ISBN : 2253051373
Éditeur : Le Livre de Poche
(1990)
Note moyenne : 4/5 (sur 2 notes)
Journal d'un bourgeois de Paris, de 1405 à 14491Ajouter à mes livres
Ce journal a été tenu entre 1405 et 1449 par un Parisien, sans doute un chanoine de Notre-Dame et un membre de l'Université. Vivant, alerte, souvent saisissant, il offre un précieux témoignage sur la vie quotidienne et les mouvements d'opinion à Paris à la fin de la gue... > voir plus
Daté du XV° siècle, ce journal aurait, semble-t-il, était écrit par un chanoine de Notre-Dame de Paris. Il nous offre de précieux renseignements sur la société de l'époque, notamment sur la période allant de 1405 à 1449, riche en événements (guerre de cent ans; guerre entre armagnacs et bourguignons... ). Il nous éclaire également sur les conditions de vie quotidienne. A lire absolument.
[ 1420] Décembre passa, puis janvier, février, sans que le roi et la reine vinssent à Paris, mais ils étaient toujours à Troyes et les Armagnacs couraient toujours autour de Paris, pillant, volant, mettant le feu, tuant. Et à dix lieues autour de Paris personne ne restait aux villages, mais tous fuyaient dans les bonnes villes et quand ils emportaient quelque chose, vivres ou autres, tout leur était enlevé par les gens d'armes, qu'ils fussent Bourguignons ou Armagnacs, chacun faisait bien son personnage et ainsi, la plupart, femmes et hommes, quand ils arrivaient dans les bonnes villes, y arrivaient dépouillés de tous biens, et il fallait que les villes fournissent à tous les villages. C'est pourquoi le pain enchérit tant...
À ce moment-là, on ne faisait pas de pain blanc, et on n'en trouvait pas à moins de huit deniers parisis la pièce, si bien que les pauvres gens n'en pouvaient trouver et les plus pauvres ne mangeaient que du pain de noix...
La Basilique Saint Denis Indicatif
- à 1'33 : Ludovic SELLIER présente la basilique de saint Denis, lieu de mémoire; sa place dans la mémoire collective Les différentes interventions sont ponctuées de musique religieuse - à 3'11 : Colette BEAUNE, historienne, son attachement à la basilique, lieu de mémoire dynastique; Saint Denis n'a pas su s'imposer comme lieu sacré mais plutôt comme sanctuaire des tombes...