ISBN : 2748508602
Éditeur : Syros (2009)


Note moyenne : 2.75/5 (sur 4 notes) Ajouter à mes livres

Marie-Liesse a reçu ce prénom à sa naissance parce que " liesse ", ça veut dire " joie " Pourtant, l'ambiance n'est plus à la franche gaieté dans cette famille versaillaise de cinq enfants - tous surdoués - depuis que Waller... > voir plus
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Critiques et avis(5)

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  • Par docidf, le 19 novembre 2010

    docidf
    Un cactus à VersaillesBernard Maïté -
    Syros Jeunesse – Août 2009- 192 p.
    ISBN : 978-2-7485-0860-4 Prix : 5,90 €

    Résumé :
    Marie-Liesse, 13 ans 1/2 vit à Versailles dans une famille de cinq enfants. Elle a une sœur un peu plus âgée qu'elle, Marie-Sidonie, et deux jeunes frères jumeaux. La famille est complètement bouleversée par un drame récent : le frère aîné, Walleyrand, 25 ans, brillant ingénieur qui travaille au potager du roi, a violemment bousculé sa fiancée Sophie qui est désormais dans le coma. Il est emprisonné, mais Marie-Liesse, la narratrice, refuse de suivre la famille lors de la visite hebdomadaire au parloir de la prison et ses parents ne l'acceptent pas. Une chape de plomb pèse sur la famille depuis ce drame, mais les deux sœurs qui sont très proches, vont essayer de comprendre ce qui s'est réellement passé et obliger leurs parents à se soucier de nouveau de leurs autres enfants.
    Mots- clé :
    VERSAILLES/RELATIONS FRERE-SŒUR/VIOLENCE CONJUGALE/
    Commentaires :
    Certaines situations apparaissent quelque peu caricaturales au premier abord mais ne le sont peut être pas dans la réalité. le cœur de l'histoire est traité avec finesse sans que le récit baigne dans une atmosphère sordide. Cette famille très privilégiée permet de montrer qu'aucun milieu social n'est à l'abri de la violence conjugale.
    Le drame vécu par la famille est bien analysé et il est intéressant de voir combien et comment tous les membres de la famille sont touchés par cet évènement.
    Une lecture forte, riche d'émotions souvent contenues, pour aborder le thème de la violence conjugale.
    Convient plutôt à des lecteurs de fin de collège.
    Pistes de discussion :
    • Comment prévenir la violence ?
    • Comment une famille peut-elle surmonter un drame ?
    • Les difficultés à accepter les réactions différentes au sein d'une même famille face à un drame.


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    • Livres 2.00/5
    Par canel, le 14 juin 2011

    canel
    La famille de Kergolen est on ne peut plus "respectable" : versaillaise, catholique pratiquante, cinq enfants surdoués, les filles font de la danse classique et vont au conservatoire, les garçons sont scouts. Seule ombre au tableau : le fils aîné de vingt-cinq ans, Wallerand, est en prison. Il a "poussé" (seulement ?) sa compagne Sophie, elle est désormais dans le coma. Toute la famille rend visite à Wallerand au parloir le dimanche, sauf Marie-Liesse, la petite soeur de treize ans, qui refuse : elle ne pardonne pas cette violence à son frère. La mère en veut terriblement à la jeune fille, qui peut heureusement compter sur le soutien de sa soeur Marie-Sidonie, seize ans, dans cette famille où la discussion entre générations ne semble pas aller de soi...
    Ce roman s'adresse aux adolescents à partir de douze ans. Il entend montrer que la violence conjugale se rencontre partout, qu'un dérapage est vite arrivé, quelle que soit l'éducation reçue et le niveau culturel... Je suis restée relativement étrangère à cet ouvrage pour plusieurs raisons. En premier lieu, ce style de famille particulièrement rigide me met mal à l'aise. Par ailleurs, je comprends mal qu'une mère puisse préférer un de ses enfants, et qu'un parent tienne rigueur à l'adolescent qui ne se plie pas à ses exigences au point de ne plus lui parler et même de l'ignorer pendant plusieurs semaines. le comportement des deux soeurs ne m'a pas convaincue non plus...
    Cet ouvrage peut néanmoins expliquer aux ados qu'un drame familial peut aveugler les parents et les conduire à négliger temporairement leurs enfants.
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    • Livres 4.00/5
    Par Lencreuse, le 07 mai 2011

