ISBN : 2070362388
Éditeur : Gallimard (1972)


Note moyenne : 3.85/5 (sur 457 notes) Ajouter à mes livres
«Vous ne savez pas ce qui est arrivé ? Tous les moteurs d'avions se sont arrêtés hier à la même heure, juste au moment où le courant flanchait partout. Tous ceux qui s'étaient mis en descente pour atterrir sur la terrasse sont tombés comme une grêle. Vous n'avez rien en... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par lecassin, le 04 mai 2012

    lecassin
    « Ravage ».
    Cet ouvrage est, avec « La nuit des temps », le plus connu et le plus emblématique de l'auteur. On est en 2052, à Paris. Sur le thème « L'homme, s'il oublie qu'il est un homme... », Barjavel construit sa première fin du monde.
    La société qu'il décrit dans le Paris du XXIème siècle est mécanisée à outrance. L'individu, assisté dans chacun de ses gestes quotidiens par la technologie, vit totalement coupé de mère nature. C'est alors que l'électricité disparaît...
    S'ensuit une régression terrible qui ramène l'homme au Néolithique, tant matériellement que socialement : c'est la loi de la jungle dans un monde en proie à aux flammes, à la famine et aux inévitables réflexes de survie.
    François, d'origine rurale décide de migrer vers le sud et le village de son enfance, accompagné de Blanche qu'il aime en secret, et de quelques compagnons pour y fonder un monde meilleur basé sur les principes fondamentaux du retour à la terre…
    D'aucuns ont vu dans cette dystopie, une adhésion de René Barjavel aux orientations pétainistes, telles que le retour à la terre, la célébration du travail et de l'effort, le patriarcat ... Mais pour moi, Barjavel n'est pas un idéologue. On aurait tord de chercher dans ce qui est considéré par beaucoup d'autres comme un de ses chefs-d'œuvre, l'intension de sa part d'une théorisation d'idées nauséabondes ; même en arguant de quelques fréquentations douteuses qui peuvent lui être reprochées dans ces années troublées ; notamment sa participation (brève) à « Je suis partout ».
    J'ai lu cet ouvrage à quinze ans et en garde le même souvenir qu'à la lecture du « Meilleur des mondes » de Huxley lu à la même époque : la prise de conscience de la possibilité d'une littérature dont je ne soupçonnais même pas l'existence…
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    Critique de qualité ? (19 votes positifs)
    • Livres 3.00/5
    Par Diasphine, le 16 août 2008

    Diasphine
    Totalement d'accord avec Nanou2008 :
    Le début est vraiment bien fait avec la déliquescence progressive mais finalement très rapide, non seulement des villes, mais aussi en fin de compte de tout le monde moderne. Ne subsiste à la fin que le village "originel" qui a conservé un certain mode de vie archaïque, et ce n'est pas pour rien que c'est le village natal du héros
    Mais, à l'arrivée, c'est un roman aux idées très réactionnaires (attention, il y a quelques spoilers dans les mots qui suivent) :
    - L'origine de la tragédie reste mystérieuse, mais ressemble beaucoup à une intervention divine.
    - Je ne sais trop quel sens on peut donner à "la maladie des vierges", mais au moins permet-elle d'être certain que Blanche est encore "pure" HA ha ! Pratique...
    - Et surtout la misogynie et la vision très traditionnelle du rôle et de la place de la femme dans la société :
    Le personnage de Blanche : écervelée, qui se laisse prendre au jeu de l'argent et de la célébrité (alors que son ami, bien sûr, garde la tête froide). Et les autres personnages féminins sont tous du même acabit.
    A la fin, Comme par hasard, il reste plus de femmes que d'hommes, ce qui favorise la polygamie masculine, le contraire n'était pas du tout envisageable semble-t-il.
    Et malgré cette majorité écrasante de femmes, on en arrive à une société totalement patriarcale où la femme est soumise et se contente d'accomplir, docile, sa mission : reproduire l'espèce !
    C'est cette image finale de ce nouveau monde "idéal" (parce qu'il est bien présenté comme ça) que le roman pèche le plus et agace.
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    Critique de qualité ? (17 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Sly, le 15 mai 2011

