ISBN : 2264045035
Éditeur : 10 (2008)


Note moyenne : 3.38/5 (sur 8 notes) Ajouter à mes livres
Paris, 1934. Andrew Singleton et James Trelawney sont chargés d'enquêter sur une étrange affaire. Un spécialiste du sommeil et un poète surréaliste, dont le seul point commun semble être l'intérêt pour l'étude des rêves, ont été retrouvés littéralement morts de peur dan... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Onclepaul, le 30 juillet 2011

    Onclepaul
    Depuis de nombreuses années la mort de Gérard de Nerval occupe l'esprit d'Andrew Singleton, détective privé. Deux années se sont déroulées depuis l'affaire du “ Fantôme de Baker Street ”, l'officine tenue avec son ami James Trelawney n'a pas chômé et il profite d'un moment de relâche pour se rendre à Paris. le poète est-il mort d'un suicide selon la thèse officielle de la police, ou d'un assassinat selon d'autres sources. Après un voyage au cours duquel il a assisté à un mirage représentant un château perché sur un piton, en compagnie d'une jeune femme qui semblait elle aussi être un illusion, il s'installe non loin de l'endroit où le corps De Nerval a été découvert. le commissaire Fourier, qu'il a aidé à résoudre une affaire quelques mois auparavant, le hèle dans la rue, comme par hasard, et lui propose de s'associer dans une enquête délicate réactivée par un article paru dans un journal et signé des initiales J.L. le célèbre professeur de métaphysique, le marquis de Brindillac est décédé durant son sommeil. Son visage reflétait une peur intense. Un mois auparavant le poète Pierre Ducros, affilié aux Surréalistes, le mouvement d'André Breton, est mort de la même façon. Seule la thèse de la mort naturelle est retenue et pourtant le journaliste émet des doutes. Singleton et Fourier se rendent au château de Brindillac près d'Etampes afin d'étudier les lieux. Ils y retrouvent Jacques Lacroix, proche d'Amélie la fille du défunt, et qui n'est autre que le journaliste qui a relancé l'affaire. Les pièces dévolues au marquis étaient fermées et si crime il y a ce ne peut être qu'un meurtre en chambre close. Brindillac était obsédé par les phénomènes oniriques, consignant ses rêves sur des carnets depuis des années. Son livre de chevet favori, le comte de Gabalis, sous-titré Entretiens sur les sciences secrètes, de Montfaucon de Villars traite des entités élémentaires, les incubes et les succubes. Un étranger se serait entretenu avec le marquis la veille de sa mort. Un Autrichien ou Allemand du nom de von Öberlin. Un autre inconnu au nom similaire s'était présenté chez Ducros. Trelawney rejoint Singleton à Paris et tous deux se lancent sur les traces de ce mystérieux personnage. Singleton est lui aussi sujet à des rêves, au début plus ou moins lubriques. Singleton toujours plongé dans les écrits De Nerval. Or André Breton rendait hommage dans un de ses manifestes. Grand lecteur Singleton s'intéresse alors aux Manifestes du pape du surréalisme qui lui aussi écrit sur les rêves. Une association d'idées pousse les deux amis qui se rendent au chevet de Breton et le réveillent à temps.
    Ce nouvel opus des détectives de l'étrange ne déçoit pas, au contraire. le rythme est plus soutenu, plus enlevé, et les références à l'antiquité ne manquent pas. Fabrice Bourland sème ça et là des indices et le lecteur attentif ne manquera pas de les relever malgré le côté fantastique. L'histoire se déroule en 1934, et l'auteur s'il privilégie le Paris des Surréalistes, Breton en tête (Léo Malet aussi aurait pu figurer), campe en toile de fond de façon ténue, la montée du nazisme. Singleton, le narrateur, évoque des affaires résolues en compagnie de son ami et associé Trelawney. Et l'on souhaite qu'un jour nous aurons la narration de l'affaire de L'égorgeur à la montre cassée et autres histoires aux titres alléchants.


