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ISBN : 2070362388
Éditeur : Gallimard (1972)


Note moyenne : 3.88/5 (sur 926 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
«Vous ne savez pas ce qui est arrivé ? Tous les moteurs d'avions se sont arrêtés hier à la même heure, juste au moment où le courant flanchait partout. Tous ceux qui s'étaient mis en descente pour atterrir sur la terrasse sont tombés comme une grêle. Vous n'avez rien en... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par fredho, le 12 avril 2013

    fredho
    Nous sommes en l'an 2052, le monde a évolué dans une société robotisée, l'homme est devenu dépendant d'une technologie hyper sophistiquée, chaque individu est assisté par une machine qui répond à leur besoin et le soulage de tout effort physique. Tout est à portée de main... la technologie est dorénavant le culte de l'Homme !
    Un soir, une panne d'électricité inexpliquée plonge toute la civilisation terrienne dans le noir.
    Plus rien ne fonctionne, l'homme se retrouve privé de toute source d'énergie en conséquence plus de lumière, plus de moyens de déplacement et plus d'eau...
    C'est la panique, la peur domine et l'homme se livre à une barbarie extrême, survivre devient une priorité absolue, les clans se forment, s'affrontent, s'entretuent, à cela vient s'ajouter le choléra.
    La nature reprend ses droits et l'homme sa vraie nature...
    A Paris, un énorme incendie détruit la capitale et emporte avec elle une partie des habitants, la ville ne ressemble plus qu'à un paysage apocalyptique.
    François, un étudiant en chimie agricole accompagné de son amie d'enfance Blanche qu'il aime en secret, prend l'initiative de former un groupe de femmes et d'hommes dans l'optique de fonder une nouvelle civilisation basée sur le retour à la terre (sans technologie). Avec le groupe, il décide de rejoindre la Provence, son village natal où ses parents et de braves paysans vivent encore à l'ancienne.
    Mais le voyage sera long et douloureux dans l'enfer d'un monde en ruine, François et ses compagnons devront affronter la chaleur torride, la faim, la soif et la sauvagerie des hommes.
    Au cours de l'expédition François se montrera dominant, pragmatique et sans pitié...
    Cette nouvelle civilisation que désire François ressemblera-t-elle à l'image édénique que se fait l'Homme ?
    Un roman qui vous projette dans une ambiance apocalyptique, Barjavel a su planter le décor, on s'y croirait. le thème d'une vie sans technologie paraît inimaginable, dans cette aventure fictive, l'auteur nous transporte dans une atmosphère moyenâgeuse où l'être humain est confronté au dur labeur.
    Une réflexion sur la technologie, pourrait-on faire un retour en arrière et revenir à une vie rudimentaire, sachant que l'Homme a inventé et construit des machines pour soulager nos peines dans la tâche.
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    • Livres 5.00/5
    Par lecassin, le 04 mai 2012

    lecassin
    « Ravage ».
    Cet ouvrage est, avec « La nuit des temps », le plus connu et le plus emblématique de l'auteur. On est en 2052, à Paris. Sur le thème « L'homme, s'il oublie qu'il est un homme... », Barjavel construit sa première fin du monde.
    La société qu'il décrit dans le Paris du XXIème siècle est mécanisée à outrance. L'individu, assisté dans chacun de ses gestes quotidiens par la technologie, vit totalement coupé de mère nature. C'est alors que l'électricité disparaît...
    S'ensuit une régression terrible qui ramène l'homme au Néolithique, tant matériellement que socialement : c'est la loi de la jungle dans un monde en proie à aux flammes, à la famine et aux inévitables réflexes de survie.
    François, d'origine rurale décide de migrer vers le sud et le village de son enfance, accompagné de Blanche qu'il aime en secret, et de quelques compagnons pour y fonder un monde meilleur basé sur les principes fondamentaux du retour à la terre…
    D'aucuns ont vu dans cette dystopie, une adhésion de René Barjavel aux orientations pétainistes, telles que le retour à la terre, la célébration du travail et de l'effort, le patriarcat ... Mais pour moi, Barjavel n'est pas un idéologue. On aurait tord de chercher dans ce qui est considéré par beaucoup d'autres comme un de ses chefs-d'œuvre, l'intension de sa part d'une théorisation d'idées nauséabondes ; même en arguant de quelques fréquentations douteuses qui peuvent lui être reprochées dans ces années troublées ; notamment sa participation (brève) à « Je suis partout ».
    J'ai lu cet ouvrage à quinze ans et en garde le même souvenir qu'à la lecture du « Meilleur des mondes » de Huxley lu à la même époque : la prise de conscience de la possibilité d'une littérature dont je ne soupçonnais même pas l'existence…
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    • Livres 3.00/5
    Par Diasphine, le 16 août 2008