    Sly
    Ravage ! Voilà un livre dont le titre est plutôt explicite. Et je dois dire que le titre est correctement choisit. En effet, le livre est plutôt bien structuré, l'auteur commence par placer le décor, en décrivant l'ensemble de la société et les technologies utilisées. Une fois que le cadre de la science-fiction est posé, il y ajoute une petite intrigue amoureuse pas très folichonne, enfin il y ajoute quelques péripéties. Et c'est à ce moment que l'histoire commence réellement et que le titre Ravage prend toute son importance. Les descriptions sont de qualités, les personnages sont correctement décrits, mais il n'y a pas eu d'attachement particulier de ma part à ceux-ci.
    Le point négatif du livre, est peut être le tout début du livre avec cette menace faîte du continent africain au continent américain, leur annonçant leur fin imminente, provoqué par une arme de destruction massive censé ôter tout signe de vie. Mais le Ravage dans l'histoire semble être provoqué par un arrêt complet des technologies, et ne cause directement aucune mort. de plus l'histoire se passe en France. le seul lien qui je pense puisse expliquer ce bouleversement, c'est une sorte de réaction en chaîne suite à l'attaque du continent africain contre les américains. Mais ce n'est qu'une supposition et l'auteur ne nous donne pas plus d'indice à ce sujet. C'est un peu dommage.
    Mais revenons en France avec c'est arrêt brutal de toutes formes d'énergies.
    Le monde qui a pris l'habitude de se reposer sur ses avancées technologiques pour vivre, se voit déposséder de celles-ci. C'est alors que les gens se mettent à piller et tuer pour survivre. François l'un des personnages principales de ce livre part donc retrouvé sa belle "Blanche" et tente d'organiser leur survie. le groupe petit à petit va s'agrandir et François va se montrer un meneur d'homme de qualité. Intelligent, réfléchis, et dénuer de sentiments lorsque la situation le demande. C'est ainsi que pour leur survie notre groupe va commettre des meurtres, et punir de mort l'un des leur qui s'est endormi pendant un tour de garde. Son manque d'attention mettra le groupe dans un danger immédiat ce qui justifie en quelque sorte l'application de cette punition.
    Dans un monde où il n'y a plus de règle à part celle de la survie, seuls les plus forts peuvent s'en sortir et ils n'ont droit à aucune erreur. le groupe après s'être constitué va partir en expédition et s'agrandir au début, pour finalement diminuer au fil des évènements. le monde est devenu dangereux. Ce n'est qu'une fois arriver au point de destination que François va tenter de recréer une société en évitant de commettre les mêmes erreurs du passé. Il va donc instaurer de nouvelles règles.
    Au fil de la lecture, on ressent bien que chaque décision de François est la bonne. On pourrait presque considérer que c'est une sorte de manuel sur la survie dans un cas similaire.
    J'ai aimé cette lecture qui me réconcilie un peu avec la littérature de science-fiction.
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    Critique de qualité ? (10 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Seraphita, le 22 décembre 2009

    Seraphita
    Paris, 2052. François Deschamps, 22 ans, attend les résultats d'un concours pour entrer dans une grande école de chimie. Il va revoir son amie d'enfance, dont il est secrètement amoureux, Blanche Rouget. Cette dernière a été engagée par Jérôme Seita, directeur artistique de Radio-300, comme chanteuse. Mais Seita empêche Blanche de revoir François. Attirée par une vie matérielle facile et aisée, elle se laisse tenter par les fiançailles avec cet homme. C'était sans compter sur la pugnacité de François et la rébellion de la nature face au monde à la technologie très sophistiquée et aux intentions belliqueuses. Une panne d'électricité définitive s'abat sur le monde entier, le paralysant et le détruisant progressivement. François, accompagné de Blanche et d'un petit groupe d'individus, tente de fuir vers Vaux, en Provence, son village d'origine. Ils traversent un pays de cendres. Parviendront-ils à destination ?
    Un roman titré « Ravage » qui porte bien son titre tant il est noir et contient bien peu d'espoir. Les morts s'accumulent au fil des pages, disparaissant de manière plutôt horrible. Un passage glace d'effroi par son réalisme et la précision de ses descriptions : les humains du XXIème siècle ont inventé des « Conservatoires », sortes de musées refroidis à –30°C, où sont conservés les défunts dans des postures de vie quotidienne, musées intégrés dans les appartements des plus riches, abrités derrière une vitre. Que se passe-t-il si l'électricité disparaît ?… J'ai apprécié, comme dans « le voyageur imprudent » du même auteur, la précision et la beauté – parfois noire cependant – des descriptions de Barjavel. Ce dernier dénonce dans son ouvrage l'inconséquence technologique de l'humanité et sa nature belliqueuse. Sans l'électricité, l'homme n'est plus rien, il doit gravir à pied, par exemple, les centaines d'étages des immeubles, se déplacer par lui-même, sans l'assistance de véhicules motorisés. La panne d'électricité entraîne un retour à l'état de nature et déchaîne les instincts primitifs des hommes. J'ai aimé l'imagination prolifique de l'auteur mais sa vision du monde du futur fait froid dans le dos…
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    Critique de qualité ? (11 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par juliette2a, le 23 octobre 2011

    juliette2a
    L'histoire se déroule essentiellement à Paris, au XXIème siècle. Barjavel brosse au début du roman une société technologiquement très avancée, avec une population totalement coupée des contingences du monde : la technologie apporte tout à tout le monde. Mais, alors qu'une terrible guerre mondiale menace d'éclater, l'électricité disparaît tout à coup, rendant caduque toute la civilisation moderne.