    Lien : http://mysterejazz.over-blog.com/
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    • Livres 3.00/5
    Par Sharon, le 06 janvier 2011

    Sharon
    Ce roman n'est pas un roman policier comme les autres. Certes, les ingrédients sont réunis : un policier débonnaire, deux détectives amateurs dont la ténacité et le courage ne sont pas à prouver, des morts suspectes, et des allusions à des personnages célèbres (Rouletabille) mais Les portes du sommeil tient à la fois du roman d'aventures et du roman fantastique. Roman d'aventures, car, de rebondissement en rebondissement, il entraîne les deux détectives de Londres au château de W*** en s'attardant un long moment à Paris, lieu principal de l'enquête, sans oublier un voyage dans le mythique Orient Express. Roman fantastique, car les meurtres se produisent pendant le sommeil des victimes, et les principaux indices vont apparaître à notre enquêteur pendant le sommeil. Roman onirique ? Non, car le dénouement ramène brutalement le lecteur dans la réalité des années 30. Un petit regret toutefois : le point de départ de l'enquête ne trouvera son aboutissement que dans le volume suivant. Il n'empêche : la lecture de ce roman est très plaisante et très distrayante et plutôt qu'aux romans de Gaston Leroux, m'a fait penser aux aventures d'Arsène Lupin.
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    • Livres 5.00/5
    Par athena1, le 06 octobre 2010

    athena1
    C'est avec le plus grand plaisir que je retrouve Andrew Singleton et James Trelawney dans cette nouvelle aventure si rondement menée.
    Andrew singleton part pour Paris afin de résoudre une énigme, celle de la mort du poète Gérard de Nerval s'étant suicidé un quart de siècle auparavant près de la Tour Saint Jacques. En effet, notre enquêteur doute qu'il s'agisse d'un suicide...
    A son arrivée à Paris, Andrew singleton va devoir résoudre une toute autre énigme, celle de la mort du marquis de Brindillac, un spécialiste du sommeil. En effet, le marquis a été retrouvé mort dans sa chambre, il aurait succombé à une crise cardiaque... Cette mort n'est pas isolée puisqu'au cours de l'enquête de nos deux Sherlock en herbe, d'autres victimes, toutes penchées sur le secret des rêves, vont subir le même sort. En outre, toutes affichent au moment de leur mort un masque de terreur... Une série de meurtre sur fond de courant surréaliste voilà ce que nous offre Fabrice Bourland dans Les portes du sommeil.
    Un polar sur fond de rêve qui nous offre une traversée de Paris que j'ai fort apprécié.
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  • Par Gromovar, le 25 octobre 2010

    Gromovar
    Deux petits livres très agréables à lire viennent tout juste d'être publiés chez 10/18.
    Fabrice Bourland, qui s'est fait une petite notoriété dans le monde de la short story, rend dans ces deux policiers un hommage appuyé à la littérature populaire du début du XXème siècle. Et c'est très réussi.
    Deux détectives, aussi dissemblables que possible, enquêtent, durant les années 30, dans les milieux de l'occultisme et du spiritisme, milieux qui sont très actifs à cette époque et qui occupent beaucoup de personnalités de premier plan, y compris de nombreux scientifiques. Ici point de solution rationnelle, la solution est toujours surnaturelle. Fabrice Bourland a du beaucoup jouer à ces vieux jeux de rôles fantastiques que sont L'appel de Cthulhu et Maléfices (et qui ont bercé l'adolescence de votre serviteur).

    Lien : http://quoideneufsurmapile.blogspot.com/2008/01/les-dtectives-de-loc..
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    • Livres 3.00/5
    Par myloubook, le 06 novembre 2011

    myloubook
    Plus de fantômes donc, mais toujours du surnaturel dans ce roman : revenant sur d'anciens mythes selon lesquels les hommes pouvaient entrer en contact et s'accoupler avec des êtres venus de leurs songes, Fabrice Bourland met en avant les rêves hallucinatoires, les immenses possibilités liées au sommeil ainsi que le fil parfois ténu entre la vie quotidienne et le monde onirique.
    Le polar n'est pas le maître mot une fois encore et la résolution de l'énigme cède largement la place au plaisir de retrouver une époque et une ambiance particulières en suivant les pas de deux détectives attachants toujours prêts à se lancer dans d'extraordinaires aventures. Encore un agréable voyage dans une Europe oubliée, un roman auquel je ne ferais qu'un reproche : à quand la suite ?

    Lien : http://www.myloubook.com/archive/2008/05/14/i-have-had-a-dream.html
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Citations et extraits

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  • Par athena1, le 06 octobre 2010

    Pour être franc, monsieur Singleton, le succubat était avant tout une récréation littéraire , aucun d'entre eux ne croyait sérieusement à la réalité d'unions immatérielles. Breton, pour ne parler que de lui, réduisait le sujet à un simple phénomène psychologique.
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Videos de Fabrice Bourland

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Vidéo de Fabrice Bourland


Débat lors du festival Autres Mondes de Lambesc en 2011 - 1
Débat avec Vincent Corlaix, Nicolas Fructus, Fabrice Bourland, Laurent Poujoirs et Jean-Luc Bizien. Animation de Claude Ecken








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