> Marcel Blanc (Traducteur)

ISBN : 2738120709
Éditeur : Odile Jacob (2008)


Note moyenne : 3.88/5 (sur 8 notes) Ajouter à mes livres
Etre rationnel, ce n'est pas se couper de ses émotions. Le cerveau qui pense, qui calcule, qui décide n'est pas autre chose que celui qui rit, qui pleure, qui aime, qui éprouve du plaisir et du déplaisir. Le coeur a ses raisons que la raison... est loin d'ignorer. Contr... > voir plus
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Critiques et avis(3)

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    • Livres 5.00/5
    Par Walktapus, le 13 février 2012

    Walktapus
    Une lecture assez touffue mais sur un sujet absolument passionnant. L'erreur de Descartes nous parle des fondements neurobiologiques de la raison, de la conscience, du moi. La thèse centrale du livre, c'est que nous pensons non seulement avec notre cerveau mais aussi avec notre corps. Nous avons besoin du corps, de ses représentations, et nous avons besoin des émotions pour être capables de raisonner normalement. D'où la fameuse "erreur" de Descartes, celle de la dualité corps esprit. L'auteur ne lui jette pas la pierre personnellement (le pauvre, avec la science de son temps) mais essaie surtout d'attaquer cette conception dualiste qui est toujours très ancrée dans nos mentalités, dans la médecine.
    Pour nous présenter tout cela, Damasio met à contribution la science moderne du cerveau, dont ses propres recherches, sans rien cacher de l'immensité des choses qu'il nous reste encore à découvrir pour comprendre complètement, peut-être un jour, comment fonctionne le cerveau, sans rien cacher non plus des hypothèses qu'il fait. A partir du cas de Phineas Gage, accidenté du cerveau des années 1850, il nous emmène dans un voyage de découverte à travers l'humain, son cerveau, son développement, l'inné et l'acquis, les émotions, les représentations du monde, l'éthique.
    C'est de la vulgarisation, mais c'est plutôt trop long et avec des redites, et j'aurais pu abandonner vers la fin de la première partie si le sujet n'avait pas été aussi intéressant. J'avoue avoir renoncé à mémoriser tous les noms de régions du cerveau, mais finalement, ça ne m'a pas gêné.
    En dépit de son titre, l'erreur de Descartes n'est pas un livre de philosophie, mais un livre de science humaniste qui aborde des questions philosophiques. C'est sa force. Il peut nous apprendre beaucoup sur nous mêmes et sur la manière dont nous fonctionnons.
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par paulotlet, le 19 février 2011

    paulotlet
    Dans L'Erreur de Descartes, Antonio Damasio montre comment le centre de l'émotion nous est indispensable pour prendre des décisions rationnelles. le cas bien connu de Phineas Gage, ouvrier dont le crâne avait été traversé par une barre à mine et qui, bien qu'intellectuellement normal, était devenu incapable de se comporter de manière cohérente est resté célèbre. Au fond, ce que montre Damasio, c'est qu'une part de subjectivité est indispensable à un comportement efficace.
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    Critique de qualité ? (7 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Niaco, le 27 janvier 2012

    Niaco
    excellente théorie matérialiste de la conscience
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)

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Citations et extraits

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  • Par Walktapus, le 09 février 2012

    (...) mais laissez-moi vous dire pour le moment que le moi n'est pas représenté par cet infâme homoncule, ce petit personnage à l'intérieur de notre cerveau, regardant les images formées par ce dernier et réfléchissant à leur sujet. Il s'agit, bien plutôt, d'un état neuro-biologique perpétuellement recréé. On a attaqué, à juste titre, le concept d'homoncule dans toutes ces dernières années, et cela a conduit beaucoup de théoriciens à se méfier également du concept de moi. Mais il n'est pas du tout nécessaire que la base neurale du moi soit l'homoncule. En réalité, il faut plutôt craindre l'idée d'une cognition qui se passerait du concept du moi.
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    Citation de qualité ? (4 votes positifs)
  • Par Walktapus, le 14 février 2012

    Les philosophes ont imaginé une expérience en pensée, appelée «le cerveau dans un bac». Supposez que l'on puisse extraire un cerveau de son corps, qu'on le maintienne vivant dans un bain de liquide nutritif, et qu'on le stimule pas le biais de ses nerfs, à présent flottant en liberté, exactement de la même façon que s'il était encore dans la boîte crânienne. Certains auteurs estiment qu'un tel cerveau continuerait à présenter le même état mental normal. Or (...) j'estime que le cerveau ne présenterait pas un état mental normal. L'absence de signaux sortant du cerveau en direction du corps, capables d'influencer ses fonctions se traduirait par l'arrêt du déclenchement de la modulation de ces état somatiques particuliers qui, par les images qu'ils envoient en retour au cerveau, forment selon moi le soubassement de la sensation d'exister.
    (chap X)
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    Citation de qualité ? (2 votes positifs)
  • Par paulotlet, le 04 avril 2011

    La capacité d'exprimer et de ressentir des émotions est indispensable à la mise en oeuvre des comportements rationnels. Et lorsqu'elle intervient, elle a pour rôle de nous indiquer la bonne direction, de nous placer au bon endroit dans l'espace où se joue la prise de décision, en un endroit où nous pouvons mettre en oeuvre correctement les principes de la logiques.
    Citation de qualité ? (6 votes positifs)
  • Par paulotlet, le 19 février 2011

    "Je n'ai clairement jamais souhaité opposer émotion et raison; je vois plutôt dans l'émotion quelque chose qui, au moins, assiste la raison et, au mieux, entretient un dialogue avec elle. Je n'ai jamais non plus opposé émotion et cognition, puisque je considère l'émotion comme livrant des informations cognitives, directement ou par le biais des sentiments."
    Citation de qualité ? (5 votes positifs)
  • Par Walktapus, le 31 janvier 2012

    L'idée, proposée ici, de la préséance du corps pourrait en effet jeter une certaine lumière sur l'une des questions les plus irritantes que se posent les hommes depuis qu'ils s'interrogent au sujet de leur esprit : comment se fait-il que nous soyons conscients du monde autour de nous, que nous savons ce que nous savons et que nous savons que nous savons ?
    Citation de qualité ? (2 votes positifs)









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