ISBN : 286853497X
Éditeur : Le Temps qu'il fait (2008)


Note moyenne : 3.5/5 (sur 8 notes) Ajouter à mes livres
Mariant la sensibilité la plus fine aux traces documentaires les plus brutes, Martine Sonnet croise mémoire collective et souvenirs familiaux dans un hommage à toute une génération d'ouvriers, celle de son père, artisan campagnard précipité dans la classe ouvrière par s... > voir plus
Ajouter une critique Ajouter une citation

Critiques et avis(3)

> Ajouter une critique

    • Livres 3.00/5
    Par Seraphita, le 02 mai 2009

    Seraphita
    Martine Sonnet raconte l'histoire de son père, depuis ses débuts professionnels, dans sa campagne normande où il travaillait en tant qu'artisan charron-forgeron-tonnelier, jusqu'à son accession à la classe ouvrière, à l'usine Renault de Billancourt, où il a été engagé comme ouvrier à l'Atelier 62 : « Forges et traitement », réputé le plus dur de la Régie par ses cadences infernales, l'atmosphère suffocante et toxique, l'environnement bruyant, en somme la pénibilité extrême du travail par ailleurs peu reconnue. L'auteur dresse le portrait du travailleur, à travers de multiples tableaux (embauche, métiers, portrait, aptitude à l'emploi, tombeau des forgerons, feuille de paye, vêtements de travail, degrés Celsius, vestiaires, douches et savon, cadences, accidents, décibels, débrayages, pièces forgées, fin des forges, …), et le portrait du père de famille et de sa famille en petites touches (maison au bord de la route, couturière, dimanche, cité, parisiens des taillis, distribution des prix, …).
    Un récit ethnographique, à mon avis, davantage qu'un roman ou récit littéraire, au style haché (les phrases sont incomplètes, ce qui demande au lecteur une attention extrême), mais captivant : le lecteur suit l'épopée de ce père de famille et travailleur courageux au travers de courts chapitres étayés de références à des documents historiques (l'auteur présente une bibliographie en fin d'ouvrage). On reconnaît l'empreinte d'une historienne dans ce témoignage (Martine Sonnet, née en 1955, est ingénieure de recherche en histoire au CNRS). Son écriture laisse transparaître à la fois une grande sensibilité et un réalisme rendu par les références documentaires.
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)
  • Par MIOP, le 09 février 2012

    MIOP
    La réussite de ce récit tient à ce que l' auteur a su excellement doser et mêler les deux approches ; celle de la mémoire familiale et celle de l'enquête historique et sociologique sans rupture de ton ni d'écriture.
    Des phrases simples et sobres, une construction rigoureuse, un récit empreint d'émotion et de vérité retranscrivant parfaitement les paroles des gens ordinaires.
    Un véritable travail d'écrivain qui nous émeut et nous bouleverse.
    Critique de qualité ? (0 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par yv1, le 18 février 2011

    yv1
    Ce livre ne ressemble à rien de ce que j'ai déjà lu : mi-récit-mi-documentaire. L'auteure alterne les chapîtres. Les uns consacrés à l'usine, en pleine mutation mécanique, écrits comme un documentaire (conditions de travail, relations ouvriers-direction, rapports et références au journal du syndicat de la Régie, ...) ; l'écriture est directe, sèche, descriptive, assez classique. Les autres s'attardent sur l'histoire familiale : l'arrivée à Paris, la figure omniprésente du père ; écriture plus allusive, elliptique : beaucoup de phrases sans verbes, omissions de déterminants ; un parti-pris et un style singuliers.
    Soyons directs : j'ai vraiment beaucoup aimé cette lecture, même si les chapîtres-usine sont plus difficiles d'accès.

    Lien : http://lyvres.over-blog.com/article-24894459.html
    > lire la suite
    Critique de qualité ? (1 votes positifs)









Acheter sur Amazon

Faire découvrir Atelier 62 par :

  • Mail
  • Blog

> voir plus

Lecteurs (14)

> voir plus

Quiz