    François, un jeune de la campagne qui se trouve à Paris lors de la catastrophe, va tout faire pour échapper à une ville tentaculaire, en proie à la famine et au chaos. C'est le début d'une longue aventure qui a pour destination le village de son enfance, en Provence, refuge idéalisé et désiré ardemment.
    Moi qui ne suis pas du tout Science-Fiction, j'ai vraiment aimé ce livre ou plutôt le style de René Barjavel qui m'étonnera toujours !
    A lire pour l'imagination de l'auteur, les personnages touchants mais surtout pour l'histoire MAGNIFIQUE et tellement émouvante...
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Citations et extraits

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  • Par le-mange-livres, le 12 avril 2012

    Parfois le vent tombait, et la chaleur de l'enfer traversait la Seine. D'un seul coup elle touchait au visage toute la foule qui reflétait cent mille fois, sur ses joues suantes, la danse du feu. La foule criait et se contractait vers la nuit, poursuivie par l'odeur incandescente. Tout ce que ce peuple connaissait, ce qu'il aimait, ce qu'il touchait, ce qu'il mangeait, chair, étoffes, bois, murs, la terre, l'air, tout, transformé en flamme, en lumière, était dans cette odeur. Une odeur dont nul ne pourra se souvenir, car rien ne la rappelle, mais que personne n'oubliera, car elle a brûlé les narines, séché les poumons. C'est une odeur de monde qui naît ou qui meurt, une odeur d'étoile.
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  • Par LSH, le 15 novembre 2009

    Une des premières mesures qu'il leur fit adopter fut la destruction des livres. Il a organisé des équipes de recherches, qui fouillent les ruines tout au long de l'année. Les livres trouvés pendant les douze mois sont brûlés solennellement au soir du dernier jour du printemps, sur les places des villages. A la lueur des flammes, les chefs de village expliquent aux jeunes gens rassemblés qu'ils brûlent là l'esprit même du mal.
    Pour faciliter l'enseignement de l'écriture, François a fait conserver quelques livres de poésie :
    « Ce sont, a-t-il dit, des livres qui ne furent dangereux qu'à leurs auteurs. »
    L'art de l'écriture est réservé à la classe privilégiée des chefs de village. L'écriture permet la spéculation de pensée, le développement de raisonnements, l'envol des théories, la multiplication des erreurs. François tient à ce que son peuple reste attaché aux solides réalités. Pour évaluer ses récoltes, et compter ses enfants et ses bêtes, le paysan n'a pas besoin d'aligner des chiffres par tranches de trois.
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  • Par Sly, le 06 mai 2011

    Les hommes ont libéré les forces terribles que la nature tenait enfermées avec précaution. ils ont cru s'en rendre maîtres. Ils ont nommé cela le Progrès. c'est un progrès accéléré vers la mort. Ils emploient pendant quelque temps ces forces pour construire, puis un beau jour, parce que les hommes sont des hommes, c'est-à-dire des êtres chez qui le mal domine le bien, parce que le progrès moral de ces hommes est loin d'avoir été aussi rapide que le progrès de leur science, ils tournent celle-ci vers la destruction.
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  • Par juliette2a, le 23 octobre 2011

    « François Deschamps soupira d’aise et déplia ses longues jambes sous la table.
    Pour franchir les deux cents kilomètres qui le séparaient de Marseille, il avait traîné plus d’une heure sur un voie secondaire et supporté l’ardeur du soleil dans le wagon tout acier d’un antique convoi rampant. Il goûtait maintenant la fraîcheur de la buvette de la gare Saint-Charles. Le long des murs, derrière des parois transparentes, coulaient des rideaux d’eau sombre et glacée. Des vibreurs corpusculaires entretenaient dans la salle des parfums alternés de la menthe et du citron. Aux fenêtres, des nappes d’ondes filtrantes retenaient une partie de la lumière du jour. Dans la pénombre, les consommateurs parlaient peu, parlaient bas, engourdis par un bien-être que toute phrase prononcée trop fort eût troublé… »
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  • Par Sly, le 07 mai 2011

    De son corps qu'il n'avait jamais senti si présent, il éprouvait maintenant le poids de chair et de sang. A chaque choc du talon sur les marches, ses muscles semblaient vouloir s'arracher de ses os, ses viscères donnaient des coups de bélier contre ses côtes et contre la peau de son ventre, ses genoux cherchaient à plier, à céder sous ce poids qui les écrasait, toute sa chair demandait à échapper au contrôle de son esprit, pour obéir enfin, librement, à la force qui la sollicitait.
    Il lui semblait que s'il s'abandonnait, le temps d'un éclair son corps allait se défaire en une multitude de billes joyeuses qui allaient se mettre à rouler, bondir, interminablement, cascadantes, jusqu'au centre de la terre.
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Panorama international de la science fiction
Emission consacrée à la place de la littérature de science fiction au niveau international avec une pièce radiophonique de Frédéric CHRISTIAN "L'ambassadeur de Xonoï (avec une voix synthétique dans le rôle de l'extraterrestre) (48'00) - René BARJAVEL, Pierre STRINATI, John BRUNNER, Eremei PARNOV (en russe, traduction simultanée), Forrest J. ACKERMAN, James BLISH, Paul ANDERSON (en...








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