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Marcel Bataillon (Éditeur scientifique)Bernard Sesé (Traducteur)
ISBN : 2080706462
Éditeur : Flammarion (1993)

Note moyenne : 3.74/5 (sur 39 notes)
Résumé :
En 1554, on publie simultanément à Burgos, Alcalá et Anvers, une courte biographie anonyme La vida de Lazarillo de Tormes : œuvre surprenante qui retrace non les amours d'un berger ou les exploits d'un chevalier, mais la vie d'un va-nu-pieds. Après un triomphe initial, l'ouvrage va figurer sur la liste des livres interdits. Peine perdue, le succès ne s'est pas démenti, jusqu'à nos jours. Lazare, le héros, est un personnage très nouveau, un gueux, un picaro ! Il to... >Voir plus
Critiques, Analyses & Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
olivberne
olivberne25 avril 2013
  • Livres 4.00/5
Un bon souvenir que la lecture de ce court roman espagnol du seizième siècle, qui est devenu un classique du roman picaresque.
Un jeune homme se voit entraîner dans une série d'aventures qu'il ne maîtrise pas, qui vont plus lui apporter des ennuis que du bonheur et qui le rendrons encore plus ruiné qu'il était pauvre. le style est énergique, on ne s'ennuie pas et c'est un bon exemple pour entrer dans ce genre littéraire peu connu en France, qui prend son origine dans le picaro, le jeune homme sus-décrit.
On découvre aussi l'Espagne de cette époque, avec de belles descriptions et des personnages tous peu recommandables et on a un exemple d'anti-héros avant l 'heure.
C'est une lecture profitable et pas seulement pour la culture.
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DBC-Anais
DBC-Anais07 avril 2015
  • Livres 4.00/5
La vie de Lazarillo de Tormès est considéré comme l'un des romans fondateurs du genre picaresque. En effet, le narrateur est interne et omniscient, c'est le protagoniste éponyme lui-même qui fait une autobiographie générale de sa vie, la retraçant dans les grands épisodes. Même si les chapitres sont séparés et ne contiennent pas de connecteurs logiques, les petites histoires s'enchaînent avec fluidité et régularité.
Concernant l'auteur de ce roman, il a voulu rester dans l'anonymat. Plusieurs hypothèses circulent concernant ce choix, notamment sur le fait que l'auteur a pût être un juif forcé de se convertir au christianisme par le gouvernement Espagnol. Dans un contexte d'âge d'or de l'Espagne, à l'apogée de son système économique, l'auteur retrace avec tristesse les personnes oubliées, qui ne profitent pas de cette riche ascension, et restent dans la misère la plus totale.
Pour apporter du poids à son récit, le protagoniste Lazarillo est plongé directement, dès sa naissance, dans la plus grande détresse matérielle. En effet, il naît dans un ruisseau, avec un père en prison, et une mère obligée de fréquenter un homme de couleur pour pouvoir survivre. Aucun sentiment ne pointe, ne serait-ce que de l'amour envers son enfant. Bien au contraire, la mère vend Lazarillo à un aveugle, alors même qu'elle travaille dans une auberge où celui-ci loge.
Commence alors une longue aventure mouvementée, où le jeune homme passe de main en main, de maître en maître, et tente au mieux de survivre. Dans cette pauvreté monstre, Lazarillo comporte néanmoins un trésor bien précieux : la ruse. En effet, dès sa première rencontre avec son maître l'aveugle, les tours ne manquent pas. Plus les pages défilent, plus les ruses se multiplient, seul moyen de contrer le manque de nourriture et de pouvoir manger à sa faim.
On voit donc dans ce livre une virulente critique des moeurs espagnoles, notamment de la classe montante, qui en oublie les pauvres. Dans cette classe montante se trouve les hommes d'églises, qui sont montrés de manière négative dans La vie de Lazarillo de Tormès, ils se détournent de leurs droits, ils en deviennent hypocrites et avares. C'est donc une satire anti-cléricale, doublée d'un humour noir sur la condition dégradée et tragique du personnage, qu'a retracé ici l'auteur anonyme.
Un très bon roman, qui se lit facilement, avec la particularité de comporter le texte source en espagnol et sa traduction française par Bernard Sesé. J'ai bien aimé le ton employé, le tracé méthodique de la vie du héros, et le contexte spatio-temporel dans lequel s'écrit ce livre. Etudié en cours de littérature comparée d'espagnol, je ne regrette absolument pas cette découverte.
Lien : http://addictbooks.skyrock.com/3248432576-posted..