    Diasphine
    Totalement d'accord avec Nanou2008 :
    Le début est vraiment bien fait avec la déliquescence progressive mais finalement très rapide, non seulement des villes, mais aussi en fin de compte de tout le monde moderne. Ne subsiste à la fin que le village "originel" qui a conservé un certain mode de vie archaïque, et ce n'est pas pour rien que c'est le village natal du héros
    Mais, à l'arrivée, c'est un roman aux idées très réactionnaires (attention, il y a quelques spoilers dans les mots qui suivent) :
    - L'origine de la tragédie reste mystérieuse, mais ressemble beaucoup à une intervention divine.
    - Je ne sais trop quel sens on peut donner à "la maladie des vierges", mais au moins permet-elle d'être certain que Blanche est encore "pure" HA ha ! Pratique...
    - Et surtout la misogynie et la vision très traditionnelle du rôle et de la place de la femme dans la société :
    Le personnage de Blanche : écervelée, qui se laisse prendre au jeu de l'argent et de la célébrité (alors que son ami, bien sûr, garde la tête froide). Et les autres personnages féminins sont tous du même acabit.
    A la fin, Comme par hasard, il reste plus de femmes que d'hommes, ce qui favorise la polygamie masculine, le contraire n'était pas du tout envisageable semble-t-il.
    Et malgré cette majorité écrasante de femmes, on en arrive à une société totalement patriarcale où la femme est soumise et se contente d'accomplir, docile, sa mission : reproduire l'espèce !
    C'est cette image finale de ce nouveau monde "idéal" (parce qu'il est bien présenté comme ça) que le roman pèche le plus et agace.
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    • Livres 4.00/5
    Par ibon, le 14 mars 2013

    ibon
    Paris en 2052 vu par Barjavel en 1942.
    J'ai savouré l'exercice d'imagination incroyable dont fait preuve l'auteur: les détails sur les transports, l'organisation de la ville, du domicile avec même un espace réservé aux morts, la psychiatrie en 2052...
    C'est donc un roman d'anticipation très dense et que j'ai trouvé crédible.
    Pourtant tout ce progrès n'est pas présenté comme un progrès pour l'homme. Bien au contraire. Barjavel croit davantage aux fondamentaux comme la valeur de l'effort manuel et le retour à la terre, sans mécanisation...
    Alors Barjavel imagine un désastre à ce monde de 2052: plus d'électricité. Il s'ensuit un enchaînement d'événements dévastateurs, d'où le titre, superbement décrits.
    François Deschamps est le héros. Au départ, il me plaît bien, dans la tour infernale où il sauve sa promise ou sur la route quand il mène énergiquement un convoi mais la suite m'a intrigué et surpris. Je ne veux pas dévoiler quelques détails croustillants mais ce héros vire carrément tyrannique et cruel, avec l'aval de l'auteur, ce qui m'a déplu.
    A part cela, c'est une lecture apocalyptique que l'on n'oublie pas.
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    • Livres 4.00/5
    Par finitysend, le 29 avril 2012

