan, son "âme-sœur" et ils s'aimaient d'un amour pur et inébranlable. Seulement, la personne qui devait l'accompagner dans l'Abri n'était pas Païkan mais Coban car lui seul savait toutes ces choses qu'il fallait préserver à tout prix. Elle se retrouva dans "l'œuf" malgré elle et se réveilla neuf cent mille ans plus tard, dans un monde où tout était différent et où Païkan n'existait plus…
    Païkan
    C'est le personnage "absent" du présent et pourtant il a une grande présence grâce à l'amour qu'Eléa lui porte encore. Il tenta par tous les moyens de la sauver de l'Abri mais, lorsqu'il comprit que c'était finalement l'unique moyen de la sauver, il la persuada d'entrer dans l'"oeuf". Au moment de l'entrée en action de l'Arme Solaire, Païkan se disputa avec Coban, le tua et entra lui-même dans "l'œuf". Cependant,
    Païkan avait de graves blessures, il ne pouvait se réveiller et survivre que si Eléa lui apportait son aide. Mais ce fut Eléa qui se réveilla en premier et elle ignorait que la personne l'accompagnant n'était pas Coban…
    Coban
    Il représente le savoir et la sagesse. C'est le directeur de l'université, le plus reconnu des chercheurs de Gondawa. Voulant protéger, non pas son peuple, mais la vie en général, il fit construire une capsule de survie surprotégée (l'Abri) et y introduisit tout le savoir de Gondawa. 5 femmes et 5 hommes furent séléctionnés pour leurs qualités physiques et mentales pour entrer dans l'abri, mais seul un couple parmi ces 10 individus entrerait dans l'abri. Coban était le n°1. Eléa, n°3, fut choisie par un jeu du sort (la n°1 mourut et la n°2 tomba enceinte). Alors qu'elle était déjà en "sommeil froid", Coban se fit tuer par Païkan et ce fut celui-ci qui prit sa place dans "l'œuf".
    Les personnages du présent
    Contrairement à la symbolique utilisée pour les personnages du passé, Barjavel a fait très attention à regrouper toutes les nations pour les personnages du présent. Il a certainement voulu ainsi parler d'"humanité" et non de nation ou de race. Bien sûr, l'histoire a son héros, qui est français, mais c'est son cœur qui est le plus mis en avant et le cœur est le même chez tous les hommes. En choisissant Simon comme "héros", Barjavel a choisi l'humanité tout entière plutôt qu'une seule personne.
    Simon
    Il représente la solitude et le désespoir. C'est l'un des premiers à être entré dans l'"œuf" et à avoir posé les yeux sur Eléa. Il était médecin et avait été envoyé au Pôle sud, sur une base de recherches française. Il tombe amoureux d'Eléa au moment même où il pose les yeux sur elle. Même s'il sait qu'Eléa n'aimera jamais personne d'autre que Païkan, Simon lui voue un amour sans limite et la protégera de ceux qui ne la comprennent pas. Eléa le choisit comme étant la personne en qui elle peut avoir confiance. La relation des deux personnages atteindra des dimensions inattendues, mais toujours limitées par l'amour qu'Eléa porte pour Païkan.
    Les Nations du Monde / l'Humanité
    Les autres personnages forment un tout, séparés les uns des autres, ils n'ont d'ailleurs plus aucune personnalité (contrairement à Simon). Leur présence est indispensable à l'histoire mais ni leur nom, ni leur personnalité n'a une quelconque importance puisque c'est leur nationalité qui importe le plus. Chacun vient d'un pays différent et c'est ce qui fait qu'ils forment un tout. Et même lorsque l'un des pays vole l'Equation de Zoran, Barjavel a fait attention à ne désigner aucun pays, de sorte que finalement tous les pays fussent coupables. En écrivant son livre ainsi, il a rendu toutes les nations confondues responsables et a, de cette manière, désigné la bêtise humaine comme unique responsable.
    Certains personnages font une apparition très brève dans le livre, qui est utilisée pour symboliser la présence du pays. le nom du personnage apparaît alors accompagné d'une virgule et de son pays (ex: "Henckel, l'Allemand se leva"). Certains personnages restent tout au long de l'histoire et prennent une place considérable même si séparés des autres, ils n'auraient plus aucune importance :
    Hoover : Les États-Unis, Léonova : La Russie, Hoï-To : le Japon, Lukos: La Turquie, Lebeau, Brivaux et Rochefoux : La France, Moïssov : La Sibérie.
    (Une petite histoire d'amour unit Léonova et Hoover mais c'est une fois de plus un symbole. Une alliance entre l'Amérique capitaliste et la Russie communiste, une alliance entre les deux continents perpétuellement en guerre, unis pour sauver Eléa et Coban.)
    La Traductrice
    Ce n'est qu'une machine mais elle a une grande importance. Chaque personnage porte à son oreille un micro récepteur relié à la dite machine, qui traduit en dix-sept langues ce que disent les gens. Elle parvient même, au bout de beaucoup d'efforts, à traduire la langue d'Eléa. Lorsqu'elle tombera en panne, on comprend alors toute l'importance qu'elle a dans le livre.(wikipédia)
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    Critique de qualité ? (6 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par facteur84, le 12 avril 2010