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raton-liseur
raton-liseur11 septembre 2013
  • Livres 0/5
Je veux lire ce livre depuis que j'en ai entendu parler pour la première fois, lors de mes cours d'espagnol au collège, mais j'ai toujours remis cette lecture à plus tard, craignant la difficulté de la langue. Quelle ne fut pas ma surprise de voir que c'est en réalité un tout petit opuscule que celui-ci, bien loin des romans fleuves que la France produisait à cette époque et que j'ai du étudier en cours de français, à mon corps défendant.
Cela dit, heureusement qu'il est court, car je me suis vite lassée de l'histoire et du style. J'imagine effectivement que ce livre a pu marquer un tournant dans l'histoire de la littérature et du roman, en introduisant des sujets légers et des personnages populaires. Ce livre fonde le genre que l'on appellera plus tard le roman picaresque, avec son héros qui est plutôt un anti-héros et une satire vigoureuse des moeurs à toutes les échelles de la société.
A lire donc pour son intérêt historique, pour découvrir « autre chose », une lecture légère et souriante, mais qui ne me laissera pas un grand souvenir du fait de son trait exagéré et de ses invraisemblances.
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nathalie_MarketMarcel
nathalie_MarketMarcel31 mai 2015
  • Livres 3.00/5
Le narrateur manie l'ironie sobre, à demi-mot, et l'humour froid, chaque dialogue à voix haute étant doublé par les réflexions personnels de Lazare comme un écho comique. le charme du récit vient d'ailleurs en grande partie de ces apartés, souvent cocasses et moqueuses.
C'est un des premiers romans en forme d'autobiographie où le héros est un personnage mineur (Lazarillo = le petit Lazare), sans aucune importance sociale et se moquant des tares de la société. Il contient de nombreuses sources folkloriques que les éditions critiques détaillent soigneusement. Lazare n'est pas un poète, c'est un esprit positif qui respecte la richesse et le ventre plein. Il se moque de l'honneur espagnol en le tournant en dérision. Ce roman anonyme a immédiatement connu un grand succès et s'est imposé comme un modèle littéraire.
Lien : http://chezmarketmarcel.blogspot.fr/2015/05/en-c..
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antoinefacebook
antoinefacebook02 août 2012
  • Livres 5.00/5
Selon moi on doit lire cette ouevre dans sa langue originale pour s'amuser bien avec l'histoire de cet aveugle avare et le petit Lazarillo qui au commencement souffre les balourdises mais qui à force de ruses arrive à donner quelques leçons au vieux.
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Citations & extraits (4) Ajouter une citation
raton-liseurraton-liseur02 octobre 2013
Mais comme la nécessité est une grande maîtresse et que la faim me tourmentait nuit et jour, je pensai au moyen de me conserver la vie ; et il me semble que pour trouver ces pauvres remèdes, la faim m’était une lumière : aussi bien, dit-on, qu’elle aiguise l’esprit, tandis que la satiété l’émousse, ce que j’éprouvais en moi-même. (p. 42, Chapitre 3, “Comment Lazare se mit au service d’un prêtre et ce qui lui advint étant avec ce maître”).
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nathalie_MarketMarcelnathalie_MarketMarcel31 mai 2015
Je trouve bon pour ma part que des choses si remarquables, et peut-être jamais entendues ni vues, viennent à la connaissance de beaucoup de gens et ne soient pas enterrées dans la sépulture de l’oubli, car il se pourrait qu’un de ceux qui les lisent y trouve quelque chose à son goût et que ceux qui ne vont pas chercher si loin y trouvent du plaisir.
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misspendergastmisspendergast22 février 2014
Et je commençais à dîner et a mordre mes tripes et mon pain, tout en regardant à la dérobée mon malheureux maître, qui ne détachait pas ses yeux de mes basques qui, en la circonstance, me servaient d'assiette. Dieu ait pour moi autant de compassion que j'en avais pour lui, car j'avais ressenti ce qu'il ressentait, et bien des fois j'avais enduré cela et l'endurais encore.
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KayaKaya21 octobre 2012
« Comment ? Vous avez flairé la saucisse et vous n’avez pas flairé le pilier ? Flairez-le. » Je le laissai entre les mains de beaucoup de gens qui avaient accouru pour l’assister, gagnai d’un trot la porte de la ville, et avant la tombée de la nuit me retrouvai à Torrijos. Je ne sus point ce que Dieu fit de l’aveugle, ni n’eus cure de le savoir.
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>Littérature (Belles-lettres)>Littérature espagnole et portugaise>Romans, contes, nouvelles (822)
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