    finitysend
    Un grand texte de science-fiction.
    Contrairement aux idées reçues la SF possède une longue histoire en France et je me donnerais la peine d'exhumer ces textes fabuleux petit à petit ...
    Ravage panne brutale dont le lecteur découvrira la causalité lui-même ,cause la fin brutale de la civilisation .
    Le caractère violent ,mouvementé ,spectaculaire et brutal de ce contexte est fabuleusement exploité par l'auteur et en toute sincérité on s'y croit sans problèmes.
    La variété des situations envisagées est époustouflante cela va de la cage d'escalier en passant par l'autoroute ....
    La SF est souvent moins prospective que bien ancrée dans son époque et Barjavel ne fait pas exception .
    Le monde de Ravage se replie sur lui-même par obligation.
    L'auteur cherche à démontrer que le progrès ne doit pas se faire au détriment de certaines valeurs.
    Cela ne fait pas de l'auteur un personnage récalcitrant au progrès ou bien rétrograde .
    Si vous n'êtes pas d'accord avec Barjavel ,allez demander leurs avis aux habitants de Fukushima ou de Tchernobyl ....
    Ravageest un excellent moment de lecture.
    Un excellent moment d'apocalypse ..
    Un texte bien écrit qui continue de parler à ses lecteurs contemporains et il est superbement écrit .
    Ravage est un excellent moment de lecture.
    Un excellent moment d'apocalypse ..
    Un texte bien écrit qui continue de parler à ses lecteurs contemporains.
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Citations et extraits

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  • Par genou, le 12 mai 2013

    Le sourire appartient aux enfants, et aux hommes qui leur ressemblent.

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  • Par genou, le 12 mai 2013

    La sagesse fait le bonheur de tous.

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  • Par juliette2a, le 23 octobre 2011

    « François Deschamps soupira d’aise et déplia ses longues jambes sous la table.
    Pour franchir les deux cents kilomètres qui le séparaient de Marseille, il avait traîné plus d’une heure sur un voie secondaire et supporté l’ardeur du soleil dans le wagon tout acier d’un antique convoi rampant. Il goûtait maintenant la fraîcheur de la buvette de la gare Saint-Charles. Le long des murs, derrière des parois transparentes, coulaient des rideaux d’eau sombre et glacée. Des vibreurs corpusculaires entretenaient dans la salle des parfums alternés de la menthe et du citron. Aux fenêtres, des nappes d’ondes filtrantes retenaient une partie de la lumière du jour. Dans la pénombre, les consommateurs parlaient peu, parlaient bas, engourdis par un bien-être que toute phrase prononcée trop fort eût troublé… »
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  • Par le-mange-livres, le 12 avril 2012

    Parfois le vent tombait, et la chaleur de l'enfer traversait la Seine. D'un seul coup elle touchait au visage toute la foule qui reflétait cent mille fois, sur ses joues suantes, la danse du feu. La foule criait et se contractait vers la nuit, poursuivie par l'odeur incandescente. Tout ce que ce peuple connaissait, ce qu'il aimait, ce qu'il touchait, ce qu'il mangeait, chair, étoffes, bois, murs, la terre, l'air, tout, transformé en flamme, en lumière, était dans cette odeur. Une odeur dont nul ne pourra se souvenir, car rien ne la rappelle, mais que personne n'oubliera, car elle a brûlé les narines, séché les poumons. C'est une odeur de monde qui naît ou qui meurt, une odeur d'étoile.
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  • Par Sly, le 06 mai 2011

    Les hommes ont libéré les forces terribles que la nature tenait enfermées avec précaution. ils ont cru s'en rendre maîtres. Ils ont nommé cela le Progrès. c'est un progrès accéléré vers la mort. Ils emploient pendant quelque temps ces forces pour construire, puis un beau jour, parce que les hommes sont des hommes, c'est-à-dire des êtres chez qui le mal domine le bien, parce que le progrès moral de ces hommes est loin d'avoir été aussi rapide que le progrès de leur science, ils tournent celle-ci vers la destruction.
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Panorama international de la science fiction
Emission consacrée à la place de la littérature de science fiction au niveau international avec une pièce radiophonique de Frédéric CHRISTIAN "L'ambassadeur de Xonoï (avec une voix synthétique dans le rôle de l'extraterrestre) (48'00) - René BARJAVEL, Pierre STRINATI, John BRUNNER, Eremei PARNOV (en russe, traduction simultanée), Forrest J. ACKERMAN, James BLISH, Paul ANDERSON (en...








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