    facteur84
    Barjavel ! Je connaissait ce nom simplement par la consonance populaire qui l'entourait. Mais je n'en savait pas plus. Tout restait à découvrir de cet auteur, et quel agréable surprise que de découvrir qu'il avait écrit des romans de science-fiction avec des tendances utopiques. Il ne m'en fallait pas plus pour piquer ma curiosité.
    Mon choix s'est donc porté sur ce livre : "La nuit des temps".
    Après avoir lu le résumé, je ne savais pas trop à quoi m'attendre. Une histoire de découverte scientifique au milieu du continent arctique, oui mais après ? Ahhh après ! Ceci n'est que la partie visible de l'iceberg sans mauvais jeu de mot.
    L'auteur nous entraine déjà dans les premières pages du livre dans la découverte de ces mystères cachés sous la glace. Au fur et à mesure que l'on mesure, vérifie, creuse et décongèle, je restais étonné, subjugué et toujours de plus en plus curieux devant l'implacable. L'auteur à le talent de nous faire découvrir étape par étape, petites choses par petites choses les merveilles encore jusque la inconnues ou plutôt perdues.
    J'ai vite fait de tourner les pages inlassablement pour me retrouver presque au milieu du livre. Et c'est à ce moment là que l'a grande histoire commence.
    Barjavel a réussit de main de maitre à nous happer dans un monde utopique, onirique, dont on ne soupçonnerais même pas l'existence et la profusion. Un monde où les codes, les coutumes où tout nous est étranger. On reste béa devant les découvertes, les rites, le langage, et surtout la beauté et l'ingéniosité du corps humain.
    Je m'arrête là sinon je vous en dirais trop sur ce que vous aller découvrir, et vous ne ressentirez pas l'étonnement que j'ai ressentit.
    Bref à travers le rêves, les idéos utopistes, et la technologie qui régissent les émotions humaines, l'auteur nous amène à nous poser des questions fondamentales sur notre espèces et notre présent et donc notre futur.
    La question de la liberté des hommes, de la bonté humaine. Dans un monde où la technologie est partout jusque dans le destin presque écrit d'un couple, l'amour a t il encore sa place, ou appelle t on cela autrement ?
    Les pas de géant dans les sciences peuvent-ils apporter la paix dans le monde ou guérir les vieux problèmes pour en créer de nouveaux ? L'homme est-il si vil qu'il n'a de cesse de trouver le mal, le pouvoir et la richesse partout ou il va et ou il cherche ? Somme-nous condamné à nous autodétruire jusqu'au point ou plus rien ne subsiste, et que tout recommence sans que nous ayons compris la leçon ?
    Pourtant ils semblaient avoir réussit à créer le monde, la civilisation parfaite.
    Pour découvrir tout cela et bien plus, lisez le !
    Laissez vous plonger au plus profond des glaces du pôle sud à la recherche d'un passé oublié et rayé de la terre. Plongez vous dans l'histoire d'amour schakespearienne la plus pure et simple entre Eléa et Païkan ! Remontez le temps bien au delà de ce que vous imaginez. Oui oui allez cherchez plus loin que ça, et encore vous n'y étes pas !
    Cette histoire m'as au début bluffé, puis a titillé ma curiosité, ma ensuite ému et m'a enfin bouleversé sur les questions de l'humanité.
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Citations et extraits