    Lencreuse
    Marie-Liesse est la troisième de la fratrie de Kergolen, famille bourgeoise versaillaise. Ces cinq enfants-là seraient presque des caricatures : enfants précoces, bons sportifs, musiciens. Bref ce qu'on attend des clichés de la bourgeoisie. Pourtant, le beau tableau a des failles : Wallerand, l'aîné est enfermé depuis quelques mois en maison d'arrêt. Une dispute qui a mal tourné avec sa petite-amie Marie-Sophie, la jeune femme est dans le coma. Tous les dimanche, la famille de Kergolen rend visite à Wallerand à la maison d'arrêt, sauf Marie-Liesse qui refuse énergiquement d'y mettre les pieds. Une rébellion qui déstabilise encore un peu plus une famille déjà ébranlée par l'arrestation de l'aîné.
    Si les visites à la prison rythme les semaines, inexorablement, le silence entoure toutefois « l'accident ». Un silence pesant qui n'empêche pas les interrogations, qui rend tout différent depuis ce terrible jour, qui éloigne la mère de ses enfants, qui rapproche aussi les deux sœurs de la famille, Marie-Sidonie et Marie-Liesse. C'est ensemble qu'elles décident, en cachette, de rendre visite à leur belle-sœur, clouée dans un lit d'hôpital et que, curieusement, plus personne n'évoque dans la famille.
    Roman réussi, mêlant humour et gravité, sur le non-dit, la honte et le secret, Un cactus à Versailles explore aussi, à travers le personnage de Marie-Liesse, la fin de l'innocence d'une enfance protégée. Lorsque le cocon familial se fendille, il est des moments où l'on ne peut plus protéger ses enfants lorsque l'horreur que l'on n'aurait jamais imaginée vous tombe dessus.


    Lien : http://lencreuse.over-blog.com
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    • Livres 2.00/5
    Par PetiteNoisette, le 25 décembre 2010

    PetiteNoisette
    [...]Ce qui est intéressant dans ce roman, c'est la façon dont est abordé le thème de la violence conjugale. le frère de Marie-Liesse, l'héroïne, a été arrêté car il a frappé sa petite-amie et elle est dans le coma ("en coma" comme diraient mes élèves!) Les relations sont donc très tendues à la maison car c'est l'enfant préféré de leur mère et elle ne supporte pas ce qui leur arrive. Les parents forcent tout le monde à rendre visite au frère en prison, tandis que le cas de la petite-amie est tabou. Les deux sœurs vont petit-à-petit se rebeller contre leurs parents, aller à l'hôpital au lieu d'aller à la prison et commencer à comprendre que leur frère qu'elles adorent à fait quelque chose de mal. C'est assez original de voir par ce biais-là les sentiments des gens face à ce drame. On ne voit jamais la famille de la petite-amie ni le frère lui-même. Ce qui est important, c'est l'impact que ça a sur la famille de ce garçon qui est adoré par tous mais qui a malheureusement fait quelque chose d'impardonnable. [...]

    Lien : http://blogonoisettes.canalblog.com/archives/2010/12/23/19899960.htm..
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    • Livres 3.00/5
    Par Jessoya, le 21 novembre 2010

    Jessoya
    Un roman jeunesse qui ne traite pas d'un sujet facile, mais qui le fait avec délicatesse. Une famille fait face à un drame et s'adapte comme elle le peut. La situation ne doit pas être dite : il est interdit d'en parler. Mais le silence peut faire beaucoup plus de mal que les mots, surtout lorsque les non-dits sont lourds de sens. J'ai bien aimé la façon dont a été amené le sujet et j'ai vraiment trouvé que les personnages d'adolescents avaient des réactions normales. Une lecture qui sort des sentiers de l'amour, l'amitié, la popularité, les vampires et autres fantaisies, pour aborder un sujet qui touche aussi les adolescents.

    Lien : http://www.libellul.com/?p=2419
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Citations et extraits

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  • Par Lencreuse, le 07 mai 2011

    Même s’il n’y avait qu’un jour pour sur sept pour aller voir Wallerand, il distillait son poison sur tous les autres. Nous commencions à angoisser dès le vendredi, nous arrêtions de respirer le samedi et nous vivions en apnée jusqu’au dimanche après-midi. A l’heure où ils rentraient du parloir, ils étaient épuisés, affamés et, à table, seuls Bertrand et Baudouin parlaient, et encore, de moins en moins.
    Le lundi nous faisait un peu de bien, mais il fallait du temps pour se remettre. On avait alors un foyer de jours un peu plus confortables, mardi, mercredi, jeudi. Et ça recommençait.
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