ISBN : 2814503006
Éditeur : publie.net


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(édition numérique)
À l’époque, la collection Page blanche de Gallimard Jeunesse a été une vraie secousse : prendre les adolescents au sérieux dans leur relation au monde, commander des textes à des auteurs qui ne s’occuperaient pas de la destination, mais seulem... > voir plus
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Citations et extraits

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  • Par brigetoun, le 31 janvier 2010

    ... faire le point, se regarder en face, écrire ça sert à ça, et creuser dans cela qu’on ne connaît pas, là, pile au fond de soi (et tant pis après, oui, on déchire)...
    ...le premier bloc était bizarre : un simulateur vidéo, j’ai pensé, comme de ces jeux. Le mannequin était debout à côté et indiquait le siège de la main. Je n’ai pas voulu m’asseoir. J’ai poussé la commande ON . J’ai reconnu mon balcon, mais je n’avais plus la capacité de m’étonner. Sauf que je ne voulais pas m’asseoir, obéir au mannequin. J’ai écarté vers la gauche la manette du jeu : un vertige bref, on quittait le balcon, on volait. On descendait, ons’éloignait de l’immeuble. Je voyais le feu rouge
    cher, et les voitures grossir. J’ai tiré la manette en arrièr
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  • Par brigetoun, le 31 janvier 2010

    Et je n’ai rien dit de ce que je pensais de ces gargoulins qu’on voit dévaler et qui se croient tout permis, même d’écrire sorcière sur mon mur ou de casser mes plafonniers et de gribouiller les boîtes à lettres. Quatorze ans c’est tout malfrats (forban, canaille, coquin, malandrin, escarpin, libertin, insoumis, graine de prison, aventuriers, gangsters, malfaiseurs, espoirs de la pègre, escarpeurs de brigaboule) et pas un qui en rende à l’autre. J’ai dit à la petite dame que bien sûr je regarderais, de la loge c’est facile.
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  • Par brigetoun, le 31 janvier 2010

    Et quand on prend l’escalier du métro, le fond bleuté de toutes ces paroles accumulées sous la verrière grise cesse pour faire place à un grand silence, mais où les mendiants surgissent devant vous comme s’ils venaient juste d’apparaître sous terre avant de se préparer à en gagner la surface. Les grands couloirs souterrains hésitent à angle droit dans le réseau en étoile par quoi le métro dessert la ville. Il sont beaux, les noms de Rome, pour un contrôleur habitué aux gares de l’Est, Lyon et Austerlitz : Testaccio, Piazza del Popolo, Trastevere comme les noms au-dessus des quais avec indication de villes presque magiques vers quoi ils emmènent : Assisi, Perugio, Urbino. Celles-là je ne les connais pas. Les quartiers de Rome, si. C’est un rite, de ces habitudes qu’on prend
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  • Par brigetoun, le 31 janvier 2010

    « Comme dans une carte postale », aurait pensé le personnage principal, le jeune homme suivant à un pas la fille apparue près de l’arbre, si le personnage avait été d’aujourd’hui, s’il était photographe par exemple au lieu d’être peintre, et qu’il aurait effectué à pied et pour le plaisir une randonnée sac au dos dans ces paysages déserts, sur des routes étroites, de village à village, dans un de ces bords désolés de nature austère où on survivait encore autrefois avec un lopin de terre ingrate, une chèvre et trois moutons, et où on ne s’étonne plus désormais de maisons entières abandonnées, volets bâillant sur des pièces noires, avec des églises sans toit.
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  • Par brigetoun, le 31 janvier 2010

    « Alors à maman tu lui expliqueras, j’avais dit à Christian.
    — Au moins téléphone-lui, écris.
    — Promis. »
    On n’était pas nombreux à connaître et fréquenter le passage, ou plutôt à savoir que la suite des portes de sécurité ou coupe-feu, à force des interventions successives, n’était plus jamais refermée. C’était une cage d’escalier étroite en ciment gris tout simple et qui ne descendait que d’un étage pour retomber sur une autre porte pareille. Là le corridor était plus long et permettait de rouler les gros chariots de cinq cents litres sur roues qui servaient de poubelles. Il y en avait trois, dessus les canalisations
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Vidéo de François Bon

François Bon à la Gaité Lyrique (Paris) le dimanche 8 mai 2011, à l'occasion du festival "Paris en Toutes Lettres" - "Les écrivains s'inquiètent du monde"- François Bon en résidence à Paris La Défense, puis à la Gaité Lyrique








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