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  • Par tracey11, le 20 mai 2012

    Eléa-enfant regardait le garçon, et le garçon la regardait. Ils étaient heureux et beaux. Ils se reconnaissaient comme s'ils avaient marché toujours à la rencontre l'un de l'autre, sans hâte et sans impatience, avec la certitude de se rencontrer. Le moment de la rencontre était venu, ils étaient l'un avec l'autre et ils se regardaient. Ils se découvraient, ils étaient tranquilles et émerveillés.
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  • Par facteur84, le 12 avril 2010

    "Tu me comprends, tu avais compris, peut-être pas tous les mots, mais assez de mots pour savoir combien, combien je t'aimais. je t'aime, l'amour, amour, ces mots n'ont pas de sens dans votre langue, mais tu les avais compris, tu savais ce qu'ils voulaient dire, ce que je voulais te dire, et s'ils ne t'avaient pas apporté l'oubli et la paix, ils t'avaient donné, apporté, posé sur toi assez de chaleur pour te permettre de pleurer.

    Tu avais compris. Comment était-ce possible ? Je n'avais pas compté, personne de nous ne comptait avec les facultés exceptionnelles de ton intelligence. Nous nous croyons à la pointe du progrès humain, nous sommes les plus évolués ! les plus affûtés ! les plus capables ! le brillant résultat extrême de l'évolution. Après nous, il y aura peut-être, il y aura sans doute mieux, mais avant nous, voyons, ce n'est pas possible ! Malgré toutes les réalisations de Gondawa que tu nous avait montrées, il ne pouvait pas nous venir à l'esprit que vous nous fussiez supérieurs. Votre réussite ne pouvait être qu'accidentelle. Vous nous étiez inférieurs puisque vous étiez avant.
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  • Par Dconeed, le 20 décembre 2010

    Je suis entré et je t'ai vue.
    Et j'ai été saisi aussitôt par l'envie furieuse, mortelle, de chasser, de détruire tous ceux qui, là, derrière moi, [...] attendaient de savoir et de voir. Et qui allaient TE voir, comme je te voyais.
    Et pourtant, je voulais aussi qu'ils te voient. Je voulais que le monde entier sût combien tu étais, merveilleusement, incroyablement, inimaginablement belle.
    Te montrer à l'univers, le temps d'un éclair, puis m'enfermer avec toi, seul, et te regarder pendant l'éternité.
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  • Par Imenne, le 23 janvier 2011

    Ma bien-aimée, mon abandonnée, ma perdue, je t'ai laissée là-bas au fond du monde, j'ai regagné ma chambre d'homme de la ville avec ses meubles familiers sur lesquels j'ai si souvent posé mes mains qui les aimaient, avec ses livres qui m'ont nourri, avec son vieux lit de merisier où a dormi mon enfance et où, cette nuit, j'ai cherché en vain le sommeil. Et tout ce décor qui m'a vu grandir, pousser, devenir moi, me paraît aujourd'hui étranger, impossible. Ce monde qui n'est pas le tien est devenu un monde faux, dans lequel ma place n'a jamais existé.
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  • Par lorenzopolis, le 29 avril 2010

    il serait peut-être temps de se demander si la perfection n'est pas dans l'enfance, si l'adulte n'est pas qu'un enfant qui a commencé à pourrir...
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